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Live Reports :: Exhumed

Live report : Exhumed

Tous les concerts de Exhumed Exhumed [Grindcore]
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Tous les concerts de Diluvian Diluvian [Death Metal]
Tous les concerts de Nephren-Ka Nephren-Ka [Death Metal]
vendredi 21 octobre 2011 - Molodoï, Strasbourg
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Soirée Death Grind à Strasbourg...

L'obscurité et le froid envahissaient la foule regroupée ce vendredi soir, vers 20h00, devant le Molodoi, à Strasbourg. Cet amas composite regroupé en ce bout de trottoir glaciale attendait impatiemment de pouvoir en découdre. Parfois notre troupe était déchirée par quelques passants disparates qui, eux aussi, cherchaient à assister à un concert. Certains de ces promeneurs déambulant, que des apparentes différences vestimentaires opposaient aux autres sédentaires campant devant le Molodoi, ne s'effrayèrent pourtant pas d'être ainsi entourés, et, pensant être au lieu qu'ils convoitaient de rejoindre, se mêlèrent succinctement à cette bande échevelé, bardé de cuir, d'insignes et de marques distinctives dévolues, à l'évidence, à toute sortes de rituels athées. Une horde chevelus qu'ils pensaient, elle aussi, venu applaudir les frasques d'Imany. Renseignements pris auprès de l'organisation, ces étrangers trompés s'en allèrent plus loin nous laissant seule fantasmer sur les Nephren-Ka, Diluvian, Cephalic Carnage et Exhumed à venir. Bientôt il serait temps.





Nephren-Ka...

Les auvergnats de Nephren-Ka furent les premiers à débarquer sur scène. Leur tâche était simple et complexe à la fois. Il leur fallait, dans un premier temps, nous obliger à rejoindre la cause de cette armée d'occupation dont les plus illustres généraux se terraient encore dans les loges. Et dans un second, nous amenée sur le front de ce champs de batailles dévastateur l'arme à la main.

Mené par le trublion Laurent "Beergrinder" Chambe (ex-Dislocation), cette première formation déchargeait d'emblée ses meilleurs arguments en s'appuyant légitimement sur les qualités de son prometteur Revenge and Supremacy. Si l'objectif premier semblait difficile à atteindre, ces musiciens n'eurent pourtant pas grand mal à convaincre un auditoire délicieusement agressé par leur Brutal Death Metal d'inspiration américaine. Et dans les méandres de ces morceaux délicieusement déstructurés, desquels la linéarité est quasiment absente, Nephren-Ka nous régala pleinement. Ici point de musicalité superflue, point d'effets racoleurs et malvenus, mais juste une efficacité de tous les instants.

S'agissant des talents de ces musiciens, on ne peut pas ne pas insister, encore et encore, sur les capacités de son chanteur. De cette voix Death tantôt écorchée et aigue, tantôt profonde et gutturale, il s'emploie, en une débauche vocale puissante, à nous renverser. Car Laurent Chambe n'est pas là pour charmer, il est là pour combattre, pour convaincre, pour terrasser. Ce qu'il réussi d'ailleurs parfaitement.

Au delà du vocaliste emblématique de ce groupe, les autres acteurs fautifs de cette violence auditive superbement pugnace, ne furent pas en reste. Thibaud Pialoux, derrière ses futs, fut un de ceux, par exemple, dont la douce folie illumina le set (mais aussi la soirée puisqu'on le revit durant le set de Diluvian et durant celui d'Exhumed).

Il est aussi à noter que les versions jouées ce soir là, furent bien plus séduis
antes que leurs pendants extrait du mini CD autoproduit Revenge and Supremacy. Une preuve supplémentaire, s'il en fallait encore, que ces auvergnats mériteraient d'être mieux produit.





Diluvian...

Là où Laurent Chambe (Nephren-Ka, ex-Dislocation) démontra une détermination et une conviction sans faille pour bousculer le public, Loic "Trivette" Gillet, chanteur du groupe Diluvian qui s'empara ensuite de la scène, fit preuve d'une persuasion davantage axé sur une séduction, de prime abord, moins brutale. Toutefois, si l'approche consistant à séduire le public fut différente de celle de ces camarades auvergnats, le résultat, ne nous trompons pas, ne fut pas moins probant. En effet, le Death Brutal de ces franc comtois, un Death agrémenté de quelques passages plus mélodiques, fut, lui aussi, retentissant.

Et Trivette n’eut de cesse de prendre à partis la foule et ainsi de partager pleinement l'intensité qu'il vivait avec ceux qui étaient venus communier. Il ne donna pas un show. Il vécu son show. Il ne chanta pas. Il partagea.

Tant et si bien que nul ne s'étonna de compatir à certaines péripéties de ces franc comtois. C'est donc tous ensemble que nous partageâmes une pensée pour Mickey qui, comme l'annonça Trivette, fut obligé de quitter le groupe pour des putains de raisons de santé.

Concernant les qualités musicales des autres membres de ce groupe, notons qu'elles sont proprement impressionnantes.

Pour être tout à fait franc, Diluvian est un des groupes de cette affiche dont, personnellement, je connaissais peu les travaux. Pour être tout à fait honnête, Diluvian en est une des très bonnes surprises.





Cephalic Carnage...

Comment décrire la folie avec des mots? Lorsque les américains de Cephalic Carnage démarrèrent leur campagne de recrutement, il fut très vite évident qu'une délectable démence les animait. Le show fut autant à voir qu'à entendre.

En effet, toutes sortes de samples divers et variées vinrent, par exemple, émailler la mémorable performance de ce groupe. On put, notamment, entendre quelques guitares sèches hispanisantes sur lesquelles le bassiste de ces américains vint poser sa voix (un bassiste dont il apparait comme évident après ce concert qu'il est le plus instables de ce quatuor délicieusement dérangés).Et tout ça avant qu'un riff superbe ne viennent contraster violemment avec cette apparente douceur ibérique.

Bien évidemment, l'échange d'instrument durant un court instant fut aussi de mise. Et bien évidemment le jeu de guitare couché à même le sol fut de rigueur. Il y eut même une ode à la masturbation en un préambule amusant où l'excellent Leonard "Lenzig" Leal fit quelques gestes évocateurs à l'intention d'un public visiblement incapable de comprendre l'anglais du chanteur. Plus touchant encore furent ses mots pour exprimer sa gratitude à ces fanatiques qui soutiennent sa démarche depuis si longtemps et sans qui Cephalic Carnage ne serait rien. Une humilité émouvante qui, assurément, est tout à l'honneur de ces musiciens.

Outres ces instants d'une savoureuse instabilité, et d'une intense émotion, il y eut surtout durant la prestation de Cephalic Carnage non seulement l'expression d'un Death Grind superbe, mais aussi celle d'une subtilité remarquable distillé en quelques passages Doom/Death divins. Et, comble de l'excentricité, il y eut même du Black Metal lorsque le groupe termina son set avec un Black Metal Sabbath parodiant ce que les terres nordiques nous offrirent de plus noire. Durant ce morceau les américains étaient affublés de masques souples imitant parfaitement le corpsepaint.

Assurément ces artistes sont de géniaux esthètes.
Assurément ils firent s'enrôler de nombreux soldats supplémentaires ainsi convaincus.





Exhumed...


Il ne restait plus à Exhumed qu'à nous faire signer nos ordres de mobilisations.

Moins facétieux que leurs compatriotes de Cephalic Carnage, les californiens se devaient donc de clore ce show et de faire définitivement basculer la soirée vers les délectable abimes d'un plaisir plein. Pour ce faire, ils délivrèrent une prestation d'un sérieux redoutable. Sacrifiant à leur habituelle entrée en scène, les trois guitaristes soulevèrent, comme un seul, leurs instruments afin qu'on puisse y lire le message "Gore Fucking Metal". Le ton fut donc donné d'emblée.

Quelques problème vinrent cependant perturber le set lorsque Matt Harvey dont le câble s'emmêla avec, notamment, celui de son bassiste, fut privé du son de sa guitare. Il laissa donc Wes Caley improvisé un solo digne de n'importe quel illustre du Heavy Metal. Un incident qui fut, heureusement, bien vite réglé lorsque Matt recommença à jouer.

Si Exhumed fut moins espiègles que ses compatriotes, il n'en fut pas moins sincère. Il distilla son Death Grind non seulement avec un professionnalisme sans faille mais aussi avec un désir de partage tout aussi prégnant que les autres acteurs de cette soirée. Matt Harvey, chanteur et guitariste mythique du groupe, n’eut d'ailleurs de cesse d'expliquer que la scène d'Exhumed était aussi notre scène. Il invita même tous le public à le rejoindre sur l'estrade à la fin d'un concert inoubliable. Une invitation à laquelle, malheureusement, trop peu de monde répondit.

Heureusement que le bassiste de Cephalic Carnage accepta l'invitation et quitta le public au milieu duquel il profitait du spectacle, pour rejoindre les planches. Puis ce fut au tour d'une bande d'agitateurs, travestis à l'aide des masques souples imitant le corpsepaint usé précédemment (agitateurs dans lesquels on put reconnaitre, principalement, le batteur de Nephren-Ka, mais aussi, une fois encore, le bassiste de Cephalic Carnage) qui monta sur scène.

Les californiens eurent droit a un rappel avant que le silence ne se fasses.





Voilà, c'est finis...

Lorsque le froid glacial de cette nuit alsacienne nous reprit dans ces bras, il était 1h00 du matin. La tribu que nous avions formée le temps de quelques heures était fourbu. Souhaitons que ceux qui choisirent Imany, furent aussi pleinement repus que nous le fument en ces instants là





Dernières pensées et remerciements...

Beaucoup de choses pourraient encore être dites s'agissant de cette soirée. On pourrait, notamment, évoquer le son qui fut de bout en bout puissant et maitrisé. On pourrait également parler de cette ambiance festive d'un public partageant, succinctement mais régulièrement, la scène avec des artistes à l'aura internationale et, néanmoins, à la sincérité et à la disponibilité touchantes.

Finalement, il restera, de cette date, des souvenirs et de l'espoir. Des souvenirs illuminés par l'excellence des performances et de l'espoir. Celui d'être à nouveau, bientôt, devant une scène. Car c'est en live que la musique prend tout son sens.

Merci à Damien Calciferum, du groupe Calciferum, et à Psyrus Studio pour les photos.

https://www.facebook.com/pages/Psyrus-Studio-Silence-Is-Heresy/149429428487387



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le 25 octobre 2011 par dark_omens
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Commentaires


Je ne vois pas d'image de présentation, chez moi. Est-ce la censure chinoise, ou est-ce que le lien de l'image est vraiment mauvais ? Si il le lien est rompu, peux-tu mettre une autre image, darko ? Merci
sam. 19 nov. 11- 02:37  
Je ne comprends pas bien le sens de ta question. Où est-elle sensée apparaître cette photo? Parce que j'ai soumis quatre photos (une par groupe) plus une cinquième qui apparait en page d’accueil.

De chez moi, toutes ces photos sont visibles.

sam. 19 nov. 11- 11:03  
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