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Live Reports :: Dream Theater

Live report : Dream Theater

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vendredi 7 octobre 2011 - Wilfrid Pelletier, Montréal
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Photographe : Unfurl




"In Waaaaaaaaavvvvveeeeezzzz"

Le dernier show auquel j’ai assisté dans cette salle était La Flûte Enchantée de Mozart, et un show de Porcupine Tree aussi.
Du prog...ouais!
Je me remets donc en route vers la salle Wilfrid Pelletier, pour aller voir Dream Theater.
Dream Theater à la salle de la fameuse Place des Arts, rien de trop trop surprenant, au contraire, cela conviendra tout à fait pour une acoustique fabuleuse et un confort parfait. Non, la grosse surprise et le gros contraste ce soir, c’est le groupe qui ouvre pour Dream Theater. C’est Trivium qui s’y colle. Ça crie, ça bouge, ça mosh... mais ce soir, Trivium devra se contenter d’un public en rang d’oignons.

L’interview de Matt Heafy, chanteur de Trivium est désormais en ligne sur Metalship.




Sous des spots saturés de rouge, Trivium prend place sur la scène lisse et brillante de la Place des Arts. Dès le début de la performance, le public hoche la tête en rythme. Matt Heafy donne tout ce qu’il a et encourage vivement l’audience à se bouger les fesses et à agiter les poings, à défaut de pouvoir former un beau circle-pit. De plus, Trivium est là pour défendre son dernier né, In Waves, entamant le set avec la chanson du même nom. Toutefois, Trivium prend soin de taper un peu dans toutes les cibles en envoyant quelques titres issus de leurs différents albums. Ignition et Pull Harder On The Strings of Your Martyrs par exemple prendront place aux morceaux de leur dernier album. À la moitié du set, Matt demandera au public pour qui ce soir est la première fois qu’ils assistent à un concert de Trivium. Naturellement, c’est plus des trois quarts de la salle qui lève la main. Toutefois, on note quelques exceptions (moi incluse) qui, lorsque Matt demandera pour qui il s’agit du 4ème show (ou plus), lèveront la main de bon coeur. Nous sommes rares, mais nous sommes là.




Voir Trivium sur une scène et dans une salle «classique» est une expérience tout a fait intéressante. Le plus intéressant est d’essayer de percevoir comment l’acoustique de cette salle si belle arrive à composer avec l’agressivité du son de Trivium. Et pour une fois, le métal arrive à prendre toute sa dimension. Merci la salle Wilfrid Pelletier.
Le set se conclue sur deux morceaux de leur album Shogun: Down From The Sky et Throes Of Perdition. Bye bye Trivium, on a hâte de vous revoir en headline, dans une salle où le public pourra laisser transpirer toute sa violence.




Un entracte de 30 minutes précède l’entrée en scène des stars de la soirée. La scène est superbe; de grands blocs lumineux suspendus dans les airs serviront d’écrans tout au long du spectacle. Les claviers de Jordan Rudess, à gauche, sont montés sur une plateforme mobile, permettant au virtuose de faire des 360 afin de pouvoir jouer face à tout le monde. Au centre, la batterie...
Dream Theater, pour moi, ça a toujours été l’incroyable et démentiel talent de Mike Portnoy. À l’annonce du départ de celui-ci, je dois avouer que j’ai perdu quasiment toute forme d’intérêt pour le groupe. Mike Portnoy rendait la performance extrêmement intéressante et bluffante, surtout pour les gens comme moi qui trippent d’avantage sur les solos de batterie que sur les prouesses «guitaristiques» de Petrucci. Étrangement, le nouvel album de «DT» s’intitule «A Dramatic Turn Of Events»...




Cette tournure dramatique des évènements fait entrer en scène Mike Mangini dans la cage de métal située au centre de la scène.
Même prénom, et même talent. Il faut l’avouer. Mike Mangini apporte à Dream Theater une touche franchement plus «metal» et beaucoup plus «violente» à la formation de nature prog.
Mais revenons-en au spectacle. Bridges In The Sky embarque et James LaBrie aussi. Pour une raison inconnue, la voix déjà TRÈS nasillarde du chanteur prend une dimension encore plus désagréable ce soir. Toutefois, on peut vite faire abstraction de ça pour se concentrer sur le talent de ses comparses. Jordan Rudess est absolument démentiel. Jonglant une fois encore entre ses claviers, un ipod et un ipad, il démontre qu’il est probablement l’un des meilleurs de sa catégorie. Petrucci, lui, a droite, toujours sobre, reçoit l’adoration totale d’un public qui ouvre les yeux tout grand devant le jeu de doigts du barbu.




Enfin, après Endless Sacrifice, Mike Mangini s’apprête à faire une démonstration de son talent. Je dois avouer que le solo de batterie était le moment que j’attendais le plus de tout le show. L’éclairage met le batteur tout à son avantage, visuellement, rien à redire, c’est tout simplement sublime. Quant à ce qui roule dans les oreilles... rien à redire non plus. Le gaillard cogne sur ses fûts comme si sa vie en dépendait, et le tout avec un sourire gigantesque. Il nous offrira même une démonstration d’un blast beat démoniaque. C’est cool, Mangini passe le test, bienvenu au sein de Dream Theater. Après cette performance bluffante, c’est au tour de Jordan Rudess de faire des siennes, accompagnant James LaBrie pour Wait For Sleep et Far From Heaven. James LaBrie prendra ensuite la parole pour constater que la grande salle d’opéra affiche sold-out. Les remerciements sont concis mais sincères. Dream Theater semble profiter de leur nouvel album pour déployer tout leur talent sans pour autant submerger le public avec TROP d’éléments tirés de A Dramatic Turn Of Events.




Sans que le show ne s’étire trop, Dream Theater s’éclipse après avoir interprété Breaking All Illusions, avant de revenir pour le rappel avec Pull Me Under.

La place des arts aura rendu justice à Dream Theater, offrant un grand «confort auditif» à tous les fans présents dans la salle ce soir. Mention spéciale à Trivium qui, malgré l’aspect inadéquat de la scène sur laquelle ils ont été téléportés, s’en sont tirés avec tous les honneurs!



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le 14 octobre 2011 par Unfurl
(3)




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Commentaires


Aaah, j'aimerais bien voir Dream Theater en concert également ! Aucune date en Asie, snif ...

Content que le nouveau Mike soit à la hauteur en tout cas !

lun. 17 oct. 11- 05:19  


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