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Live Reports :: System Of A Down

Live report : System Of A Down

Tous les concerts de System Of A Down System Of A Down [Neo Metal]
Tous les concerts de ...And You Will Know Us by the Trail of Dead ...And You Will Know Us by the Trail of Dead
lundi 6 juin 2011 - AccorHotels Arena - POPB, Paris
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Le retour de System Of A Down à Paris. Le dernier passage de la formation datait de 2005, à la suite de la sortie du duo « Mezmerize »/« Hypnotize ». L’année suivante, le combo s’était séparé, et les musiciens s’étaient concentrés sur leurs projets personnels : Serj avec ses albums solos, Shavo avec Achozen, et Daron et John avec Scars On Broadway. Des rumeurs sur cet éventuel retour ont commencé à circuler fin 2010, et la mise en vente des places le 14 décembre dernier a bien entendu connu un franc succès, puisque les 17 000 places du Palais Omnisports de Bercy ont été vendues en quelques minutes. En janvier 2011, une deuxième date est annoncée, prévue pour le 8 juin, comblant ainsi les fans n’ayant pas réussi à décrocher leur précieux sésame. Les mois passent, l’impatience grandit, d’autant que les set lists des shows de System Of A Down au Canada et en Italie se révèlent impressionnantes.

Lundi 6 juin. Bercy. Des milliers de fans ravis se pressent devant la salle, fins prêts à assister à l’évènement. Le public commence doucement à remplir Bercy, et à mon arrivée à l’intérieur du Palais Omnisports, plus de la moitié des spectateurs sont déjà en place. Quelques olas s’enchaînent (à croire qu’on ne peut pas s’en passer…), alors que la première partie se prépare à entrer en piste.

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...And You Will Know Us by the Trail of Dead

Et cette première partie, parlons-en. ...And You Will Know Us By The Trail Of Dead, ou plus communément Trail Of Dead, ne joue que ce soir. Mercredi, ce sera Clutch qui aura la dure tâche de précéder les Américano-arméniens de SOAD. Tout droit venus du Texas, les musiciens de Trail Of Dead montent sur scène avec enthousiasme devant un public dans un premier temps satisfait de voir enfin un peu d’action. Le combo présente ce soir son dernier opus en date, « Tao Of The Dead », sorti fin 2010, et semble très heureux de pouvoir monter sur scène dans une salle aussi imposante. Si scéniquement, le groupe tient la route et que ses membres sont assez charismatiques, musicalement en revanche, cela reste du Rock assez basique. Énergique certes, mais vraiment pas assez pour garder l’intérêt de 17 000 personnes venues uniquement dans le but de voir le groupe qui a bercé leur adolescence.

Après environ une demi-heure de jeu, Trail Of Dead quitte les planches, après un set tout à fait respectable, mais néanmoins bien loin d’être mémorable. La première partie de la date du mercredi promet davantage de surprise, puisque comme nous l’avons dit, le rôle de groupe de chauffe sera attribué à Clutch, combo de Stoner. Les lumières se rallument, tandis que l’annonce d’un entracte d’une demi-heure retentit, suivie de nombreuses publicités. Après un petit tour au stand boissons, puis au merchandising, retour dans la salle, où l’impatience se fait largement ressentir. Les acclamations grandissent lorsque un immense drapeau « System Of A Down » apparaît devant la scène.





System Of A Down

L’entracte se révèle plus long que prévu, et c’est après environ 50 minutes de pause que les lumières se ré-éteignent sous les cris des spectateurs en délire, tandis que les premiers sons de « Prison Song » retentissent. La voix de Serj Tankian se laisse entendre, lorsqu’il chuchote « They’re trying to build a prison ». Le rideau tombe, laissant apparaître le groupe.

Immédiatement, la fosse, qui était déjà relativement compacte, se transforme en fournaise, et tous sautent et hurlent les paroles du refrain en chœur avec SOAD. Un joyeux bordel en somme, provoquant déjà des malaises et faisant dégouliner tous les spectateurs. Une magnifique entrée en matière, suivie d’acclamations enthousiastes. Pas le temps de respirer, System Of A Down enchaîne immédiatement « Solider Side », puis l’ultra-efficace « BYOB », qui fait à juste titre l’effet d’une véritable bombe. Daron et Serj laissent le public parisien chanter sur le refrain de « I-E-A-I-A-I-O », et ce dernier s’exécute avec grand plaisir.

Sur scène, les quatre musiciens se donnent à fond. Serj se révèle toujours aussi diablement charismatique, Shavo ne cesse d’arpenter les planches, tandis que John s’acharne sur ses futs. Daron lui aussi tient bien sa place et se montre débordant d’énergie, malgré quelques pains notables ici et là. Le groupe ne s’attarde pas entre les morceaux, c’est le moins que l’on puisse dire. Un petit remerciement en français, et c’est reparti avec le classique « Needles ». Un peu plus de communication avec le public aurait pu être appréciable, mais il est vrai que les morceaux se suffisent parfaitement à eux-mêmes. On continue avec des extraits de l’album « Toxicity », qui semble demeurer l’un des disques les plus populaires de System, avec l’énorme « Deer Dance ».

Toujours sans transition, « Radio/Video » retentit, et son intro calme permet de reprendre un instant son souffle. Les amateurs des deux derniers opus du combo semblent apprécier, d’autant que le titre « Hypnotize » est le suivant sur la liste, suivi de la ballade « Question ! », reprise en chœur par tous. Les morceaux plus anciens du groupe, à l’image de « Suggestions » qui suit, font aussi leur petit effet, et la fosse repart de plus belle. « Psycho » fait encore une fois chanter tout Bercy, suivi de l’énorme tube « Chop Suey ! », probablement le morceau le plus chanté par les spectateurs. Toute la fosse saute sur l’intro, puis part dans des pogos innombrables, avant d’hurler en chœur le refrain, le tout devant un groupe visiblement très satisfait. On notera quelques petits pains de Daron durant l’intro notamment, même si SOAD interprète avec brio ses morceaux, dans une set list où les titres récents et anciens se mélangent sans problème. Les quelques chansons plus douces glissées ici et là permettent également de reprendre son souffle entre deux tueries, et l’on apprécie « Lonely Day » pour cela. Même si ce hit, sans doute un peu trop joué, n’est pas forcément le meilleur titre de la formation, il est tout de même repris en chœur par le public, et de multiples briquets et téléphones sont brandis dans les airs par les milliers de personnes en gradins.

Le bourrin revient avec l’excellentissime et beaucoup trop courte « Bounce », véritable hymne au pogo. On en est environ à la moitié du set, et chose étonnante, le son est plutôt bon depuis quasiment le début du concert. Chaque instrument est bien audible, quelque soit l’endroit où l’on se situe dans la salle, chose qui n’est pas toujours évidente au Palais Omnisport. Le jeu de lumières est également très sympathique et bien réalisé. Mais revenons-en au show ! « Kill Rock’N’Roll » retentit, suivi de la calme, mais puissante « Lost In Hollywood ». Tous chantent en chœur avec Daron, puis avec Serj, qui a pris place derrière ses claviers, suite à quoi les spectateurs lèvent les bras en l’air en rythme, à la demande du guitariste. Sans prévenir, voilà « Forest » qui déboule, impeccablement interprétée par Serj, suivi d’un autre extrait d’un « Toxicity » décidément très représenté ce soir, « Science ».

La très énergique « Darts » fait ensuite son effet aux fans des premières heures de System Of A Down. Daron court sur scène tout autour de Serj, tandis que John martèle toujours ses futs sans montrer le moindre signe de fatigue. Le chanteur tombe à genoux, et montre que son growl n’a rien à envier à qui que ce soit. Alors que les premières notes d’ « Holy Moutains » se font entendre, le frontman se lance dans un petit discours sur le fait que les hommes n’ont pas appris grand-chose du XXe siècle, malgré toutes les horreurs arrivées en cent ans, se référant en partie au génocide arménien. Les fans exultent sur l’intro du culte « Aerials », repris en chœur et enchaîné par l’excellente « Tentative ». Shavo, au bord de la scène, harangue les foules et ne cesse d’headbanguer en rythme. Vient ensuite « Cigaro », précédée par une petite chanson fine et raffinée de Daron (« Can’t you see that I love my cock ?/ Can’t you see that you love my cock too / And I love you »). La fosse explose et les pogos redoublent d’intensité. Tous les visages sont couverts de sueur, mais tous semblent passer une excellente soirée.

Un drapeau se déplie sur la scène, représentant la main de l’artwork du premier album éponyme de System Of A Down. Il est donc temps de repartir dans les classiques et anciens hits de la formation, à l’image d’un « Suite-Pee » épique, durant lequel Daron ne cesse de gesticuler et tombe à genoux. Tout Bercy acclame le groupe et applaudit en rythme avec les premières notes de « War ? ». Et lorsque Daron lance « Toxicity », un autre des grands succès du groupe, toute la salle reprend en chœur les paroles du refrain, tandis que les pogos repartent de plus bel. Daron demande ensuite au public d’acclamer Trail Of Dead, la première partie déjà oubliée par tout le public. Il répète plusieurs fois jusqu’à avoir des applaudissements décents, mais il est évident que ce groupe de chauffe n’a pas récolté un franc succès ce soir. L’énergique « P.L.U.C.K. (Politically Lying, Unholy, Cowardly Killers) » est ensuite interprété. System Of A Down ne montre toujours aucun signe de fatigue, alors qu’il s’agit du vingt-septième titre joué ce soir !

Serj se lance ensuite sur « Sardarabad », chanté en arménien (s’il vous plaît !), affichant une nouvelle fois la fierté des musiciens de leurs origines et leur bataille pour la reconnaissance du génocide arménien, qui a eu lieu au début du siècle dernier. La formation se lance dans un dernier de ses grands classiques, l’énorme « Sugar », qui donne l’occasion à toute la fosse de sauter en l’air une dernière fois. Le groupe remercie pour finir son public, avec un simple « Merci Paris, je t’aime ! ». Pas de rappel, System Of A Down ne semble pas coutumier de cette pratique vue et revue, et pourtant toujours aussi agréable. Les lumières se rallument, il est à présent temps de sortir pour prendre un peu l’air, ou s’acheter un petit souvenir au stand de merchandising.

Un long live report, pour une soirée longue et riche en émotions. Tous sortent de la salle avec le sourire, ravis d’avoir enfin pu voir (ou revoir) le groupe qui a, pour beaucoup, bercé leur jeunesse. System Of A Down a affiché une belle cohésion et un véritable amour de la scène, même si l’on aurait apprécié un rappel et un peu plus de communication avec le public. Le groupe aura en tout cas joué près de trente morceaux, et sa set list sonne comme un best of de sa carrière. Dommage que « Steal This Album » soit quasiment passé à la trappe, des titres comme « Fuck The System », « Boom ! » ou « Nunguns » auraient pu être tout à fait appréciables. Il est cependant à présent temps de rentrer chez soi pour se reposer, avant de renchaîner les hostilités le surlendemain !


Set list:

Prison Song
Soldier Side – Intro
B.Y.O.B.
I-E-A-I-A-I-O
Needles
Deer Dance
Radio/Video
Hypnotize
Question!
Suggestions
Psycho
Chop Suey!
Lonely Day
Bounce
Kill Rock 'n Roll
Lost in Hollywood
Forest
Science
Darts
Holy Mountains
Aerials
Tentative
Cigaro
Suite-Pee
War?
Toxicity
P.L.U.C.K.
Sartarabad
Sugar



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le 10 juin 2011 par Menqèt
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Commentaires


Beau travail, bravo Menqèt
sam. 11 juin 11- 08:10  
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