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Live Reports :: Rammstein

Live report : Rammstein

Tous les concerts de Rammstein Rammstein [Indus]
samedi 7 mai 2011 - Centre Bell, Montréal
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Photographe : Unfurl




Certains groupes semblent ne pas avoir besoin de se forcer beaucoup pour mettre le feu à une scène. Certains groupes ont trouvé la recette miracle. Et s’y tiennent.
Rammstein... 10 millions de disques vendus à travers le monde, une grosse carrière, des spectacles démentiels et hyper millimétrés.
Montréal, le 7 mai 2011, accueille le groupe allemand pour la 3ème fois en moins d’un an. Rammstein au Québec trois fois de suite, et j’ai eu la chance d’y être à chaque fois.
Le spectacle de Décembre dernier avait causé des ravages au serveur de la billetterie en ligne du Centre Bell, toutes les places s’étaient écoulées en une quinzaine de minute seulement. Des gens venaient de partout pour ce concert là. Et en bonus, ce n’était pas si cher...
Mai 2011, Rammstein ne remplira pas le Centre Bell aussi rapidement. Le soir du show, quelques places étaient encore disponibles dans les hauteurs de l’aréna Montréalaise. Toutefois, les rangées plus basses sont pleines à craquer, le public est au rendez-vous, et a payé son billet le double du prix. Cette année, un bon billet pour Rammstein coute plus de 110$. Lors de leur dernier spectacle, mon billet, super bien placé, m’avait couté une soixantaine de dollars.




Le spectacle d’aujourd’hui est une supplémentaire du concert de décembre. Par conséquent, le contenu sera sensiblement le même que celui de la dernière fois. Dommage, mais en même temps, la garantie d’un spectacle de qualité est assurée. Au son de Rammlied, les membres de Rammstein détruisent un mur noir, les laissant apparaître un à un dans un grand halo de lumière. Le mur tombe et laisse place à un décor métallique, dans un esprit d’usine ou de ville industrielle en mauvais état. Till, chanteur, s’est cantonné à son tablier de boucher en cuir rouge et à sa bouche lumineuse (aussi bien de près que de loin, l’effet est quand même renversant!). Toisant le public, Rammstein restera fidèle à ce son lourd et violent d’un métal industriel qui les caractérise. Avec leur dernier album, les allemands ne dérogent pas à la règle, et la setlist est incroyablement bien équilibrée.




Les gars de Rammstein iront en effet chercher aux quatre coins de leur discographie, mêlant astucieusement leur dernier album, et leurs démos de 1994. Perdue dans le photo-pit au pied de la scène, je me rends compte que je n’avais même pas oser rêver de voir Rammstein d’aussi près. Toutefois, après B******** (Bückstabü), lors de Waidmanns Heil, lorsque les premiers lances-flammes feront leur apparition et que Till se pointera avec son fusil de chasse, je me dis que finalement, ma place dans les gradins sera bien appréciée. Je ne vous cacherais pas que j’ai sursauté plus d’une fois, face aux explosifs Rammsteinniens. Vu d’aussi près, c’est absolument démentiel.
Je raterai Keine Lust et Weisses Fleich, suite à mon expédition digne de Fort Boyard dans les coulisses du Centre Bell à la recherche d’un endroit où déposer mes appareils photos. Je suis de retour pour la fin de Feuer Frei, morceau indémodable qui reste l’un des gros points forts dans la discographie de Rammstein.




Bien que le show soit exactement le même que celui de la dernière fois, je ne peux m’empêcher de m’extasier devant la puissance hallucinante du spectacle. Lorsque Till plongera Flake (clavier) dans une baignoire, puis, après être grimpé à plusieurs mètres de hauteur, déversera sur le souffre-douleur une pluie de d’étincelle. L’explosion qui suivra marquera la transformation de Flake. D’abord vêtu d’un grand manteau noir au début du spectacle, ce dernier ressortira de sa baignoire habillé d’un grand costume pailleté et doré, puis mettra en marche le tapis roulant entre ses deux claviers, donnant l’illusion d’une marche en apesanteur donnant une dynamique totalement différente à la mise en scène.
...Il serait bien trop long de relater tous les effets pyrotechniques utilisés par Rammstein, chaque chanson réserve son lot de surprises, les lumières sont changeantes mais toujours parfaitement adaptés à l’ambiance de la chanson qu’elles accompagnent. Benzin, par exemple, se teintera d’un vert intense à mesure que la lourdeur du sample électronique lancera le début du morceau.




Till disparaîtra ensuite, avant de réapparaître du dessous de la scène, accompagné par les autres membres du groupe, simulant une marche militaire, au son de la rythmique si particulière de Links 2-3-4.
Montréal est toujours un public enthousiaste, et malgré le fait que les paroles de Rammstein soit dans un allemand barbare, le Centre Bell rugira les paroles de Du Hast. Till nous encouragera à crier plus fort, et les puissants lances-flammes envelopperont toute la salle d’une violente chaleur. Les feux d’artifices viendront exploser en conclusion de ce morceau exceptionnel.
Il est maintenant temps pour Till de se mettre en selle sur son...euh... bah... canon à mousse (?!). Les paroles de Pussy, un canon à mousse. Je ne pense pas avoir besoin de vous faire un dessin pour que vous puissiez comprendre de quelle forme était le dit canon à mousse aspergeant les premiers rangs (et plus loin encore).
Rammstein s’arrête alors. Les musiciens viennent nous saluer, de manière très officielle, sur le devant de la scène. Till nous lâchera quelques mots en français, et le Centre Bell sera plongé dans le noir.
Des stroboscopes jaunâtres hyper violents, et Rammstein revient interpréter l’un mes morceau préféré: Sonne.




Haifisch et naturellement Ich Will viendront agrémenter ce rappel violent et ultra efficace. Le Centre Bell se retrouve de nouveau dans la pénombre. Puis s’illuminera de bleu. Rammstein, exactement comme la dernière fois, viendra mettre la touche finale à leur oeuvre d’art. Les sifflements retentissent, la porte au milieu de la scène s’ouvre, et Till apparaît, muni d’immenses ailes métalliques crachant d’immenses flammes. C’est Engel qui viendra rompre l’échine des spectateurs. Un final d’une grande beauté posera les dernières limites de la puissance scénique de Rammstein.




J’ai vu 3 fois Rammstein en moins de 11 mois. L’année dernière, je pensais que je n’aurais jamais l’occasion de les voir de toute ma vie. J’ai quitté le Centre Bell en étant littéralement soufflée. Rares sont les spectacles si bien ficelés et si visuellement efficaces. (Je me risque à une affirmation délicate pour les petits métalleux qui me liront jusqu’au bout: de tous les shows que j’ai eu l’occasion de voir dans ma vie, seuls deux artistes sont capables d’une telle violence et efficacité visuelle sur scène. Rammstein et Lady Gaga.) Rammstein...Il s’agissait certes du même spectacle que celui de décembre, mais que voulez-vous, les allemands ont mis le doigt sur le mélange parfait pour produire un spectacle parfait. Ils auraient tort de s’en priver!



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le 9 mai 2011 par Unfurl
(3)




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Commentaires


Un rapport superbe et rudement bien écrit! Ajoutez à cela des photos magnifiques et vous obtenez....un rapport d'Unfurl tout simplement. Merci mademoiselle, ça donne envie.
ven. 13 mai 11- 20:29  
Merci Prom! :)
sam. 21 mai 11- 03:43  


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