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Live Reports :: Betraying the Martyrs

Live report : Betraying the Martyrs

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Tous les concerts de Nephalokia Nephalokia [Metalcore]
Tous les concerts de Gravity Gravity [Metalcore]
Tous les concerts de Demented Demented [Death Metal]
vendredi 11 novembre 2011 - Le Black Room, Bordeaux
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Ce soir, la toute nouvelle salle 'Le Blackroom', qui a plus l'allure d'un bar que d'un zénith, accueille la date bordelaise de la tournée nationale des fameux Betraying the Martyrs, accompagnés pour l'occasion de Gravity, Nephalokia et des locaux Demented.

Même si la communication autour de l'évènement a été quasi-nulle, près d'une centaine de personnes se pressent devant les portes pour accueillir le phénomène 'Christiancore' français. Et comme Metalship est dans tous les bons coups, votre serviteur s'est empressé de rater le match France-USA pour vous concocter un petit report sympa. Je tiens d'ailleurs à m'excuser d'avance, l'appareil photo sensé vous ramener de superbes clichés a connu un sort bien malheureux (surtout pour moi!), du coup ce report ne sera point accompagné de photos.





Demented

Après de longues minutes de préparation, les premiers accords retentissent. Demented, le groupe local de la soirée, est là pour chauffer l'auditoire. Son arme à lui, un Death Metal incisif, prêt à mettre tout le monde d'accord.

Si sur album la sauce prend plutôt bien, il semble que le combo bordelais peine à trouver son public ce soir. Si le rendu n'est pas forcément décevant (hormis Nessim (chant), qui a bien du mal à motiver le public et qui manque de présence), c'est plutôt au niveau du son que Demented pêche: les guitares broient tout sur leur passage, le chant se retrouve bien trop souvent noyé dans un vacarme assourdissant, que la basse bien trop présente dans le mix' finit par étouffer. En clair, les bordelais ne jouent pas vraiment dans des conditions rêvées, et malheureusement ce soucis aura raison de leur prestation. On verra même en direct la mort du micro de Nessim, obligé de galérer pour reprendre son poste de hurleur avec du matériel prêté par Gravity...
Heureusement, les musiciens donnent tout (le batteur trempé de sueur après seulement deux titres!), et ne se démontent pas. On se doit d'ailleurs de souligner leur maîtrise (sacrés guitaristes)...

Demented part au combat pendant les trente minutes de son set. Au programme, les "Reviving Fire", "Sacrifices" ou "The Mirror" emballent facilement le public connaisseur, malgré un jeu de lumière quasi-inexistant.

Un concert intéressant, à revoir avec des conditions adéquates.





Gravity

Après plus d'une demie-heure, les montpelliérains de Gravity investissent les planches du Blackroom. Pour beaucoup, le groupe menée par la charmante Emilie n'est pas vraiment connu, et c'est bien grâce à ça que les jeunes musiciens comptent surprendre l'assistance bordelaise.

Dès l'entame du show, on comprend que Gravity aura l'effet d'une baffe. Déjà, le son est à mille lieues de celui de Demented. Cette fois-ci, les instruments sont plus ou moins bien à leur place, et la sauce commence à prendre. Le Metalcore de Gravity, s'il n'est pas spécialement original sur album, est quand même sacrément couillu en live, et ce même si c'est une fille qui hurle (désolé, c'était trop tentant!).

"Evasion" lance les hostilités, le public répond présent instantanément. Il faut dire qu'Alex (guitare) sait motiver les troupes... Mais la belle surprise, c'est bien Emilie qui, malgré sa petite taille, arrive à prendre le public par la gorge et à étonner les plus virils d'entre nous. Les pogos commencent, "Elle" et sa mélodie accrocheuse n'en finissent plus de scotcher les bordelais.

Puis là, c'est le drame. Un petit coup d'œil en coulisse, et Gravity nous annonce son dernier titre, "437", après seulement quinze minutes de jeu! Le public a beau manifester son mécontentement, pas un morceau de plus ne sera joué ce soir... La raison? Les tramways bordelais arrêtent de circuler aux alentours de minuit, ce qui risque de causer en plein show de Betraying the Martyrs un départ prématuré d'un public désireux de rentrer chez lui.

Du coup, ce concert qui avait tout d'une bonne claque s'est vu tronqué d'une bonne partie de son set. C'est bien dommage, mais il y a fort à parier qu'avec le peu qu'on ait vu, le prochain passage bordelais de Gravity risque de rameuter les foules...





Nephalokia

Malgré la réduction du temps de jeu de Gravity, la soirée a toujours du retard, ce qui fait que tous les techniciens s'affairent à monter le matériel le plus rapidement possible. Sans perdre de temps, les musiciens de Nephalokia débarquent sur scène sur la bande-son de Oui-Oui (!). Si la bonne humeur semble être de mise, les toulousains ne sont pas pour autant venus en touristes et ont bien l'intention d'imposer leur Metalcore teinté d'influences Post.

Muni de sa capuche, Arnaud entre en jeu après quelques minutes. Le chanteur semble surexcité, et donne à lui tout seul une dimension chaotique (dans le bon sens du terme) à la prestation de Nephalokia. Le set est logiquement tourné vers le premier opus Sunshine, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les compositions passent plutôt bien l'épreuve des planches. Et ça, on le doit en très grande partie au jeu infaillible des musiciens.

Pendant plus d'une demie-heure, Nephalokia balance sa musique en pleine gueule, et surprend le public par sa fougue qui rappelle les grands concerts de Hardcore, où le groupe finit bien souvent en plein milieu de la fosse.

Comme pour appuyer le côté chaotique du groupe, Alex, le guitariste de Gravity, grimpe sur scène en caleçon et muni d'un casque que d'aucuns qualifieraient de ridicule. Je vous l'avais bien dit, la bonne humeur est de mise ce soir!

Si là encore le jeu de lumière s'avère très discret, le son est en revanche pas trop mauvais, exactement comme pour Gravity tout à l'heure. Puis, le set (tronqué lui aussi) se termine sur les applaudissements. Mission accomplie!





Betraying the Martyrs

L'intro "Ad Astra" résonne, les six membres de Betraying the Martyrs tournant le dos au public. Comme sur son opus Breathe in Life, "Martyrs" déboule à 200 à l'heure, et écrase littéralement le public. Immédiatement, on comprend que le son est très bien calibré, tout comme le jeu de lumière, qui est pour une fois un peu plus abouti.

Depuis la création du combo en 2008, il semble que les nombreux concerts des parisiens leur aient été bénéfiques: c'est une véritable baffe scénique qui est assénée ce soir! Mené par un Aaron surtatoué et surmotivé, le groupe enchaîne ses 'tubes', laissant une très grande place aux interventions de Victor (claviers, chant), qui endosse d'ailleurs le costume de porte-parole et chauffeur de salle. Il faut bien avouer qu'il s'en sort très bien dans ce rôle, tant le public répond présent. En revanche, son chant clair n'est pas toujours très juste...

Avec des titres comme "Man Made Disatser" "Life is Precious", "Love Lost" ou "Tapestry of Me", les parisiens assoient leur suprématie et justifient aisément leur position de tête d'affiche.

Betraying the Martyrs en live, c'est également l'assurance d'un joyeux bordel au sein du public, parallèle amusant face au show ultra-travaillé et parfaitement calibré (les headbanging et signes de croix coordonnés...). Pour faire bref, ce concert est une véritable réussite, qui aurait pu être encore meilleur si Victor n'en avait pas trop fait ("nous allons bientôt nous envoler aux states, je veux que le monde entier sache que le public bordelais est le meilleur du monde"!)...

Après 50 minutes de concert, Betraying the Martyrs quitte la scène, pour y revenir pour un rappel prévisible. En guise d'ultime assaut, "Out of Egypt" achève l'audience, surtout qu'en guise d'excuse, Betraying the Martyrs invite tous les musiciens de la soirée à monter sur scène pour "foutre un putain de bordel!"!




Au final, cette soirée Metal au sein du Blackroom était une vraie réussite. Les groupes étaient performants, et ce même si le son n'était pas toujours à la hauteur (les pauvres Demented).
Je tiens à remercier les groupes, mais également l'organisation (VSB Prod, gérée entre autres par Amaury de Simplixity), qui a su gérer le retard, même si, de mon côté, j'ai quand même dû rentrer à pied ;)



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le 13 novembre 2011 par kumelia
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;)
lun. 14 nov. 11- 15:14  
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