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Live Reports :: Behemoth

Live report : Behemoth

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mardi 22 avril 2014 - Club Soda, Montréal
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Photographe : Unfurl




Texte par Arnaud Stopa

Jeu de miroir au club Soda. Le Metal Alliance Tour s’y est arrêté dans cette partie du monde, loin des terres providentielles nord-est européennes. Une soirée au verre à moitié plein — ou à moitié vide pour les trve — si on considère les deux groupes qui valaient la peine d’être chroniqués.

Le black metal vit actuellement une mutation tant dans l’approche musicale que scénique, et ces changements ont été magistralement prouvé par ces deux groupes : le vieux black de papis norvégien de 1349 et la démarche plus dynamique et mirobolante des Polonais de Behemoth. Explications.




1349 est le groupe parfait pour s’initier aux rites du black, tant il reprend à lui seul les quelques qualités et les plus importants défauts du genre. Maquillage kisso-celticfrostien, costumes de circonstances, voix gutturale incompréhensible, bourinage de tambours, ligne mélodique enfantine, discours déprimant, prestation scénique moribonde.

Alors oui, le black est perçu comme une musique qui s’écoute et non qui se voit. L’approche mortifère et stoïque peut plaire à certains, mais inévitablement on s’ennuie. Et le temps passe difficilement. Les thèmes du suicide, de la mort et de la douleur sont l’apanage du genre. Inconsciemment, le groupe arrive à ses fins : nous pousser à nous ouvrir les veines tout au long des quarante minutes de spectacle.

Que dire alors du ridicule de la situation? Entre un batteur — qui n’était pas Kjetil-Vidar « Frost » Haraldstad, amis qui lisent ces lignes, un chocolat pour celui qui me donne son nom! — en mode automatique, à tambours battants, et des gratteux Idar « Archaon » Burheim et Tor Risdal « Seidemann » Stavenes , à la basse, complètement effacés, on a vu une lueur d’espoir dans l’énergie (du désespoir?) fournie par le chanteur Olav « Ravn » Bergene pour faire vibrer la foule. Sans succès.




De l’autre côté du miroir black, Behemoth fait figure de groupe sous LSD et ecstasy, loin de ce qui se fait sur la scène black depuis presque 25 ans. Les Polonais, venus défendre leur dernier disque The Satanist, succès commercial louangé par les critiques, ont dans leur approche scénique ce quelque chose qui met le feu à une salle. Littéralement, le chanteur Adam « Nergal » Darski apparaît sur le parterre en possession de torches. Le signal est lancé, Blow Your Trumpets Gabriel est chanté et le public se déchaîne. On en avale effectivement nos trompettes.

Behemoth est au black ce que Rammstein est à l’industriel : une troupe forte en terme d’image et de prestation, rénovatrice d’un genre, capable d’influencer la prochaine génération de groupes de metal. À en juger hier soir, on espère que cela arrivera au plus vite!




Car oui, les codes black sont toujours respectés — maquillages, costumes, symboliques antichrétiennes —, mais ils sont transcendés à un tout autre niveau.

L’énergie hardrockienne de Nergal, haranguant la foule constamment, fait oublier les errements vocaux du début — pas facile de commencer avec Blow… le titre le plus technique du dernier album.

Zbigniew « Inferno » Promiński, à la batterie a joué à merveille, ce faisant aidé sur At the Left Hand ov God par un roadie sur un solo à 4 mains. Décernons une mention spéciale à Patryk « Seth » Sztyberm à la guitare rythmique, pour sa capacité à soutenir le reste du groupe sur les solos. Quant à Tomasz « Orion » Wróblewski, à la basse, il a pu montrer tout son talent sur certaines parties où les lignes de son instrument pouvaient être mises en valeur, ne décevant aucunement.
Un spectacle complètement théâtralisé, souligné par une lumière stupéfiante, ne laissant la place à aucune improvisation certes — et tellement rodé qu’il s’est fini 20 minutes à l’avance! — et qui opte pour une liste de titres répondant parfaitement à cette exigence de qualité, mais voir le renouveau d’un genre plus que moribond et prévisible se dérouler sous nos yeux, ça n’a pas de prix.

Na pewno najlepszy koncert blackmetalu mojego życia.

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le 24 avril 2014 par Unfurl
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