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mercredi 14 octobre 2009 - Le CAT, Bordeaux
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Concert d'Ensiferum au C.A.T. (Bordeaux)

C'est dans la petite salle du C.A.T. (capacité de 400 places), par ailleurs plutôt spécialisée reggae, dub et hip hop, qu'avait lieu ce mercredi soir la dernière étape de la tournée française d'Ensiferum après Paris et Lyon et avant leur départ plus au Sud, vers l'Espagne. Accompagnés de leurs compatriotes de Tracedawn et des Estoniens de Metsatöll, les Finlandais étaient d'abord censés jouer à Toulouse, mais la date ayant été annulée, c'est donc à Bordeaux qu'on aura la chance de les voir. Cela mérite d'être souligné puisque les passages de groupes de metal d'envergure internationale se font de plus en plus rares dans la capitale girondine ces dernières années, il serait donc dommage de rater cette occasion.
A noter que la soirée devait initialement commencer avec le groupe de black metal bordelais Unholy Blades, qui sera contraint d'annuler sa performance. C'est donc à 19h30 tout pile et au moment précis où je fais mon entrée dans la salle que résonnent les premières notes du concert de Tracedawn, qui ouvre donc cette soirée métallique. Je devrai malheureusement faire sans photos, ayant subi les affres du destin avec le décès soudain de l'appareil salvateur sur lequel je comptais ce soir...





Tracedawn

Si vous ne les connaissez pas encore, Tracedawn est un sextet finlandais évoluant dans une veine très death mélodique rappelant notamment In Flames mais surtout Children of Bodom, dont on ressent clairement l'influence tout au long des compos. Etant resté relativement sceptique après avoir les avoir écoutés sur leur myspace, je dois avouer avoir été agréablement surpris par leur performance.
Les très jeunes Finlandais (dont la moyenne d'âge doit à peine atteindre les vingt ans, sans exagérer) sont d'une bonne humeur et d'une énergie communicatives, à l'image de leur chanteur bondissant, multipliant les plaisanteries, abreuvant ses collègues de bière ou encore faisant mine de les attaquer avec une hache en plastique. Un des guitaristes n'a lui pas l'air très sobre, blaguant dans un anglais hésitant et finissant par faire mine de tirer au bazooka dans le public avec son instrument (de musique, faut-il le rappeler?). Le public est donc rapidement conquis, et on en vient presque à oublier les passages au chant clair et au clavier un peu faciles, ou encore le côté parfois très naïf des compositions du groupe. Les six Tracedawn donnent donc dans le show efficace et carré, sans se prendre au sérieux. Ils bénéficient de plus d'un son très correct et on reste ainsi sur une impression vraiment positive alors que leur prestation d'une demi-heure s'achève et qu'ils saluent une dernière fois une salle déjà bien remplie de leurs "merci beaucoup" satisfaits.





Metsatöll

Le temps de prendre une bière, changement d'ambiance avec l'arrivée sur scène des Estoniens de Metsatöll. N'ayant écouté ce groupe que très rapidement, je partais un peu dans l'inconnu et m'attendais à une musique metal/folk quelque peu burlesque, voire kitsch à l'image de ce que peut faire Korpiklaani par exemple. Pas tellement éloignés des Finlandais, Metsatöll est cependant un groupe bien différent, et leur prestation sera à son tour une excellente surprise.
Le groupe consiste en un quatuor composé classiquement d'un guitariste-chanteur, d'un bassiste, d'un batteur mais aussi d'un multi-instrumentiste qui fait parfois office de deuxième guitariste mais alterne aussi les instruments folkloriques. Très bon point donc, puisque le groupe ne se contente pas d'utiliser des claviers comme nombre de groupes folk metal, mais préfère les "vrais" instruments. On aura ainsi droit à l'utilisation fréquente d'un torupill (cornemuse traditionnelle estonienne), d'une guimbarde, mais aussi d'une sorte de cithare et d'une flûte, ce qui apporte une vraie authenticité et une vraie originalité à ce groupe surprenant. Partant parfois dans des passages hypnotiques et très mystiques, Metsatöll sait aussi mettre l'ambiance avec des chansons très "dansantes" qui rappellent beaucoup la musique celtique. On en vient à se dire qu'il y eut une époque où les peuples de l'Atlantique à la Mer Baltique partageaient de nombreux éléments culturels et musicaux, et le résultat est donc à la fois exotique et en même temps très parlant, éveillant une sorte de transe nostalgique.
Metsatöllest peut-être moins communicatif que Tracedawn, mais sa prestation un peu plus longue (environ trois quart d'heure) est plus que convaincante et enthousiasmante. Ils auront également le mérite de garder le public chaud avant l'arrivée de ceux que tout le monde attend, Ensiferum.





Ensiferum

C'est avec des effets lumineux beaucoup plus élaborés que les deux groupes d'ouverture et un sample d'ambiance épique et majestueuse qu'Ensiferum fera son apparition sur scène, dans une ambiance visuelle sombre et éclairés par des projecteurs violets dignes des pompes funèbres. En outre, quelques éléments de décoration ont été rajoutés sur la petite scène du C.A.T., ce que n'avaient pas non plus Tracedawn et Metsatöll. Des épées croisées sont ainsi fixées au clavier de Emmi Silvennoinen, tandis qu'un grand bouclier fait office de décor supplémentaire. Sans surprise, et sous les ovations d'un public déjà acquis à leur cause (le chanteur-guitariste Petri Lindroos recueillant le plus de succès) , les Finlandais démarrent leur concert avec la chanson titre de leur dernier album, "From Afar". Un choix plutôt logique et pertinent puisqu'elle s'avère être une des plus accrocheuses du répertoire du groupe. Ensiferum enchaînera ensuite avec "Twilight Tavern", autre chanson extraite du dernier album et qui suit d'ailleurs "From Afar" dans cet ordre.
Les Finlandais feront évidemment la part belle à ce dernier album, jouant notamment des chansons comme "Elusive Reaches" ou "Stone Cold Metal" et son délire western à la Ennio Morricone qui s'avère être réellement surprenante et rafraîchissante. Tout comme dans mon cas personnel, le public n'a dans sa majorité pas l'air d'être totalement au fait de ce dernier album, et on sent ainsi une bien plus grande réactivité lorsque Petri Lindroos annonce des titres issus d'albums plus anciens, tels que "Little Dreamer" (de l'album "Ensiferum"), "Iron" -qui comporte également son délire western- et "Tale of Revenge" (toutes deux de l'album "Iron") ainsi que "One More Magic Potion" ou encore "Wanderer" (toutes deux de l'album "Victory Songs").
Peut-être que les personnes présentes n'ont donc pas encore assimilé le dernier album, ou bien peut-être que les anciennes chansons sont tout simplement plus accrocheuses et entraînantes, ces hypothèses sont difficiles à partager et il y a probablement du vrai dans les deux. Toujours est-il qu'on a droit à un long show d'Ensiferum qui jouera bien une heure et demi avant de prendre congé de son public. A noter qu'il y aura paradoxalement bien plus de problèmes de sons pour la tête d'affiche que pour ses groupes d'ouverture, la basse et la grosse caisse étant ainsi largement trop mises en avant par rapport à la guitare, au clavier et surtout à la voix de Petri Lindroos qui perd malheureusement un peu en puissance. Au bout de la deuxième chanson, le groupe devra même faire une pause histoire de refaire des balances tardives et improvisées. Mais le groupe sait prendre la situation avec humour et plaisante avec le public, le bassiste Sami Hinkka et le batteur Janne Parviainen entamant par exemple une sorte d'improvisation tandis que le son est (mieux) réglé. Petri Lindrros jouera également le riff d'introduction de "The Number of the Beast" d'Iron Maiden et demandera notamment au public s'il est "ready to kick the ass of Paris and Lyon" en référence aux deux concerts précédents du groupe en France.
Impossible de dire si le public aura réussi cette performance, mais l'ambiance sera très bon enfant, chaleureuse et enthousiaste durant tout le concert. Ensiferum est un gros groupe de scène et le prouve une nouvelle fois en mettant tout le monde d'accord pour terminer cette excellente soirée. Les trois groupes ont véritablement assuré et semblent avoir convaincu un public qui le leur a plutôt bien rendu. Mis à part les problèmes de son qui ont desservi Ensiferum au début de leur show, on peut donc parler d'un concert réussi et sans grand accroc de la part des Finlandais, même si ça n'est finalement pas très étonnant.



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le 15 octobre 2009 par Maczym
(3)




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Commentaires


Voir les 4 commentaires précédents
Je suis également d'accord avec Le Traître. Bien que leur prestation soit entraînante et chaleureuse, ce n'est pas la plus grosse baffe scénique que j'ai pris plaisir à prendre...
J'ai moi-même préféré la performance des jeunôts de Tracedawn...
Après, et c'est quelque chose qu'on ne pourra renier, Petri Lindroos est un super gratteux!

dim. 18 oct. 09- 12:39  
Après, et c'est quelque chose qu'on ne pourra renier, Petri Lindroos est un super gratteux!


> Non. Petri est une quiche comparé à Mäenpää tu vois, il a même foiré un solo durant le concert. Et puis ce mec est cool mais il sert à rien. Un pote m'a dit "Petri Lindross" a fait couler Ensiferum". En ben non, il a une place tellement peu importante qu'il ne peut rien faire foirer. Tu comprends, il se contente juste de jouer les compos de Markus ( et encore, même pas le chant clair) et c'est tout.

Markus Tovoinen EST Ensiferum.

dim. 18 oct. 09- 13:03  
Merci pour le soutien!
Mais vous avez raison tous les deux et j'ai pas été sur le cul non plus avec ce live d'Ensiferum. J'ai aimé leur show mais contrairement à d'autres concerts que j'ai vus de la part de groupes que j'apprécie, je vais pas me mettre à les aimer plus maintenant. Mais bon, une très bonne soirée quand même.

dim. 18 oct. 09- 13:09  
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