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Live Reports :: Machine Head

Live report : Machine Head

Tous les concerts de Machine Head Machine Head [Thrash Metal]
jeudi 21 janvier 2010 - Laiterie, Strasbourg
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Un mouton... deux moutons... trois moutons...

Tout d’abord, avant de commencer ce « live report », je tiens à vous signaler que tous les propos étalés sur ce report sont ceux d’un fan et non d’un live reporter à proprement parler.

Machine Head signifie énormément pour moi, c’est certainement le groupe qui me fait ressentir le plus de frissons. Mon corps fonctionne aux rythmes de leurs chansons et de morceaux tels que Death Church ou None But My Own (ce titre aura son importance plus tard dans l’histoire) m’ont carburé depuis des années.

Tout d’abord, après une soirée fumette devant la télé en matant « Fou D’Irène » avec Jim Carrey, je ne me suis pas senti pour seulement dormir 3 heures. Mon train était à 5h29, étant un gros dormeur, j’ai préféré faire une nuit blanche. Mais le problème, c’est qu’aussi à 5h du mat’, t’as pas beaucoup de potes ou de familles qui te conduiraient à la gare. La plus proche étant à Saint-Omer, 4km environ à côté de chez moi, j’ai pris mon courage à deux mains pour me taper une ‘tite marche matinale jusque là-bas. La route fut froide, avec une température nordique à t’en faire givrer un Mister Freeze fondu, mais aussi grâce à ce peu de vie que j’ai constaté. Bizarrement, ça m’a rappelé la chanson Refuse/Resist de Sepultura où Max gueule « No Man’s Land What is This Shit ? » et j’ai taillé ma route. Plusieurs fois les flics sont passés à côté de moi sans intérêt, alors que d’habitude, je me fais fouiller. Ca doit être ma tronche de ce jour là : pleine de convictions et d’ambitions.

Une fois arrivé à la gare à 4h40, je me suis dis « putain mais quel con, t’aurais pu partir un peu plus tard » mais bon, quand on y est, on s’en tape de ces détails. La route fut longue, elle s’est résumée à dormir, me lever quand il fallait changer de train, sortir, fumer une clope (elles auront une importance également), reprendre un train et dormir, pour rattraper cette nuit manquée. Une fois débarqué à Strasbourg, je constate le peu de vie là bas à 10 heures du mat’. Du moins, à la gare. Parce que j’allais certainement pas me taper une virée dans la ville sachant qu’il fallait que j’attende une amie parisienne, Laura, qui partage mon engouement pour le groupe californien. Seulement, bon, des amis, bon d’accord, c’est des potes, on fait tout pour eux. Mais attendre 4h48 après un train, ça fait chier. Dès son arrivée à 14h48, nous fonçâmes vers le coin bouffe le plus proche. Comme beaucoup de jeunes engagés, on s’est fait accoster par un mec d’Action Contre La Faim, noble cause mais quand on est fauchés, c’est pas cool. Vous me direz, on a bien été à MacDo après, ça reflète parfaitement l’état d’esprit.





Waiting In Silence

Une fois le nouveau 280 sauce poivre et les patates finis, nous sommes partis à l’hôtel que nous avions réservé, l’hôtel Weber. Très pratique puisque très proche de la gare et du point G (j’aime l’appeler ainsi) : La Laiterie.

Après que nous ayons déposé nos fringues et objets inutiles pour le concert, tels que la veste (qui aurait été encombrante), le portable pourri (qui sert à que dalle) et le crunch. Après une route rapide, nous apercevons la salle avec une dizaine de personnes attendant d’assister au show. Entourés de deux énormes bus, plusieurs personnes se demandent que cela pouvait-il être. La réponse fut facile à répondre : il s’agit du tour bus de Machine Head. Le premier à apparaître devant les fans est Dave McClain, le batteur du groupe, avec qui je prends une ‘tite photo pour marquer l’occasion, normal. Après avoir vu Adam sortir du tour bus avec énergie, je sais pas s’il était énervé ou s’il est toujours comme ça, en tout cas, personne n'a essayé de le faire chier. Avec les problèmes de santés de Phil Demmel, sa sortie du bus s’est passée tranquillement, le guitariste est entré discrètement.

Tout le monde attendait la sortie du leader du groupe, Robert Flynn. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’avait pas le temps, le mec est passé au milieu des gens en disant « What’s up guys ? » et s’est cassé comme un sale sale. Dans ce genre de concert, le plus important est de rester motivé. Le froid était au rendez-vous et s’est vite fait sentir.

L’accumulation de gens devenait vraiment important, la consommation de bière fût excessive pour certains, décisive pour d’autre… Après quelques cigarettes qui font rires, l’impatiente se fait sentir. Quelques foutages de gueules envers les agents de sécurités, qui ont été relativement sympas ce soir là. Une ambiance bon enfant, avec des tranches d’âges différentes, mais d’après ce que j’ai vu, très peu de jeunes jeunes. Y avait du poil, de la bière, du viril et ce soir se devait être mémorable. Une fois les portes ouvertes, j’en profite pour aller voir le merch’. Le colosse au stand est sympa, et il comprend tout ce que je lui dis, preuve que je suis une grosse bête en anglais « One Halo’s T-shirt Pleaaaaaaaase ». Ouais je sais, c’est dur.

J’en profite pour passer aux chiottes, plus de trois heures dans le froid, sans compter la matinée et cela sans pisser, j’appelle ça du sadisme. Je me remets dans la file pour l’ouverture de la porte de la salle de concert et c’est parti pour se foutre tout devant. Car ouais, moi les concerts, ça me saoule quand il y a pleins de connards qui te foutent des pains dans la gueule alors que tu mattes tranquille. Et comme j’ai tendance à être vilain dans ce genre d’action, tout le monde je pense, j’ai préféré faire ma groupie et me foutre tout devant. Vous voyez, il y a toujours un gros connard qui gueule pendant les concerts, et bien ce gros connard en question, c’est moi. A l’instant où j’écris ce « report », je n’ai plus de voix.





S-Core

Les préparatifs pour la première partie sont terminés, on va pouvoir enchaîner avec S-Core, groupe local avec lequel je n’avais aucune affinité avant de les voir. Le public est venu en masse pour le groupe d’Oakland et se montre peu réceptif à la musique des Alsaciens. Mais cela, c’était en début de soirée. La musique du groupe est énergique, porté par la puissance des compositions. Des rythmiques presque hardcore, suppléé par la voix gutturale à souhait du gigantesque chanteur. Bien que le son du groupe ne soit pas très original, leur énergie est bel et bien présente. A l’image du bassiste du groupe, qu’on verra demander à plusieurs reprises des circle pits de la part du public, les strasbourgeois seront pro jusqu’au bout. Très peu de fautes, une concentration à toute épreuve. On aura d’ailleurs pour l’occasion l’honneur d’entendre une nouvelle chanson du groupe, ce qui ravira les puristes dans la salle. Le groupe laissera place sous les applaudissements chaleureux du public alsacien chaud bouillant.





A Diary Of A Madman

Une fois les français partis, les roadies montent sur scène afin de de terminer les derniers préparatifs pour un concert qui s’annonce énorme. Machine Head en tête d’affiche, c'est une occasion qui ne se rate pas. Après presque trois années de tournées pour promouvoir The Blackening, les californiens n’ont pas eu l’occasion de voir leur nom tout en haut et c’est désormais chose faite. La date à Strasbourg est là pour s’échauffer avant le Black Procession Tour en compagnie d’Hatebreed notamment.

Après quelques discutions avec des gens sympas, j’entends A Diary Of A Madman, j’en profite pour couper toutes conversations car il s’agit de la musique qui signale l’arrivée de Machine Head.

L’excitation est à son comble, du moins pour moi, mais sentant la virilité d’un mec chelou derrière moi, je ne devais pas être le seul à vouloir péter un plomb ce soir là. Après 600 bornes, une attente interminable à Strasbourg, fumant des clopes à en gerber, j’y étais !





Put Your Fuckin' Fist In The Air

Le show démarre sur Clenching The Fist Of Dissent, premier morceau du Blackening. Dave est le premier à se poster sur scène, derrière son énorme batterie, surplombant toute la salle. Robb Flynn arrive à son tour, suivi de Phil Demmel, qui restera discret ce soir là et du gigantesque Adam Duce, juste devant moi. Les slammeurs sont à la fête, les mecs de la sécu prennent ça à la rigolade. Les points se lèvent rapidement lors du « Fight » de Clenching, redonnant un peu de répit à ma nuque chauffante. Comme à l’habitude, Imperium suit pour nous en refoutre une couche et le public en redemande. La chaleur est plus que palpable, tout le monde a les cheveux en vrac. Je constaterai à la fin du concert que plusieurs personnes ont perdu des touffes de leurs crinières, certainement arrachées.

Robb en profite pour introniser à sa façon Mister Dave McClain pour l’intro de Beautiful Mourning où le chant du frontman prend de l’ampleur. J’aurais cru qu’il allait se rater lamentablement pendant la partie chant clair, mais il n’en est rien, il assure, ainsi que tous les membres du groupe. A la fin du morceau, le vocaliste californien en profitera pour dire que ce sera un show spécial où des vieilles chansons seront de sorties, comme ce Spine, venant tout droit de The More Things Change. La basse d’Adam Duce est là pour faire monter la pression et c’est parti pour la folie avec un titre de la période où Logan Mader était encore dans les rangs du groupe.

Ce qui me surprendra entre les morceaux, c’est que Robert ne picole pas de vinasse comme à l’habitude, voulant certainement assurer son show. Je me rappelle de ce concert à Lille en 2007, où le frontman n’arrêtait pas de narguer le public avec sa vinasse. Ici, il reste sobre, sourire aux lèvres, demandant au public d’être là sur Aesthetics of Hate. Mais le moment qui me ravira certainement le plus dans cette set list, c’est la présence de None But My Own, issu du premier album tarte du groupe, Burn My Eyes. Dès la première note du morceau, on sent l’entrain du public envers cet album, qui a presque 20 ans. Déjà !





C.R.E.A.M.

Et ce n’est pas Old qui fera dire que cet opus n'est pas gigantesque. Le public est très communicatif, plusieurs sont venus de Metz, de Nancy et des alentours. Mon amie présente vient de Paris, moi je viens du Nord, il semblerait qu’on soit une espèce rare. Mais on était tous là pour la même chose, voir un pur concert metal. The Burning Red, tiré de l’album du même nom, permet à la plupart de se reposer sous les lumières rouges brulantes tel un phénix en transe (oui je sais, c’est beau).

Car oui, question lumière, c’était vraiment pas mal, l’ambiance se prêtait facilement à la soirée. Entre le bleu abyssal et le rouge volcan sur certaines parties, entre décharge électrique et tempête, les ingénieurs se sont gavés.

Machine Head aussi veut ravir ses fans, l’apparition d’Exhale The Vile en est un détail important. Robert dira que c’est la première fois qu’il l’a joue, demande avec le sourire au public si cela leur a plu et la réponse est immédiate. Contrairement au Zénith de Paris où j’avais vu un Machine Head presque transparent, on sent que le groupe est heureux de jouer ici ce soir. M. Flynn dira également que ce n’est pas la première fois qu’il joue dans cette salle de la Laiterie, et qu’à chaque fois, il a passé des moments merveilleux.

On notera le seul morceau de Supercharger joué par le groupe, Bulldozer. Je n’aime pas ce morceau sur le CD, ainsi que tous les autres titres présents, mais il faut dire qu’en concert, ce n’est pas du tout pareil. Le public saute, se bouscule, s’amuse clairement aux rythmes sautillants de la batterie de Dave McClain, en forme ce soir là.

Phil Demmel n’est pas en reste. Malgré sa discrétion, le guitariste communique grâce à son instrument. Le guitariste fera très peu d’erreurs lors du show, taquin et souriant, on ne peut qu’admirer son jeu purement metôl. L’exercice est d’ailleurs bien mémorisé et Halo donne un coup magistral au public. Les soli du duo Flynn/Demmel sont incroyables, très juste, j’avais justement peur que les deux n’arrivent pas à être synchro, eh bien non !

Après plus d’une heure de concert, Machine Head clôture son set par un Davidian démentiel. Tout le monde reprend en chœurs le désormais culte « Let’s Freedom Ring With A Shotgun Blast ». Le groupe est déchaîné, la foule aussi, les agents de sécu ne savent plus où donner de la tête et tout le monde est content. Le groupe saluera comme il se doit les spectateurs venus, les remerciant chaleureusement. Il n’y aura pas de rappel, le spectacle offert a rassasié la fosse et Comfortably Numb des Floyd nous invite à quitter la salle, dans la gaieté et la bonne humeur.

Set List

Clenching the Fists of Dissent
Imperium
Beautiful Mourning
Spine
Aesthetics of Hate
None But My Own
Old
The Burning Red
Exhale The Vile
Bulldozer
Struck A Nerve
Halo
Davidian

La soirée ne faisait que débuter.





La pluie c'est pourri

Je pars vite pisser un coup, encore, me foutre de la flotte sur la gueule et je me dirige avec mon amie Laura dehors, pour fumer une bonne clope. On retente d’entrer dans la salle, un agent nous signale qu’on n'a plus le droit de rentrer, nous étions donc destinés à squatter dehors, avec tout les gens présents à la soirée. Après avoir discuté avec quelques alsaciens, je me pose tranquillement pour fumer une cigarette qui fait rire et je vois arriver Fiaz, le mec qui prend les photos et les vidéos du groupe pendant la tournée. Je me permets de discuter avec lui, très sympathique malgré deux nuits sans sommeil. Après une longue discussion et quelques conneries, il me quitte pour aller se doucher. Accompagnés de plusieurs fans, on se dirige vers la porte menant à la sortie des membres du groupe, en espérant, peut-être, avoir l’occasion de leur parler. Quelques bouteilles plus tard, la flotte, des délires en tout genre et des heures d’attentes, Dave McClain sort de son trou. Ca doit vraiment être lourd plein de gens qui viennent te tenir la grappe. Comme ce mythique Guy, alias Gordon, un mec complètement taré de 47 ans. Il a dû tomber dans une marmite d’acide quand il était petit parce que le mec, il était vraiment perché. Puis Adam Duce arrive, je lui demande si c’est possible de « take a picture with you », il me dit « sure » et c’est dans la boîte.

Tout le monde attendait Robert Flynn et Phil Demmel. On ne les verra pas ce soir là, mais pas grave après tout, on a passé un putain de concert. On s’avance pour repartir, on voit le tour bus, les portes s’ouvrent, Fiaz ressort quelques minutes, papote avec les gens, puis re-rentre.

La fatigue accumulée, un mal de cou énorme, un froid persistant et omniprésent, nous décidâmes de rentrer à l’hôtel pour une bonne nuit bien méritée. Arrivés devant la porte du Weber, on constate avec l’air blasé que le code de la porte n’était pas le bon. Laura a donc appelé à plus de 2h du mat’ le mec de la réception pour qu’il nous donne le bon code. Après une frayeur, on a pu aller se coucher, et mater un vieux film érotique où un pauv’ gars gueulait « Je suis le roi ».

Die Hard !

Merci à Laura de Pavillon 666 pour les photos, le crunch et la couette.



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le 24 janvier 2010 par Choko
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Commentaires


Héhé super, je craignais que tu aies perdu le compte rendu de concert !
sam. 30 janv. 10- 21:41  


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