Le prog' est de nouveau à la fête ce soir!
Après un passage assez remarqué de Dream Theatre au Centre Bell de Montréal quelques semaines plus tôt, c'est en cette fraiche et pluvieuse soirée de Septembre que le groupe de prog' britannique
Porcupine Tree faisait son apparition, après un long moment d'absence, au Métropolis...
Et contrairement à ce que je pensais, le Métropolis en question était plein, plein, plein à craquer. L'absence prolongée du groupe semble avoir réveillé les Montréalais motivés et de bonne humeur.
Le public, majoritairement masculin, de moyenne d'âge 25/55ans, remplit, du parterre au tout dernier balcon, le moindre espace disponible du Métropolis.
21:10, une voix off annonce que le moindre objet permettant d'enregistrer, de photographier ou de filmer le concert est strictement interdit et que toute personne prise à enfreindre cette règle sera expulsée de la salle sans préavis...
Déjà, nous voilà au courant.
On notera donc l'exploit d'avoir réussi à obtenir une accréditation photo pour ce concert, puisque la sélection a visiblement été intensément stricte. (Long live Metalship!)
Porcupine Tree fera son entrée à 21:15 tapante, Steven Wilson, pieds nus, et sa frimousse de mec timide s'avancera vers son micro, après les premières chansons (qui, pour embêter les photographes visiblement, seront jouées dans un noir quasi-total) et d'une voix timide et un peu étrange, nous expliquera comment se déroulera le concert de ce soir....
Pari risqué pour les
Porcupine Tree, puisque leur nouvelle galette, The Incident, fraichement sortie en Septembre, sera jouée en integralité ce soir.
Pari risqué en effet, puisqu'il est toujours délicat pour un public d'apprécier pleinement un concert composé principalement de l'interprétation totale d'un album qui n'a peut être pas eu le temps d'être bien digéré...
Mais Mais Mais! Parce qu'il y a un mais... le tout sera extrêmement bien accueilli, et on notera également la qualité incroyable du son, une clarté monumentale qui embellira davantage l'interprétation de The Incident, qui est, d'ailleurs un excellent album...
Time Flies, Drawing The Line et autres merveilleuses compositions de l'album seront jouée à la perfection.
La voix de Wilson s'avèrera être parfaitement identique au son studio de l'album, et les musiciens, aussi discrets que talentueux, ne laisseront passer aucune faille, faisant de ce concert une merveille auditive...
Pour ce qui est de l'interaction avec le public, on pourra reprocher à
Porcupine Tree leur côté un peu trop "artiste/autiste/sur une autre planète" qui semble aller de paire avec le progressif... Steven Wilson ne parlera pas beaucoup, laissant penser que nous avons affaire à un grand timide, et les autres comparses du groupes ne bougeront pas d'un iota de tout le show.
Pour la première fois, j'assiste à un concert de rock (bah ouais tout de même hein!) avec un...entracte.
Un compteur de 10 minutes défilera sur l'arrière de la scène, permettant au public d'aller se dégourdir les pattes et de revenir assister à la deuxième partie du spectacle qui sera beaucoup plus axé sur de "l'ancien".
On entendra l'euphorie lors de la prestation de pièces telles que Anesthetize, The Start Of Something Beautiful, et la grande surprise que sera le morceau Normal.
Le groupe quittera la scène sous les applaudissements et nous reviendra pour un rappel qui fera bondir de joie les fanas du groupe, puisque les morceaux The Sound Of Muzak et Trains (de l'album In Absentia) concluront une prestation de 2 heures et quelques...
Un show d'une grande qualité...un Métropolis plein, et des fans ravis...
Pour ceux qui comme moi, aiment
Porcupine Tree, mais ne déborde pas de fanatisme, sachez qu'un concert de ces p'tits gars là vaut vraiment le déplacement, ne serait-ce que pour la beauté de la musique et la qualité de l'interprétation, quasi-semblable au son du CD.
Impressionnant.