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Live Reports :: D-Tox Rockfest (jour 1)

Live report : D-Tox Rockfest (jour 1)

Tous les concerts de Lamb Of God Lamb Of God [Metal]
Tous les concerts de Descendents Descendents
Tous les concerts de Pennywise Pennywise [Autre]
Tous les concerts de Whitechapel Whitechapel [Death Metal]
Tous les concerts de Hot Water Music Hot Water Music
Tous les concerts de Abandon All Ships Abandon All Ships
Tous les concerts de Cancer Bats Cancer Bats [Hardcore]
Tous les concerts de Mononc' Serge Mononc' Serge
Tous les concerts de Kataklysm Kataklysm [Death Metal]
Tous les concerts de Beneath The Massacre Beneath The Massacre [Death Metal]
...
vendredi 17 juin 2011 - Marina de Montebello, Montebello, Québec
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Photographe : Unfurl




Les membres de l’équipe Metalship font les fiers parce qu’ils sont allés au Hellfest, et à raison.
Pour ma part, j’ai pris ma tente, mon sac de couchage, mon appareil photo et quelques amis et j’ai pris la route direction Montebello.
Petite ville au bord de l’eau, Montebello accueille en cette fin de semaine chargée, un festival en plein essor. Le DTox Rockfest, crée de toute pièce par un fan qui a pris son courage à deux mains et qui a monté, en quelques éditions seulement, un festival qui, dans quelques années, n’aura surement rien à envier aux autres évènements monstrueux qui dévorent la planète tous les étés.




À mi-chemin entre le Vans Warped Tour et le Heavy MTL, le Rockfest tape dans le multiculturalisme, tartinant son affiche de gros noms punk et metal. Et cette année, Lamb Of God, Nofx, Pennywise et Hatebreed prennent les devants, lourdement accompagnés par Cancer Bats, Underoath, The Descendents, Kataklysm, CJ Ramone (yep, le mec qui jouait dans le groupe du même nom) et autres groupes sympas. Le point fort du Rockfest est peut-être aussi le fait que le festival s’applique à propulser la scène locale vers l’avant, au plus grand bonheur du public québécois qui, selon moi, a toujours su encourager ses artistes. Ainsi, Mononc’ Serge, Xavier Caféïne, Dance Laury Dance et Beheading of A King seront aussi de la partie.
Mais revenons-en au festoch’. Primo, le camping, -sauvage, précisera-t-on- devient vite l’anarchie, mais en même temps, à 20$ par voiture qui entre sur le site, on ne se plaindra pas trop.




C’est Beneath The Massacre qui met la machine en marche, le public est peu nombreux, la scène Musique Plus est petite, mais BTM s’arrache. Et ça se sent. Comme lors de leur dernier passage au Heavy MTL, la performance est lourde et puissante, suffisamment pour remotiver n’importe quel individu que le soleil et la longue file d’attente auraient pu décourager. Mais moi ce qui me motive à ce moment précis, c’est l’appel du crabcore. Ouaaaais. Tout le monde a découvert le crabcore avec Attack Attack, et il faut avouer que peu sont ceux qui se sont retenu de rire. Aujourd’hui, c’est Abandon All Ships, copie conforme d’Attack Attack (qui avait au moins le mérite de l’originalité) qui attaque (zing!) la scène principale.




Je ne m’attarde pas, car The Agonist prend d'assaut la petite scène Musique Plus, mais quand même, c’était rigolo.
The Agonist réunit déjà plus de monde, et leur superbe chanteuse, dans ses bottes style démonia, y met du sien. Toutefois, c’est avec la performance de Dance Laury Dance, que le festival décollera vraiment. L’énergie est de bon ton, les moustachus se tordent dans tous les sens et le public est on ne peut plus réactif.
Sur la grande scène, c’est Whitechapel, que je déteste jusqu’au plus profond de moi qui embarque. Si le groupe ne m’a jamais touché, je leur donne quand même le crédit d’avoir su mettre en place un show carré, et l’agressivité que met le chanteur dans son micro semble transpercer les enceintes.




...Après quelques chansons de Whitechapel, l’idée lumineuse d’aller se dégoter un petit quelque chose à manger apparaît.
Petite promenade dans Montebello (comprendre ici la rue d’à côté) pour aller manger la bouffe la plus immonde sur la planète, qui, en bonus, nous coutera les yeux de la tête. Le resto «La Belle Bedaine» (ouaip’ c’est le nom) permet quand même d’attraper une bouteille d’eau pour moins de 4$, une véritable aubaine.
La petite épicerie, située juste en face se retrouve elle aussi envahie par des punks et des métalleux, et au fond de mon p’tit coeur, je ne peux que me remémorer les images du Hellfest, et de la belle petite ville de Clisson, assiégée par les tshirts noirs et les cheveux sales des festivaliers qui, le temps d’un week-end, oublient que l’eau est un élément capital de l’hygiène corporelle. Good ol’ times!




De retour à temps avant l’arrivée de Pennywise, première tête d’affiche à faire son apparition. Le temps d’escalader les barricades, on constate rapidement que le public a doublé. Pour ma part, je n’ai jamais été dans le trip Pennywise, mais à en voir les premiers rangs, le groupe sait où frapper pour faire mal. Les bras levés et le sourire aux lèvres, le public commencent à vraiment se réchauffer. Et si vous n’êtes pas convaincus, demandez à ce petit gars qui à fait du slam dans son fauteuil roulant.
Kataklysm maintenant... valeur sure du metal local, renommée internationale, Kataklysm n’avait absolument rien à prouver, et naturellement, la barricade de la scène Musique Plus ploie sous la puissance du public. Sur scène, la couleur est infernale, les spots jaunes et rouges nous aveuglent, et c’est un véritable tabac que fera Kataklysm.
Mais, dans ma petite tête, le cataclysme aura lieu dans quelques instants sur la scène voisine, après que le groupe de punk légendaire The Descendents aura terminé son set.




Le pit en avant de la scène se retrouve plein de gens ayant acheté des billets VIP, des photographes, des gars de la sécurité et plein d’autres personnes inconnues au bataillon. De quoi se sentir parfaitement en sécurité, avec deux appareils photos dans les mains. The Passing raisonne. Et mon cerveau affiche un gros sourire. Randy et ses amis sont bel et bien là.
Le Rockfest de Montebello s’offre le luxe d’avoir Lamb Of God pour son unique show de l’année 2011. Ayant été terrorisée lors de leur concert au Heavy MTL l’année dernière, compte tenu de la violence du public à ce moment là, je craignais sincèrement pour ma vie. Mais bien que la performance sur scène soit, comme toujours, d’une puissance infinie, le public se maintient plutôt bien, et j’arrive même à profiter du show les yeux vides et un air béat placardé sur le visage. Toutefois, après avoir vu Lamb Of God 4 ou 5 fois sur scène, je me dis qu’il est temps que le groupe se renouvelle.




En effet, la même set-list est offerte au public depuis la sortie de Wrath, qui est probablement l’un des meilleurs albums de l’année...2009. Le prochain opus de Lamb Of God est attendu pour début 2012, et en attendant, le groupe tape sur des recettes culinaires qui ne se périment pas trop vite. Ainsi, bien que leur set-list soit la même depuis longtemps, il n’en reste pas moins que cette dernière est difficilement égalable sur le plan de la puissance et de la qualité. Au niveau de l’interprétation, même chose, Randy Blythe est définitivement l’un des meilleurs frontman de sa catégorie, et prouve encore une fois qu’il est capable de tenir son public par les cheveux (pour ne pas dire autre chose).
Naturellement, c’est Black Label et le wall of death qui l’accompagne qui clôturera cette première journée de festival qui, malgré quelques petits accrochages, reste une très belle réussite.




Il est 3h du matin, personne ne dort dans le camping, les feux de camp vont bon train, et à 4h, lorsque quelqu’un trouve la sublime idée de diffuser «Destroy Everything» de Hatebreed à plein volume, je sais que je n’échangerais ma place pour rien au monde.

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le 26 juin 2011 par Unfurl
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