Retour à l'accueil
Live Reports :: Within Temptation

Live report : Within Temptation

Tous les concerts de Within Temptation Within Temptation [Metal symphonique]
Tous les concerts de Tree Tree
jeudi 8 septembre 2011 - Le Metropolis, Montréal
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Unfurl




Une fois de plus, je laisse la parole à mon ami, Arnaud Stopa:

Autant commencer la chronique par un avertissement. Tout ce qui va être écrit ci-dessous relève de la subjectivité pure. Les canons journalistiques de l’objectivité seront mis en sourdine, car les émotions que j’ai ressenties tout au long de ces trois heures de shows sont passées du rire aux larmes et du durcissement phallique à la débandade.
Three est un ovni du monde du métal. Mais sans doute plus un ovni de Mars Attacks!, ceux qui semble accueillant aux abords avant de vous zigouille votre cervelle avec un rayon laser.

Débarqué de Woodstock, New York, le quatuor – allez comprendre leur nom de groupe ! – s’invite sur scène avec un bazar de genre. Ça sonne pop, émo, Savage Garden à la sauce métal, rock, un truc à la In Flames, un peu prod, un riff à la Thin Lizzy, un solo de batterie à la Godsmack, … J’oubliais d’indiquer qu’un virgule signifie une pause entre deux titres. En effet, si le détour artistique est là, le manque de cohésion musicale de ce groupe qui se dit expérimental rend la première partie très moyenne, voir fatale pour un public peu adepte de la scène métal en général.

Scéniquement, Billy Ricker, le guitariste, semble s’amuser avec la ventilation et fait des bonds à la Neil Armstrong. Le reste semble très plat. Joey Eppard, chanteur et guitariste principal, nous offre une prestation convaincante, avec un solo très bien ficelé en point d’orgue, avant d’arracher les cordes de sa guitare, va savoir pourquoi !




Que dire sur Within Temptation, maintenant. Adulé par la scène symphonique pour leurs deux premiers albums – Enter et Mother Earth –, battu en meringue pour la suite de leur carrière, les néerlandais ont toutefois derrière eux un public très jeune, prêt à donner de la voix pour Sharon den Adel, la chanteuse. Une affirmation confirmée par la levée de cris lors de son entrée sur scène après une introduction vidéo issue du film-clip de l’album The Unforgiving. Avant de continuer, petit point mode. Fini les robes de mariée, la très jolie Sharon était vêtu d’un par-dessus blanc froufrou sous lequel on pouvait distinguer un corset noir. En bas, un pantalon noir brillant et des bottes hautes l’habillent. Coté coiffure, la dame s’est lissé les cheveux. Fin du point mode.




Artistiquement parlant, mon opinion varie. Certes, les titres paraissent plus métal sur scène que sur les galettes. Certes, Sharon den Adel, malgré une volonté de se limiter à deux octaves, a toujours cette voix unique qui vous fait frissonner. Une maitrise parfaite, mais qui tend à faire perdre du volume à sa voix et qui la pousse à crier Malheureusement, ces frissons, ces émotions ne sont présents que lorsque le groupe entonne des titres des débuts, comme Ice Queen, Deceiver of Fool ou le final Mother Earth. On appréciera d’ailleurs que ces titres sont joués sur scène malgré le virage résolument pop-rock du groupe depuis la piste quatre de l’album The Silent Force – oui, Within Temptation est l’un des rares groupes à prendre un virage artistique en plein milieu d’un album !

Sur scène, Sharon den Adel donne vraiment de sa personne. On la sentait fébrile au début, perdant même son souffle sur Faster, mais la communion entre elle et son public est total. Le drapeau néerlandais ou français – dépendamment du sens dans lequel on regarde – envoyé par le public est brandi par la belle pendant le premier titre Shot In The Dark. On appréciera aussi le passage d’Angels et de Memories, qui donne dans le lounge métal.




Quant au reste du groupe, à vrai dire, je ne l’ai pas beaucoup vu. Il existe une réelle complicité entre le groupe, à ce qu’on m’a dit, mais tout homme que je suis, mes yeux étaient rivés sur Sharon, allez savoir pourquoi.

Au final, on peut résumer ainsi. Three en trois mots, c’est : mal aux oreilles. Within Temptation, je ne tenterais pas le diable, mais après sept années à grommeler sur le changement de style du groupe à la meringue, j’avoue que la magie a repris sur scène. Mais sur scène uniquement.



Signaler un article incomplet Signaler une erreur
le 14 septembre 2011 par Unfurl
(1)




Rapport précédent

Tout

Rapport suivant


Commentaires


En raison du spam, l'écriture de commentaires est suspendue.

Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de The Unforgiving
The Unforgiving
2011

Chronique de Mother Earth
Mother Earth
2001

Chronique de The Dance
The Dance
1998

Chronique de Enter
Enter
1997

Within Temptation
Within Temptation
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Metal symphonique
Origine : Pays-Bas

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Holy Wars
Holy Wars
1995

Savage
Savage
Voir la page du groupe
Création : 1976
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni


In Flames
In Flames
Voir la page du groupe
Création : 1990
Genre : Melodic Death Metal
Origine : Suède

Rapports de concerts:

Thin Lizzy
Thin Lizzy
Voir la page du groupe
Création : 1969
Genre : Hard Rock
Origine : Irlande

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de The Other Side
The Other Side
2004

Godsmack
Godsmack
Voir la page du groupe
Création : 1995
Genre : Hard Rock
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Queen
Queen
Voir la page du groupe
Création : 1970
Genre : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni