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Live Reports :: Cult of Luna

Live report : Cult of Luna

Tous les concerts de Cult of Luna Cult of Luna [Hardcore]
vendredi 20 mars 2009 - Anciens Abattoirs de Cognac, Cognac
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Photographe : Alain Grodard




Introduction

Aaaaaah ! 18h ! l’heure où tout va commencer mouhaha! Je suis en train de tourner en rond dans mon appart’ comme un imbécile en attendant mon ami qui se rend, tout comme moi, au concert de Cult of luna, aux Anciens Abattoirs de Cognac. 2h de route. Arg. Quand on aime on ne compte pas parait-il. Et puis quand tu te mets un petit Mistaken element dans la bagnole le trajet est tranquille.
Arrivée 20h15, les portes ne sont pas ouvertes et il y a peu de gens dehors : possibilité d’un bide ? naaan…20h30, un mec de la sécurité passe entre mon ami et moi du genre « Laissez-moi passer les PD ». Rires assurés. Les portes s’ouvrent, mon ami prend sa place et nous partons à la découverte de la salle. Grande tout d’abord et fort originale. Comme son nom l’indique, elle a été crée dans les anciens abattoirs de Cognac et il est amusant de voir au-dessus de la scène des crochets sur les poutres. Gniark ! Un petit bar est installé derrière et le stand habituel de T-Shirt et autres est là, géré par les gars de Cult (ont je reconnais le Lead singer) eux-mêmes. Petit coup d’œil vite fait à la scène en passant, le drapeau du fond, qui représente l’artwork du dernier album de Cult of luna, Eternal kingdom, domine une scène assez grande sur laquelle va débuter Destruction Incorporated, le groupe de Shanka. Enjoy.





Destruction incorporated

Le groupe est bon, ça c’est clair. Shanka est toujours aussi allumé et excité et son jeu de guitare apporte pas mal à ce combo très axé grunge/metal. Le bassiste n’est pas en reste et bouge avec un charisme fort en tapant sur sa basse avec maîtrise tout en chantant avec Shanka, les deux chanteurs se révélant bons mais sans plus. Au niveau du son, pas grand-chose à redire si ce n’est le chant quelque peu en retrait. La puissance est là et la précision aussi mais le public ne réagit que peu au groupe (mis à part des pauvres gamins de 15 ans qui pogotent sur des passages non-adaptés…) même s’il commence à arriver. Bonne surprise donc que Destruction incorporated qui livre un set sans erreur avec un présence folle et un Shanka en délire qui ne parle malheureusement que peu à la foule si ce n'est des "merci", "le prochain morceau s'appelle ...".





Dysfunctional by choice

Après le peu de temps de jeu accordé au premier groupe, les techniciens se ruent sur la scène pour le passage de Dysfunctional by choice dont je ne connais que le nom. Le temps de se balader du côté des chiottes et des T-shirts de Cult of luna et voilà que le concert démarre.
Le groupe est jeune tout d’abord mais le live qu’ils vont donner sera intéressant (du point de vue de la performance cela dit). Le groupe a une présence assez spéciale, les musiciens ne bougent que rarement, ceci étant dû à leur style de musique (très) particulier. Non pas que le concert fût mauvais, mais les compositions du groupe sont juste trop fouillis : elles se perdent en structures diverses qui ne se rejoignent jamais et alors, on peine à comprendre ce que le groupe veut nous dire. Le public le ressent aussi, l’accueil est froid, malgrè un talent indéniable, dont le jeune combo a du mal à se servir. Groupe auquel j’ai peu accroché voilà tout, même s’il n’y avait aucune erreur à nouveau.





Cult of luna

La dalle ! J’ai la dalle ! Il y a des hot-dogs heureusement et une petite bière échangée avec mon ami au comptoir du bar situé au fond de la salle (vraiment très sympa). Le serveur est marrant et me fout une quantité de moutarde jusqu’à ne plus sentir la saucisse et le pain…enfin bon, je vois que sur la scène ça s’active à nouveau ; des gens affluent de plus en plus et la salle se remplit un peu même si c’est pas jusqu’à l’écrasement. Les petits gars de Cult of luna montent alors sur scène, devant leur drapeau et la lumière devient bleue, laissant toutes les autres noires…angoisse.
Le groupe commence avec « And with her came the birds », intro assez surprenante je dois le dire mais qui donne vraiment très bien en live, l’un des guitaristes chantant avec une voix très mélancolique. Le son est très axé sur la basse, on sent que la lourdeur pachydermique ne va pas tarder à se vérifier. Magnifique intro donc, qui cède la place à « Owlwood », premier morceau du dernier album Eternal Kingdom. Les yeux de la chouette sur le drapeau s’illumine comme sur l’artwork du CD et la lumière devient jaune dès le premier accord. Et là, grosse baffe : le son est puissant, chaque note te rentre dedans avec une force incroyable et pourtant,on discerne chacune d’entre elle sans problème. Le micro du milieu est vide et c’est normal, voici que le second guitariste (pas celui de l’intro) pousse la guelante d’une manière hallucinante, encore plus puissante et juste que sur l’album. Le morceau s’enchaine, excellent, sans fautes, les guitaristes ont une présence folle, le batteur a la frappe dure et c’est à peine la fin du morceau arrivée que le groupe commence les notes de « Dim », la merveille de l’album Somwhere along the highway. Je chavire et frémis : le son est nikel, deux des guitaristes se mettent en face et se répondent , la basse appuie superbement bien et l’envolée cultissime du titre commence avec un horrible son de clavier (snif !) ; horrible oui, car trop perçant et quelque peu différent de la douceur du CD. Enfin bon, le son ne dure pas, le morceau continue, les musiciens sont déchainés et bougent dans tous les sens au fur et à mesure que le titre s’envole et que le public plane. Nouvelle surprise avec l’arrivée du chanteur principal de derrière la scène qui se précipite sur la scène avant l’impact violent de la seconde partie de la chanson. Son chant est juste, haineux, plein de tristesse, et je repére tout de suite son toc de scène : le pied de micro avec lequel il joue sans cesse, mais cela ne pose aucun problème heureusement.
La fin de « Dim » absolument énorme laisse la place à « Adrift », morceau de Salvation qui se révéle intense et incroyable. Pour un aperçu du rendu jetez un oeil sur le myspace du groupe, un extrait tiré du futur DVD est dispo.
Petite pause ambiance (légère) et le groupe balance son tube « Eternal kingdom » incroyablement lourd, la basse y étant vraiment pour beaucoup. J’ai les cervicales qui font mal…bon signe. « Leave me here » arrive parfaitement bien, excellente, magistrale, la performance des musiciens est vraiment parfaite, mais j’aperçois l’un des gratteux faire des signes aux techniciens : problème d’effets je crois. Mine de rien, le morceau est imposant et magnifique.
« Osterbötten », l’un des interludes d’Eternal Kingdom se pose là, doux et apaisant mais avec une angoisse étrange qui monte sous cette lumière verte qui se bleuifie (ça existe ?). Et là, tout naturellement, « Finland » arrive et fait mal. Chaque accord est vraiment un ressenti puissant et mon ami en a même le jean qui tremble (ha ha !). Les deux chanteurs hurlent les paroles du morceau avec une hargne véritable et jouissive. Un morceau culte, qui se vit vraiment différement en live même si l’une des guitares était en-deçà de ce qu’il fallait pour la mélodie aèrienne du milieu de morceau.
Une ou deux minutes passées après « Finland » et c’est les premières notes de « Ghost trail » qui se font entendre. Je me sens frémir : le titre est un chef-d’œuvre, l’une des plus grandes compositions du groupe avec son intro au clavier, dérangeante, lente et bon sang : le centre du morceau est vraiment incroyable : cette montée, cette lumière, la folie qui envahit le combo est dingue ! Chaque guitariste se plie en deux, monte sa guitare jusqu’aux nues, le batteur est déchainé, le clavier headbangue à fond…et là, le calme plat : une petite guitare continue, la batterie la suit lentement avant une coupure. Des gens applaudissent, je ne sais pas s’ils savent que ce n’est pas la fin, mais moi j’attends le chanteur qui hurle alors « The king ! » et paf mange toi ça dans ta guele c’est puissant c’est énorme c’est hallucinant ! les deux chanteurs se répondent et le rythme s’accélére, de plus ne plus, tandis que le groupe est statufié, chaque membre fixant le lointain dans une lumière bleue et puis plus rien…





Conclusion

J’ai souvent dû dire « hallucinant », « puissant » ou « incroyable » mais c’est si faible. Cult of luna nous a délivré ici une performance dingue, poétique, magique : sa musique se ressentait par tous les pores de ma peau et les morceaux se vivaient autrement, dans une pleine lumière.
Allez hop, je décide de m’acheter une affiche de la tournée avec mon ami. Arrivé au stand je vois le chanteur adossé au mur. Il me regarde, je le regarde (nous nous regardons quoi ^^) et là je lui lâche un « Incredible, it was an extraordinary show ! » avec mon accent bancal, ce à quoi il me répond : « You think so ? » et il me serre la main en me remerciant d’être venu. Il me demande alors ce que je souhaite dans le stand et moi de suite : « deux affiches s’il vous plait » : je tend l’argent, il la refuse, j’hallucine comme un con tout seul devant lui et je demande alors si je peux avoir une dédicace. « No problem » qu’il me répond le bougre ! Argh je vais mourir ! Il passe le stylo au batteur! Argh je me réincarne et remeurs! Deux signatures sur sept c’est déjà de trop. Je sors de la salle heureux, mon ami de même, je regrette simplement de ne pas avoir pris de photo, celle-ci étant tirée de concerts autres de cette tournée.

Merci à Timo Grivès, mon ami qui m’a accompagné et soutenu dans une galère que je ne citerais pas.

Tracklist:

"And with her came the birds"
“Owlwood”
“Dim”
“Adrift”
"Eternal kingdom"
“Leave me here”
"Osterbötten"
"Finland"
"Ghost trail"



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le 23 mars 2009 par Prométhée
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Commentaires


Aaaaaah ! 18h ! l’heure où tout va commencer mouhaha!


Ce début de live report de fou :nerd: !

Chouette report vieux. J'aurais aimé les voir tiens...

lun. 23 mars 09- 19:02  
merci ma poule, ils sont hallucinants, j'attend le DVD.
mar. 24 mars 09- 13:34  


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