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Live Reports :: Halloween Invasion II

Live report : Halloween Invasion II

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dimanche 31 octobre 2010 - Rock School Barbey, Bordeaux
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Halloween is back!

Rock School Barbey, Bordeaux, le 31 octobre 2010. A l’heure où s’activent les plus jeunes pour quérir les fameux bonbons d’Halloween, d’autres se pressent devant les portes de la salle bordelaise pour assister à l’Halloween Metal Invasion II, regroupement annuel de groupes locaux. A l’affiche ce soir, Bursthead, jeune formation de Thrash Metal basée à proximité du Bassin d’Arcachon, Aguirre (Postcore-Sludge), Jenx (que vous commencez à connaître si vous fréquentez un tant soit peu Metalship!) et les cultissimes Year of No Light.
Bien sûr, quelques animations sont également au programme, avec notamment un défilé de jeunes damoiselles savamment maquillées en zombies ou encore une play-list spécialement adaptée à la soirée (aaah, la fameuse salsa du démon!).

Une quinzaine de minutes après l’ouverture des portes, soit à peu près autant de temps après la première binouze descendue, le public se réfugie dans la salle pour se gaver de décibels en pagaille.

Guillaume ‘Gwardeath’ Gouardes, en speaker-organisateur-animateur de la soirée, grimpe alors sur scène pour annoncer l’ordre de passage des groupes.
C’en est donc parti pour une nouvelle soirée Metal.





Bursthead, Thrashing forever!

Premier groupe de la soirée, Bursthead arrive sur les planches après une courte intro. Le jeune combo lance son Thrash Metal rapide, racé, dans la veine des vieux Slayer et Sodom, devant un parterre de chevelus en soif de riffs.
Mathieu, en digne frontman, tente à plusieurs reprises de réchauffer la salle (circle-pit et wall of death!), bien péniblement il est vrai. Toutefois, quelques pogos commencent à faire leur apparition, le tout dans un déchaînement capillaire bien rythmé avec la musique jouée. Des titres comme "Terror" ou "Holy Lies" mettent l’ambiance, et mis à part une mauvaise annonce du hurleur ("ha merde, on l’a déjà jouée celle-là!") et la perte du jack d’un des guitaristes, le concert s’est très bien déroulé, le public n’hésitant pas à en redemander (les "tais-toi et joues!" entre les titres, hilarant!).
Visuellement, Bursthead n’en fait pas des tonnes, à l’image de ce jeu de lumière basique. Les thrashers gujanais étaient avant tout présents pour le plaisir, et ce fut contrat rempli pour eux, après un peu plus de 30 minutes de set.

Au final, une mise en jambe sympathique pour un premier concert baignant dans la bonne humeur.





Aguirre, la colère de Dieu.

Changement d’ambiance avec l’entrée sur scène d’Aguirre.
Avec une musique proche des efforts de Neurosis, les bordelais noient Barbey dans une atmosphère pesante, propice aux émanations musicales que dégage le groupe. S’il est certain qu’Aguirre fait preuve d’un minimalisme assumé (aucun jeu de lumières, les membres restant plongés dans la pénombre), on reconnaîtra que les longues compositions deviennent de ce fait particulièrement prenantes, le spectateur étant absorbé par Matt (chant), vivant à fond sa musique. Le bonhomme finira d’ailleurs au beau milieu du public, gesticulant seul aux rythmes des compositions. La fosse, statique, contemple elle ce défilé de notes lourdes, dont le son sera plutôt bon pour un groupe du style.

Après plus d’une demie-heure de concert, Aguirre quitte la scène sous les applaudissements d'un public encore secoué par cette drôle de prestation.





Jenx, ou la tornade mécanique.

Visiblement attendus par une bonne partie de la fosse, les cinq bordelais de Jenx foulent les planches de Barbey dans une configuration quelque peu inhabituelle, le chanteur-bassiste Xav’ ayant abandonné sa basse à Lyynk (machines) suite à une mauvaise chute qui lui handicape le poignet droit. Qu’à cela ne tienne, c’est en digne frontman que le grand gaillard viendra braver la foule, qui n’aura pas hésité à se serrer contre la scène pour profiter au mieux des 40 minutes de show.
Comme Jenx l’avait annoncé, ce sont près de cinq nouveaux morceaux qui seront présentés ce soir à Barbey, tous véritablement taillés pour les planches comme en attestent ce "Blood Obsession" et le dernier titre, dont le nom n’a pour le moment pas été dévoilé (non, je ne dirais pas son nom!). Le reste de la set-list fera la part belle aux hits du groupe ("Demonhead", "Kira"…), et c’est avec un véritable plaisir que le public répondra présent aux appels du combo bordelais. Le son, parfois brouillon avec cette rythmique très présente, sera toutefois intéressant, même les samples seront audibles.

Le temps d’une standing-ovation destinée à la fille de Xav’, qui soufflait ce jour-même sa première bougie, et nous approchons déjà de la fin du set de Jenx. Il n’y a qu’à voir les sourires se dessiner dans ce public pour comprendre que nous avons assisté à l’une des meilleures performances de Jenx à ce jour (mention spéciale à Lyynk en tant que bassiste intérimaire), celle qui aura en tout cas le plus malmené le public ce soir.





Year of No Light au sommet!

Après la tornade Indus de Jenx, revenons à une musique plus planante, introspective sans pour autant être dénuée d’intérêt, bien au contraire.
Les huit mecs de Year of No Light grimpent sur scène, dans une configuration que peu de groupes utilisent. Effectivement, avec deux batteries, deux basses, trois guitares et un clavier, la scène de Barbey n’étaient pas des plus grandes avec un tel attirail!

Le combo aquitain débute son set, jouant pour le coup l’intégralité d’Ausserwelt, son nouvel opus en date. Le public assiste à une interprétation aérienne, dont l’impact (tant visuel que musical) saura laisser des traces. On notera la polyvalence des membres de Year of No Light, passant les uns après les autres de leurs instruments au claviers disposé devant la scène.
Un jeu de lumière étudié (le mur de leds clignotants), une musique expressive et un son relativement bon aura su convaincre les plus septiques, et ce même après un entracte obligatoire suite à un accident de peaux de grosse caisse.

Le set s’achève aux alentours d’une heure du matin, laissant le public halloweenien bordelais retourné une nouvelle fois par un art musical qui a maintes fois prouvé ses qualités.





Épilogue

C’est encore sur les sons déjantés d’une bande-son étudiée que se termine cette soirée Metal, qui aura fait la part belle aux prestations des groupes locaux. Que ce soit les Thrashers Bursthead, les intrigants Aguirre, les puissants Jenx ou les Year of No Light au sommet de leur art, tous ont su faire de cette soirée un sacré bon moment.

Un grand merci à chaque groupe pour leur gentillesse et leur disponibilité, à la salle pour son enceinte résolument Rock, mais aussi au public pour son bon esprit!



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le 7 novembre 2010 par kumelia
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