"Maman, je sors!" "Tu vas où?"..."Voir
Motörhead!"....
Et mon père de rajouter: "ah je me souviens quand y'avait les affiches à Paris quand on était jeunes"...
C'est en effet en ce soir de Septembre que je me rendis au fameux Metropolis pour assister au concert de ces vieux bonshommes du rock'n'roll.
N'ayant pas reçu d'accréditation photo pour ce spectacle, je vous prie d'excuser la qualité pitoyable des 2 malheureux clichés qui figurent sur ce live-report.
C'est un Metropolis bondé, plein comme un œuf, telle une bombe au bord de l'explosion que je retrouvai après quelques instants passés dans les transports en commun.
La dernière fois que j'avais vu
Motörhead sur scène, c'était au Hellfest de 2008, au premier rang telle la plus loyale des fans...
J'allais enfin voir ce que
Motörhead donnerait dans l'atmosphère d'une salle remplie de gens qui n'étaient là QUE pour eux.
Après m'être trouvé un spot pas trop mauvais pour assister au spectacle les lumières s'éteignirent et Monsieur Dee fût son apparition, suivie de Lemmy et de son fameux, cultissime "we are
Motörhead, and we play rock'n'roll"...
Et quel show les enfants!
Le set s'ouvre sur Iron Feast et Stay Clean et, dès ces deux premières chansons, l'ambiance est déjà plus ou moins à son comble.
Les "crowd-surfers" volent dans tous les sens et le mosh-pit s'agite. Quelques dudes ivres morts débouleront tant bien que mal dans les escaliers où je m'étais parquée, s'agrippant à tout ce qui leur tombait sous la main, jambes, bras, et...tout le reste. Argh.
Dans le public, de tout, du jeune, du moins jeunes, des keupons, des rockeurs, des trve-metawl people... diversité qui s'explique probablement par le fait que
Motörhead c'est du rock'n'roll dans lequel TOUS les amateurs des "sous-genres" arrivent à se retrouver.
La voix de Lemmy est inimitable et unique, le son est grésillant, donnant à la voix rocailleuse du charismatique frontman une teinte encore plus "old-school".
Le set list est assez diversifié, la chanson "Metropolis" fera à beau clin d'oeil à la salle qui accueille ce soir le groupe britannique.
Moment fort de ce set, le brillantissime In The Name Of Tragedy, coupé en plein milieu par un solo de Monsieur Dee, "best drummer of the worl" selon Lemmy.
La batterie est surélevée, mettant très largement en avant le char d'assaut de monsieur je-mets-des-débardeurs-de-mon-propre-groupe-et-j'ai-une-coupe-de-cheveux-rock'n'roll. Les effets vont bon train, la lumière est franchement bien foutue, et les nuages de fumées soulevés lors du solo donne à cette chanson et au solo une dimension de pur "spectacle".
S'en suivra la chanson "dédicacée" aux politiques, Just Cos' You Got The Power, Bomber, Killed By Death, qui me filera des frissons me rappelant toute l'intensité du Hellfest, lors de l'arrivée des Fuel Girls sur scène...
Le son s'avère être en fait assez dégueulasse, mais allant de paire avec l'ambiance générale du concert. On verra souvent Lemmy faire 2 ou 3 sursauts suite au pétage de plomb du micro, balançant un larsen ignoble dans toute la salle.
Pour le rappel, le groupe ne manquera pas de nous en mettre plein les oreilles, balançant les cultissime The
Ace Of Spades et
Overkill précédés d'une version acoustique très "country music" de Whorehouse Blues.
Mais c'est lors de The
Ace Of Spades que le public donnera tout ce qu'il a dans le ventre, faisant vrombir toute l'infrastructure de la salle.
Le mosh-pit est d'une violence que je n'aurais pas imaginé pour un concert de
Motörhead... on pourra d'ailleurs reprocher à certains metalheads d'avoir légèrement pourrit l'ambiance, forçant même les gars de la sécurité à intervenir.
Mais enfin, pour conclure, je m'attendais naturellement à un gros show, à du rock'n'roll bien comme il faut. Mais j'ai été surprise de trouver une ambiance et un feeling aussi intense que celui que le Hellfest m'avait procuré.
Aussi intense oui...
Motörhead ne vieillira jamais plus, et Lemmy, à presque 65 ans fait clairement partie de la légende.
Le spectacle se terminera sur un concept simple à retenir :
"And remember, we are
Motörhead, and we play rock'n'roll"...