Retour à l'accueil
Live Reports :: Endstille

Live report : Endstille

Tous les concerts de Endstille Endstille [Black Metal]
Tous les concerts de Otargos Otargos [Black Metal]
Tous les concerts de Cruxifiction Cruxifiction [Black Metal]
samedi 26 février 2011 - Glaz'art, Paris
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Menqèt




Endstille sait se faire désirer en France. Depuis l’annulation de leur date prévue en compagnie de God Dethroned et d’Hollenthon en novembre 2009, les Allemands ont donné peu de concerts. Alors lorsque le combo a annoncé sa présence, avec Otargos et Cruxifiction, au Glaz’art de Paris, en ce samedi soir de février, la soirée a semblé immanquable pour tous les fans de Black Metal. Après un accueil très agréable de la part d’Epiphora, qui organisait la soirée, et une interview avec le chanteur d’Otargos, direction la file d’attente, qui grandit peu à peu. On sera loin du sold out, mais la salle est convenablement remplie, la fosse globalement compacte et l’ambiance est plutôt détendue. A 19h tapantes, le premier groupe est sur scène et s’apprête à entamer son set.





Cruxifiction

Ce premier combo de chauffe, originaire de la région parisienne et existant depuis 2005, se nomme Cruxifiction et donne sans surprise dans un mélange de Black Metal et de Death Metal. Entièrement corpsepaintés, les musiciens semblent à l’aise sur scène et l’on ressent une bonne cohésion de groupe. Menée par Sapian, chanteur et bassiste charismatique qui se place en véritable leader et communique avec aisance avec les premiers rangs, la formation présente son premier album, « The Coming », et enchaîne ses compositions solides et énergiques.




Le public semble satisfait de la prestation de ce premier groupe et headbangue en rythme avec les musiciens. Certes, Cruxifiction ne joue pas la musique la plus originale du monde, mais l’on passe un bon moment avec les Franciliens dont on apprécie l’énergie et la technique, notamment celle du batteur Keriel (Ode To Decay, Tranenzeit). On ressent également beaucoup de bonne volonté de la part des quatre membres du combo, qui offrent un set efficace et convaincant, en somme, une très bonne première partie pour bien commencer la soirée et se chauffer les pattes. Affaire à suivre.





Otargos

Tous ceux qui ont déjà eu la chance de voir Otargos le disent et le répètent aux non-initiés : le groupe est une valeur sûre en live. Pour ma part, ce soir est une première, et mises à part l’écoute de l’excellent « No God, No Satan » et la solide réputation du combo sur scène, je demeure une novice quant à la musique d’Otargos. La principale originalité de la formation réside en la revendication de son athéisme complet. Certes, c’est un peu particulier dans le milieu, mais il est vrai que Dagoth et sa petite troupe tendent à se distancier du Black Metal et de ses stéréotypes. Le public se rapproche peu à peu de la scène, alors que les lumières s’éteignent et que les quatre musiciens montent sur les planches sur « Dawn of the Ethereal Monolith ».




Otargos semble avoir travaillé sur sa mise en scène, et les membres du groupe arborent de nouveaux corpsepaintings. Des lasers rouges transpercent l’obscurité, permettant une atmosphère tout à fait adaptée aux différentes compositions. Au programme, le dernier album en date du combo, « No God, No Satan » est très logiquement mis à l’honneur, mais le reste de sa discographie n’est pas oubliée pour autant, et l’on apprécie la très efficiente « Kinetic Zero », extraite du disque du même nom, ou encore « Havocalypse », tout droit sortie du premier album d’Otargos, « Ten Eyed Nemesis », datant de 2005. S’il est évident que les compositions sont solides et puissantes, il convient également d’applaudir l’excellente prestation scénique des membres d’Otargos, qui méritent largement leur bonne réputation à ce niveau.




Dagoth, guitariste, chanteur et principal compositeur du groupe, se dresse en total leader, et mène le jeu avec aisance et charisme. La section rythmique composée de XXX (Psoriasis, Sworn) à la basse et du très efficace Thyr (Withdraw, Malevolentia) à la batterie, se révèle très puissante, tandis qu’Astaroth enchaîne ses parties de guitare avec une aisance déconcertante. Après une reprise fort réussie de « Carnal » de Vader remise au goût du jour par Otargos, le groupe nous gratifie de l’attendue « Cloning The Divine », dont le clip a déjà fait le tour du web. Le show se termine par « Sulfuring Armaggedon Fog », extraite du premier EP du combo, « Codex 666 - Infernal Legions Strike ». La prestation d’Otargos a su séduire le public du Glaz’art, visiblement tout à fait réceptif à la musique du quartet.




Aucun doute à la sortie de scène d’Otargos, on aura eu droit à un excellent set, tout simplement, le type de claque scénique qui permet de se dire que l’on aimera toujours la musique. On applaudit une dernière fois ce qui a été la performance de la soirée, en espérant revoir la formation le plus vite possible en concert dans la capitale.

Set list (possiblement incomplète) :
Dawn of the Ethereal Monolith
Worship Industrialized
Nullabsolut
Origin
Havocalypse
Carnal (Vader cover)
Kinetic Zero
Cloning the Divine
Sulfuring Armaggedon Fog





Endstille

Il arrive souvent que la tête d’affiche soit source de controverses, et c’est bel et bien le cas d’Endstille en ce samedi soir. Le premier débat pourrait porter sur le nouveau chanteur du combo allemand, Zingultus, qui officie dans ce rôle depuis fin 2009. C’est, il est clair, un peu délicat de prendre le micro après le départ d’un chanteur présent depuis la genèse de la formation. Mais ajoutons qu’il est encore plus délicat de passer après quelqu’un comme Iblis, frontman très charismatique et parfaitement à sa place. Ayant eu la chance de découvrir Endstille avant le départ de ce dernier, la comparaison me paraît malheureusement assez défavorable pour ce nouveau line up d’Endstille. Une affaire de goûts et de couleurs, me direz-vous, les fans de Nagelfar (groupe dans lequel Zingultus a officié de 1999 à 2002) me contrediront certainement.




Quoi qu’il en soit, cette version d’Endstille semble bien fonctionner, puisque le groupe s’apprête à sortir son septième album, "Infektion 1813", le 17 mai prochain via Season of Mist. L’entrée sur scène se fait dans un brouillard épais, dans lequel il est difficile de distinguer les musiciens. Zingultus vient pourtant se placer à quelques centimètres des premiers rangs, et le set est entamé par « Dominanz », extrait de l’album du même nom datant de 2004. Après la très efficace « Biblist Burner », la fumée s’est dissipée, et l’on commence à voir davantage ce qui se passe sur scène. Lars Wachtfels et Cruor se déchaînent sur leurs instruments, visiblement très à l’aise sur les planches. Le batteur, Mayhemic Destructor (quel nom!), se révèle carré et précis et s’acharne sur ses futs sans sourciller.




Le chanteur, vêtu d’une chemise tâchée de faux sang, n’arrive pas réellement à s’imposer et à dégager le charisme et la posture d’un véritable frontman. Il gère bien ses parties vocales et sa voix n’est pas inintéressante, mais scéniquement, il s’affiche comme le point faible d’Endstille. Quelques nouvelles compositions sont néanmoins dévoilées, à l’image de « When Kathaaria Falls » et d’ « Anomie », et elles s’insèrent sans souci dans le reste de la discographie du groupe. Ce nouvel album s’annonce donc plutôt bien. Endstille peine à en imposer réellement, même si le pit s’élance plusieurs fois.




Les Allemands peuvent sans doute blâmer Otargos, qui a peut-être un peu trop élevé le niveau durant la soirée. Quoi qu’il en soit, les avis demeurent partagés lorsque « Frühlingserwachen » et « Navigator » concluent le set d’Endstille. Pour certains, Zingultus est un Dieu vivant et ce fut l’un de leurs meilleurs concerts, et pour d’autres, ce show a été une déception et Iblis est regretté. Bon, soyons justes, la formation aura servi une prestation plus que correcte, et l’on aura passé tout de même un bon moment. Le souci d’en attendre un peu trop d’un groupe est que l’on peut être facilement déçu. Wait & see pour la suite.

Set list :
Dominanz
Scheich
Biblist Burner
When Kathaaria Falls ..
Depressive/Abstract/Banished/Despised
…Of Disorder
Anomie
Vorwärts! (Sturmangriff II)
Frühlingserwachen
Navigator




La soirée se termine tranquillement, dans le timing visiblement prévu. Après quelques mots échangés avec les musiciens et la distribution de balles de sa cartouchière à ses fans par le guitariste d’Endstille, il est grand temps de sortir prendre l’air. Merci encore à Epiphora pour son accueil et pour la bonne organisation d’une soirée encore une fois fort sympathique.



Signaler un article incomplet Signaler une erreur
le 3 mars 2011 par Menqèt
(2)




Rapport précédent

Tout

Rapport suivant


Commentaires




Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Infektion 1813
Infektion 1813
2011

Endstille
Endstille
Voir la page du groupe
Création : 2000
Genre : Black Metal
Origine : Allemagne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Xeno Kaos
Xeno Kaos
2015

Chronique de No God, No Satan
No God, No Satan
2010

Otargos
Otargos
Voir la page du groupe
Création : 2001
Genre : Black Metal
Origine : France

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de The Coming
The Coming
2011

Cruxifiction
Cruxifiction
Voir la page du groupe
Création : 2005
Genre : Black Metal
Origine : France

Rapports de concerts:

God Dethroned
God Dethroned
Voir la page du groupe
Création : 1990
Genre : Death Metal
Origine : Pays-Bas


Vader
Vader
Voir la page du groupe
Création : 1983
Genre : Death Metal
Origine : Pologne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Omnipresent
Omnipresent
2014

Chronique de Entity
Entity
2011

Chronique de Antithesis
Antithesis
2008

Origin
Origin
Voir la page du groupe
Création : 1997
Genre : Death Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts: