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Live Reports :: Darkest Hour

Live report : Darkest Hour

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vendredi 22 mars 2019 - Het Entrepot, Bruges
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Photographe : Gandalflegris






Les Français frontaliers ont de la chance car la Belgique propose toujours des concerts intéressants et c'est encore le cas ce vendredi 22 mars avec la venue du "Death To False Metalcore Tour" (rebaptisé "Leviathan Fest" pour cette date) au Het Entrepot de Bruges. L'étiquette "metalcore" est malheureusement devenue un peu encombrante et péjorative (et un peu réductrice pour les combos à l'affiche). Le genre a vu apparaître un nombre impressionnant de seconds et de troisièmes couteaux qui ont grandement participé à une sorte de ras-le-bol et de saturation autour d' une musique de plus en plus stéréotypée et putassière. Mais un peu comme tous ceux qui ont du succès, le hard US a connu cela en son temps, le néo metal aussi. Et bizarrement, on préfère taper sur ces genres plus "commerciaux" que sur le death ou le thrash, pourtant pas exempt de redondances (le revival thrash et ses groupes interchangeables, on en parle ?). Je n'ai jamais trop compris ce bashing à l'égard d'un genre et cette indulgence pour d'autres. Mais c'est un autre débat ! Toujours est-il que le metalcore ne fait sans doute plus autant recette qu'il y a quelques années, c'est une évidence. L'affluence moyenne du soir le prouve encore (la salle est en petite configuration avec le balcon fermé) mais les absents ont eu bien tort !





LEFT BEHIND



LEFT BEHIND est sans doute le groupe qui a le moins d'affinités avec le metalcore, mais c'est toujours bien de varier un peu les plaisirs. Il n'est pas facile d'appréhender la musique hybride des Américains, située à la croisée du hardcore, du sludge et du stoner. Les deux albums publiés (Seeing Hell en 2015 et Blessed By The Burn en 2017, sur Unbeaten Records) développaient un univers singulier et torturé et il était intéressant de voir comment le groupe allait le restituer en live. Il y parvient parfaitement grâce à une mise en scène sombre, obtenue grâce à des lights minimalistes. Les riffs écrasants, la rythmique puissante et les éructions de Zachary Hatfield concourent à rendre l'atmosphère pesante et irrespirable. Si les passages lents ("Tough love", "Sweetness of nothing") aplatissent tout, les passages plus percutants ("West by God" ou "Focus on the flesh") nous inventent à un headbanging plus intensif. La prestation de LEFT BEHIND est conforme à ce qu'on espérait et ne souffre d'aucune contestation. Il est juste dommage qu'il n'y ait pas eu plus de monde pour y assister, mais c'est l'inconvénient du format "mini fest" et d'une ouverture de bal assez tôt (18h30).


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Setlist LEFT BEHIND

West by God (Blessed By The Burn – 2017)
Snakes (Seeing Hell – 2016)
Tough love (Blessed By The Burn – 2017)
Rock bottom (Seeing Hell – 2016)
Blessed by the burn (Blessed By The Burn – 2017)
Sweetness of nothing (Blessed By The Burn – 2017)
Focus on the flesh (Blessed By The Burn – 2017)





MALEVOLENCE



Changement de registre complet avec les Anglais de MALEVOLENCE et leur hardcore survitaminé ! On se rapproche ici davantage de BIOHAZARD ou de HATEBREED. Déjà ultra efficace sur disque (deux albums : Reign Of Suffering – 2013 et Self Supremacy – 2017), la partition du quintet trouve encore plus de saveur sur scène. Les mélodies sont simples et hyper entrainantes. "Severed ties" et 'Trial by fire" sont deux énormes claques dans la gueule ! Les musiciens sont très remuants, à l'image du vocaliste Alex Taylor qui se poste souvent sur les plots en avancée de scène pour partager le micro avec un auditoire très enthousiaste. Son flow vindicatif, appuyé par les chœurs des deux guitaristes, fait mouche. Avec cette prestation énergisante, MALEVOLENCE a mis tout le monde d'accord. Il n'y avait qu'à voir l'affluence au stand merch après le show pour s'en convaincre !


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Setlist MALEVOLENCE

Serpent 's chokehold (Reign Of Suffering – 2013)
Condemned to misery (Reign Of Suffering – 2013)
Severed ties (Self Supremacy – 2017)
Wasted breath (Self Supremacy – 2017)
Trial by fire (Self Supremacy – 2017)
Slave to satisfaction (Self Supremacy – 2017)
Self supremacy (Self Supremacy – 2017)





MISERY SIGNALS



Voilà un groupe qu'on n'attendait pas (plus), leur dernier opus Absent Light remontant à 2013, une éternité dans l'industrie musicale actuelle ! Le groupe de Milwaukee n'est d'ailleurs pas le plus prolifique du monde avec seulement quatre albums publiés depuis sa fondation en 2002. Les musiciens qui le composent n'hésitent pas à mettre le groupe en sommeil pour se consacrer à d'autres projets musicaux. Mais en cette année 2019, les mecs sont bien décidés à relancer la machine avec cette tournée et aussi un nouvel album en préparation. Le metalcore de MISERY SIGNALS s'est toujours distingué par une approche plus contrastée et complexe et n'a jamais cédé aux sirènes de la facilité. Le public, plutôt jeune, semble avoir plus de mal à s'enthousiasmer pour cette partition chiadée, surtout après celle beaucoup plus directe de MALEVOLENCE. Pourtant instrumentistes sont très bons et nous régalent à chaque intervention. De retour aux affaires après une longue absence (il était parti après le premier album en 2006), le frontman Jesse Zaraska assure également sa part de boulot et montre qu'il n'a rien perdu de sa puissance vocale. MISERY SIGNALS laisse une belle impression, dans un style différent des autres, et c'est aussi ce qui fait tout l'intérêt de cette cession. Très belle (re)découverte.


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Setlist MISERY SIGNALS

Set in motion (Controller – 2008)
The failsafe (Mirrors – 2006)
Luminary (Absent light – 2013)
The year summer ended in June (Of Malic.e And A Magnu.m Heart -2004)
Worlds & Dreams (Of Malic.e And A Magnu.m Heart -2004)
Sunlifter (2014)
Weight of the world / A certain death (Controller - 2008)
A victim a target (Of Malic.e And A Magnu.m Heart -2004)
Five years (Of Malic.e And A Magnu.m Heart -2004)





UNEARTH



Sur cette tournée, UNEARTH et DARKEST HOUR échange leur ordre de passage au gré des dates et ce soir c'est UNEARTH qui passe en premier. Fondé en 1998, UNEARTH a acquis, à force d'albums et de tournées, une certaine reconnaissance artistique et une solide réputation auprès du public metal. Alors que le genre a été pollué (et presque coulé) par d'innombrables formations médiocres, UNEARTH a traversé les années et fait désormais office de "gardien du temple" en continuant à produire une musique sincère et de qualité. Le groupe a encore sorti un des meilleurs albums de 2018 avec Extinction(s). En live, UNEARTH sait aussi s'y prendre. La performance est aussi violente que maîtrisée, et bien valorisée par un son excellent et des lights sympas. Les musiciens sont dynamiques et souriants, le set est très plaisant. Mais avec une petite heure de concert, le timing est serré et il faut faire des choix. Le dernier album n'est ainsi représenté que par 4 titres, pas tant que ça finalement, et certains excellents morceaux passent à la trappe comme "No reprisal". On se consolera avec les incontournables du groupe comme "Never cease", "Zombie autopilot" ou "My will be done". Les nombreux breaks permettent aux plus furieux de se déboîter les cervicales. UNEARTH connaît son sujet sur le bout des doigts et a assuré un show dont le seul défaut était la trop courte durée.


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Setlist UNEARTH

Incinerate (Extinction(s) – 2018)
Survivalist (Extinction(s) – 2018)
This lying world (The Outcoming Storm – 2004)
Never cease (Watchers Of Rule – 2014)
Endless (The Outcoming Storm – 2004)
Giles (III : In The Eyes Of Fire – 2006)
Zombie autopilot (The Outcoming Storm – 2004)
Dust (Extinction(s) – 2018)
One with the sun (Extinction(s) – 2018)
Watch it burn (Darkness In The Light – 2011)
My will be done (The March – 2008)
The great dividers (The Outcoming Storm – 2004)






DARKEST HOUR



Place à d'autres "gardiens du temple" avec DARKEST HOUR. Tout ce qu'on a dit sur UNEARTH est également valable pour DARKEST HOUR, on pourrait presque faire un copié collé. Les deux formations ont débuté dans la deuxième moitié des années 90 et leur notoriété et le respect qu'elles inspirent auprès du public sont assez semblables. Comme ses collègues, DARKEST HOUR nous offre un set plein d'entrain et de savoir faire en matière de melodic death metal / metalcore. On notera que, pour cette tournée, c'est Fernando "Fella" Di Cicco, guitariste du groupe suisse DREAMSHADE, qui supplée Michael Carrigan. Très à son aise, on dirait qu'il est dans la place depuis des années. Les gars de Washington n'ont pas spécialement d'album à défendre, le dernier opus Godless Prophet & The Migrant Flora étant sorti il y a plus de deux ans maintenant sur le réputé Southern Lord Recordings. Ils vont plutôt nous proposer un petit best of de leur carrière, s'appuyant notamment sur Undoing Ruin, pièce maîtresse de leur discographie paru en 2005. Ils ajoutent une petite reprise bien énervée du "Nazi punks fuck off" des DEAD KENNEDYS. Les breaks et les mosh parts sont un peu moins nombreux que dans la partition UNEARTH, les mélodies prennent un peu plus de place, les influences de DARKEST HOUR se situant plus du côté du melodeath nordique, mais l'auditoire y trouve tout de même son compte et réserve un accueil chaleureux à ces valeureux soldats. "Tranquil" conclut le show par une belle passe d'armes instrumentale. DARKEST HOUR a entretenu la flamme avec brio. Comme tous les groupes à l'affiche ce soir.


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Setlist DARKEST HOUR

Knife in the safe room (Godless Prophet & The Migrant Flora – 2017)
Convalescence (Undoing Ruin – 2005)
In the name of us all (Godless Prophet & The Migrant Flora – 2017)
Savor the kill (The Human Romance – 2011)
The sadis.t nation (Hidden Hands Of A Sadis.t Nation – 2003)
Rapture in exile (Darkest Hour – 2014)
Widowed (Godless Prophet & The Migrant Flora – 2017)
No God (The Eternal Return – 2009)
Nazi punks fuck off (DEAD KENNEDYS cover)
With a thousand words to say but one (Undoing Ruin – 2005)
Demon(s) (Deliver Us – 2007)
Tranquil (Undoing Ruin – 2005)

Merci à Lukas Aerbeydt et Feed The Fire, à Bart Steyaert et Stay Heart Concerts et à Het Entrepot - Bruges.




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le 31 mars 2019 par Gandalflegris
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