Retour à l'accueil
Live Reports :: Soirée Iron Maiden

Live report : Soirée Iron Maiden

Tous les concerts de Paul Di'Anno Paul Di'Anno [Heavy Metal]
Tous les concerts de Coverslave Coverslave
Tous les concerts de Bloody Sabbath Bloody Sabbath
dimanche 31 octobre 2010 - La Tannerie, Bourg-en-Bresse
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Halord




Dimanche 31/10/2010, à la Tannerie de Bourg En Bresse … Une soirée, très humide. Mais ce n’est pas la pluie qui nous empêchera d’aller célébrer la musique des années 80 !!! « Voyage voyage », « Partenaire particulier », « Début de soirée » AAAAARRRRRGGGGG STOP !!!! Non, les vraies années 80, les années où la musique s’est affranchie de la légèreté, où le dur est devenu lourd, où le Hard et devenu Heavy ! Dans les sphères les plus inspirées de cette mouvance, il y eut un groupe britannique, emmené par un charismatique chanteur : Paul Di Anno et son jeune groupe « Iron Maiden » créent l’événement avec un album aussi violent que profond ; exit les riffs Rock’N’ Roll, les petits sons boogy et simplement rock, l’album « Iron Maiden » envahissaait le monde !





Bloody Sabbath

Notre soirée commence par une ode à Ozzy, avec le groupe « Bloody Sabbath » ; malheureusement, arrivé un peu tard, je ne profite que du dernier morceau dans une salle bondée, qui avoisine les 40°, mais quel morceau : l’anthologique « Paranoïd ».
Equipé d’une cravate qui lui donne un petit look ACDC, le chanteur rend hommage à Dio, un rituel qui décidément dure et perdure depuis sa mort, quel que soit le groupe ou l’artiste (Métal) qu’on va voir … Fin du set (et oui déjà), mais « Bloody Sabbath » nous annonce qu’on pourra les revoir à l’occasion de rassemblements de motard (grosses barbes zé lunettes noires de rigeur).

Photo Photo



Coverslave

Alors que la salle commence à chauffer, tous feux éteint, Coverslave, groupe de reprises d’Iron Maiden, s’apprête à entrer sur scène sur la musique de « Moonchild ». Le public applaudit, siffle, la pression monte !!!! Le pieds, du Maiden dans une petite salle !!
Une fois l’intro terminée, le morceau débute, et là, surprise, le son, la griffe, et même la voix de Bruce sont là !!! Bluffant : un vrai tour de force.



S’ensuit un « 2 minutes 2 midnight », et un gros pogo enfle dans les premiers rangs. Le public, d’une seule voix, entonne avec Bruce, pardon, Stéphane, les refrains légendaires de Maiden. Coté décoration, des tableaux fortement marqués par « Powerslave » et « Live After Death » couvrent l’arrière salle, avec, bien entendu, Eddy, la célèbre bête, en personnage principal.




Un peu plus « dance » (oui j’abuse mais on parle des années 80 quand même), « Can I play with Madness », puis tout le monde chante l’intro de « Revelations » : « Oh god of earth and altar, Bow down and hear our cry … » des ondes de frisson parcourent la salle, c’est fuckin’ trop beau !
Pour « Flash of the Blade » le gratteux, jusque là assez stoïque, se lâche et joue avec la main gauche par-dessus le manche ! Les gratteux comprendront …
Les « Hohoho » commencent à affluer dès « Fear Of The Dark » ; c’est facile à beugler, et ça galvanise totalement le public qui s’égosille avec bonheur sur tous ces morceaux plus standards et cultes les uns que les autres.
Pour « The Trooper », le niveau monte d’un cran avec Eddy en personne qui vient agiter un gros drapeau sudiste ! Bon d’accord, étant donné la qualité du masque, c’est peut-être pas le vrai Eddy, mais en tout cas, c’est bien rigolo.




Puis, un morceau plus récent : « Different World », et là, plouf, l’atmosphère retombe … Finalement, c’est bien dans les premiers albums que Maiden a créé son fan base, comme en témoigne la réaction, ou plutôt, l’absence de réaction sur ce titre. Car, le public est en grande majorité composé de quarantenaires et plus, venus commémorer les glorieuses compositions métalliques des années 80. Mais on y voit aussi des plus jeunes, dont les oreilles et les goût musicaux ont sans doute été forgés par l’auto radio de leurs parents.
Enfin, un combat de chant, orchestré par Stéphane (Dickinson) redonne la flamme à l’assistance, puis après un « Run to the Hills », un rappel sur « Ze number ov ZE Biste » !!!!!!!! Ouarg 666 énorme et explosion finale !!!!!
Pfiou, je retournerai volontiers vous voir les gars, bravo à vous !




Petit break, on sort respirer autre chose que la chaussette : la bonne idée, c’est qu’il y a un bar pour les fumeurs dehors … Parfait pour prendre l’air et s’envoyer une ou plusieurs bières en attendant Paulo, même si on n’est pas fumeur. On discute avec Christian d’Adipocère, maitre de cérémonie qui nous explique que Paul, qui devait passer au magasin pour une séance de dédicaces , a du aller se coucher pour cause de maladie … Aïe, ça n’est pas de bon augure. Un chanteur malade devient souvent un chanteur mal aimé.
On retourne dans la salle, les musicos se placent, et là, oh surprise, il s’agit des « Coverslave », à l’exception de Stéphane le chanteur, bien entendu.

Photo Photo Photo Photo Photo



Paul Di'Anno

La musique commence : « Wrathchild » et Paul arrive ; ce mythe vivant ressemble à un gros nounours, avec des bras de gorille, des tatouages partout, des oreilles multi-percées, mi punk, mi métalleux. En tout cas, impossible de passer inaperçu avec ce physique.
« My voice is pretty shit cause I’m sick » (ma voix est pourri, je suis malade) … Rien de bon ?! Et pourtant, on y est, ça sonne sacrément vrai ! Ca ne ressemble pas aux albums que je connais, le timbre est différent, le jeu de voix, plus mûr, plus fin, plus téméraire.
Sur « Killers », Paul prend à plusieurs reprises une grosse voix Death (rien à voir avec un rhume), et c’est vraiment du plus bel effet.
Sur « Prowler », avant chaque reprise, Paul lance des « Un, dos, tres, cuatro ! », et ça lui confère un vieux coté Max Cavalera (on apprécie !).
L’ambiance est énorme, malgré une fatigue et un visage marqué, Paul donne sans compter, et le public reçoit, bouge, saute, chante, enchaine les pogos endiablés.




On alterne les moments pêchus et les moments plus calmes et planants avec par exemple, le très attendu « Phantom Of The Opera ».
« I have Jack Daniels, you don’t » nous lance Paul, moqueur, suivi d’un doigt d’honneur; puis regardant une fille dans le public : « She thinks I’m an ass hole … She’s right ! ». Rire et ambiance potache …

Encore un très grand d’émotion avec « Remember Tomorrow » que Paul Di Anno a écrit pour son grand père mourrant.





Paul, décidément inquiet pour sa voix, nous explique qu’il n’a pas dormi correctement depuis 24 heures, puis échappant aux us et coutumes, il s’allume une cloppe sur scène (on n’est plus habitué), mais ça n’enlève rien à son charisme, et la bonne humeur et la jovialité qu’il véhicule.
Présantant « Sanctuary » : « I wrote it before I joigned the Spice Girls … God save the Queen and Jack Daniels ! “ héhéhé …
Sur “Murders in the Rue Morgue”, Paul s’essaie à des voix Death et Black … On est loin de l’album.




Enfin, dernier morceau, « Iron Maiden » cloture la soirée avec Paul Di Anno et Stéphane Graziani, les deux chanteurs se partageant l’anthologie.
Eddy refait surface (non, je ne crois pas que ce soit vraiment lui, au mieux, sa sœur ?!), et la foule s’éclate une dernière fois, se brise les cordes vocales, chantant à tue-tête de mort dans une apothéose conceristique.




30 ans déjà, 30 ans que Iron Maiden nous fait vibrer avec ses riffs à la tièrce, ses solos que tout le monde connait, sa musique sophistiquée, unique, profondément ancrée dans les origines du Heavy Metal et berceau d'un Metal plus actuel. Pas une ride ... Cette soirée tenue de main de maitres par Coverslave et Paul Di'Anno a gonflé le coeur et les oreilles d'un public jamais éteint, car cette musique n'a pas 30 ans, elle est simplement belle, puissante, et éternelle.
Un très bon live; et dire que Di'Anno était fatigué !!!! Paul, you fuck'in rule !

Photo Photo Photo Photo Photo

Signaler un article incomplet Signaler une erreur
le 7 novembre 2010 par TheBastien
(3)




Rapport précédent

Tout

Rapport suivant


Commentaires




Groupes en rapport


Iron Maiden
Iron Maiden
Voir la page du groupe
Création : 1975
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts:

Killers
Killers
Voir la page du groupe
Création : 1984
Genre : Heavy Metal
Origine : France

Rapports de concerts:

Queen
Queen
Voir la page du groupe
Création : 1970
Genre : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni


Judas Priest
Judas Priest
Voir la page du groupe
Création : 1967
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts:

Sonata Arctica
Sonata Arctica
Voir la page du groupe
Création : 1999
Genre : Heavy Metal
Origine : Finlande

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Dehumanizer
Dehumanizer
1992

Chronique de Tyr
Tyr
1990

Chronique de The Eternal Idol
The Eternal Idol
1987

Chronique de Seventh Star
Seventh Star
1986

Black Sabbath
Black Sabbath
Voir la page du groupe
Création : 1969
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts:

Helloween
Helloween
Voir la page du groupe
Création : 1978
Genre : Heavy Metal
Origine : Allemagne

Rapports de concerts: