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Live Reports :: HEAVY MTL (jour 1)

Live report : HEAVY MTL (jour 1)

Tous les concerts de System Of A Down System Of A Down [Neo Metal]
Tous les concerts de Five Finger Death Punch Five Finger Death Punch [Metalcore]
Tous les concerts de Killswitch Engage Killswitch Engage [Metalcore]
Tous les concerts de Cannibal Corpse Cannibal Corpse [Death Metal]
Tous les concerts de Between The Buried And Me Between The Buried And Me [Metalcore]
Tous les concerts de Job For A Cowboy Job For A Cowboy [Death Metal]
Tous les concerts de Kataklysm Kataklysm [Death Metal]
Tous les concerts de Periphery Periphery [Metal Progressif]
Tous les concerts de The Faceless The Faceless [Death Metal]
Tous les concerts de Veil Of Maya Veil Of Maya [Death Metal]
Tous les concerts de Goatwhore Goatwhore [Death Metal]
Tous les concerts de Fleshgod Apocalypse Fleshgod Apocalypse [Death Metal]
Tous les concerts de Origin Origin [Death Metal]
Tous les concerts de Exhumed Exhumed [Grindcore]
...
samedi 11 août 2012 - Parc Jean-Drapeau, Montréal
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Unfurl




Texte par Arnaud Stopa et Unfurl

Metalship était présent une fois de plus à l'édition 2012 du fameux festival métal nord-américain (Montréalais pour notre plus grande fierté). Le HEAVY MTL.
En deux mots, le Heavy MTL c'est 48h d’acouphènes et d'ampoules aux pieds. Le Heavy MTL c'est un nombre incalculable de groupes se produisant les uns à la suite des autres sur 3 différentes scènes réparties sur le superbe site du Parc Jean Drapeau.
Le Heavy MTL, c'est des bouteilles d'eau à 4$, des poutines qu'on mange en ayant les fesses dans l'herbe en regardant un bon gros show bien dégoulinant de sueur.
Le Heavy MTL c'est, cette année, près de 44 360 personnes, dont beaucoup de touristes, venus profiter du plus important festival de l'année pour les métalleux. La France a Clisson et son Hellfest. L’Allemagne a son Wacken Open Air. Ben nous, on a le M*therF*cking Heavy MTL.

C’est reparti pour le Heavy Mtl en 2012. Cette année, une affiche très intéressante pour une grande ambition : celui de tenir un nombre record de spectateurs. Et c’est sans doute un pari tenu, au vue des difficultés qu’il y a eu à se déplacer tout au long du week-end.




Mon compatriote Arnaud et moi même arriverons aux alentours de 14h, découvrant un site organisé sensiblement pareil à celui de l'année dernière. La configuration du site est également la même que celle du superbe festival Osheaga, qui eut lieu une semaine auparavant.
Si le festival Osheaga accueille un public en robe a fleurs et à petite chemise propre, les festivaliers de cette semaine ont prévu le coup. Les tshirts à l'effigie de tous les groupes possibles et imaginables défilent déjà sur le site. Les bottes martèlent le sol encore sec menant aux deux immenses scènes principales. La scène Jägermeister et la scène Heavy MTL. La scène de l'Apocalypse (sur laquelle j'avais vu les Djs de Birdy Nam Nam et qui s'appelait la "scène piknik electronik" une semaine avant) accueillerait aujourd'hui des gros guitaristes chevelus!
La journée commence d'ailleurs sur cette fameuse scène Apocalyptique avec le groupe Dark Century, gagnant du concours "battle of the bands" (En Route vers Heavy MTL)
La performance ne manque pas de mordant, et le groupe encore jeune et vigoureux attaque son public malgré le fait qu'il ne soit encore que 2h45 de l'après midi.

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Between The Buried And Me

Après une petite marche en direction des deux gigantesques scènes principales, nous voici propulsés devant un public déjà nombreux et, pour le moment, un soleil radieux...

Considéré comme l'un des meilleur groupe de métal actuel, on pouvait attendre BTBAM un peu plus haut sur l’affiche. Il n’empêche, le groupe a su se faire apprécier par le petit public qui était déjà présent.

Comme on pouvait s’y attendre, en 45 minutes, les rois de la prog n’ont pu faire valoir que quatre de leur titres dans une prestation musical très intense, mais aux reflets scéniques très en deçà de ce qu’on pouvait espérer. Après tout, c’est du progressif, et on ne pouvait pas à s’attendre mieux. Peut-être à cause du faux rythme imposé par le premier titre de 14 minutes, White Walls. Un concert donc des plus classiques, mais la force des compositions a amené le public à en redemander plus.

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Kataklysm

Il y a 2 ans, lors de l'édition 2010, Kataklysm avait fait un succès monstre, avec sa puissance musicale et le fait que le groupe soit le fier représentant du metal québécois sur la scène internationale.

Grosse attente du public donc que de revoir Kataklysm, un chantre de la scène québécoise, qui rappelle ses 20 ans d’existence sur scène. Pour les six petits titres qu’ils ont joués, la bande à Maurizio Iacano ont su faire plaisir à leurs nombreux fans en jouant des titres fédérateurs comme It turn to rust.

Scéniquement, on reste dans un concert peu dynamique, mais tout de même énergique. Le guitariste Jean-François Dagenais et le bassiste torse-nu Stéphane Barbe se contentant de jouer leurs partitions, lançant à de rare fois des regards sur la foule. Maurizio quant à lui se pliait littéralement en quatre et rappelait qu’il fait toujours plaisir de jouer à domicile. Le public l’a cru, et s’est déchainé pendant tout le concert.

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Cannibal Corpse

N’y allons pas par quatre chemins : le concert de Cannibal Corpse a sans doute été le plus ennuyeux de la fin de semaine. La raison vient d’un set très technique, difficilement accessible aux nombreux néophytes du festival et à une prestation scénique proche du néant. À part headbanger, le quintet américain ne sait pas faire grand chose. L’ennui est le plus total pour moi, je préfère aller me rassasier. Mais la foule dorénavant compacte devant la scène semble apprécier vivement ce concert, au nombre de crowd-surfers qui se retrouvent pris dans les bras de la sécurité.

Lors de la dernière venue de Cannibal Corpse à Montréal, le groupe avait péniblement rempli le premier étage du petit club soda, mais le public était un spectacle à lui seul. Cannibal Corpse est encore peut-être trop élitiste pour être servi en plein jour à un public moins "éduqué"...

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Killswitch Engage

Au tour du nu-metal de Killswitch Engage de se faire juger par le public montréalais. Et ça commence plutôt mal avec l’apparition de la pluie, une vraie trompe d’eau s’abat sur le parc Jean-Drapeau. Mais cela ne suffit pas pour refroidir les fans, et encore moins le chanteur Jesse Leach. Fraîchement de retour au sein du groupe après le départ du très impressionnant Howard Jones

Pour la première fois, on sent une envie d’aller plus loin que la musique. Ça court à droite à gauche, le bassiste Mike d’Antonio fait des blagues sur scène, entre deux canettes de bière. On éprouve un sentiment de confiance et de sympathie pour le groupe. Au niveau de la musique, le groupe nous a offert une sélection de ses meilleurs titres, comme My Curse ou The End Of Heartache.

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Deftones

Première grosse affiche de la fin de semaine, Deftones est venu en ici en terrain conquis. Le public, toujours plus nombreux, a ovationné l’entrée en scène de Chino Moreno, bien amaigri. Les meneurs du nu-metal ont offert une prestation forte en émotion, si fort que Chino a saigné du nez une bonne partie du spectacle. C’était digne d’un concert en tête d’affiche, et on aurait aimé que cela dure plus d’une heure.
12 titres ont été joué durant lesquels Chino n’arrétait pas de jouer avec son micro filaire. Les instrumentalites, eux, ont plutôt été statiques, même si on percevait une complicité entre le bassiste Sergio Vega et le batteur Abe Cunningham.

Entre les morceaux ultra cultes, tels que My Own Summer (Shove It), Digital Bath et Change, la formation parvient à intégrer de nouvelles pièces de Diamond Eyes. Le show s'étant naturellement entamé sur le violent Rocket Skates.
Mention spéciale à Chino Moreno qui, à chacun de ses passages sur scène semble de plus en plus en forme!





Five Finger Death Punch

Je m’excuse auprès de tous mes lecteurs, mais je n’ai pas accroché à ce groupe, proche musicalement de Disturbed. J’ai donc quitté le public au bout de six titres – la faim, une nouvelle fois –, et apparemment il s’est passé plein de choses après.

Il n’empêche, Five Finger Death Punch a fait le job. Un show propre, violent au bon sens du terme, mais très respecteux. Le chanteur Ivan L. Moody s’en est même amusé de cette réputation de violence tout au long du spectacle, en blaguant, en faisant connaissance avec le public. « Nous sommes une famille maintenant ! » a-t-il fait savoir. Respect aussi quand il rend hommage aux autres groupes du festival ou encore lorsqu’il quitte la scène pour laisser la place aux solos de son guitariste Zoltan Bathory. Un très bon moment pour les fans en soit.

Les réactions des autres peuvent toutefois sembler mitigées, est-ce que le fait que FFDP ait la lourde tâche de chauffer la foule avant le passage des monstrueux System Of A Down a fait en sorte que l'impatience était presque palpable vers la fin de leur performance...?

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System Of A Down

Le concert le plus attendu de la journée arrive. Derrière un drap blanc se trouve System of a Down, reformé depuis deux ans maintenant. L’attente fut longue pour les fans, qui ont gouté à leur plaisir pendant les une heure trois-quarts du show, durant lesquels les plus grands titres de la formation américano-arménienne ont été joués.

Le spectacle commence sur Prison song, reprise en cœur par le public – comme tous les titres d’ailleurs –, où l’on a pu directement constater la grande forme de Serj Tankian par son sourire et ses mimiques si particulières. Puis, le tout est allé de crescendo, avec des titres comme Needles, Hypnotise ou Psycho. On a surtout eu le droit à une magnifique prestation de Lonely Day dans un moment suspendu dans le temps où le guitariste Daron Malakian a rappelé que Serj n’était pas le seul à avoir une belle voix. Le concert repart de plus bel pour finir sur les indémodables War, Toxicity et Sugar.

On reprochera par contre à SOAD d’avoir dérouler sa prestation sans faire un clin d’œil à son public. Cela manquait complètement de spontanéité, voir de charme. On notera aussi les claviers sur certains titres inaudibles. Les problèmes de son ont été un problème récurrent sur tout le festival, c’est vrai, mais cela n’a pas empêché une partie du public d’apprécier à sa juste valeur certains titres qui en usait.

Un chapeau tiré à l'organisation du festival, pour avoir réussi à faire venir une formation que le public réclamait depuis longtemps, à corps et à cris.
Une première journée boueuse, mais vivante. Une bonne nuit de sommeil, et nous serons de retour demain!



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le 16 août 2012 par Unfurl
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Commentaires


Voir les 1 commentaires précédents
Personnellement, je ne comprends pas pourquoi le manque de communication avec le public est un handicap. Quand la musique parle d'elle même, aucun besoin de combler les vides. Hin 5FDP, c'est à toi que je parle. ;D
sam. 18 août 12- 21:33  
c'est sur qu'il faut savoir doser entre aucune communication ou presque et beaucoup trop de blabla (en plus pas original du tout^^). Laissez la musique parler c'est bien, mais une intervention entre deux chansons permet aussi de rythmer un peu le show, de le rendre moins linéaire et plus personnel.
sam. 18 août 12- 23:23  
Autant d'excellents groupes ... quelle chance ! Et superbes photos comme toujours ;-)
mar. 28 août 12- 16:01  
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