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Live Reports :: High Voltage Festival

Live report : High Voltage Festival

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samedi 23 juillet 2011 - Victoria Park London, London
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Photographe : Halord




High Voltage

À l’occasion d'un déplacement professionnel en Angleterre, je décide d'aller faire un tour au High Voltage Festival où Judas Priest, mon groupe favori de tous les temps, joue en tête d'affiche le samedi. Pourquoi retourner les voir 1 mois après leur excellente prestation au Hellfest (Clisson, France). 2 raisons à cela :
- C'est la dernière tournée mondiale du groupe (Epitaph Tour) et je compte en profiter au maximum.
- Le concert du Hellfest était amputé de plusieurs morceaux par rapport à la setlist habituelle de la tournée.
Le High Voltage Festival a lieu en plein coeur de la ville, dans un grand parc urbain, le Victoria Park. L'ambiance est sympa, il y a de la place pour circuler et l’on trouve de part et d'autre une multitude de stands pour se restaurer ou boire une bière. J'apprécie particulièrement le stand Guinness, original pour le frenchy que je suis.





Slash

Le concert de Slash est un peu convenu. Les morceaux se succèdent sans qu'aucun d'entre eux n'attire réellement mon attention. Il est vrai que je suis allongé dans l'herbe à déguster un "Fish and Chips"...
Je constate néanmoins que Slash en fait un peu trop à balancer des soli toutes les 30 secondes et que cela nuit aux morceaux. Les seuls titres qui font mouche sont les reprises de Guns and Roses, dont Slash était le guitariste, est-il nécessaire de le rappeler?
Le show se termine avec Paradise City, titre-culte des Guns. Enfin de la bonne musique agréable à entendre.




J'ai beaucoup de chance car la pluie annoncée pour ce samedi n'est pas au rendez-vous et a laissé à un soleil voilé et un temps très doux. Ah!, les caprices de la météo anglaise...
Le public est surprenant. Il est composé pour moitié de quadras, quinqua et au-delà, passablement lookés et tatoués malgré leurs cheveux grisonnants. Ils arborent fièrement et sans complexes leurs T-shirts de Judas Priest, mais aussi de Pantera, Slayer et consorts... La plupart sont venus en famille pour passer une bonne après-midi bien Heavy! Décidément les Anglais sont beaucoup plus rock que nous!
Il est 20h et les fans les plus fervents se sont amassés devant la scène principale où l'installation du concert du Priest prend forme derrière le grand rideau noir marqué "Epitaph". Pour nous faire patienter les écrans géants diffusent des clips d'Iron Maiden, Nirvana et Metallica. À un moment donné retentit "Du Hast" de Rammstein et le public réagit et se met à scander "Du! Du Hast!" et "Nein!". Ça promet pour la suite.





Photo
Judas Priest: Rob Halford, Hellfest 2011

Judas Priest

20h41 : le concert démarre en trombe avec Rapid Fire, un vieux morceau de l'album culte British Steel
Le son est très bon à tel point que je ne mets pas mes protections auditives pour mieux profiter de ce dernier concert.
Sur Metal Gods, du même album, le public chante le refrain à l'unisson, chose à laquelle les concerts français ne m'avaient pas habitué. Les fans connaissent visiblement bien les titres. Rappelons que Judas est ici sur sa terre natale, logique...
Bien que de très bonne facture, cette entrée en matière me semble moins percutante qu’au Hellfest. Rob Halford paraît fatigué et comme dans leurs précédentes tournées, certaines de ces attitudes me laissent perplexe. Par exemple expliquez-moi pourquoi il mime l’attitude d’un vieux avec sa canne sur l'excellent Judas Rising? Etrange…
Starbreaker, morceau rarement joué et issu de l'album Sin after Sin, trouve une saveur nouvelle interprété à la double pédale.
Glenn Tipton (le vieux loup de mer, 64 ans quand même) et Richie (le nouveau guitariste qui a remplacé KK Downing au pied levé) sont très complices. Ils échangent des sourires et semblent se faire plaisir. Moment rare mais intéressant à vivre, le ratage en beauté de l'intro de Victim of Changes. Les 2 guitaristes sont censés jouer les premières notes ensemble. A 2 reprises, le résultat est épouvantable et discordant...(Bastien si tu m’écoutes…). Après un moment de désarroi puis de rigolade, Glenn se rend compte qu'il est désaccordé. Ni une ni 2, il prend quelques secondes pour régler tout ça et c'est enfin parti pour ce morceau magique de leur répertoire.
Je trouve les musiciens globalement fatigués. Rob a les yeux rougis et ne semble pas dans son meilleur soir. Il est vrai qu'ils viennent d'enchaîner 26 concerts et qu'à 60 balais, l'exercice n'est pas le même qu'à 20.
Sur la partie lente, des Lasers viennent s'ajouter au light show déjà fourni, pour un effet très réussi.
Rob annonce ensuite qu'ils vont retourner maintenant dans les 1er temps du Priest où il y a de "Good Things to Pick-up!" Et c’est parti pour le rarissime Never Satisfied, de leur premier album Rocka Rolla (1974).
Richie, qui a le champ libre sur ce très vieux titre, nous concoctera à cette occasion d'un beau solo très personnel.
Il est tellement à l'aise qu'il manque de cracher sur un cameraman. Il semble tout gêné, s'excuse d'un regard et enchaîne le morceau, le sourire aux lèvres.
Je suis ravi d'entendre "Diamonds and Rust", fameuse reprise de Joan Baez, qui n'avait malheureusement pas été jouée au Hellfest faute de temps.
Sur Prophecy, de l'album Nostradamus, Rob apparaît accoutré d'un costume atteignant les sommets du ridicule, une espèce de cape argentée digne d'un mauvais défilé de mode. Avec son énorme sceptre non moins risible, le mauvais goût est à son comble.
Le titre se termine avec des flammes de part et d'autre de la batterie et des jets d'étincelles au bout de son sceptre. Pitoyable... de mon point de vue en tout cas.

Autre morceau que je n'avais pas entendu à Clisson, le controversé Turbo lover est comme d'habitude très entraînant et efficace en live. Glenn nous gratifie à son tour d'un très beau solo.
Autre titre-culte non joué au Hellfest : The Sentinel, du sublime (et pour moi meilleur album Heavy de tous les temps) : Defenders of the Faith. Un excellent moment pour moi.
La scène devient totalement rouge pour accueillir le magnifique morceau Blood Red Skies, réclamé par les fans depuis des années et jamais joué live jusqu'à cette tournée finale.
Pour l'anecdote, c'est le moment que trouve une jolie nana sur l'écran géant pour montrer ses seins. Elle reçoit une ovation digne des plus grands groupes de rock!
Je constate ce soir quelques faiblesses de voix sur ce morceau très difficile à interpréter. Respect quand même Mister Halford!
Richie est vraiment parfait ! Il s'est totalement intégré et apporte même un souffle nouveau. Qui songerait aujourd'hui à regretter Jason Newsted dans Metallica? Rob Trujillo a lui aussi parfaitement trouvé sa place et est aujourd'hui un incontournable. Richie apporte une fraîcheur au groupe et joue parfaitement son rôle.
Le public chante à nouveau sur Green Manalishi, la fameuse reprise de Fleetwood Mac.
Sur l'incontournable Breaking The Law, Rob va même jusqu’à tourner le micro vers le public et le laisse chanter seul pendant la totalité du morceau.
Après tous ces bons moments, nous aurons droit ce soir à un solo de batterie du sieur Scott Travis.
Pour finir cette setlist d'anthologie, l'incontournable et surpuissant Painkiller est interprété sans faille et reçoit l'accueil qu'il mérite.

Pour le 1er Rappel, c'est le classique des classiques Hellion Electric Eye, de l’album Screaming for Vengeance qui envahit les enceintes et nos oreilles une dernière fois.
Vient ensuite l'incontournable arrivée sur scène en Harley. Le son du moteur qui rugit laisse place a un Hell Bent for Leather survolté.
Rob nous donne son invariable cours de chant, un peu lassant je l'avoue pour ceux qui en ont l'habitude, indispensable pour les autres.
Another Thing Coming vient clôturer cette belle soirée et est l'occasion d'un nouveau solo de Richie et chose plus rare, d'un "solo" de basse de Ian Hill.
Halford parade sur scène avec le drapeau anglais sur les épaules, hommage à ses compatriotes oblige.
"We Have Time for one More Song" s'exclame le batteur.
Et c'est reparti pour "Living After Midnight", tube planétaire du Priest dans les années 80.
Ils auront joué au total 2 heures 13. Bravo messieurs! On comprend mieux les petites baisses de régime.

Pour finir, je vous propose un petit comparatif entre ce show londonien et le concert du Hellfest :

Les plus : Heading out to the Highway, Diamonds and Rust, Turbo Lover, The Sentinel, Hellion Electric Eyes,... Un public qui connaît les morceaux et chante les paroles à tue-tête. Des effets visuels supplémentaires (laser).
Les moins : un groupe qui s'économise, Rob visiblement fatigué, une voix moins impressionnante.


SETLIST :

(Battle Hymn)
Rapid Fire 

Metal Gods 

Heading Out to the Highway 

Judas Rising 

Starbreaker 

Victim of Changes 

Never Satisfied 

Diamonds & Rust 
(Joan Baez cover)
(Dawn of Creation) 

Prophecy 

Night Crawler 

Turbo Lover 

Beyond the Realms of Death 

The Sentinel 

Blood Red Skies 

The Green Manalishi (With the Two Pronged Crown) 
(Fleetwood Mac cover)
Breaking the Law 
(entièrement chantée par le public)
Drum Solo 

Painkiller

Rappel 1
(The Hellion) 

Electric Eye 


Rappel 2:
Hell Bent for Leather 


Rappel 3:
You've Got Another Thing Comin' 


Rappel 4:
Living After Midnight

Source : setlist.fm

Photo
Judas Priest: Final, Hellfest 2011


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le 1 août 2011 par halord
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