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Live Reports :: GIGANTOUR

Live report : GIGANTOUR

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vendredi 3 février 2012 - Centre Bell, Montréal
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Photographe : Unfurl




Texte par Arnaud Stopa

L’année commence bien au Centre Bell. Le premier show metal est un hymne au heavy metal de tous les âges. C’est pourquoi on a retrouvé un public très hétéroclite dans les rangs de l’aréna.

Ce même public qui m’a énervé toute la soirée. Excusez du peu, je ne sais pas si nous, les journalistes, nous avons été placés dans un endroit propice aux débordements. Mais je tenais à dire que ce qui m‘a gâché le spectacle ce sont les vieux quadras complètement saouls devant moi qui font une crise pendant 15 minutes parce qu’on les a surpris à fumer un joint, qui gueulent à Lemmy les titres qu’ils veulent entendre – on s’entend, il y a 30 mètres en ligne droite entre les deux – et qui te tombent dessus sans t’excuser ; les groupies de 16 ans aux voix suraigües qui crient à chaque mot de Dave Mustaine ; les vieux soulards qui stagnent pendant 20 minutes sur les marches, empêchant toute vision du show. Bref, pour une fois, le Centre Bell a montré ce qu’il y a de pire comme public.




Lacuna Coil

Sur un changement d’horaire de dernière minute – interversion entre eux et Volbeat –, je n’ai pas pu assister à leur show. J’étais pourtant bien prêt à assister à un groupe que je considère comme incontournable sur la scène gothique, tant pour leur album Comalies, sorti en 2001 que pour la plastie de Cristina Scabbia.

Volbeat

Pour une première apparition à Montréal, les Danois ont frappé fort. À en croire les fans venus en nombre, ils étaient très attendus. Et le public n’a pas été déçu

Les détracteurs du groupe pourront dire ce qu’ils veulent, que ce soit trop commercial, trop formaté ou prédictible, il n’empêche que les titres Rockabilly-metal sont taillés pour la scène. Sur les dix titres, pas une seconde d’ennui. Le rythme des chansons, et le calibrage style années 1960 y sont pour beaucoup.

Regardez un peu le clip de A Warrior’s Call, qui a été joué en introduction, et vous aurez un peu la prestation scénique du groupe. Le groupe a gardé les tics elvisiens qui permettent un bon dynamisme sur scène. Tous de noir vêtu, lunettes à la Blue Brothers, les privilégiés sont les premiers rangs de la scène constamment sollicités par le trio de gratteux. Michael Poulsen, chanteur et lead guitare, est peut être le moins présent, sans doute parce qu’il doit souvent être au micro. Mais il se rattrape entre les titres, à haranguer la foule ou sortir une blague.

Quant à ses deux comparses, Anders Kjolholm, le bassiste à la démarche très… Michael J .Fox dans Retour vers le futur, et Hank Shermann, venu en renfort après le départ Thomas Brendhal, on les a surtout vus prendre du plaisir. C’est chill, comme on dit ici.




Je tourne les pages de mon calepin, et puis je vois à la page « Motörhead » : « Bah, c’est du Motörhead ! » Pas sûr que l’agent du groupe appréciera une critique aussi peu développée. Donc c’est quoi, du Motörhead ? Dans un style télégraphique, je dirais:

Du fun. De la bière. Un sacré solo de Mikkey Dee. Du fun. Un heavy metal pêchu. Lemmy qui articule toujours aussi mal. Du fun encore. Du whiskey. Phil Campbell communicatif et proche du public. Une fosse agitée. Du cuir. Des titres de légendes, comme le récent I know How You Die, le mythique Ace of Spades ou Going To Brazil. Des motos.Du fun encore et toujours.

Et puis finalement, beaucoup, beaucoup de plaisirs.




Le gros du spectacle arrive. Derrière le rideau, le groupe entame sur Trust. Le rideau tombe et nous revoilà dans les années 1980. Éclairage d’une autre époque, dirons-nous.

Venir à Montréal est toujours particulier pour Megadeth. On se souviendra qu’en 2006, le tueur dans la tuerie de Dawson était un fan du groupe. Les médias se sont alors trouvé un coupable désigné pour cette folie. Il en faut peu pour déstabiliser Dave Mustaine.

Mais ce soir, on aura compris que même si l’émotion était encore palpable – au moment d’entamer Peace Sells, le public scandant le nom de Dave l’a mis mal à l’aise au point de ne pas être capable de commencer -, on a reçu un spectacle de bonne qualité.

Dave Mustaine était le centre de l’attention. Cet éternel adolescent aux cheveux bouclés a fait dans la dentelle sur les solos. C’est une grande qualité, mais qui tend à devenir un défaut. Avec les groupes d’un certain âge, les shows sont mieux ficelés et plus techniques, amenant un manque d’originalité, pendant que les groupes plus jeunes cherchent l’originalité – malheureusement, pas tous.




On retiendra le respect qui existe au sein du groupe, et cela même après les conflits personnels entre Dave et David Ellefson, le bassiste. Aux solos, seul le soliste est sur le devant de la scène, les autres se mettent en retrait.

Sur Poison Was the Cure, on a eu le droit à un duo entre David et le batteur Shown Drover, seuls sur scène. On entendait pourtant le chant de Dave. Un enregistrement ? Étrange en tout cas.

La bonne surprise – surtout pour moi – de la soirée a été la venue sur scène de Cristina Scabbia pour le titre À tout le monde. J’ai beaucoup observé. C’est tout.

Au final, Megadeth a fait le même effet à Montréal que Vic Rattlehead, la mascotte du groupe, passant derrière eux sur Guns Drugs & Money. Quoiqu’il a pu se passer sur scène, on avait les yeux rivés sur lui. Megadeth est une attraction musicale et visuelle qui mérite qu’on s’y attache de plus près. Pour peu que les blondinettes arrêtent de crier.



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le 9 février 2012 par Unfurl
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Commentaires


Chanceuse. Très jolies photos !
ven. 10 févr. 12- 20:23  
wouai c'étais un super show
mar. 14 févr. 12- 02:58  


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