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Live Reports :: BetiZFest

Live report : BetiZFest

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dimanche 24 avril 2011 - Palais des Grottes, Cambrai
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Photographe : Menqèt




Report par Menqèt et Choko.

Menqèt :

Une sympathique petite affiche, voilà comment il est possible de qualifier la programmation 2011 du BetiZFest. Ce festival, qui se tient à Cambrai dans le Nord, depuis plusieurs années, a annoncé la venue de Madball, Zuul FX, Loudblast, Destinity, Arkangel et Om Mani entre autres, rien que ça. C’est donc avec entrain que nous avons décidé de passer ce dimanche de Pâques ensoleillé à Cambrai. Après quelques tours de Cambrai, le temps de se perdre un peu en chemin, puis de trouver la salle, me voici devant le Palais des Grottes. Quelques dizaines de personnes attendent tranquillement devant la porte, peu de temps avant l’ouverture. Un rapide tour des stands s’impose, puis direction la petite scène, sur laquelle le premier groupe s’apprête à entamer les hostilités.





Oxymor

Originaire de Cambrai, Oxymor est donc le premier combo à s’élancer sur les planches. Menée par une jeune chanteuse, Violette Wanty, la formation a pour autre particularité de compter dans ses rangs un claviériste/violoncelliste. Ce dernier apporte clairement un plus inestimable et de la finesse à la musique d’Oxymor, qui sans cela ne serait qu’un énième groupe de metal à chanteuse. La vocaliste tient plutôt bien son rôle de leader, et semble la plus à l’aise de son groupe sur scène, tout en tentant de motiver le public encore relativement épars pour qu’il se rapproche de la scène. Ses alternances de chant clair / voix gutturales ne sont, certes, pas des plus originales, mais elle dispose d’une bonne voix, et les morceaux s’enchaînent sans difficultés.




Les Cambrésiens offrent un set tout à fait correct, applaudi par le public. On s’étonne malgré tout de voir des spectateurs, parmi lesquels des Hardcoreux, effectuer leurs « pas de danse » durant le show d’Oxymor, dont la musique est pourtant totalement éloignée de celle de tous les dérivés du « core ». Quoi qu’il en soit, on passe un moment assez agréable en compagnie de la formation locale, qui constitue un bon petit groupe de première partie.

Set list :
Eau lourde
Der des ders
Sueur
Fatale idée
Oeil pour oeil

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Klakomaniak

A peine les membres d’Oxymor ont-ils posé leurs instruments que le groupe suivant entame à son tour son set. Direction la grande scène, sur laquelle Klakomaniak a déjà attaqué son premier titre. D’entrée, ces Nordistes promettent un show haut en couleur, puisque le chanteur du groupe, Nix, est affublé d’un collant moulant et d’un petit top laissant entrevoir un bout de bedaine. A première vue, le combo peut rebuter, et paraît être une faible et pâle copie d’un mélange entre Didier Super et Philippe Katerine. Les Klakomaniak donnent néanmoins dans un Metal humoristique énergique et assez entraînant, et dont les paroles déjantées font rapidement sourire.




Certes, ils ne sont pas les premiers (ni les derniers certainement…) à se lancer dans ce style, mais les textes des Pas-De-Calaisiens sont tout de même sympathiques, à l’instar de « Puissance Moustache », une ode aux poils. Les spectateurs, de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’heure avance, applaudissent et semblent apprécier le show. Même si Didier Super reste le roi dans l’exercice de l’humour noir et du 14e degré, on passe un bon moment durant le set de Klakomaniak, tout de même loufoque et bien exécuté.

Set list :
Du Sable
Les Barbares
Super Champion
Monde De Merde
Puissance Moustache
Dans Mon Village

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The Heretic Process

C’est maintenant au tour des Heretic Process de monter sur scène. Venu tout droit d’Hénin Beaumont, le combo donne dans un Deathcore très brutal. Musicalement, d’un point de vue personnel, ce n’est pas ma tasse à thé, et le groupe ne se démarque pas vraiment du reste de la scène deathcoreuse française et demeure relativement stéréotypé. Les morceaux sont assez linéaires, et ont malheureusement tendance à se suivre et à se ressembler. Malgré cela, il faut reconnaître que la formation se donne à fond sur scène pour offrir une bonne prestation à son public, et le duo de chanteurs fonctionne bien en live.




La fosse se constitue autour de quelques amateurs de Deathcore effectuant des mosh pits, qu’ils aient lieu d’être ou non, et le public applaudit timidement. A défaut d’originalité musicale, The Heretic Process offre donc un show plein de dynamisme et d’énergie. On apprécie la fraîcheur et toute la bonne volonté de la formation sur les planches.

Set list :
Introducing To The Heresy
Last Dust From Heaven
Nuclear Death Machine
Outro
Pepper Party
If Hope Dies

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Om Mani

Tandis que The Heretic Process achève son set sur la petite scène, les musiciens d’Om Mani préparent le leur sur la scène principale. Depuis la sortie de leur excellent premier album « Apology », les Lillois effectuent ici et là des dates afin de faire connaître leur « Free Metal », mélange expérimental situé entre Meshuggah et Tool. Et c’est sans surprise des extraits de ce premier album qui sont joués devant un public qui semble apprécier le set, avec en prime, « Venus », titre venu de leur premier EP.




Les musiciens dégagent une belle énergie sur scène, et leurs compositions passent avec brio l’épreuve du live. Tout en finesse et en puissance, à l’image de sa musique, Om Mani offre une très bonne prestation en ce milieu d’après-midi, devant des spectateurs visiblement accrochés. En somme, une bonne petite claque scénique comme on les aime.

Set list :
The Call
Burn Out
Venus
Bad Seed
Trapped Outside

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Kallikantzaros

Certains groupes laissent perplexe, en particulier dans le Black Metal. On voit bien que la formation a développé un monde très particulier autour de sa musique, mais il est parfois si opaque et inexplicable que l’on reste là, à se demander à quoi cela correspond vraiment. Kallikantzaros, combo également local, donne dans un Black Metal assez particulier et très ambiancé, faisant par moments un peu penser à la musique des Japonaises de Gallhammer.




Alors certes, le set est plutôt bien exécuté et la chanteuse et ses musiciens sont inspirés, mais leurs morceaux ne m’accrochent pas et je m’en désintéresse très vite. Après quelques titres qui semblent n’être qu’un long et interminable morceau, direction l’extérieur, histoire de prendre une petite pause au soleil, ce qui est difficile autrement, puisque les groupes s’enchaînent diablement vite. En fin de compte, Kallikantzaros sera probablement apprécié par les fans de ce style de Black Metal. Pour les autres…

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Dylath-Leen

Alors que le groupe suivant, Dylath-Leen, se prépare à monter sur scène, on ressent un certain engouement du public pour celui-ci. Quelques fans arborent avec fierté le teeshirt de la formation, et les premiers rangs sont occupés avant même que le concert ne commence. Il faut dire que ce combo existe depuis 1999, et semble écumer régulièrement la région, dont le BetiZFest, où il était déjà présent en 2008. Mené par Kathy, chanteuse assez charismatique et disposant d’une bonne voix, Dylath-Leen entame son set devant une audience ravie.




Musicalement, le groupe se situe dans un Death Metal relativement mélodique à chanteuse, et il est aisé de le comparer à Arch Enemy, par exemple. Quoi qu’il en soit, Dylath-Leen gère bien son set, les musiciens sont précis et semblent très à l’aise sur les planches. Le groupe gratifie son public de quelques nouveaux titres, et même si sa musique n’est pas la plus originale au monde, on passe néanmoins un très bon moment en sa compagnie.

Set list :
Never Rising Sun (nouveau titre)
Buy Me A Smile
Scars As Victories
Frozen Reflect In A Broken Mirror
The Awakening
...Forever Still (nouveau titre)
I'm The Crusher (nouveau titre)

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Arkangel

Choko :

Lors de mon arrivée au Palais des Grottes de Cambrai, il est temps pour les Belges d’Arkangel de fouler la scène. Plus de dix ans d’existence pour ce combo, qui a su se faire un nom dans le milieu hardcore, notamment aux Etats-Unis où le groupe a participé au festival Hellfest (la version américaine depuis 1996 à New York consacrée au hardcore) en 2001.




Le set du groupe débute brusquement avec une sauce brutal hardcore groovy et ce n’est pas sans ravir la multitude de fans de ce style sous le chapiteau, Madball en est la tête d’affiche après tout. Scéniquement, l’animation est assurée par les deux guitaristes situés sur les ailes de la scène, qui assènent de grands coups de médiators sur leur guitare Flying V. Le chanteur, Baldur, est, quant à lui, surexcité, il vogue de bout en bout des planches et profite des temps morts pour faire quelques dédicaces au staff technique.




Les morceaux s’enchaînent avec une énergie constante, propre à l’étiquette d’un hardcore burné aucunement stéréotypé. Atypique, à l’image de la voix de son frontman, tout en restant crédible. A la fin du show, le public semble ravi et on peut lire sur les visages une satisfaction : avoir assisté à un très bon concert.

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Zuul FX

Le temps d’aller boire une bière et de discuter avec le peuple situé près de la baraque à frites et c’est reparti pour assister à la prestation des Parisiens de Zuul FX. Venue dans le Nord pour promouvoir «The Torture Never Stops », la bande de Steeve Petit entre avec le sourire sur les planches. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le quatuor ne fait pas de concessions, les premières minutes sont brutales et la foule est vite absorbée par la musique du combo.




« The Torture Never Stops », le morceau éponyme du dernier né, ou encore « Dance with the Dead » fait bel effet aux côtés des désormais classiques « I 8 U » ou « Fight For the Cause ». La bande de Steeve enchaîne ses titres avec précision, à l’image d’un Karim ultra-efficace guitare en main. Le duo Clément-Shag ne se trompe pas, et c’est dans d’excellentes conditions que l’on assiste à un concert carré et professionnel au possible. Zuul FX fait un excellent retour avec son troisième opus et sécurise son avenir de bien belle manière.




Après une date d’échauffement à Paris, une première partie de Slayer et Megadeth, une future participation au concert de Cavalera Conspiracy déplacée au Bataclan, Zuul FX a encore de très beaux jours. Et ce ne sont pas les spectateurs du Betizfest qui viendront nous contredire.

Set list:
The Maze
Here Is Pure Hatred
Beat The Crap Out
Hate Me Bastard
I Never Forget
The Torture Never Stop
Fight For The Cause
Get Away
The song On The Dead
Behind The Light
I8U

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Destinity

Après une mythique pause clope, c’est au tour des Lyonnais de Destinity, actuellement en pleine tournée avec les Loudblast, d’investir la petite scène. Cela fait deux fois que nous voyons ce groupe cette semaine et la question était maintenant de savoir si nous allions avoir une quelconque surprise. A l’instar de sa date parisienne, Destinity se bouge bien. Les guitaristes sont concentrés sur ce qu’ils font, la basse est précise et incisive, la batterie surplombe ses vis-à-vis avec facilité et le chanteur est comme une pile. Dommage que le set se déroule sur la petite scène du festival, mais le quinquet n’est pas découragé et reste aux aguets durant tout son show.




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Destinity: Destinity, avec en guest, Stéphane Buriez
Difficile de dire beaucoup de choses sur ce concert, étant donné les conditions dans lesquelles il s’est déroulé. En effet, il a été raccourci de plusieurs morceaux à cause de l’équipe de Madball, qui voulait faire ses balances (ce qui n’est pas très fair play…). Néanmoins, il est important de préciser que Destinity fait actuellement un excellent parcours et ce n’est pas l’apparition de Stéphane Buriez sur le « hit » du groupe, « A Dead Silence » qui nous fera penser le contraire.




Les Lyonnais ont une fois encore démontré qu’ils font naître beaucoup d’espoir, et qu'ils sont bel et bien un bon groupe de scène.

Set list :
My Senseless Theory
Enemy Process
Your Demonic Defense
Synthetic Existence
Just Before...
A Dead Silence
In Sorrow
Evolution Devilution

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Destinity: Destinity, avec en guest, Stéphane Buriez




Loudblast

C’est donc à la bande de Stéphane Buriez de monter « foutre le bordel » sous les ovations du public du Nord. Le groupe lillois est là pour présenter son nouveau bébé, « Frozen Moments Between Life And Death », et compte bien faire bouger la fosse de Cambrai. On apercevra beaucoup de scènes brutales dans la fosse, mais comme toujours, c’est toujours plus de peur que de mal et surtout, peu de chose comparé à ce que Madball lancera par la suite.




Le public semble réactif au son du groupe, Loudblast parvient à capter toute son attention. Stéphane Buriez joue de son charisme pour « attendrir » la foule, entre riffs cinglants et voix caverneuse. La seconde guitare tenue par Drakhian est mise en avant, ce qui permet de démontrer la souplesse technique du guitariste. Comme à son habitude, le bon vieux Hervé Coquerel fait des grimaces mais fait une prestation remarquable. Stéphane et ses sbires se contentent de dérouler les gros titres comme « No Tears to Share » ou le rock ‘n roll « Cross the Threshold », en passant par les nouvelles à l’image du titre éponyme ou « Emptiness Crushes My Soul ».




Loudblast fait un sans faute pour son come back et c’est avec beaucoup de joie que l’on retrouve le combo dans cette forme. Le groupe remplit son contrat et cède la place aux Américains et stars de la soirée, Madball.

Set list :
Steering For Paradise
Wisdom (Father On)
Flesh
Emptiness Crushes My Soul
Neverending Blast
No Tears To Share
Frozen Moments Between Life & Death
Nosce Te Ipsum
Taste Me
Sublime Dementia
Cross The Threshold
My Last Journey

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Madball

Le groupe de Freddie Cricien affiche un public acquis à sa cause sans avoir même interprété la moindre note. Venu tout droit de New York, le quatuor surexcite le public et il devient vite impossible de savoir ce qui se passera dans la fosse dès le début du show.




Le frère cadet de Roger Miret surplombe la scène, court dans tout les sens et garde une énergie intacte et impressionnante. Mitts, le guitariste au regard dur, connaît son job et lance les riffs de « Infiltrate the System », « We The People » ou « HeavenHell » avec sérénité. De son côté, l’imposant Hoya Roc groove sous ses notes de basse et recevra même un hommage extraordinaire de la part de Cambrai lorsque Freddie présentera ses « frères d’armes » (« wassup mothafucka, east coast hardcore bro’ »).




Jusqu’au bout de son set Madball décrochera la tête et toutes les articulations du public. Entre de nombreux slams, à la limite du supportables d’ailleurs, danse hardcore, coups dans la gueule et gros bordel, le groupe assure son set sous les ovations des Nordistes. Tout ceci confirme l’opinion commune : Madball sur scène, c’est une valeur sûre.




La 9e édition du BetizFest se termine donc sur les chapeaux de roue, après une journée éreintante passée à courir de scène en scène. Les têtes d’affiches étaient au rendez-vous, et l’on espère que la prochaine édition sera aussi réussie que celle-ci. Félicitations de plus à toute l’équipe du festival, qui a assuré un boulot exemplaire et une bonne organisation du début à la fin de ce dimanche. A l’année prochaine !

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le 4 mai 2011 par Menqèt
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