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Paroles de Orakle - Tourments et Perdition (2008)


Orakle - Tourments et Perdition
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Date de sortie : 26 mai 2008
Genre : Black Metal
Album

1. Tourments (03:40)
2. Les Mots de la Perte (06:53)
3. Celui qui Erre (06:17)
4. Dépossédés (Le Miroir sans Tain) (06:50)
5. Vengeance Esthétique (08:48)
6. La Splendeur de nos Pas (07:56)
7. L’Imminence du Terrible (08:09)
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Paroles pour l'album Tourments et Perdition de Orakle

1. TOURMENTS


(Instrumental)


2. LES MOTS DE LA PERTE


La vie s'effondre - dénuée de tout
Un spectacle après le spectacle
Dépouillée de sa distance
La face de l'étant plonge
Dans la bourbe de ses peurs
Son horrible vérité
Sans espoir d'échapper
Au poids féroce de l'inavoué
Le semblant, la vacuité du moi
(Puis la chute absurde de son ombre)

Car en lieu et place d'un silence espéré
Est venu le soliloque d'un organe mutilé
Les mots parlent mais ne disent rien
Ils se répandent en actes de présence

Lorsque sous ses pieds
Même le sol se dérobe
Le misérable témoigne de l'essence
Universelle Perte

Acrobate à l'agonie
Au bord du précipice ardent
Le misérable sombre dans l'oubli
Emportant un souvenir du néant
Instantané du néant


3. CELUI QUI ERRE


Voies rivales - bordées de noir
Parcourant mon abîme solitaire
Un coeur entrouvert, errant...
Désespoir! Le pourquoi de ces ailes déployées
Un appel oppressant - la certitude
D'une juste obscurité à regagner

Voies rivales - serties de noir
A d'autres sources ma coupe a puisé
Et le coeur entrouvert, j'errais...
Illusoire! Par milliers, des aveugles affairés
Fuyant leur esprit - comme anxieux
A l'idée de mettre à jour Leur incurable mal...

A l'heure où ma trajectoire se courbe
Tel un astre souffrant
Je décline dans la nuit
Les mains tendues
Vers ce que d'autres ont banni

Voyageur sur une radieuse voie
Mais pourtant soufflant les cierges
Un par un, comme pour mieux discerner
Les trésors que son ombre a voilés
Inéluctable séduction

Et j'ai quitté les yeux du sacrifice
La chair blessée et la cause insoluble
Icône d'une douleur accomplie

Un appel oppressant - la certitude
D'une juste obscurité où me consumer


4. DEPOSSEDES (LE MIROIR SANS TAIN)


Un cri de l'esprit retournant à lui-même
Sous un flot de masques et de formes
Visant désormais un état hors du temps

Signataires de la parole d'un fou
Dépossédés que nous sommes - du coeur

Un cri de l'esprit rêvant à son fond
Aux errances qu'ignore la raison
Exilés par ce qui borne et oppose
Déroutés - déroutants !
Nous scrutons nos propres failles
Où nos vérités reposent
Et luttons face aux clartés
Que la nécessité impose

Echoués, des fantômes inconcevables
Serpentent, insurgés sous la surface consciente
La déraison étend l'étincelle et la vision
Renversant en tous sens l'illusion

Au-delà d'un miroir sans tain nous aspirions
Retournant en tous sens l'illusion

Exilés par ce qui borne et oppose
Mais conscients de ce que le réel avare défend
Soudain nous réouvrons nos sens
Pour reposséder le monde
Et défier l'existant...


5. VENGEANCE ESTHETIQUE


Mes contrastes vengeurs grondent
S'attaquent à l'ordre du monde
Peu importe ce qu'il advient et adviendra
De ce petit moyen - le moi

L'esthétisme de la révolte
Ne provient pas de son sens
Mais de sa puissance
Lorsque la vie nous trompe
Belle est notre résistance
Ce qui dans la vie nous trompe
Sublime notre existence
Une vengeance esthétique - envers la vie
Puissance de ce qui dans l'excès nie
De la déception naît la vengeance
Par la déception meurt la confiance
Une vengeance esthétique - mère de l'oubli
Méfiance de ce qui dans l'habitude jaillit

Curieux manège que celui de l'être
Qui persiste par ce qui le brise
Heureux stratège, qui ose rompre
Ces superstitieuses chiennes
Dont les morsures me paralysent

Fierté que la raison ne justifie en rien
Impérieux besoin que s'accapare le corps
Entends-tu la fuite craintive des Stoïciens
Lorsque l'orage rebelle de mon visage brûle ?

Mes yeux aveugles aux spectres de la superstition
Fixent et défient la vie, cette putain voilée
Qui désormais démasquée
Rend notre marche frontale et décidée

Mes amis ! La vie nous trompe, vous dis-je
Traînée de comédie tragique
Place à la vengeance esthétique


6. LA SPLENDEUR DE NOS PAS


« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme » A. C.

Qu'à nouveau il me souvienne
Ces désordres somptueux
En ces luttes fauves et belles
Où l'on éprouve le Feu
Que ces écueils me crèvent les yeux
Dans un défi lancé au ciel
Je m'élèverai par leurs maux glorieux
Gravant ma splendeur sur chaque marche franchie

Oh ivresse, fracas subtil !
Quand la torpeur s'ébroue et enfle
Enfle en un vertige puissant
Dont je goûte, épuise les nuances

Et l'éclat dans ces sillons fertiles
Abreuve l'homme pris d'une audace vive
Sur la pente - lui révèle la splendeur de ses pas

Ils me guident là où d'autres sont déjà tombés
Mais sans remords ni larme
Le souvenir d'un confort perdu
Qu'aurai-je à retenir
Quand pèseront sur moi
Le déclin et son ombre ?

C'est une sente à gravir - degré après degré
Un rempart où se brise la tiédeur des fades ambitions
Mais de celui qui triomphe, qui peut dire le sort ?
Quelques pas demeurent
Au bord d'un gouffre de perdition

Désormais sur les crêtes
Je bois à grands traits la lumière acide
Moquant ces drôles de silhouettes
Toutes grotesques et le geste flaccide
Sans tenue, trop à l'aise
Sans vertèbres et turpides !


7. L'IMMINENCE DU TERRIBLE


De vaines étincelles sur le fleuve éternel
L'imminence est terrible
Et je pleure l'éminence du terrible
Ce qui m'anéantit - d'où vient ma haine de la vie
Leur mort, ma mort et l'oubli
Blotti au creux de ma luge fatale
Sur l'inexorable pente de l'existence
Je dévale impuissant ces coteaux de la vie
Qui me mènent où celle-ci finit

Happé par le sens de ce qui passe
C'est à la paralysie du désespoir que s'expose ma face !
Car je ne suis pas un être du présent
Mais un être qui pressent la tragédie du temps
Au-delà de l'instant

Quel malheur ! Cruelle sensibilité
Dans l'individuel incarnée
Lorsque l'être n'est qu'un instant fugace, irréel
S'évanouissant dans l'insensible marche du ciel

De vaines étincelles sur le fleuve éternel
Prisonniers du lien charnel
De son expression conflictuelle
Face à ses pairs - tel l'enfant
Qui par pudeur craque et se défend
Face à ses pairs - le rejeton bredouille
Lorsqu'il s'agit d'y voir plus clair
Sur ce qui constitue sa propre chair

Mais rien n'y fait, la clarté de l'amour ne fait sens
Qu'avec le recul et sa bonne distance
Innocents que nous sommes de nos souffrances
Sachez que l'hiatus est dans la naissance
Le véritable tourment demeure l'existence

De vaines étincelles
De bien vaines étincelles
Sur le fleuve éternel


Tourments et Perdition - Metalship

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ajouté par Int, le 31 janvier 2009
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