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Live Reports :: Amnesia Rockfest 2013

Live report : Amnesia Rockfest 2013

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...
vendredi 14 juin 2013 - Montebello, Montebello
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Unfurl




Retour aux sources

Toi, qui me lis en ce moment, dans ton fauteuil tranquillement installé en Europe, tu n’as peut-être pas entendu parler de ce qui s’est passé de l’autre côté de l’Atlantique.

L’Amérique est en phase test. Les festivals metal, c’est le point fort des européens. Mais ici, au Québec, c’est en train de se développer tranquillement. Doucement mais surement... enfin... «surement» n’est peut-être pas le terme adéquat.

Je ne vous chanterai pas de louanges sur le Heavy MTL, ça viendra plus tard ça.
Non, non. Aujourd’hui je vous parle d’un festival qui a lieu dans une ville de 1000 habitants (vous voyez venir la comparaison?).
En 2011, je couvrais, pour Metalship, le D-Tox Rockfest de Montebello. Aujourd’hui, en 2013, je suis de retour dans la petite ville de l’Outaouais où le Rockfest est en train de grossir sans harnais de sécurité.
Le Rockfest s’appelle aujourd’hui le Amnesia Rockfest (changement de commanditaire!). Il s’étend toujours sur 48 heures et il est toujours situé dans la marina de la petite ville québécoise. Le président fondateur est toujours le même, ce même bonhomme au teint blafard (comme se plait à le dire Mononc’ Serge, artiste punk local).
Sauf que cette fois-ci le jeune homme de 26 ans se retrouve mêlé dans une histoire digne de Frankenstein.





Highway to Hell

Rentrons dans le vif du sujet. Nous sommes le 14 juin 2013, et le soleil tape fort. Nous, joyeux petits médias que nous sommes, arrivons en ville afin de récupérer nos accréditation, passes photo, bracelets d’entrée etc. Nous sommes accompagnés de deux de nos amies (dont Amarylis, une metalshipienne!).
Le programme des prochaines 48 heures est terriblement alléchant. Une affiche légendaire de par sa complexité, son délicat équilibre et son mélange extrêmement subtil entre gros metal bien gras, punk hardcore bien dégueulasse et ska festif. Les headliners sont puissants, et surtout, donnent dans tous les domaines.

Nous, joyeux petits médias que nous sommes, sommes fin prêts et équipés à rentrer sur le site pour commencer à travailler. Autre son de cloche pour nos amies qui doivent passer, elles, par l’entrée «générale» des spectateurs afin de récupérer leurs billets achetés au préalable en ligne.
Il est impossible de savoir, de source sure, le nombre exact de billets vendus. Le bruit circule rapidement: on parle de plus de 100 000 personnes.
100 000 personnes. Nombres de guichets de billetterie: 11. Besoin de faire un calcul? Non? Parfait.
C’est donc un gigantesque entonnoir qui se forme et dans lequel s’engorgent plusieurs milliers de festivaliers impatients. 
Nombre d’heures d’attente pour récupérer un billet et entrer sur le site: variable.
Certains festivaliers disent avoir attendu près de 5 heures. Pour nos deux amies, ça aura été un beau 3 heures 30. Tu voulais voir des bands de début de journée? «Too bad, too sad»...





Péripéties de suédois

La journée part plutôt mal. Mais dieu merci, le Amnesia Rockfest a su apporter aux festivaliers de l’or en barre pour ce qui est de la musique. Les hostilités commencent avec Slaves On Dope sur la scène Musique Plus. Les québécois savent ce qu’ils font, et le public (ceux qui ont réussi à entrer) commence à comprendre dans quoi il s’est embarqué.
Par la suite, je me rend face à la scène Loto-Québec pour apprécier la performance des suédois de Millencolin. Leur équipement est resté coincé dans la soute d’un avion de British Airways. Le groupe est pas content et balance une belle pub sur la compagnie aérienne. La scène fait environ 255 mètres de haut et abritera, tout au long du festival, des légendes de la musique violente que nous aimons tant.
Le Rockfest cette année se munit de 5 scènes. La «main stage», la scène Musique Plus, plus petite, ainsi que deux scènes «secondaires» nommées après les défunts Mitch Lucker et Tony Sly, respectivement des groupes Suicide Silence et No Use For A Name, ayant joué leurs dernières performances canadiennes au Rockfest de Montebello peu de temps avant leurs décès. ... Oh et j’oubliais presque la scène «pay to play». Je reviendrai sur cette histoire un peu plus loin





Du hardcore s'il vous plait

Je me pousse vers la scène Tony Sly pour aller jeter une oreille à Agnostic Front, je ne sais pas trop pourquoi, mais j’avais envie. Puis ça a valu le coup, performance lourde, violente à souhait. Je me suis bénie de ne pas avoir à regarder ça depuis la fosse, puis j’ai fait demi tour afin de ne pas manquer Killswitch Engage sur la scène principale.
Ce groupe est une véritable bombe nucléaire. Autant leur musique ne m’a jamais fait fantasmer, autant je dois leur donner tout le crédit d’avoir offert une prestation mémorable. Fidèles à eux même, ça bouge, ça saute, ça danse et ça fait des grimaces à longueur de temps. Bref, de quoi combler littéralement un fan.
Je marque un break (et j’en ai marqué un aussi à ce moment précis pendant ma journée) pour vous parler un peu de la scène que tout le monde a rebaptisé la «scène pay to play»...




Peu de temps avant le festival, un journal publiait un article révélant que les artistes «locaux» se produisant au Rockfest, ne recevait aucune compensation. Pire encore, ces derniers devaient débourser de leurs poches pour pouvoir se pointer sur la petite scène «découverte». Une vente de 50 billets minimum par groupe «invité» à jouer au Rockfest. Je ne m’étalerai pas plus que cela, les infos sont très faciles à trouver, et les commentaires aussi. De mon côté, la pratique ne me surprend pas. Néanmoins l’histoire a fait énormément de vagues au Québec. Ce qui me dérangeais un peu plus, c’était de savoir que les groupes ne se voyaient même pas offrir de l’eau ou de la nourriture. Tu veux jouer? «ben mon tit criss, tu payes toute osti». 
En arrivant sur le site, vendredi matin, un pauvre «gars de groupe» voit nos bracelets, comprends que nous ne sommes pas des festivaliers «traditionnels», nous arrête, et nous demande où il peut entrer sur le site pour aller poser le merch de son propre groupe... Le coeur serré, nous lui disons que nous n’en savons rien et nous le regardons partir avec ses énormes boîtes de stock... Triste.





Cornemuse et poutine froide

Je reviens aux groupes, puisque les américains de Dropkick Murphys sont les suivants sur la liste. On commence avec une cornemuse et un banjo et on finit avec tout le public qui saute dans tous les sens. Ça fonctionne, la formation arrache, et il est temps d’aller se chercher à manger.
Voici donc le récit de mes dédales dans l’antre du monstre. N’ayant pas encore eu vraiment l’occasion de quitter l’arrière scène pour me mêler à la populace (hahaha, je sais, je sais). Je pars en quête de quelque chose de diététique et d’équilibré pour mon seul repas de la journée. Par diététique j’entends bien gras, bien salé et surtout bien cher.
Pour 15$, je repars avec un cheeseburger au pain sec et une poutine au goût douteux. Au moins j’ai du pepsi!

Et là, un punk (ni bourré, ni drogué, promis juré!) s’adresse à moi... C’est le début des révélations.
«De toute la journée, je n’ai pas vu un seul membre du staff pour aider et guider les gens, il n’y a aucune poubelle sur le site, tout est dégueulasse. Il n’y a personne pour assurer la sécurité du monde.» Après une liste d’éléments divers et variés sur la qualité de l’organisation du festival, je pose la question qui tue: «Tu reviendras l’an prochain?» ... La réponse est sans appel: «non.» Il me sert la main, me dit qu’il a été vraiment content de parler à un média, et je reprends ma route vers les scènes.
Dropkick Murphys ont terminé.





Let's meet Social D.

Je me retranche donc du côté de la grande scène pour assister à la venue de Rancid. La légende punk qui a bercé mes années skate, l’époque où on se sent différent parce qu’on écoute du vieux punk, du vrai bon, approuvé par la communauté.
Tim Armstrong et ses copains sont prêts. Malheureusement, difficile pour moi d’apprécier la prestation du groupe sur une scène aussi énorme. J’ai un faible pour un bon petit show de Rancid dans une salle pas trop massive. Toutefois, l’énergie est là et le public est volontaire. Pour moi, le show de Rancid marque le début d’une soirée épique.
Je coupe court au spectacle pour me rendre à l’hôtel qui surplombe la marina. Au programme, une entrevue avec Chino Moreno et Abe Cunningham du groupe Deftones. L’interview sera bientôt disponible sur Metalship! Gardez l’oeil!
Une fois ma séance de bla bla avec Deftones terminée, je retourne sur le site du festival pour assister à la fin de la performance de Social Distortion. C’est vieux, c’est old school, c’est punk, un peu rockabilly, c’est méchant et ça pue la bière. Mais ça cartonne. Un autre très bon point pour le festival. À ma connaissance, certains festivaliers n’ont fait le déplacement au Rockfest, que pour «Social D.» ...





Deftones!

Moi je trépigne en attendant la venue de Chino et ses copains sur la grande scène, mais fait un mouvement vers la scène Musique Plus pour voir les québécois de Kataklysm démolir le public. Le grand point fort de Kataklysm, c’est qu’ils sont capables de broyer une scène peu importe sa taille. Que ce soit sur la main stage du Heavy MTL ou la scène moyenne du Rockfest, la formation sait nous en mettre plein la gueule.
Mais vite vite, demi-tour et retour vers la grande scène. C’est au tour de Deftones.
Probablement le groupe avec le plus mauvais éclairage de tout le festival. Chino Moreno apparaîtra dans un halo bleu marine, et ce sont les chansons de l’album Diamond Eyes qui démarrent le set. Sergio Vega, à la basse et Stephen Carpenter a la guitare seront totalement invisibles tant ils sont mal éclairés. Quant à Abe Cunningham, à la batterie, oubliez le, totalement absent de la scène. Au fond, sans lumière. Dommage.
Le set se découpe en Diamond Eyes > Koi No Yokan > Vieux classiques. C’est parfait.
Malheureusement, je dois abandonner Deftones en cours de route afin de retourner à l’hôtel. Autre ambiance, je rencontre Noodles, le charismatique guitariste de The Offspring.





The Offspring, God damn!

On rigole, on parle un peu de tout... Dans le fond, j’entend Deftones entonner Change, mon morceau préféré. Mais la conversation avec Noodles vaut le coup!

L’énergie commence à quitter mon corps, mais il m’en reste assez pour assister à la performance de The Offspring. Ma perception est biaisée tant j’aime ce groupe. Beaucoup diront que leur show manque de mordant, et que le groupe semble un peu blasé sur la scène. Malgré tout, la bande à Dexter livre les gros classiques pour faire danser le public, l’éclairage est démentiel, et totalement festif, un excellent moyen de conclure une première journée!
Nous faisons un rapide détour sur le toit de l’hôtel pour constater le nombre de personnes tassées devant la grande scène. La vision est frappante, le sol complet de la marina de Montebello est noire de monde. La première journée du festival, musicalement parlant, est un grand succès.
On rentre, mal aux pieds et acouphènes. La suite demain!





JOUR 2

Le premier point positif du jour 2 au Amnesia Rockfest est que les billets ont déjà été récupérés par les festivaliers.
Le deuxième point positif de la journée, le line-up. Salut bonjour, aujourd’hui, ça sera BIG. Et ça commence fort, dès midi, imaginez la claque, Lagwagon ouvre le festival...

...Enfin presque...

Une fois arrivée sur le festival, le constat est marquant, le site est vide... il est 11h40 et il n’y a presque personne. Les festivaliers sont retenus à l’extérieur du site, à nouveau engorgé. Les questions turbinent, si Lagwagon commencent à midi, comment les festivaliers vont ils pouvoir y assister!





Dédales de début de journée

C’était sans compter sur les tours de passe passe de Alice et Marilyn! En effet, nous apprenons d’un garde de la sécurité que les éclairages, décors et autres systèmes techniques des deux headliners de ce soir viennent tout juste d’arriver et sont en train d’être installés. Par conséquent, aucun groupe n’a accès à la grande scène. Tout l’horaire est donc décalé. Nous avons la chance de pouvoir parler aux gens «responsables» et au courant de la situation. Mais expliquer tout ça à plusieurs milliers de festivaliers frustrés est une autre histoire. Le porte parole de l’évènement Mathieu Marcotte prendra le micro sur la scène musique plus (oui parce que rien n’est branché sur la grande scène, là où devait jouer Lagwagon!) et explique aux festivaliers ce qui se passe. On comprend vaguement que Lagwagon sera reprogrammé plus tard dans la soirée sur l’une des petites scènes. L’horaire qui nous est donné est vague, mais on fera au mieux. Premier couac de la journée, presque réglé. 






Mighty Mighty Bosstones, les messieurs en costumes rayés

Mais malheureusement, nous ne savons plus vraiment qui jouera à quelle heure sur quelle scène. On espère que l’horaire prévu conservera un minimum de logique.
Le silence règne sur le site du Rockfest. En effet, aucune scène n’est vraiment active.
Il faudra attendre l’arrivée des Mighty Mighty Bosstones pour que les hauts parleurs reprennent du service.
Combo joyeux, vêtus de costumes à rayures, trombones et saxophones, les Mighty Mighty Bosstones nous offre un ska festif et énergique à souhait. L’un des membres du groupe ne semble avoir aucune fonction précise, à part danser comme si sa vie en dépendait.
On quitte le pit avec le sourire et on repart vers la grande scène où les problèmes semblent être résolus.





The Transplants, Pennywise et autres folies

C’est au tour de The Transplants de démarrer le moteur de la main stage du Amnesia Rockfest. The Transplants c’est un peu un giga best of du punk de weirdo. On y retrouve le fameux Tim Armstrong de Rancid, Skinhead Rob d’Expensive Taste et ni plus ni moins que Travis Barker de Blink182 à la batterie. Le groupe s’offrira Lars Frederiksen de Rancid en guest bonus lors de la performance. On assiste donc à un espèce de gros micmac punk bordélique mais qui tombe à point nommé pour apaiser la soif musicale des festivaliers. Bon, on est sauvés.
Dans les décalages, je me rends compte que je rate la prestation de Comeback Kid, bravo Unf’ bien joué!
Bon, je me rabats donc vers Pennywise. Je n’ai jamais vraiment trippé sur Pennywise, par conséquent leur performance me laissera de marbre. Mais les fans, qui les attendaient de pied ferme ont été servis. Line up original et gros gros tubes. Encore un bon point.





Anthrax

Suivant next, Anthrax mother fucker. Le premier vrai gros nom métal de la journée embarque sur la scène principale. Fond de scène, décors, et tout le toutim! Scott Ian et ses camarades réchauffent l’atmosphère, la fosse émane d’effluves de transpiration et une puissante vague de chaleur vient frapper le devant de la scène. On comprend alors que les premiers vrais mosh pits et circle pits ont démarré. Et Anthrax fait son boulot bien comme il faut. Les gardes se sécurité sont vite dépassés par les évènements. Sans savoir que le plus difficile est à suivre.
En quelques secondes, nous filons vers la scène Tony Sly pour espérer capter un morceau de la performance de Lagwagon... Mais une fois arrivés sur place, le chaos. La scène, trop petite, la fosse, trop petite, le nombre de punks déchaînés, trop grands. La sécurité n’est plus du tout au rendez vous, les barrières menant aux arrières scènes sont sur le point de s’effondrer et sont retenues avec peine par quelques courageux gars de la sécurité. Nous ne nous éternisons pas et faisons demi tour pour retourner vers la main stage.

Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo



Lamb Of God

Étant une massive fan de Lamb Of God, j’ai eu l’occasion de les voir dans toutes les configurations possibles. Petites salles, arénas, grands festivals, petites scènes, très grandes scènes. Et toutes les fois, la prestations des américains est d’une violence inouïe. Lamb Of God arrive frais, Randy vient d’être acquitté, et ont un nouvel album sur les bras. Un album qui est un gros point fort dans la discographie du groupe. Puissant, énergique et très violent, du bien comme on aime. Toutefois, Randy soulignera à quel point il est important pour le public de faire attention à eux, afin de ne pas reproduire de situation tragique. Les gardes de sécurité cueillent les crowd surfers comme des petites fleurs. Des petites fleurs qui pullulent dans tous les sens. Les gens se déchaînent et soulèvent à nouveau une vague humide et chaude au dessus de la foule. Impressionnant. La prestation fut courte mais intense. On en aurait bien repris un morceau.





Marilyn Manson

Après l’efficacité offerte par Lamb Of God, mes attentes envers Marilyn Manson étaient très hautes. L’avantage de Manson aujourd’hui est qu’il est en tournée avec l’un des papis du rock les mieux conservés. Par conséquent, son jeu de scène doit être capable de concurrencer ce bon vieux Alice Cooper. Manson est mauvais sur scène, il chante faux. C’est un fait, c’est comme ça. Mais niveau visuel, il ne déçoit pas. Paillettes, confettis, et autres folies parsèmeront la performance du révérend. Au niveau de la set list, des gros classiques aussi. MobScene en live, ça torche. Point.
Malheureusement je ne verrai pas bien le reste de la performance de Manson, les médias ayant été mis à la porte au bout d’une chanson. Mais j’entends et voit la scène depuis l’arrière. Dommage, de ne pas avoir pu mieux voir...





Alice au pays de Cooper

Manson bat en retraite et laisse place à Alice Cooper. Aaaaah Alice... Nos parents adoraient, et nous aussi on adore! Alice Cooper a beau être vieux (faut pas se mentir), il sait comment donner un bon show. Costumes, décors, et surtout, une superbe intégration des ses musiciens dans les éléments de l’histoire qu’il crée. La belle guitariste Oritanthi Panagaris (ancienne guitariste de Michael Jackson, fyi!) fait tourner les têtes par son talent et sa chevelure blonde. Alice Cooper lui, se lâche! Des monstres géants, une infirmière zombifiée, sa fameuse camisole de force ainsi que la guillotine feront partie du show. Sans aucune vraie interaction avec la foule, Alice Cooper parviendra a nous mener tout droit dans le cauchemar qu’il aura crée de toute pièce.
Le rappel prendra tout le monde par les couilles. En effet, sur le morceau Eighteen, Alice Cooper sera rejoint par un Marilyn Manson blafard, enveloppé dans un grand manteau noir, très classe et très sobre... Cooper sort de scène après nous avoir salué chaleureusement avec ses musiciens. Et une fois encore, aucune déception. Les faces des gens au premier rang traduisent parfaitement la qualité du spectacle qu’Alice Cooper apporte à son public.
«Malade» comme on dit ici!





Hero of festival

Rise Against en tout dernier... pourquoi? Aucune idée. Personnellement, à la place de Rise Against, passer après le show d’Alice Cooper m’aurait donné des complexes. Mais la formation de Chicago s’en sort plutôt bien! Malgré le fait que leur performance n’aura aucunement l’éclat de celle d’Alice Cooper, Rise Against arrachera les dernières gouttes d’énergie au public du Rockfest.
Mais le froid nous saisit, et nous marchons tranquillement vers la voiture, et rentrons au campement. Fin du Rockfest.





Le mot de la fin jusqu'à la prochaine fois.

Ma conclusion est très mitigée. Pour ma part, j’ai passé un très bon Rockfest, mes amis et moi avions la chance d’être hébergés chez quelqu’un qui nous a offert tout le confort, douche, toilettes et petit déjeuner. Nous étions au sec et très choyés. Nous avions une bonne place de parking près du stand des médias. Bref, tout allait bien.
Mais les échos entendus de la part des festivaliers font très peur. Des places de camping payées qui n’ont jamais retrouvé leurs vrais propriétaires, des navettes qui oublient les festivaliers dans des zones de campings a plusieurs kilomètres du site, des toilettes qui débordent et dont le contenu envahit une partie du site du festival, très très peu de poubelles qui a causé un étalement incroyable des déchets... bref, beaucoup de point qui ont amputé les festivaliers d’une bonne partie du plaisir.
Encore une fois, le Rockfest aura peut-être vu trop grand, misant tout l’argent sur des gros noms sur l’affiche, faisant fi de la sécurité et du confort du public. Une soixantaine de gardes de sécurité pour plus de 100 000 festivaliers. C’est une erreur monumentale et l’organisation doit se sentir chanceuse qu’aucun évènement majeur, émeute ou bousculade sérieuse n’aient eu lieu.




Néanmoins, le festival n’est pas tout noir non plus, beaucoup de fans confirment que le festival a comblé toutes leurs attentes, et en effet, les artistes présents ont donné tout leur coeur et leurs meilleures performances au public de Montebello. L’organisateur a encore un bout de chemin a faire, mais son festival, avec un peu plus d’organisation pourrait devenir un évènement majeur en Amérique du Nord. Beaucoup de reproches ont été faits à Alex Martel, fondateur du festival de ne pas vouloir déléguer et de porter beaucoup trop de responsabilités sur ses épaules. Le Rockfest est son bébé, et comme tout parent protecteur, je comprends parfaitement que le jeune homme veuille garder tout contrôle de son festival. Néanmoins, gardons en tête qu’un type comme Ben Barbaud, organisateur et fondateur du Hellfest, pas beaucoup plus vieux que monsieur Martel, a réussi à créer un festival de grande envergure, tout en en gardant le contrôle. Un modèle qu’Alex Martel devrait copier avec soin, afin de faire du Rockfest le meilleur week-end de toute l’année.




Ce festival me tient à coeur, justement parce qu’il me rappelle le Hellfest en plus petit. J’y suis attachée malgré le fait que je n’y suis allée que deux fois. L’édition de cette année aura été un peu troublée, mais est-ce que j’irai l’an prochain? Probablement.
Est-ce que je jugerai tout ce qui se passera par rapport à ce que les gens ont vécu cette année? C’est certain.
Est-ce que des améliorations seront faites? J’en suis sure!
Est-ce que je vous conseille ce festival? Définitivement, et ce malgré les quelques couacs que peuvent rencontrer tous les festivals existants.



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le 23 juin 2013 par Unfurl
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Commentaires


Dommage que les festivaliers et les groupes locaux n'aient pu être aussi accomodé que les médias. Content que les prestations en ont valu la peine.
mer. 26 juin 13- 20:00  
Bien d'accord avec toi.
Cela dit, l'organisation a finalement annoncé que tous les groupes allaient recevoir un cachet. Ce qui est une très bonne chose.

dim. 7 juil. 13- 19:16  


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