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Live Reports :: HEAVY MTL 2011 (jour 1)

Live report : HEAVY MTL 2011 (jour 1)

Tous les concerts de Disturbed Disturbed [Neo Metal]
Tous les concerts de Godsmack Godsmack [Hard Rock]
Tous les concerts de Billy Talent Billy Talent [Autre]
Tous les concerts de In Flames In Flames [Melodic Death Metal]
Tous les concerts de Machine Head Machine Head [Metal]
Tous les concerts de Trivium Trivium [Metalcore]
Tous les concerts de Suicide Silence Suicide Silence [Death Metal]
Tous les concerts de Unearth Unearth [Metalcore]
Tous les concerts de Kingdom Of Sorrow Kingdom Of Sorrow [Sludge Metal]
Tous les concerts de All Shall Perish All Shall Perish [Death Metal]
Tous les concerts de Red Fang Red Fang [Autre]
...
samedi 23 juillet 2011 - Parc Jean-Drapeau, Montréal
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Unfurl




Texte par Arnaud Stopa (Unfurl est pas loin derrière non plus hein!)

Le Heavy Mtl s’est tenu le 23 et 24 juillet dernier au parc Jean-Drapeau de Montréal. Sous un soleil de plomb, plus de 35 000 spectateurs sont venus assister à ce qui semble devenir la messe du métal au Canada. Malgré une programmation assez diversifiée, les festivités ont été au rendez-vous, avec comme point d’orgue la venue de Kiss, la quatrième en trois ans. Mais avant tout, faisons un rapide aperçu des shows les plus intéressants de la fin de semaine.





Kingdom Of Sorrow

Kingdom of Sorrow s’avance sur la scène découverte du festival avec un cachet de notoriété. Beaucoup des 300 personnes qui se tenaient devant l’estrade attendaient les premières notes de la bande à Jamey Jasta, aussi chanteur d’Hatebreed.
Même si le sludge metal que nos propose le combo est impressionnant de puissance et d’énergie, les riffs de Behind The Backest Tears, nous arrachent des larmes de douleurs. Pour faute, la technique qui a jugé bon de mettre le son de la basse au maximum. Louons la technicité et le talent de Chris, le bassiste de remplacement « qui a su apprendre en dix heures les partitions » selon Jamey, mais ça devient vite cauchemardesque pour nos oreilles.




Passé ce lourd défaut, il faut dire que ce premier show chroniqué de la journée en vaut le détour. Pendant 40 minutes, on assiste à un flot de riffs de l’ancien guitariste de Crowbar, Kirk Windstein, qui font la particularité du groupe. On sent toutefois un virage vers un sludge plus doom avec le nouveau morceau intitulé Illuminated.
Pendant les 9 morceaux, le groupe semble ravi de jouer. Aucun d’eux ne semble en retrait sur la scène. Kirk fait participer un côté de la scène, tandis que Charlie Bellmore, le second guitariste, et Chris s’amusent avec l’autre partie du public. Des mercis en français à chaque pause, puis un petit discours se concluant sur un « Enjoy the fest » en guise de rappel.
Quant au public, il a su profiter pleinement de la prestation, allant jusqu’à faire un énorme circle-pit qui atteignait à son maximum la console de son.

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Machine Head

Pour une bonne partie du public, Machine Head est le premier gros groupe de la journée. Et ça se voit. Froid, il n’attendait qu’un spectacle pour se chauffer et affronter la suite des évènements.
Le groupe de Robert Flynn entame sa prestation sur Imperium precede d’un : « Are you ready to loose your mind ? ». Une question qu’Adam Duce, le guitariste et Phil Demmel ont répondu par la négative. En effet, Machine Head propose un spectacle certes énergisant, mais très traditionnel : on aurait aimé que ces deux-là interagissent plus souvent avec l’auditoire, plutôt que de nous faire croire qu’il joue dans un orchestre philharmonique.Au contraire Robert Flynn est à l’entier opposé de ses deux comparses. Sur un Fuck You All à faire fuir les mouettes, il théâtralise ses chants en les mimant.




Pendant ces 45 minutes de spectacles et neuf titres, on a aussi pu remarquer les éclairages, à l’aide que quelques nuages qui passaient. Autant dire que les effets ne laissaient que peu de chances aux épileptiques présents. À croire que le technicien lumière ait un parkinson avancé, le jeu d’éclairages faisaient mal aux yeux.
Machine Head nous quitte sur un Halo endiablé, entrecoupé par des appels à sauter et headbanger, et un Davidian qui parachève le tout.

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Trivium

Machine Head aura au moins réussit une chose, c’est d’avoir chauffé un public, proche de l’ébullition. Sur une scène décorée par un champignon de cendres digne des plus belles cartes postales de volcan islandais et de deux affiches d’arbres qui rappelle étrangement la pochette du dernier Insomnium, Trivium se met à son aise. Les Américains sont ovationnés par une partie du public, attendant fébrilement les premiers accords. Habillés de sans-manches verts – sauf le guitariste Corey Beaulieu qui a mis en-dessous une chemise noire à manches longues, alors qu’il fait 35° le groupe entame son set sur un énergique In Waves.
Le chanteur Matt Heafy cherche à faire participer le public, qui reprend en chœur les refrains. S’en suit un tout aussi bon A Gunshot To The Head Of Trepidation. Il promet alors une grande soirée pour le public, mais sans doute aussi pour la technique, qui va voir sa soirée s’empirer avec les problèmes de micros.




Le groupe semble parfaitement maitrisé ses titres, sans toutefois proposé un peu de folie. Les musiciens d’Orlando ne s’accordent que très peu de pause, mais reste pourtant très actif sur la scène, sans aller jusqu’à la démesure : une fois les parties instrumentales jouées, retour au micro.
Sur Throes of Perdition, Matt Heafy demande à ce que le public se scinde en deux. Lorsque le morceau est lancé, le Braveheart est lancé. Matt Heafy visiblement surpris par la violence de ce mosh pit laisse échapper un « Holy shit ! » en plein couplet. Résultat, plusieurs spectateurs ont couru vers la tente de soin pour des nez ou des arcades en sang. Lorsqu’ils quitteront la scène, on peut les croire, pour une fois, quand ils disent que Montréal est le meilleur public.

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In Flames

In Flames s’installe tranquillement sur la grande scène du Heavy Mtl. Ici, le groupe semble rester apprécié par le public après leur dernier album qui a plutôt divisé la communauté des fans. L’accueil est chaleureux pour un groupe dont on a reçu finalement très peu.
Le chanteur Anders Fridén est sans nul doute la principale attraction du spectacle. Dans un état second, lunettes de soleil sur le nez (mais qui n'y resteront pas longtemps), il s’amuse avec le public entre deux titres. Une fois, en prenant la foule avec un appareil photo emprunté à une journaliste (yours truly!). Une autre fois, il veut faire monter un serveur de bière sur scène pour s’en payer une. Ou en incitant le public à donner du travail à la sécurité, qui là pour nous sauver. Une dernière fois, sur Only For The Weak, tout en chantant, il filme le public avec son cellulaire.




On ajoutera à ça une remarque concernant la vieille discographie d’In Flames «if you don’t know this one, you don’t know In Flames» annonçant la venue du morceau The Hive, seule pièce «ultra old school» du set au complet.
À côté de cela, on pourra regretter des partenaires de scène qui roulent au diesel. Il faut attendre le neuvième et avant-dernier titre, the Quiet Place, pour voir enfin bouger de sa position le bassiste Peter Iwers. Durant les 30 minutes précédentes, il s’est enraciné, concentré sur son instrument. De même pour Niclas Engelin, quoique plus actif, mais sans transcender le genre.
Au final, le choix des titres a plutôt été hétéroclite et a rendu le concert efficace sans être exceptionnel. Les sept derniers albums ont été représentés, alors que le Tour servait avant tout à promouvoir le dernier album. Une chose qu’Anders Fridén n’a pas oubliée, puisqu’il a rappelé au public d’aller l’acheter. Une remarque qui marque clairement le virage mainstream d’In Flames.

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In Flames: photo par Anders Fridén
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Billy Talent

Arnaud passe sur Billy Talent, et force est de reconnaître que leur apparition faisait un peu étrange sur l’affiche du Heavy. L’an dernier, Melissa Auf Der Maur avait fait office d’alien mais avait toutefois posé une performance efficace. Il en a été de même pour Billy Talent qui, heureusement pour eux, profitent d’une fan base solide qui leur a permis d’avoir des premiers rangs remplis de petites têtes bougeant au rythme accrocheur des morceaux du combo canadien. Si Billy Talent étaient un peu à part sur l’affiche de cette année, leur performance aura été électrique et ce en partie grâce à leur chanteur qui ne lésinera pas sur les grimaces et sur les interactions avec la foule!

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Godsmack

Passons Billy Talent, qui n’avait absolument pas sa place au Heavy Mtl, pour nous attaquer à Godsmack. Autant l’avouer tout de suite : la réputation de Godsmack à faire des prestations scéniques ennuyantes s’est avérée à nouveau vrai.
Mené par Sully Erna, qu’on surnommerait bien « de Niro » tant la ressemblance physiques et dans les expressions est frappantes, le groupe ouvre son spectacle sur Cryin’ Like a Bitch. Sully Erna remplit bien la scène, allant de gauche à droite, mais cela ne suffit pas, face au guitariste Tony Rombola et au bassiste Robbie Merrill – dont on a l’impression qu’il s’ennuie -, agglutinés aux extrémités de la scène. Encore un peu, et ils se trouvaient derrière les rideaux. Pas même la batterie qui émet des éclairs à chaque coup dans le caisson, ni le heavy entrainant ne rendront ce spectacle intéressant : il ne se passe rien. L’ambiance est là, le public apprécie, mais écouter leur dernier album chez soi revient au même.




Les quelques essais de Sully Erna avec des vocalises électroniques ou à jouer avec sa pédale de distorsion, maintiennent quand même le public en laisse. Lorsqu’arrive la deuxième batterie sur scène, on se demande à quoi ils jouent. Mais le duel qui semble s’annoncer entre Sully Erna et Shannon Larkin va vraiment valoir le coup. Chose assez rare en live, le public prend vraiment plaisir à voir cette partie du spectacle. Et c’est de loin le moment le captivant de la soirée : les deux compères se lancent des regards, font tourner les baguettes en l’air – avec moins de chance pour Sully Erna, qui rate deux fois sur trois -, puis se lance dans des reprises d’AC/DC ou de Black Sabbath, toujours accompagné des deux statues humaines, immigrés sur des plates-formes en hauteur.
Une fois leur prestation finie, les festivaliers ont leur première pause imposée de la journée, mettant la foule en attente pendant trente minutes pour voir la première tête d’affiche : Disturbed.

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Disturbed

La nuit est tombée sur Montréal lorsque Disturbed monte sur une scène largement remaniée. Un écran grand comme la scène est apparu, ainsi qu’une plate-forme au niveau de la batterie, pour les effets pyrotechniques.
Le public commençait à s’impatienter, lorsque la vidéo d’introduction démarra. On y voit notre planète, puis un plongeon nous amène à l’image satellite du parc Jean-Drapeau. Puis un court film, mettant en scène le chanteur David Draiman dans un asile, puis sortir d’une ambulance, courant vers une porte. La transition est faite, le voilà sur l’estrade, entonnant Remnants.
Ce qui étonne au premier abord, c’est le son des instruments en retrait par rapport au chanteur. Les mélomanes ont été déçus tout au long du spectacle, de ne pas avoir pu profiter des talents de bassiste John Moyer, en grande forme et irréprochable sur toute la ligne, et du guitariste Dan Donegan, incapable de rester plus de 30 secondes à la même place.




Chaque titre proposé par le groupe, à l’aide des flammes – ne faisait-il pas déjà assez chaud ? – et couplé à une ambiance visuel singulière rendait le spectacle très divertissant. Dommage que ses écrans-là n’ait pas été installés tout au long de la journée… Ces mêmes titres sont accueillis par des hourras de l’audience, qui se met à fredonner les refrains. L’ambiance était très folle, au point qu’on en oublie le défaut technique du microphone sur The Animal.
Le public a aussi pu apprécier se regarder, lorsque David Draiman s’empare d’une caméra relié aux écrans. Il commence à filmer la foule, tout en commençant à chanter sur Another Way to Die. On notera toutefois ce public conquis a fait preuve d’une rare violence tout au long de la journée, marquée par les différents nez et arcanes fracturés, qui n’ont pas laissé le temps aux secouristes de chômer!




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la foule: photo par Anders Fridén
La journée et le concert se termine alors sur un appel de au public : « We are disturbed ».Puis à l’écran, un drapeau du Québec, acclamé par un public satisfait d’une journée plutôt inégale dans les prestations des deux scènes principales et marquée par les problèmes de son, certes mineurs et sans conséquences, mais qui peuvent enlever un peu de cachet à certaines performances. Toutefois, le Heavy MTL, qui n'en est qu'à sa troisième édition s'annonce déjà comme LE festival majeur au pays. Dans la trampe aux festivals européens, cette première journée nous annonce d'office un festival efficace et riche.
Inutile de dire qu'on a hâte à demain!

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le 1 août 2011 par Unfurl
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Commentaires


"on assiste à un flot de riffs de l’ancien guitariste de Crowbar, Kirk Windstein"


Depuis quand Crowbar n'existe plus ?

Chouette report en tout cas, j'avais pas eu le temps de le lire.

mer. 23 nov. 11- 10:17  
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