Le Club Soda, a nouveau complètement sold-out accueillait une fois encore la formation Néerlandaise
Epica, alias la sublime Simone et sa voix d’ange.
C’était donc la deuxième fois en un an que le groupe était de passage à Montréal et l’aspect sold-out de la salle laisse penser que ce n’est pas une erreur.
Malheureusement, en un an, le spectacle n’a pas vraiment eu la chance de se renouveler. Et votre dévouée Unfurl, présente au spectacle de janvier dernier, se retrouve devant exactement la même performance, à la seule différence que cette fois-ci, Simone Simons a des bouclettes dans les cheveux.
Samadi démarre en fanfare lorsque les lumières s’éteignent et une fois encore, Simone attendra le début des paroles de Resign To Surrender pour faire son apparition, juchée une fois encore sur des talons renversants. Inutile de préciser qu’elle est, une fois encore, belle comme tout.
Epica n’a plus besoin de défendre son nouvel album (Design Your Universe) et maintenant que ce dernier a été parfaitement digéré par les fans, la formation peut se prêter pleinement à l’interprétation de morceaux épars qui couvrent plus ou moins toute la discographie du groupe.
Sensorium, de l’album «The Phantom Agony» précèdera
Unleashed, pièce extrêmement efficace pour faire bouger les têtes d’un pit assez calme et attentif. Ce sera par la suite Cry For The Moon qui permettra à Simone de sortir de scène afin que les musiciens restants nous fassent rire un coup en nous interprétant l’Imperial March, thème de la Guerre des Étoiles. Bien que j’aie déjà eu l’occasion d’entendre ce morceau version «
Epica», cette fois-ci, je me décide enfin à remarquer que l’interprétation est extrêmement efficace et que ce morceau est vraiment rock’n’roll lorsqu’il est mis entre de bonnes mains.
Par la suite, Simone reviendra, seule, accompagnée de Coen Janssen (claviers) pour nous donner la chair de poule avec la ballade Tides Of Time.
Si lors de sa dernière venue à Montréal, la belle Simone semblait être un peu mal à l’aise et timide sur scène, cette fois ci elle est clairement plus confortable avec le public. Ses mouvements ne sont plus gênés et la communication avec les fans est bien plus efficace. Néanmoins, c’est clairement Mark Jansen qui officiera encore en guise de frontman, dans un anglais approximatif (tout à fait charmant) mais qui réussi avec succès à communiquer son enthousiasme avec le public.
Epica est probablement l’un des seuls groupes qui, à ma connaissance, profite d’une telle complicité entre les membres qui le composent. La complicité qui lie Simone à Mark m’a parfois donné l’impression de m'immiscer dans leur vie privée tant ces deux derniers sont proches. (Je dis ça j’dis rien hein... mais moi à la place du mec de Simone, je verrais ça, je pèterais un câble).
Epica nous livrera ensuite Blank Infinity, The Obsessive Devotion, puis, à ma grande surprise (dans le sens positif naturellement), Kingdom Of Heaven, chef d’oeuvre de 13 minutes qui viendra clore en beauté la performance du groupe.
Mais sitôt
Epica hors de scène, le public commencera à piaffer d’impatience pour le rappel. Et naturellement,
Epica ne se moquera pas de nous en nous offrant un rappel composé de Sancta Terra, Mother Of Light et le monstrueux Consign To Oblivion.
Si la performance auditive aura été canon, on ne pourra pas en dire autant pour l’éclairage qui, malheureusement, aura été absolument immonde lors des 3 premières chansons, m’empêchant de faire des photos qui ressemblent à quelque chose...
Cela dit,
Epica aura su livrer la marchandise, et les fans présents auront probablement tous été comblés.