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Live Reports :: Hacride

Live report : Hacride

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vendredi 4 décembre 2009 - Ferrailleur, Nantes
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Photographe : Prométhée




Nantes by night

3h de route pour autant d'heures de concert. Tout à fait équitable? C'est ce que nous verrons mesdames et messieurs. Mais ce qui est sûr c'est que Nantes by night c'est très joli...Accompagné de mon fidèle ami Hugues, nous voilà partis pour le Ferrailleur, après un long trajet fait de pause Orangina et pipi (les deux vont de pair) et de discussions sur l'année Metal 2009. Tout ça pour dire que franchement, la cathedrale de Nantes, ba elle est vraiment très belle...





A subtle understatement

Arrivée au Ferrailleur, déjà prêt à imploser, l'alcool coule à flots, le public abonde et le premier groupe à entrer en scène, A subtle understatement, va chauffer tout ça à blanc.
Opérant dans un registre Deathcore, le groupe ausculte le Ferrailleur à coups d'instruments aussi bien issus du Mathcore (énorme) que du registre purement Death. Le chanteur a un look de branleur mais sa voix impose le respect bien qu'elle soit basique et le bassiste a un style scénique déjà affirmé et très Labadie de Gojira. Bref, A subtle understatement fait dans l'efficace, ça gruik, ça crache, c'est gras, c'est lourd mais c'est plutôt bon et le public enchaine pogos, circle pit et même un braveheart à la demande du chanteur (chose rare pour un petit combo). Pas original pour un sou mais foutrement taillé pour le live donc.





Abysse

Après une petite bière et une petite discussion sur les petits gars d'ouverture, nous voilà prêts à recevoir Abysse, curiosité personnelle de ce soir. Taxés de "Metal planant" sur l'affiche, la formation semble plutôt officier dans un registre que je connais bien...
La musique d'Abysse est tout d'abord instrumentale et progressive. Alternant entre rage et douceur, le groupe impose le silence dès le premier morceau. Le son est assez bon, malgré le fait que l'un des guitaristes ait un son bien crado qui aura tendance à trop gâcher le reste. La salle se tait donc durant tout le set d'Abysse qui nous délivre une musique fortement teintée de Post à la Mogwai et à la Cult of luna pour les envolées mélodiques et les chutes lentes et déchirantes. Souvent entrecoupée de riffs plus Trash ou Death, les parties Post sont clairement les plus percutantes et témoignent d'un savoir faire de composition excellent. Les gars assurent, sont emportés par leur musique et le bassiste notamment, déploie une énergie terrifiante, à la limite de la mysticité du martyr promis au salut, rappelant l'état de Fredrik Kihlberg de Cult of luna.




Le résultat est détonnant: la salle se tait, attend la dernière infime note de chaque morceau pour laisser éclater son approbation face à un groupe au talent dingue. Abysse fait passer son émotion, les lumières jouent pour beaucoup dans le show, elles déclinent dans le bleu océanique caractéristique des passages mélodiques et se fondent dans un rouge incandescent propre à la violence du Metal originel. Pas de doute, Abysse est la grosse surprise de la soirée et il enterre définitivement le premier groupe, devenu bien plat à côté de ces petits gars déjà promis à un grand accueil (Hacride me confirmera sa surprise face à ce talent).





Hacride

Longues discussions entre metalleux de tous les goûts après cette claque assénée par Abysse. Le groupe a fait l'unanimité et déjà on sent chaque personne satisfaite du concert de ce soir, sachant que Hacride va conclure en beauté une soirée bien percutante.
La salle est pleine tandis que les premières notes de "Phenomenon", tirée de Lazarus, semblent ouvrir d'elles même le rideau de la scène. L'entrée foudroie instantanément, le son est juste parfait, pachydermique, propre. Avec Franck Hueso en personne aux commandes, qu'attendre d'autre? Hacride posséde le meilleur son français aux côtés de Mistaken element, voire l'un des meilleurs sons au monde, que ce soit en studio ou en live.
Sam entre sur scène avec "My Enemy", superbe titre de Lazarus mais aussi véritable difficulté technique pour une entrée en matière. Son chant ressort de cette impression: il démarre la chanson plus en chant clair, histoire de se préparer lentement à la suite. Sa voix est au départ faible et les samples prennent le dessus jusqu'à ce que Franck intervienne et rectifie le tir, donnant à Sam toute l'ampleur méritée. Le public est déjà conquis, il ferme les yeux, prit dans l'univers si singulier des Poitevins.




Un changement d'accordage plus tard et c'est "To walk among them" qui enchaine, titre de 15 minutes, entrée de Lazarus et morceau très progressif et très vocal. Le groupe est en forme, les artifices déployés légers: deux panneaux représentant la pochette de Lazarus et parfois illuminés par des projecteurs placés à leur base. Toujours aussi parfait, le son véhicule les choses voulues, on écoute, on est happé, les flash fusent, les pogos commencent, Sam péte le feu, délivre des hurlements mélodiques magnifiques et inspirés, et fait honneur à sa légendaire capacité à gérer la distance d'avec son micro. En totale symbiose avec son public, Hacride fixe, Hacride cherche, Hacride veut son énergie.
Sam taquine la salle après le morceau, demandant à qui sait quel est le sample qui démarre. En fan absolu du groupe, votre cher serviteur hurle en premier (mode fier) le titre du morceau suivant, déclenchant des hurlements généraux très vite étouffés par la puissance de "Perturbed", tube de leur second essai Amoeba, véritable pièce asymétrique à la Meshuggah faite de passages ultra violents et de parties plus feutrées. Hacride prouve sa maitrise du titre et l'interpréte à la perfection.





Conclusion

Le reste sera dans la même lignée, "A world of lies", plus nuancée et douce et le final "On the threshold of death", terriblement hypnotisant et magnifique. Une déception alors: le groupe semble avoir raccourci son show par rapport à leur passage à Niort où je les avais déjà vus. Adrien se révélera un peu moins inspiré que d'habitude dans l'exécution de ses solis, Sam déclenchera quelques menus larsens heureusement peu nocifs pour les tympans et Benoit jouira, lui, d'un son de basse très bon, à l'instar de Abysse. On regrettera aussi l'absence de Olivier à la batterie, le remplaçant s'en étant très bien sorti (batteur d'Om mani quand même!) mais ne disposant pas du feeling monstre du batteur originel. Une prestation tout de même énorme, un son parfait, une présence excellente, Hacride a définitivemet tout pour séduire et prouve qu'il est dans le trio de tête des meilleurs formations françaises.



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le 6 décembre 2009 par Prométhée
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