Ce soir ce fut soirée métal progressif au transbo, et il faut avouer que pour les amateurs de style ça envoyait la purée. Le retour des cheveux longs, (voire des gros bides), pour une soirée très Rock’n’roll. Souriez, vous êtes filmés ! Ah oui, le set fut entièrement enregistré, depuis Dreamscape jusqu’à Symphony X. Espérons pouvoir en voir prochainement le résultat !
Dreamscape
La première partie fut assurée par Dreamscape, groupe allemand de métal progressif (sans blague) déjà forts de 4 albums et 20 ans d’expérience mais encore assez inconnus en France. C’était donc à ces vieux loups de chauffer un public très refroidi, venu quasi exclusivement que pour Symphony X. Jeu de scène très restreint donc, mais simple, et très bon enfant, le chanteur sympathique faisant de son mieux pour bouger les Lyonnais tous statiques. Nous avons en tout cas eu à faire à un groupe qui est venu jouer sans tenter de jeter de la poudre aux yeux en tentant de compenser quoique se soit par divers effets de lumière ou artifices vestimentaires, et leur performance a été plus que suffisante pour nous mettre en jambe pour la suite.
A retenir leur très beau « When the Shadows are Gone » de la fin, pour enchaîner avec Circus Maximus, de plus grande envergure, mais encore assez mal connu.
A noter quand même la honteuse zik de fond (un vieux bonhomme discutant à propos des backstages …) venue couper court à la déjà courte prestation des Allemand (tout juste 30 minutes), ne leur laissant même pas le temps de dire un digne au revoir.
Circus Maximus
Suite avec Circus Maximus qui ont tenté de donner l’espace d’une soirée des allures de cirque romain à cette salle lyonnaise. On pourrait considérer qu’ils ont réussi ; les pogotteurs ayant pris la relève des gladiateurs antiques et les headbangueurs celle des auriges. Bons sons (mis à part la voix du chanteur partant trop dans les aigus parfois limite stridents) et quelques jeux de lumière, les norvégiens ont réussi à soutenir le rythme et à continuer de chauffer la salle.
Après un set de 40 minutes, Circus se fait également couper la chique par la petite bande sonore signifiant la fin de leur temps imparti, laissant la place aux vieux loups de mer que tout le monde attendait.
Symphony X
Les maîtres de la soirée arrivent enfin, sur-acclamés par un public qui n’en peut plus d’attendre, guettant l’arrivée des Dieux de la soirée dès les premières notes de l’intro très épique Occulus ex Inferni/Set the World on Fire. Dès leur arrivée et jusqu’au terme de leur très long set de une heure et demi, le groupe réussit à faire bouillir d’excitation son public. Ah Russel Allen, quel frontman (et quel bide !). Tournée promo de Paradise Lost oblige, quasiment tous ses titres y passeront en plus des grands classiques incontournables tel Inferno (voir vidéo), qui ne sera joué que sur le rappel, clôturant la soirée à son paroxysme. Les inévitables « Serpent’s Kiss », « Domination » et bien sûr « Eve of Seduction » qui ont depuis rejoint le panthéon du rock’n’roll y passèrent évidemment, pour le plus grand bonheur du public qui semblait vibrer en harmonie avec la voix de Russel Allen, avant une pause bienvenue avec « Paradise Lost », hommage au groupe du même nom.
A noter cependant la voix parfois un peu fatiguée de notre gros bidou préféré, certainement marquée par cette longue tournée européenne. Au niveau de la longueur, les non-fans du sympho / power / prog auront certainement trouvé la soirée un peu longue, mais la présence d’un guitar hero dans la salle aura suffit à mettre en pâmoison la plupart.
Si on ne pourrait faire mentir ceux qui avanceraient que la performance de ce soir pêchait un peu par manque d’originalité, on ne pourra s’empêcher d’avoir apprécier le passage par Lyon de cette figure emblématique du métal.
Pour rentrer un peu plus dans la soirée, voici deux vidéos des cultissimes "Paradise Lost" et "Inferno" jouée en rappel.