L’année 2012 s’annonce lourde. Et le Métropolis ouvre la saison en accueillant un monstre de la scène. En effet,
Machine Head est la tête d’affiche de la soirée.
Étrangement, le Métropolis n’est pas aussi plein que ce à quoi je m’attendais. Tant mieux d’un côté, puisque ça nous laisse la possibilité de s’installer à de très bonnes places au balcon.
Le groupe ayant été présent au Heavy MTL l’été passé, j’avais hâte de pouvoir les voir en headline face à un public affamé.
La prestation ouvre sur I Am Hell où la voix de
Robb Flynn se fait presque robotique. Puis, Be Still and Know, Imperium et enfin Beautiful Mourning finissent de mettre la machine en marche.
Les gars de la sécurité sortent de nombreux kids de la fosse par les pieds.
Machine Head c’est gros, gras et heavy.
Robb Flynn tient son public par les bijoux de famille remerciant chaleureusement le public montréalais entre chaque chanson ou presque. Adam Duce lancera des regards agressifs et de grands mouvements de cheveux, et Phil Demmel sera le «type cool» de la soirée, pointant certaines personnes du doigt dans le public, et adressant des sourires à tour de bras.
Le public remuera toujours plus sur The Blood, The Sweat, The Tears, puis
Robb Flynn adressera un message de «coaching personnel» avant de balancer The Locust, tiré de leur dernier album, Unto The Locust.
Toutefois, même si leur dernier album s’avère très efficace,
Machine Head est à son meilleur lorsque les morceaux issus de leur album The Blackening sont passés à la moulinette. Les pièces de The Blackening sont en effet d’une violence à toute épreuve, et interprétées à la perfection. Ainsi quand Aesthetics Of
Hate retentira, mes bras seront parcourus d’un long frisson. Par la suite,
Robb Flynn proposera au public d’entendre un titre de leur début. Il racontera avec émotion que jamais il n’imaginait que, 17 ans après la création de
Machine Head, il serait toujours debout sur scène face à un public toujours aussi fidèle. Et que c’est grâce à cette fidélité que
Machine Head a pu poursuivre sa route et en arriver là où ils sont aujourd’hui. Old, ramènera les fans aux racines du groupe. Puis les lumières ne cesseront de s’éteindre et de se rallumer, laissant penser à chaque fois qu’il s’agit du rappel. Or
Machine Head ne semble pas s’essouffler.
Bulldozer et Ten Ton Hammer viendront précéder Who We Are qui démarrera accompagné d’images de fans avec les paroles de la chanson inscrites sur les bras, diffusées sur l’écran en arrière-scène.
Puis, vient enfin le vrai rappel. Et pas n’importe quoi puisque c’est Halo qui viendra me mettre une bonne grosse claque. À moi comme au reste du public qui en profitera pour ouvrir un bon gros circle pit. Puis, le point final du concert se fera au son du classique Davidian, qui conclura une performance qu’on pourra qualifier d’exemplaire.
Machine Head réunit tous les éléments d’un show parfaitement ficelé. Musicalement, des interprétations parfaites, un son nickel, et beaucoup d'interactions avec le public.
J’avais attendu longtemps avant de voir
Machine Head en headline... l’attente en a valu la peine! À refaire! Le plus vite possible!