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Live Reports :: HEAVY MTL (jour 2)

Live report : HEAVY MTL (jour 2)

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Tous les concerts de As I Lay Dying As I Lay Dying [Metalcore]
Tous les concerts de DevilDriver DevilDriver [Metal]
Tous les concerts de The Sword The Sword [Doom Metal]
dimanche 24 juillet 2011 - Parc Jean-Drapeau, Montréal
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Unfurl




Jour 2, on appuie sur l'accélérateur avec Girlschool!

Texte par Arnaud Stopa -

La deuxième journée ne pouvait commencer sous de meilleurs auspices : le temps s’est rafraîchi, les spectateurs aussi. D’autant plus que l’affiche semble plus homogène et intéressante que la veille.
La journée commence pour nous avec les «oh so british» ladies de Girlschool. L’un des premiers phénomène metal féminin! Que dire de ces dames là... les petites rides au coins des yeux ne leur enlèvent en rien leur capacité à foutre le feu. Enchaînant gros titre sur gros titres, elles tiennent la foule avec un panache évident, et ce malgré le fait qu’il ne soit que 14 heures. 
Et en plus d’être efficaces sur scène, les filles de Girlschool ont aussi l’air d’être de véritables petits coeurs en sucre, en effet, elles viendront dire coucou à la tente de presse et me serreront chaleureusement la main après que je leur ai dit à quel point leur set avait été excellent!





As I Lay Dying

Le petit détour à la tente de presse nous permet de programmer "on the spot" une interview rapide avec Children Of Bodom, ce qui, malheureusement, nous fera manquer la prestation d'Annihilator. Qui, aux dires des collègues, a reçu la visite d'un certain Alexi Laiho. Dommage, ça devait surement valoir le coup!
Néanmoins, nous sortons de la zone d'interview à temps pour aller jeter une oreille et un oeil à la performance d'As I Lay Dying. Pour beaucoup, As I Lay Dying était le premier monstre à grimper sur scène en ce jour du seigneur. La prestation est saignante car le public d'As I Lay Dying est féroce. La formation nous gratifiera de solos de guitare à n'en plus finir et de vociférations violentes. Leur chanteur, visiblement au meilleur de sa forme n'ira pas de main morte sur la dose d'énergie mise en scène.

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Children Of Bodom

On savait qu’Alexi Laiho en forme en le voyant invité sur un titre d’Annihilator, chandail des Canadiens sur les épaules. Mais après avoir rencontré son dealer pour une ligne de fond de teint, on le retrouve métamorphosé en bête de scène.
Dévalant sur la scène sur les airs de Not My Funeral, on a vite compris que Children of Bodom voulait donner de la joie au public. Alexi Laiho va vers ses musiciens, leur tape sur l’épaule, s’amuse vraiment. Pour preuve, lorsqu’il souhaitait haranguer la foule, le bassiste Henkka Seppälä lui souffle une blague qui le déconcentre et le plonge dans un fou rire. Du côté technique, on a pu l’apercevoir faire tourner sa guitare autour son corps. Par contre, au niveau des guitares, mise à part les changements d’instruments à chaque titre, on pourrait un peu se moquer du mauvais goût dans les couleurs : le noir et rose emo c’est rigolo.




Quant au groupe, on sent vraiment la cohésion et l’unité au sein de la formation. Janne Wirman joue sur un clavier posé à la verticale, une prouesse honorable qui permet au spectateur de voir le jeu de main sur un instrument souvent mis à part. Le batteur Jaska Raatikainen a une nouvelle fois montré son talent, sans forcer toutefois, de même pour Henkka Seppälä. Par contre, on peut se demander comment le guitariste Roope Latvala tient sur ses pattes. Tel un zombie musicien qui a pour seul moyen de subsistance sa gamme de notes à jouer, on a frôlé le pathétique, le pitoyable et sans doute la mort sur scène…
Les neuf morceaux joués ont été tirés des derniers albums, certes considérés comme les moins bons de leur discographie. Dommage, mais le spectacle, qui sonnait plus heavy que symphonique, aurait sans été moins claquant.

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Morbid Angel

Étonnement, Morbid Angel ne fait pas recette. Considéré comme un pilier du death metal, le public a boudé le spectacle. Un tiers de la fosse seulement fut rempli. Tant pis pour eux, car Morbid Angel casserait trois pattes à un canard, sinon plus. Pour la première fois du festival, la sonorisation a été au rendez-vous. Un son magistralement fort et puissant venait nous décoller le sternum.
Certes, la prestation scénique fut sommaire : le quartet, après avoir rendu visite au dealer de maquillage d’Alexis Laiho, se limite aux déplacements droite-gauche sur scène. Après tout, le death n’est pas matière à spectacle, et contrairement à d’autres représentations de cette fin de semaine où le manque de dynamisme rendait le tout ennuyant, Morbid Angel captive par son savoir-faire, et amène ses classiques dans une dimension supérieure à l’écoute d’un album.Ca suintait le death metal, et on aime ça.




On notera toutefois les efforts consentis par le chanteur Trey Azagthoth, qui proche de la cinquantaine, à encore le rythme dans la peau pour mener tambours battants des pas de danse, certes très death metal, mais tout de même.

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Anthrax

Deuxième monument de la journée à monter sur scène, Anthrax rameute le public perdu lors du concert de Morbid Angel. Ce qui frappe lorsqu’on aperçoit le chanteur Joey Belladonna, c’est son sourire jusqu’aux oreilles. On peut s’attendre à un bon spectacle.
Comme hier sur Disturbed, le son des instruments est très en retrait par rapport à la voix qui chante dans un micro à nouveau défectueux – les deux premiers titres se jouent avec un écho important. On a le droit à du très classique, avec Madhouse ou encore Antisocial repris par toute la foule. Le nouveau titre Kill’em Till You Can’t, à l’introduction qui fait penser à In Flames, s’est rajouté de à la fête.




Car la fête était au rendez-vous. Papy à fait de la résistance ; Joey Belladonna a tout donné sur scène. On le voit une fois à droite en train de jouer avec le caméraman, une fois derrière à jouer à la batterie avec son batteur Charlie Benante, filme le duo endiablé de ces guitaristes Scott Ian et Rob Caggiano. D’ailleurs ces deux-là, montés comme des ressorts, on sautillé sur la scène tout au long du spectacle.

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Opeth

Quelques mots sur la prestation d’Opeth. Comme on pouvait s’y attendre, tout au long de leurs six titres en une heure, Opeth endort. Non pas que c’est ennuyant, mais le style progressiste n’est pas propice à une exaltation de performance. « Le concert n’est qu’émotion » a pu dire un fan dans la foule. Seul moment appréciable de la prestation : lors de la dernière pause, le chanteur Mikael Åkerfeldt s’amuse à dire qu’il leur reste 10 minutes sur scène, ce qui leur suffit pour «jouer un dernier titre que personne n’aime», Hex Omega.

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Mötörhead!

C’est cigarette à la main que Lemmy Kilmister débarque sur scène et s’exclame : « What’s up motherfuckers ? ». La chronique pourrait s’arrêter là tant ce groupe est mythique, mais tradionnel sur scène.
Un peu comme Opeth, on vient donc voir la légende Motörhead plus qu’un spectacle. On vient voir Phil Campbell, remarquable dans son jeu de scène. On vient voir aussi le batteur Mikkey Dee, mis en avant pour une fois – Godsmack mettait déjà en avant son batteur – qui n’entame son solo démentiel que lorsque le public est à ses pieds, avant de balancer toutes ses baguettes de rechange en l’air.
Enfin, on vient voir Lemmy joué à la basse, braillant des titres d’anthologie qui sentent les grosses motos, le whiskey et les bars malfamés de l’Ouest américain, ou encore chanter Ace of Spades, le clou du spectacle.





KISS

Voir Kiss en concert, c’est comme manger un bonbon acidulé au LSD. Un retour assuré dans les années 70 et les couleurs flashy, le côté cheap, glam et un peu de mauvais goût.
Après une courte vidéo d’introduction de type « entrée sur scène depuis le backstage », nos quatre papys arrivent sur scène avec Modern Day Delilah. Bien sûr, on retrouve les fameux maquillages – on remerciera une fois de plus le dealer de poudre à maquiller d’Alexi Laiho -, mais aussi tout le côté grandiloquent de Kiss : les couleurs chatoyantes qui peuvent piquer les yeux, les démarches robotiques du bassiste Gene « The Demon »Simmons, les écrans géants qui donne un rendu VHS que certains ne savent même pas ce que c’est.




La scène a été donc remaniée pour l’occasion. Outres les deux écrans, on retrouve une scène tapissée d’afficheurs de couleurs, et des simili-enceintes des années 70. Le public, de fins connaisseurs, ont été servi par le spectacle monté, mais très formaté des précurseurs scéniques de Rammstein. Malgré leur âge, on croirait vraiment des enfants sur scène, à s’amuser ensemble, à se rouler par terre, à lécher les guitares, à se mettre la baguette en équilibre sur le nez, ou se tirer l’appendice métallique du Demon… Sur Firehouse, Gene Simmons se fait cracheur de feu. Sur Do You Love Me, ça pète de partout. Sur Shock Me, le guitariste Tommy « The Spaceman »Thayer s’arme d’un bazooka en plastique pour détruire un éclairage. La scène qui paraissait gigantesque en début de journée semblait trop petite pour les quatre américains.




Le chanteur Paul « The Starchild » Stanley, qui conduisait le concert comme maître de cérémonie, a pour sa part assumé complétement le côté mégalomane du groupe. D’une voix gutturale, il s’est gentiment moqué du death metal. Puis entreprenant quelques airs plus connus [ A Lauren je pensais que c’était Cat Stevens le premier et le second m’en souviens plus…], la foule s’exclame de joie avant que Paul Stanley leur lance « You are here for Kiss ! So let’s back to Kiss ». Puis le cirque continuait.
En guise de fin de fin de première partie, on a le droit à une élévation de la batterie dans les airs, hypnotisant la foule. En guise de rappel, Rock And Roll All Night clout le concert d’une heure et demie. Des cotillons dans les airs, les plateformes de la batterie, ainsi que deux plateformes aux extrémités de la scène ou se tenaient Gene Simmons et Tommy Thayer se sont levé. Lorsque les lumières s’éteignent, un immense feu d’artifice illumina le ciel de Montréal.
En un sens, Kiss a marqué son temps. En un sens, Kiss a marqué le Heavy Mtl 2011.




Le mot de la fin...
On se révoltera contre le vol organisé par les stands : 4$ la bouteille d’eau , 5$ le hot-dog, le milieu du métal est décidément une affaire de riches. On mettra un bémol sur la programmation, où Billy Talent n’auraient pas eu leur place. On n’oubliera pas les problèmes techniques récurrents de microphones ou de sons mal ajustés. On se chagrinera de la violence des certaines personnes samedi. Enfin, on se désolera d’avoir eu une troisième scène un peu trop loin des deux grandes, ou de la programmation de Gorguth en plein Kiss.
On retiendra par contre les performances exceptionnelles de certains groupes – personnellement, je me souviendrai surtout de Kiss, Motörhead, Anthrax, Trivium et de Straight Line Stich, non chroniqué -. On se rappellera d’un public tout de même nombreux et content d’être là. Enfin, on aimera revenir en 2012.




Hello hello!

Unfurl à l'appareil!

Je m'offre le mot de la fin, moi aussi.
Le Heavy MTL aura été un week-end intense, chargé de bonnes surprises et de beaucoup de coups de soleil. Le beau temps était au rendez-vous et les performances des musiciens étaient assez intenses aussi.
Néanmoins, il est vrai que la petite scène à l'autre bout du festival l'a surement privé d'un bon nombre de spectateurs ayant choisi la facilité et divaguant uniquement entre les deux grosses scènes principales. Dommage, car cette fameuse petite scène accueillait de très gros noms de la scène locale qui auraient mérité un peu plus de visibilité.
Toutefois, en ce qui concerne les deux scènes principales, rien à redire, la disposition est parfaite et le timing entre les groupes étaient très bien calculé. Pas de problème de son ou de groupes qui se marchent les uns sur les autres.



Merci aux organisateurs, Evenko ainsi que Leisa Lee Group pour nous avoir permis de couvrir l'évènement, aux gars de la sécurité qui nous ont tous gardé vivants dans la mesure du possible ainsi qu'aux groupes qui ont sué des grosses gouttes pour nous divertir.
À l'année prochaine!



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le 2 août 2011 par Unfurl
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