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Live Reports :: Gojira

Live report : Gojira

Tous les concerts de Gojira Gojira [Death Metal]
mardi 1 mai 2012 - La Sirène, La Rochelle
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Photographe : Miko




Combo x2

Combo x2 avec cette date de Gojira à La Rochelle. Redécouvrir le monstre français en live oui et même OUI, mais aussi découvrir La Sirène, la salle de concert qui a tout juste un an et fait parler d'elle dans la région. Arrivé bien avant l'ouverture des portes pour une interview avec Gojira (que vous pourrez visualiser bientôt) en compagnie de mon comparse Miko nous découvrons un bâtiment chouette de chez chouette avec une coque de bateau retournée en guise de toit et un grand escalier façon Cannes. Le temps de manger un bout dans un ***** avec des serveurs à l'ouest et en liberté conditionnelle et nous voici dans la première salle de La Sirène qui fait double-bar et scène annexe pour les groupes d'un autre calibre. L'ambiance y est sympathique et le temps de prendre une bière, on annonce Warattah, première partie de ce soir.





Warattah

L'accès à la salle se fait par des escaliers, preuve que le bâtiment en impose question taille. La salle principale dans laquelle nous allons suivre la soirée est très belle et grande, d'une capacité de 1200 dixit le site. Le merch est situé derrière la table de mixage et coupé par des rideaux de même qu'un petit coin buveurs avec ce qu'il faut de bidons de bière.
Warattah entre en scène donc, le public ne remplit pas la salle mais est déjà conséquent surtout pour une première partie. Groupe inconnu pour Miko et moi, Warattah est de Bordeaux et joue une sorte de Power Metal thrashisant emmené par son chanteur/guitariste qui commence le concert torse nu, histoire de faire péter les phéromones à vitesse grand V, comme leur musique. Premier constat : les lumières sont superbes, bénéficiant d'un matériel énorme mais le son est lui beaucoup moins flatteur même si l'on arrive à distinguer ce qui se passe. Warattah joue carré lui, et ses membres font ce qu'ils peuvent pour motiver le public à bouger, sans résultat...Le guitariste semble jouir sur place, faisant des mimiques faciales assez hilarantes tandis que le chanteur/guitariste se débrouille à la voix, même s'il exécute les mêmes cris au début de chaque riff, façon Mass Hysteria. Musicalement, on a la sensation d'avoir face à nous un Machine Head, en beaucoup moins bien, et nous devons bien reconnaître que la prestation ne nous a pas convaincu.





Gojira

Retour à la case bière dans la salle du dessous, nous profitons de la pause pour découvrir la boutique vinyls de La Sirène encore chiche en la matière et plutôt petite. Le public est beaucoup plus conséquent pour Gojira lorsque nous arrivons de nouveau dans la salle. Pour tout dire, la salle est même pratiquement pleine pour accueillir les français, dont l'immense affiche en toile de l'Enfant Sauvage s'élève au fond de la scène. Les techniciens vérifient le son de chaque instrument et c'est dans l'obscurité et la fumée que l'on aperçoit les membres de Gojira entrer en scène, Mario en premier et Joe en dernier qui s'en va tout droit vers son ampli faire un boucan d'enfer avant de lancer le riff de « Space Time » en pleine face d'un public déjà surchauffé.





Réminiscence

Le son est énorme, le groupe toujours aussi précis, et c'est un véritable bonheur de voir ce morceau en live, rarement joué par les landais ces dernières années. L'ambiance dégagée est profonde, intensifiée par les lumières bleutées qui inondent la scène et chaque membre du groupe semble meut par une joie immense d'être là. « Space Time » à peine terminée, c'est « Remembrance » qui déboule, véritable rouleau-compresseur absolument incroyable en live. Encore une fois c'est une surprise de la part de Gojira, qui avait mis de côté ce tube de The Link pendant longtemps. Le voir aussi carré, aussi mystique et implacable dans son exécution me rappelle alors indéniablement le mythique The Link Alive et pour un instant la sensation de se trouver en plein Théâtre Barbey me gagne.





Un show intense

Le groupe continue dans les morceaux-claques avec « Backbone » de From Mars To Sirius. Même si le titre est entendu et ré-entendu, il reste aussi efficace en live, provoquant de grands mouvements dans la fosse. Gojira est en pleine forme, bougeant dans tous les sens, Joe exposant son charisme comme jamais, rampant sur scène pratiquement, tandis que Jean-Michel se démonte toujours autant le cou à headbanguer comme un malade et à chanter les paroles en même temps que le frontman, de même que Christian, sourire aux lèvres pendant tout le concert. « Flying Whales » vient apporter de la douceur dans la salle, toujours aussi superbe, servie par des lumières définitivement sublimes. On regrette bien sûr la vidéo à l'arrière-plan, remplacée par la toile de l'Enfant Sauvage, qu'on aurait espéré revoir plus développée mais le groupe se suffit à lui-même bien sûr, assurant la spectacle à la fin du morceau, les musiciens tournoyant sur la scène, échangeant leur place de manière fluide en faisant danser leurs instruments. C'est à un show vivant et profond auquel on assiste et le public donne de la voix dans arrêt pour témoigner de la claque qu'il se prend ce soir.





Une ambiance énorme

Bien entendu, The Way Of All Flesh sera de la partie, même si mis de côté au profit de vieux morceaux comme « Wisdom Comes » - hyper violent – ou le traditionnel « Clone », dont le ralentissement final a été sévèrement accentué. « Toxic Garbage Island » est donc de la partie et fait bouger le pit comme jamais. Au chapitre des morceaux rarement joués, « Ocean Planet » fera son apparition, tout en apesanteur et charme. A noter : la joie manifeste du groupe à être ici – c'est leur première date à La Sirène et certainement à La Rochelle – attestée par l'humour de Joe et la complicité des musiciens, Mario allant jusqu'à lancer une bouteille d'eau sur Labadie lors de l'annonce de sa région natale (le Pays Basque). Le moment attendu arrive bien sûr, et Joe annonce le single du nouvel album, qui prend une dimension très profonde en concert, la voix du leader bénéficiant d'effets aériens très à propos. Le groupe clôt le concert avec « Vacuity » mais compte bien sur le public pour leur rappeler qu'un concert c'est aussi un rappel, et voilà le groupe qui revient sur scène pour jouer « Oroborus », restant pour serrer des mains à la pelle, les deux frangins Joe et Mario faisant de grands saluts bras dessus-bras dessous comme si c'était leur tournée d'adieu.

Setlist:

- Space Time
- Remembrance
- Backbone
- Flying Whales
- Toxic Garbage Island
- Clone
- Wisdom Comes
- L'Enfant Sauvage
- Ocean Planet
- Vacuity
- Oroborus





Conclusion

Grosse claque que ce concert de Gojira donc, qui nous fait malheureusement oublier Warattah, contrairement à la précédente tournée où Trepalium avait davantage assuré la comparaison. Qu'à cela ne tienne, la salle est très sympa, le public au rendez-vous et surtout le concert était énormissime, en attendant une tournée spécifique à l'Enfant Sauvage, pour voir le nouvel album en action.



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le 7 mai 2012 par Prométhée
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Commentaires


AHAH les serveurs à l'ouest et en liberté conditionnelle !! c'etait assez fou en effet
sam. 12 mai 12- 13:36  
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