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Live Reports :: Giktor Velu

Live report : Giktor Velu

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Tous les concerts de Bel O Kan Bel O Kan [Heavy Metal]
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samedi 24 octobre 2009 - Lyon's Hall, Lyon
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Photographe : Elric des Dragons




Concert Gastro !

Le plus difficile pour trouver cette salle de concert lyonnaise peut résider en deux points cruciaux, selon les cas : parvenir à sortir de la Gare de Vaise sans céder à la panique ni passer sous un bus dont le conducteur serait trop zélé ou ne pas rater la boîte aux lettres indiquant qu'on est arrivé à bon port ! Quand les deux sont associées, le périple prend des allures épiques. Mais on ne va pas se laisser abattre, la perspective de voir quatre groupes de bords différents est plutôt alléchante. Entre Dijonnais et Lyonnais, on a atteint un équilibre parfait, deux formations pour chaque ville. Après tout, la scène underground, ou dite "Myspace" regorge de talents qui ne demandent qu'à s'épanouir sur scène.

Et sur l'initiative de François de Abstract Agony, les groupes dînent ensemble avant le début du show, buffet froid pour tous, histoire de partager quelques moments et de s'armer en vue de la dépense d'énergie. Un Concert Gastro donc, sans mauvais jeu de mot.

Dehors, pendant ce temps, la foule commence à se masser. Il n'y aura pas beaucoup de monde, la promotion du concert s'étant faite sur le tard. On peut voir divers logos orner les t-shirts : Hypocrisy, Emperor, Opeth, Sécurité (ah ! non, en fait, c'est Stéphane de Giktor Velu !)... Il y a même un Panzer Division Marduk : SLRman, membre du forum de Metalship a fait le déplacement pour voir le spectacle. Les portes sont ouvertes, le concert de Moon Whispers peut débuter...





Moon Whisper : sonate au clair de lune

Moon Whispers... Un nom de groupe qui n'est pas sans évoquer Nightwish. Et évidemment, il s'agit d'un groupe à chanteuse. Mais laissons tomber les préjugés pour se concentrer sur la musique.

L'ennui d'une salle comme le Lyon's Hall réside en une mauvaise acoustique et le son général en prend un sacré coup. Pour résumer en une expression : ça crache. Du coup, la musique du groupe en pâtit, le clavier se trouvant complètement noyé dans la masse. Et pourtant, derrière ses trois synthés, Laurent se démène comme un beau diable et les membres du groupe ne sont pas en reste. Après un début assez classique, dans l'idée de ce que l'on peut attendre d'un groupe de ce genre, un invité monte sur scène et subitement, cela devient chaud bouillant. La musique se fait violence et on prend une première claque. Un autre invité se joindra à Moon Whispers par la suite et ce sera Stéphane de Giktor Velu et là encore le public en prend pour son grade.

Mais de là à affirmer que le groupe seul ne vaut rien serait faire un amalgame injuste : leur musique est certes classique, mais l'énergie dégagée est palpable : cela se voit également dans l'attitude des guitaristes qui se lâcheront de plus en plus malgré l'étroitesse de la salle. On pourra regretter une fois de plus le son calamiteux qui aura gâché les performances de David (basse) à la voix masculine claire.

Bref, Moon Whispers a livré un set correct et a chauffé la salle de façon sensible.





Bel O Kan : les Belles et les Bêtes

Le temps de changer les instruments et les Lyonnais de Bel O Kan investissent la scène. Le groupe vient de sortir leur premier album et la formation, entre jeunesse et expérience, est fermement décidée à le défendre.

Avec Bel O Kan, on a droit à un heavy metal où l'influence d'Iron Maiden transpire un peu. Sur les planches, il apparait vite évident que Denis, à la basse, voue une certaine affection à Steve Harris auquel il emprunte quelques postures. Très rapidement, le groupe investit la scène, trouvant le moyen de pas mal bouger malgré un manque de place et quelques pépins techniques. Marion, la choriste, ne manque pas une occasion de se livrer à une séance de headbanging sauvage tandis que Sarah, sa chevelure blonde évoquant immanquablement Doro, s'adresse souvent au public, l'enjoignant à se rapprocher de la scène (ben oui, mais bon, quand on est à soixante, on est un peu timide...).

Si quelques pogos s'organisent (dont un "pogigue" lors d'une ritournelle au doux parfum folk), sur scène Sarah peine parfois à trouver sa voix. Elle a été malade et la reprise est plus difficile que prévue. Déçu, Bel O Kan quittera la scène avant la fin de sa set list et laissera le public un peu sur sa faim. Car si le spectacle était au rendez-vous, le son n'a pas rendu justice aux compositions du groupe et du coup, tout le côté lyrique du chant féminin a été perdu. Bref, Bel O Kan est à revoir absolument dans de meilleures conditions tant il parait évident que le groupe est capable de tenir une salle.





Giktor Velu : les poilus débarquent avec le chauve

A partir de maintenant, le concert va franchir un sacré palier au niveau de la violence. Si Giktor Velu est la "tête d'affiche", le groupe passera avant Abstract Agony. En effet, passé une certaine heure, le public quitte rapidement la salle afin de chopper le dernier métro et les Velus venant de Dijon, il a été jugé bon de les faire jouer dès maintenant, pour qu'ils bénéficient d'un public à peu près conséquent.

Ne vous fiez pas au batteur de la formation bourguignonne. Sa silhouette filiforme peut prêter à sourire, mais dès qu'il est derrière les fûts, il se transforme en une espèce de Mr Hyde des baguettes et sa frappe est monstrueuse, tout comme sa capacité à changer de rythmes, passant sans sourciller d'un martèlement thrash syncopé à une série de blast beats féroces. Les autres musiciens ne sont pas en reste et se montrent intransigeants dans leur art : basse hallucinatoire, guitares précises et agressives à souhait.

Le thrash death de Giktor Velu est old school et en live, c'est tout simplement jouissif. Stéphane mène la barque, le bonhomme est charismatique. Le problème ? On ne l'entend pas chanter et pourtant il se donne à fond. Temptation ou Under The Sign Of Satan sont de véritables parpaings et dans la salle, le public apprécie en amateur : quelques pogos éclatent, la foule restreinte donne de la latitude pour ce genre d'exercice. Un homme aux cheveux blancs, venus pour voir Bel O Kan comme en atteste son t-shirt, semble d'ailleurs beaucoup apprécier la prestation pleine d'énergie. Et cette énergie, elle part de la scène et se déverse sur le public qui s'en gorge.

Bref, une leçon de violence qui ressemble à une correction. Ce n'est plus une claque, mais un coup de boule.





Abstract Agony : pas d'abstraction de vannes

Abstract Agony a la lourde charge de succéder à Giktor Velu qui a livré un set carré. Et pour les Lyonnais, la tache s'annonce ardue vu qu'ils remontent sur scène après quelques mois d'absence et qu'il s'agira du baptême du feu pour Olivier, leur nouveau guitariste.

Et le groupe semble en forme. François et Cédric (Bodom, à la basse) se partagent principalement le chant, même si Olivier se distingue sur quelques parties. Parfois un peu à l'arraché, le chant est virulent et la formation alterne les passages puissants et rapides et d'autres, doom dans l'esprit, d'une lenteur pesante. Et ici, le clavier se fait un peu mieux entendre qu'en début de soirée, même si le rendu de l'instrument n'est pas forcément génial (même si Anne est concentrée et juste).

Alors qu'une baguette échappe au batteur, Abstract Agony ne se laisse pas surprendre et continue sur sa dynamique. Entre les titres, Bodom et François se lancent dans une espèce de concours de vannes. Il y a de l'humour et un plaisir évident d'être là, de jouer, malgré une foule qui devient disparate.

Et même si le son n'est pas génial, Abstract Agony sera celui qui profitera du meilleur rendu au niveau des voix et aura bénéficié de plus de clarté. Cela reste brouillon, mais ça n'entame pas le moral du public qui répond présent à chaque blague et qui déguste les longues pièces du groupe sans sourciller (mention spéciale à Mask, sombre et alambiquée).

A part quelques pains et quelques soucis de son, Abstract Agony aura livré un bon set, plein de bonne humeur, de bon augure pour la suite de leur carrière.

Que retenir d'une telle soirée ? Que malgré des larsens intempestifs et de fréquents problèmes au niveau son, bien que le nombre de spectateurs ne soit pas vertigineux, les groupes présents se sont donnés comme s'ils étaient au Transbordeur par exemple. Il n'ont pas renié l'effort et ont voulu partager un moment avec la foule qui ne les a pas boudés, qui s'est volontiers laissée amadouer par ces formations aux discours bien différents. Une bonne soirée, sans prétention ni prises de tête. A quand la prochaine ?



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le 25 octobre 2009 par Elric des Dragons
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Commentaires


Voir les 7 commentaires précédents
Ben c'était la salle du repas !
lun. 26 oct. 09- 13:21  
Goktor Velu et Moon Whispers, ils sont de chez moi !
lun. 26 oct. 09- 13:50  
oui, et la troisième fois que je voyais les Velus, et toujours aussi excellent ! Mais quel bassiste !
lun. 26 oct. 09- 23:25  


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