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Live Reports :: HEAVY MTL (jour 2)

Live report : HEAVY MTL (jour 2)

Tous les concerts de Slipknot Slipknot [Neo Metal]
Tous les concerts de Marilyn Manson Marilyn Manson [Metal]
Tous les concerts de In Flames In Flames [Melodic Death Metal]
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Tous les concerts de Overkill Overkill [Thrash Metal]
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Tous les concerts de The Agonist The Agonist [Melodic Death Metal]
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dimanche 12 août 2012 - Parc Jean-Drapeau, Montréal
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Unfurl




The Agonist

Texte par Arnaud Stopa

Metalship est de retour dans l'arène Heavy MTL pour une deuxième journée qui s'annonce beaucoup plus clémente. Pas de pluie torrentielle prévue pour le moment...
On est prêt à plonger dans la foule, tout de suite.

Pour ce début de journée, c'est la formation locale The Agonist qui nous plonge tout de suite dans l'ambiance. Un groupe qui tranche dans la staticité de la première journée. Ici, c’est enjoué, ça bouge de partout. Le guitariste Danny Marino cherche le public, tout comme le bassiste Chris Kells. La chanteuse Alissa White-Gluz, à la palette vocale très large, dégage une énergie intéressante, surtout lorsqu’elle s’essaie en français. Dommage par contre que musicalement, ils ne se différencient pas de la multitude de groupe metalcore qui existe en ce moment, et cela même si le public a suivi, au vue du mosh pit qui s’est formé.

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Overkill

Les vétérans du seul groupe de trash du festival arrivent sur la scène principale dans le but de faire remuer la foule. Il a juste fallu qu’ils arrivent sur scène que le public était chaud bouillant.

Dans l’ensemble, la prestation a été très énergique. Le très gestuel chanteur Blitz a montré de beaux restes de sa voix, après plus de trente ans de carrière. « You look good but you smell bad » nous a-t-il dit. Le bassiste Carlo D.D. Verni a démontré une belle présence scénique, en s’agitant de son bord, acclamé par le public. On applaudira aussi les riffs ravageurs du guitariste Dave Linsk sur Rotten to the Core.

Cette venue trash old school était la note parfaite pour remémorer à tous quelles sont les valeurs du Heavy metal. Et montrer à tout le monde, que même en étant vieux, on peut avoir plus de rage et de puissance scénique que certains petits jeunes!

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Gojira

Visiblement très attendu, le groupe français Gojira avait beaucoup de pression sur ses épaules. Et ils n’ont pas déçu. Le death ravageur et très technique a plu à une foule plus nombreuse qu’on l’espérait à cette heure-ci de la journée. Entamant sur le génial Oroborus, le groupe a déployé toute sa virtuosité, et à fait découvrir au public montréalais novice, son dernier album, L'Enfant Sauvage.

Le bassiste Jean-Michel Labadie fait preuve de conviction en paraissant transcendé par le concert, au point qu’on l’imagine capable de casser en deux sa basse. Il est le seul à vraiment se mouvoir sur scène, le reste étant comme samedi, un spectacle statique de headbang. L’avantage avec un groupe français est de parler français. Lors des prises de parole du chanteur Joe Duplantier, il a fait part de ses émotions vis-à-vis du soutien du peuple québécois. Une intervention chaleureusement applaudie. Mention spéciale au batteur Mario Duplantier, qui a délivré une grosse performance durant les sept titres joués.

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Trivium

Deuxième passage au Heavy Mtl pour Trivium, et force est de constaté que la prestation a été moins percutante que l’année passée. Cela reste toutefois un des meilleurs concerts de la journée, puisque le groupe reste extrêmement dynamique sur scène, cherchant à faire participer le public, comme dans le concours de chant «This is metal». Le chanteur Matt Heafy n’a pas arrêté de féliciter le public, le plus fou selon lui, en le comparant à celui de Toronto la veille.

Sur les sept titres joués, on a retrouvé les classiques Rain ou encore Throes of Perdition. On a surtout plus apprécié la complicité des musiciens, qui n’hésitaient pas à jouer en duo. Une image bien rare dans ce Heavy Mtl qu’il fallait le mentionner. Seul regret au tableau, c’est d’avoir vu le groupe finir son spectacle plus de huit minutes en avance. Les titres sont certes long chez Trivium, mais j’ai le souvenir de titres assez courts qui pouvaient rentrer dans ce temps-là.

Matt Heafy nous racontait en interview à quel point il avait aimé le Heavy MTL de 2011 et à quel point il voulait être de la partie pour l'édition 2012. À voir le sourire sur son visage, sa satisfaction a du être complète!

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The Dillinger Escape Plan

Difficile de chroniquer DEP, d’une part parce que j’y ai pris ma pause diner, mais aussi parce que c’est le groupe plus remuant de la journée. Au mauvais sens du terme. Car le côté irrévérencieux a certes plu à un public déjà bien imbibé d’alcool, cela aura été moins le cas pour les techniciens qui voyaient les micros se jeter à terre comme un mégot de cigarette.

Les côtés positifs sont tout de même là. Le concert est énergique, plein de surprises – comme le chanteur Greg Puciato qui monte sur la structure de la scène avant de s’attaquer à la grosse caisse de la batterie. Il existe une vraie complicité dans le groupe qui rend l’ensemble cohérent, malgré un genre très difficile d’accès pour un public très hétéroclite. Un concert violent, dans le bon sens du terme, où les musiciens se sont allés à leur instinct... Et ce en volant un masque de l'un des gardes de sécurité.
Mention spéciale à ces derniers qui ont maintenu des dizaines de personnes en vie...durant toute la durée du festival!

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Suicidal Tendencies

Le seul groupe punk de l’affiche arrive enfin sur scène. Comme ils se font rares en ce moment, l’attente était grande. Et le public n’a pas été déçu. Le groupe trentenaire a offert un spectacle vivant, que certains groupes devraient copieusement s’en inspirer.

Beaucoup d’énergie est venu de la part de Mike Muir, le chanteur, qui gesticulait dans tous les sens, courrait de gauche à droite, s’arrêtait, jouait avec ses instrumentalistes. Une bonne énergie diffusé au public, qui s’est déchainé d’une violence telle qu’on en a rarement vu. Les plus assagis ont pu headbanger sur les notes du bassiste Tim "RAWBIZ" Williams, qui avait affuté sa gratte de cordes jaunes et vertes fluorescentes. Les quatorze titres ont souvent été entrecoupés par des interventions de Mike, qui communiait sa joie et sa bonne humeur d’être là. Au final, un des moments forts de la fin de semaine a permis à la foule de monter d’un cran dans les festivités.

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In Flames

Troisième venue d’In Flames en un an à Montréal, la deuxième pour le Heavy Mtl. Et pour cause, le groupe suédois remplace sur le pied levé Lamb of God, en proie à des difficultés judiciaires en République Tchèque. On comprendra alors pourquoi Anders Friden, le chanteur, s’est plaint qu’on lui a gâché ses vacances paisibles.

Pour autant, on a eu à faire avec un bon In Flames, proposant un set classique d’onze titres, dont les classiques Trigger ou Take This Life. On a maintenant l’habitude, Anders, dans un état normal contrairement à l’année dernière, a plaisanté avec le public entre chaque titre, sortant son iPhone pour filmer une foule très contente d’en la fosse : ça sautait jusqu'à très loin en arrière. À part ça, il n’y a rien à dire, le public avait déjà sans doute en tête la prochaine prestation.

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Marilyn Manson

Visage blanc, bandeau rouge dessiné sur les yeux, voilà comment apparaît l’icône de la musique gothique sur la scène principale. Marilyn superstar, voilà comment il est accueilli.

Malgré l’impression qu’on a de voir un chanteur dans un état second, Marylin Manson produit un spectacle tonique et injurieux : « Montreal motherfuckers » nous appelle-t-il. Débutant par des titres de son dernier album, il faut attendre la prestation de Mobscene pour voir le public s’agiter et reprendre le titre par cœur. Autre moment fort, la reprise de Personal Jesus, dans des habits d’une noirceur rare. En effet, Marilyn change souvent de costumes entre ses chansons, laissant la joie aux quelques stylistes présents dans la foule. N’oublions pas Sweet Dreams, pendant laquelle Marilyn s’est lâché sur les cordes vocales et qui a mis le public en délire.

Il faudra attendre un petit rappel pour atteindre le summum du spectacle. Marilyn, remaquillé, est revenu sur scène en révérend satanique pour interpréter Antechrist Superstar. Il se sera pris au passage à une Bible, pour la plus grande joie de ses fans, même pas déçu d’un concert raccourci sans improvisation.




Clou du festival, les Iowiens de Slipknot ont amassé les foules. Un parc noir de monde, et pas seulement à cause des vêtements. C’est sur (sic) et des effets pyrotechniques que s’élance la bande à Corey Taylor sur scène. Une entrée fracassante, dans des habits de prisonniers américains, et bien entendu, masqués.

Tout de suite, le regard est attiré sur la percussion de Shawn Crahan, qui est monté sur un monte-charge tournant, et qui n’arrêtera pas de monter et de descendre tout au long du spectacle. Sid Wilson, le DJ, en profitera même pour escalader plus d’une fois la structure, pour ensuite headbanger derrière le percussionniste qui n’hésite pas à sortir la batte de baseball pour faire entendre son instrument, ou encore a masturber un godemiché rose pendant les pauses.

Pour le reste, cela reste statique, mais qui leur en voudront. Sur les écrans géants on voit une fontaine de sueur dégouliner des masques du guitariste James Roots et de Corey Taylor. Un véritable marathon sans doute pour eux, les bouteilles d’eau défilent à vive allure sur la scène. Cela ne les empêche pas de chercher le public. Corey est toujours porté à scander des Montréal pendant les titres pour faire réagir le public. Ou encore lorsqu’il demande au public –et même à la sécurité !– de s’asseoir, c’est tout le parc qui obéit, avant d’exulter en sautant.

Le moment le plus intense du spectacle, voire du week-end, sera l’hommage rendu au guitariste Paul Gray, décédé il y a deux ans. «Notre seule raison d'être ici, c'est de célébrer la musique de Paul Gray», a rappelé Taylor à la foule. «On vient ici depuis 13 ans et vous êtes le meilleur public. Vous et nous, on est une famille. Voulez-vous chanter pour notre frère Paul?», a-t-il continué pendant que s’amorçait Duality, repris en long par les fans.

En conclusion générale, difficile de comparer ce Heavy Mtl à celui de l’année dernière. Plus de groupes de grandes envergures, mais mal dispersé dans le temps. Cela a donné l’impression d’avoir un samedi plus faible que le dimanche. On s’énerve toujours et encore contre le racket orchestré par l’organisation à ne laisser qu’un point d’eau et à vendre des bouteilles d’eau à 4$ alors qu’il a fait lourd une bonne partie du temps. Et encore une fois, des gros soucis au niveau techniques, puisque les voix ont été inaudibles une bonne partie du temps, ou en tout cas était bien plus faible que les instruments. Malgré tout ça, la bière a coulé à flot, les festivaliers n’ont pas été déçu et tout le monde est reparti content de cette fin de semaine. Au final, c’est tout ce qu’on demande.

Des fans comblés, une organisation efficace, du gros son, des gros bands, et de la bonne bière...
La recette d'un week-end réussi!



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le 16 août 2012 par Unfurl
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Commentaires


Voir les 7 commentaires précédents
Bon fest en gros si on va voir les bons trucs.
Pour The Agonist, Metalmou n'aime pas non plus donc ça va.

sam. 18 août 12- 23:17  
Oui bon fest mais c'est très loin de valoir le hellfest. Je préfère les affiches un peu moins ciblée metalcore, death! Pas un seul groupe de heavy, pas un seul groupe de folk et encore moins de prog ou de symphonique. Si il n'y avait pas eu SOAD et Slipknot, j'y serais pas aller, c'est tout de même assez cher! Mais je ne regrette pas, rien que SOAD valait l'achat!
sam. 18 août 12- 23:49  
Perso, j'aimais bien le motocultor de cette année (ainsi que l'affiche de la foire aux vins). Mais bon, j'aurai bien aimé voir le heavy MTL.
dim. 19 août 12- 09:50  
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