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Live Reports :: Sonisphère France J1

Live report : Sonisphère France J1

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vendredi 8 juillet 2011 - SNOWHALL PARC, AMNEVILLE
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Photographe : Halord




Nous arrivons sous un beau soleil de fin d’après-midi sur le site du Sonisphère. Quelques kilomètres de marche dans la poussière nous séparent du festival situé un peu en hauteur avec une belle vue sur la plaine d’Amnéville.





20H00 Gojira

C’est sur la scène Saturn que Gojira nous a donné rendez-vous. Les 4 musiciens arrivent sur scène tout sourire avec « Ocean Planet », le soleil en pleine figure, prêts à en découdre pendant une heure, à suer et à bronzer au rythme de leur métal syncopé et puissant.




« Vu d'ici c'est super beau, merci! » : Joe Duplantier, le chanteur charismatique, est visiblement heureux d’être là et de faire partager son amour de la musique.
Comme à leur habitude, la sobriété est de mise et le noir est de rigueur. Joe a refait pousser ses cheveux ce qui, avouez-le, est quand même plus pratique pour headbanguer… Le fond de scène est décoré d’une immense toile représentant le graphisme de l’album « The Way of all Flesh ».




C’est un florilège de leurs meilleurs titres (Backbone, Remembrance, Love, …) qui se succède pour notre plus grand plaisir. « Il y a 1 an qu'on a pas joué en France et on est contents que ce soit là ». Il est normal en effet de les retrouver sur scène pour un évènement de cette importance, un des plus gros (voire le plus gros) festival de métal qui ai jamais eu lieu en France…




Je retiendrai de ce concert la grande maîtrise instrumentale des musiciens mais un son brouillon et surtout un public timide qui ne participera pas assez pour donner à ce concert l’osmose et la magie qu’il méritait. Le show se termine au bout d’une heure montre en mains sur Vacuity et Oroborus, 2 autres perles typiques de la musique de Gojira.





21H10 Dream Theater

A peine le temps de traverser le site pour rejoindre la scène Appolo (les 2 scènes se font face) que Dream Theater entre sur scène pour 1 heure de musique…comment dire ?...de musiciens.




Pour les avoir vus aux premières loges depuis le pit des photographes, je peux vous dire que les mecs de DT donnent le sentiment d’avoir une haute opinion d’eux mêmes. Ils s’écoutent jouer, un peu comme les politiciens qui s’écoutent parler. Une première prise de contact gonflante à souhait…
Par respect pour leur talent et leur notoriété je prête une oreille un peu plus attentive et je finis par me prendre finalement au jeu des mélodies complexes grâce au son parfait.
Il faut bien sûr être amateur de grandes envolées guitaristiques et de jeu de batterie complexe. Le chanteur James Labrie est un brin poseur mais assure le show tout à fait correctement




Des dessins animés de style Manga sont projetés sur les écrans géants situés de part et d’autre de la scène. Jordan Rudess est un peu ridicule avec ses poses exagérées pour placer 3 accords et son clavier qui tourne.
Pour résumer un concert qui ne m’a pas emballé mais qui, je l’espère, a dû donner du plaisir aux afficionados du groupe.





22H20 Airbourne

C’est un autre registre, celui de l’énergie et de la sincérité, qui nous attend quelques minutes plus tard sur la scène Saturn.
Le thème du film « Terminator » joué à pleins tubes dans les amplis donne le ton, une manière de nous prévenir de ce qui va nous arriver…
Il fait encore jour quand Airbourne prend possession de la scène sur « Raise the Flag », à la façon d’une tornade qui balaie la plaine australienne !




Ces mecs sont complètement allumés ! Ils courent, headbangent et sautent partout jusqu’à épuisement, complètement électrisés par leur musique.
Coté musique justement, pas de surprise, c’est du pur AC/DC qui nous est balancé à travers les 24 Marshall disposés en fond de scène. Batterie minimaliste, quelques riffs géniaux, un chanteur halluciné et le tour est joué !




Le reste du show n’est que décibels, énergie positive, bières et bouteille de vin avalée cul sec. Ce n’est pas très fin mais qu’est ce que c’est bon, et communicatif !
Le public du fest se réveille et exprime enfin son plaisir.
Comme à son habitude, Joel O'Keeffe grimpe à la structure de la scène et nous gratifie de quelques accords joués en équilibre à 20 mètres de la scène. Du bonheur pour les mecs de la sécurité !




Coté musique, pas de surprise, leurs titres les plus accrocheurs sont joués ce soir et permettent au public de s’éclater dans la bonne humeur.
Coté show, Joel n’est pas en reste et allume le public avec une grosse lampe quand il ne s’éclate pas quelques canettes de bière sur la tête…effet garanti !
On pourrait résumer un concert d’Airbourne : « Si Angus Young (AC/DC) chantait avec la guitare de James Hetfield (Metallica) !»
Un excellent concert !


Setlist :
Raise The Flag
Chewin' The Fat
Diamond In The Rough
Blackjack
Cheap Wine & Cheaper Women
No Way But The Hard Way
Too Much, Too Young, Too Fast
Runnin' Wild
Stand Up for Rock 'N' Roll
(Source : Setlist.fm)





23H30 Slipknot

Après cette première partie énergétique à souhait, nous sommes prêts pour accueillir comme il se doit les stars du jour, à savoir SlipKnot. La foule s’est amassée de façon considérable devant la scène principale pour ce concert de cloture du premier jour de festival. Le groupe n’a pas lésiné sur les moyens et la scène est superbement décorée avec ses logos enflammés, ses divers éléments marqués du fameux « S » et un beau light show faisant la part belle aux lumières rouges et aux effets pyrotechniques.




C’est encore une belle brochette d’allumés que ces membres de SlipKnot. Vêtus de leurs combinaisons rouges et de leurs fameux masques, ils sont vraiment impressionnants. Mais il y a quand même quelque chose de spécial ce soir. Une combinaison rouge pendue à un cintre près d’une basse et d’un masque vide…
Le groupe n’a en effet pas tourné depuis le décès de leur bassiste Paul Gray en mai 2010 et l’état d’esprit des musiciens est spécial.
Corey taylor parle de positivité, d’un concert émouvant (Very emotional), de célébration…




Coté musique, (sic) et Eyeless donnent le ton de la soirée : ce sera quand même puissant et déjanté, comme il se doit ! C’est ensuite un florilège des meilleurs morceaux de leur carrière qui est joué pendant 1H30 (Voir Setlist).
Shawn (le Clown) passe son temps à haranguer la foule, à faire des doigts d’honneur, à monter et descendre sa « batterie/plateforme ? », à jeter des tonneaux, etc..
Le concert est un joyeux bazar organisé, nourri aux flammes et à l’adrénaline.
Nous passons de bons moments mais globalement le show est nettement un cran en dessous de celui auquel j’avais assisté aux Eurockéennes de Belfort en 2004.
La faute au public je pense, globalement mou cette première journée. Il y avait bien quelques mouvements de foule ça et là et quelques chanteurs motivés, mais ce n’était pas le grand délire collectif auquel les 9 de Des Moines nous ont habitué. Preuve s’il en est qu’un concert doit 50% de sa réussite au public !




J’ai retrouvé néanmoins sur « Left Behind » et « Psychosocial » cette énergie terrible et incontrôlable qui fait les bons concerts de SlipKnot.
Shaw, Sid et Chris headbangant à 3 dans une ronde infernale, quel bon moment !
Nous auront droit ensuite aux classiques de choix que sont Disasterpiece et The Heretic Anthem. Dommage que Corey reste toujours au centre de la scène et ne se déplace plus autant que par le passé.
Le grand moment du spectacle a lieu quand il demande à la totalité du public de s’asseoir (assez impressionnant sur une foule pareille) et de se lever d’un seul homme et de sauter au son de « Jump the fuck up ! ».




Les 2 derniers morceaux « People = Shit » et le final « surfacing » finissent d’enfoncer le clou et sont le prétexte d’effets pyrotechniques impressionnants
Nous auront droit aussi à Joey Jordisson (le batteur) sanglé à son siège et jouant de la batterie à l’envers dans les flammes et les explosions. Grandiose !
Le groupe saluera longuement son public. Corey est à genoux, épuisé et ému, comme à son habitude. Un très bon concert, impressionnant pour ceux qui ne les avaient encore jamais vus.

Setlist :
Iowa
742617000027
(sic)
Eyeless
Wait and Bleed
The Blister Exists
Liberate
Before I Forget
Pulse Of The Maggots
Frail Limb Nursery
Purity
Left Behind
Psychosocial
Disasterpiece
The Heretic Anthem
Duality
Only One
Spit It Out
Encore:
(515)
People = Shit
Surfacing
'Til We Die

(Source : Setlist.fm)



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le 20 juillet 2011 par halord
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