Live Reports ::
Om maniLive report : Om mani
Om mani [Death Metal]
the way i am
digital placedimanche 15 mai 2011 -
La Scène Bastille,
ParisVoir toutes les infos de ce concert
Photographe :
MenqètTexte par Choko.
C’est encore une fois du côté de la scène Bastille que nous voguons pour de nouvelles offrandes métalliques, avec ce soir en tête d’affiche, Om Mani, combo lillois, accompagné par Digital Place et The Way I Am. La soirée débute aux alentours de 19h30 et les premiers à entrer sur scène sont les jeunes Parisiens de Digital Place.
Digital Place
Le quinquet s’est formé en 2008 et vient présenter son rock/metal à mi-chemin entre
Deftones,
Sevendust ou
Limp Bizkit. Le public est conquis d’avance, il est en majeur partie composé d’amis et de la famille du groupe, et c’est sous les applaudissements que les musiciens entrent sur scène. Le set débute sur une introduction orchestrée par les guitaristes, rapidement rejoints par le reste de la formation. L’arrivée du frontman se fait simplement et on se retrouve agréablement surpris par le timbre de voix de ce dernier. Il n’hurle pas jusqu’à la mort, sa voix se laisse entendre à la manière d’un Maynard James Keenan (
Tool,
A Perfect Circle) et apporte un certain charisme à cette joyeuse bande.
Musicalement, le tout est ficelé de belle manière, le jeu est carré et organisé efficacement. On se retrouve souvent avec un plan similaire : guitare, suivi d’une basse et d’une batterie groovy, mais les compositions fonctionnent bien. Malgré la jeunesse de Digital Place, ce groupe semble à l’aise dans ce qu’il fait et sait se rendre disponible pour son public.
On retient surtout la voix du chanteur, qui restera juste tout au long de ce show un grand point positif, malgré les gimmicks parfois agaçantes du chanteur. Les Digital Place ont fait mouche ce soir, et sauront certainement faire parler d’eux avec leur premier album actuellement en préparation.
Set list :
The Other Way
Longing To Know
Let’s Finish It
The Coward Song
On The Road Again
Orient Sky
I’ll Do The Talk
Passed Out Guy
Neat The Ground
Call me King
The Way I Am
Après que la salle se soit vidée de manière incroyable, alors que The Way I Am monte à peine sur scène. Le groupe arrive donc dans une ambiance intimiste, ce qui est assez décevant compte tenu de ce que le quatuor a à proposer : un metal fusion à chanteuse tout à fait intéressant, composé de certains passages Meshuggesque.
Tous assortis sous un rouge érotique, les musiciens de la formation restent assez statiques, mais renvoient une énergie différente, plus portée vers une chaude atmosphère et hypnotique grâce à la voix de sa chanteuse. Cette dernière chante juste, avec plusieurs variations réussies et c’est avec grande surprise que la salle découvre, pour la plupart, sa voix. Les musiciens sont, quant à eux, expérimentés et c’est avec un grand plaisir que l’on assiste à un jeu entre une batterie, basse six cordes et guitare sept cordes.
La prestation de TWIAM garde le niveau par rapport à Digital Place, et cela malgré une baisse de l’auditoire. La formation menée par la frontwomen en profite pour saluer leurs amis d’Om Mani, frais et dispo pour la soirée.
Set list :
Hurricane
The Way I Am
M
Frightened
Medicine
I Didn’t Cry
I’ll Be There
Saving Lucidity
NLTS
U Suk
Respect
Inner Monster
Om Mani
La tête d’affiche de la soirée peut enfin faire son apparition sur les planches de la Scène Bastille. On regrette toujours autant que le public ait quitté la salle après le premier groupe, car le spectacle peut réellement commencer avec Om Mani. Le quatuor nous a d’ailleurs informés des problèmes physiques de son batteur, Mike, qui a ce soir le genou dans un piteux état. Néanmoins, les Lillois ont fait le déplacement pour présenter « Apology », leur très bon premier album, et c’est avec enthousiasme que nous nous plaçons devant la scène.
Malgré la vingtaine de spectateurs, ce qui est honteux compte tenu de la qualité du groupe, et les problèmes physique de Mike, Om Mani a décidé de répondre présent et c’est sans répit qu’ils servent leur metal expérimental venant tout droit de
Meshuggah,
Tool et consorts. Max, le chanteur, varie et module son chant entre growl ravageur et voix minutieuse, comme s’il racontait une histoire.
Les passages plus énervés font mouches dans la salle et c’est un public heureux qui assiste à la prestation des Nordistes, qui en profiteront pour saluer la victoire du LOSC sur le PSG. Même s’ils avoueront qu’ils s’en … foutent. Om Mani préfère balancer les morceaux de son premier opus, à l’instar de « The Call », « Bad Seed » ou encore « Burn Out ».
Le concert se déroule calmement dans la fosse, avec beaucoup de fraîcheur dirons-nous, et c’est entre chaque gorgée de Pastis que le guitariste sollicite sa BC Rich. Le style est personnel, freestyle mais pleinement maîtrisé, et c’est sans doute l’un des secrets du son que proposent les Lillois. Toujours est-il que du côté de la batterie, malgré ses problèmes physiques conséquents, Mike garde le bon bout et tient à continuer le show en clôturant la soirée par « Apology ». Courageux mais pas fou, le dernier sera salué, ainsi que ses compagnons de scène, par une foule satisfaite qui a passé une soirée excellente.
On retient malheureusement le peu d’investissement de la part du public dès le premier début de soirée. Néanmoins, les trois groupes étaient impliqués et appliqués dans l’exercice. Des soirées comme ça, on en redemande.
Set list :
The Call
Burn Out
Venus
Ajna
Bad See
Trapped Outside
Apology