Live Reports ::
Corey TaylorLive report : Corey Taylor
Corey Taylorjeudi 1 décembre 2011 -
Théâtre Corona,
MontréalVoir toutes les infos de ce concert
Photographe :
UnfurlCorey Taylor en solo...
Je me rappelle avoir vu
Stone Sour en 2007, un de mes premiers concerts. Je me souviens avoir eu la chance de rencontrer
Corey Taylor avant le spectacle. La petite salle de la Rock School Barbey de Bordeaux faisait en sorte que très peu de fans étaient présents.
Je me souviens, après avoir emménagé a Montréal, que je me suis ruée dans la grande aréna du Centre Bell pour assister à la performance de
Slipknot. L’un des plus gros et impressionnant spectacle auquel j’ai eu l’honneur d’assister.
En ce premier décembre 2011, je me suis surprise à recevoir une accréditation pour le show de
Corey Taylor, le frontman du monstre à neuf têtes.
Corey Taylor, en solo.
AUCUNE idée de ce que pouvait donner une performance solo de
Corey Taylor.
Le personnage étant profondément charismatique, aucun doute que cela allait être original. En arrivant au petit théatre Corona, on constate que beaucoup de fans arborant des tshirts
Slipknot se sont déplacés.
On apprend également que
Corey Taylor a trois heures de retard… Son avion vient d’atterrir. On patiente donc…
Au bout d’un moment, les lumières s’éteignent et une intro tonitruante annonce le début du spectacle.
Corey Taylor arrive sur scène, sourire aux lèvres et s’excuse platement de son retard. Coiffé d’un béret, barbe rousse au menton et sweat-shirt Star Wars, le chanteur de
Slipknot entame son one-man show.
Le spectacle se déroule en 3 (voire 4) parties. En premier lieu, nous dit-il, il nous racontera ce qui lui passe par la tête, des anecdotes, ses récits de voyages et les raisons de son retard, ses mésaventures dans les aéroports et autres petites histoires qui alimentent sa vie. Par la suite, Corey prendra le temps de nous lire des passages de son livre (The Seven –Deadly- Sins) et le public pourra, après cela, prendre la parole pour poser des questions à l’auteur qui se tient sur la scène.
Nous annonçant sa 37ème année,
Corey Taylor plaisantera en disant qu’il s’absentera rapidement après les questions, histoire de faire une « pause pipi » avant de revenir, d’empoigner une guitare et de nous jouer à peu près n’importe quoi.
Pendant une bonne demi-heure,
Corey Taylor nous parlera donc de nombreuses mésaventures aéroportuaires. Puis, nous racontera son passage a diverses soirées de charité, critiquera le gratin people hollywoodien avant de prendre son livre en main de nous faire une lecture d’un passage de son livre.
La partie « questions-réponses » avec le public se verra alimentée de beaucoup de questions fortement intéressantes de la part de fans dévoués. Certains évoqueront les albums de
Slipknot, les chansons et les paroles de
Stone Sour. Quelqu’un dans le public demandera à Corey de nous parler de sa relation avec son père, ce qu’il fera sans gène.
Le temps de faire une courte pause, et
Corey Taylor réapparaît sur scène, guitare à la main et se met à nous interpréter des chansons de
Stone Sour. Se moquant lui-même de sa voix faible et fatiguée (mais qui reste, soit dit en passant, terriblement impressionnante), il enchaîne tube après tube.
Puis, alourdissant un peu l’atmosphère, il dédiera une chanson a Paul Gray, qu’il terminera les larmes aux yeux, avant de reprendre avec une chanson de
Nine Inch Nails,
Alice In CHains, accompagné par son ami dont le nom m’échappe. Performance très efficace mais qui, soyons honnête, ne débordait pas de bonheur comme
Corey Taylor lui-même le soulignera.
Par la suite, il décidera que, pour remettre tout le monde dans un bain de bonne humeur, il fallait interpréter des conneries. Le générique de Bob L’Éponge ainsi que celui de Scoubidou seront de parfaits remontants.
Une fois ces passages délirants terminés,
Corey Taylor nous laissera savoir à quel point nous sommes chanceux d’assister à son spectacle au mois de décembre... En effet, pour ceux qui n’étaient pas au courant, monsieur
Slipknot nous fournit, pour les fêtes de fin d’années, un album de Noël (qui selon lui, a été le disque le plus libérateur qu’il n’ait jamais enregistré). Et, en guise de conclusion de ce spectacle très singulier, ce sera le morceau X-m@s qui retentira dans le théâtre Corona.
En conclusion,
Corey Taylor en solo, qu’est-ce que c’est? Eh bien c’est tout d’abord un one-man show, un stand-up. Un show d’humour où l’on vient écouter le chanteur masqué que l’on connaît bien déblatérer des bêtises et nous raconter des anecdotes toutes plus invraisemblables les unes que les autres. On vient écouter un point de vue différent sur le monde actuel, sur Hollywood et sur le monde du show-business. On vient aussi écouter des histoires racontées par un type qui a vécu plus de choses dans sa 15 ans de sa vie que vous n’en vivrez jamais dans toute la votre.
Et puis, à la fin, on a même le droit à un peu de musique!
Bizarre comme "concert"!
jeu. 8 déc. 11- 22:43