Retour à l'accueil
Live Reports :: Tristania

Live report : Tristania

Tous les concerts de Tristania Tristania [Gothique Metal]
Tous les concerts de Asrai Asrai [Gothique Metal]
Tous les concerts de Unsun Unsun [Gothique Metal]
lundi 11 octobre 2010 - Glaz'art, Paris
Voir toutes les infos de ce concert





Encore une salle à la parisienne...

Dans un précédent report, j'avais eu l'occasion de parler des salles de concert parisiennes, et de les résumer en trois termes : petites, vétustes, mal foutues. Impression confirmée en arrivant à la salle Glazart ! Un genre de sous-sol encombré de piliers en bétons, tout en longueur ; une scène minuscule (sept-huit mètres de larges pour trois ou quatre de profondeur, avec les amplis occupant une place respectable)... Humph pas génial comme première impression. Vu le format de la salle (toute en longueur et basse de plafond) l'acoustique doit être bof ; vu le style des groupes (les voix aigues ayant souvent du mal à passer) tout repose sur le gars qui fait la sono.





Unsun

Nel ayant été décommandé, c'est Unsun qui attaque directement. C'est, il faut bien l'avouer, le genre de groupe qui fait plus parler de lui pour le physique de sa chanteuse que pour ses performances musicales... D'ailleurs, je ne les reconnais pas sur le moment ; c'est après quelques recherches que je me rends compte en avoir déjà vue des photographies trainer sur le forum... Mais revenons-en au concert.
Ce qui frappe de prime abord, c'est l'impression d'extrême jeunesse des membres du groupe ; à première vue aucun d'eux ne fait plus de dix huit ans, et le maquillage blanc du guitariste et du bassiste n'y changent rien. On a l'impression d'être face à un groupe de lycéen – ce qu'ils ne sont absolument pas puisque le groupe s'est formé en 2006 !

Le groupe se réduit d'ailleurs à l'essentiel : pas de guitare rythmique, pas de clavier, pas de chant masculin ; chant féminin exclusivement. Et les premières minutes du concert semblent confirmer mes inquiétudes : le chant est difficilement audible, guère plus qu'un murmure aigu au dessus des basses... Mais cela semblerait plutôt provenir du manque de puissance de la chanteuse que du mixage lui même ; de fait elle a une voix aigüe, peu travaillée, bref passant difficilement.

D'un point de vue musical, on ne peut pas dire que ce soit d'une grande originalité. Le groupe officie dans le registre des Lunatica, Vision of Atlantis, Edenbridge, ect... eux mêmes généralement tenus pour d'assez pâles répliques des Nightwish, Within Temptation, Lacuna Coil et autres pointures du genre. En ce qui concerne Unsun, de la pop metal d'un manque d'originalité assez flagrant donc, mais au demeurant très sympathique à voir en live. Le public, de bonne composition, leur apporte son soutient ; de tout évidence les encouragements les touchent, et les encouragent à se dépasser.

Comme ils l'annoncent, la plupart des chansons sont tirées de leur dernier album, qui ne doit sortir que dans quelques jours (en fait, il est en écoute intégrale sur le site du groupe)

Après une demi-heure de jeu environ, le groupe se retire.

Set list :
• Home
• Clinic for Dolls
• A Single Touch
• Whispers
• Not Enough
• Lost Innocence





Asrai

Asrai arrive ensuite sur scène. Si ce groupe a une certaine notoriété en Hollande, ce n'est pas vraiment le cas en France ; pour la plupart des spectateurs, et moi le premier, c'est une découverte. Première surprise, la chanteuse, dont le look « gothique lolita » contraste avec l'énergie de Valkyrie qu'elle affiche. Avec la chanteuse d'Unsun, le contraste est assez violent. Le bassiste, aux cheveux mi rouges-mi noirs et aux nombreux tatouages, a fière allure lui aussi.

Une musique d'ambiance enregistrée, et c'est parti. Première surprise, le chant est excellent, une voix féminine assez grave, basse et modulée, très loin des voix suraigües ou sucrées et mièvres que l'on rencontre ordinairement dans le milieu du metal. Une fois de plus, le contraste avec Unsun est flagrant, et c'est de plus une très bonne surprise !

Le charisme de la chanteuse est également appréciable, impossible de ne pas rentrer dans le concert. On peut cependant regretter que la salle ne se prête pas à une participation du public plus active...

En tout cas, la prestation est originale, d’un kitsch assumé, mais musicalement originale et intéressant, il est certain qu’on retiendra leur nom.


Set list :
• Your Hands So Cold
• Restless
• Pale Light
• In Front of Me
• Stay With Me
• Awaken
• Delilah's Lie
• Hollow
• Sour Ground
• Shadows





Tristania

Enfin, c'est l'arrivée des héros du jour ! La scène est petite, très petite, et peine à contenir tout le groupe. Difficile de faire tenir de front les deux guitaristes, le bassiste, la chanteuse et le chanteur... Et le physique impressionnant de ce dernier ne facilite pas les choses !
La faiblesse du public ne semble nullement les perturber ; pourtant, pour un groupe comme Tristania, il est tout de même dommage de constater que seule une cinquantaine de personnes ont eu le courage de braver les grèves et les premières gelées pour venir vous écouter.... Mais, et c'est la marque d'un véritablement « grand » groupe (« grand » ne désignant pas ici la taille du fan club mais bien les talents musicaux) cela ne semble nullement les perturber, au contraire ces conditions plus « intimes », et la proximité de leurs fans, semblent leur plaire.

Et l'on commence par Year of the Rat, première chanson de leur dernier album, dont la tournée fait la promotion. Rubicon, c'est un nom étrange pour un album... Allons, c'est l'occasion de le découvrir avant d'en faire éventuellement l'achat. Mais d'abord voyons comment se passent les choses ici !

Et bien, moyennement. Pourquoi faut-il que, chaque fois qu'un groupe de metal dispose d'une bonne chanteuse, il la perde au bout de quelques albums ? Loin de moi l'idée d'insinuer que les metalleuses auraient particulièrement du caractère, mais le fait est que Mariangela Demurtas est loin d'avoir le niveau de Vibeke Stene. Enfin, pour ce qu'on peut en juger, car il ne faut pas oublier qu'on est en direct, et que les conditions ne sont pas franchement optimales. Son style oriental s’accorderait sans doute mieux à Orphaned Land qu’à Tristania, mais avec de nouvelles compositions…

Une chose est sure, cependant : le Tristania de Morten Veland, de Widow's Weeds et de Beyond the Veil et bel et bien mort et enterré ; c’est là un tout nouveau groupe, avec lequel il n’a plus grand-chose de commun… Un groupe sympathique, pas mauvais, mais qui n’a plus la flamme des débuts, hélas.

En ce qui concerne le chant masculin, Kjetil Nordhus s'avère en revanche une excellente recrue ; en fait l’essentiel du show repose sur lui, et les autres semblent faire un peu trop confiance à son charisme naturel… Heureusement le personnage est largement de taille à relever le défi.

Au sixième titre, on nous annonce une surprise : Pete Johansen, le violoniste norvégien adepte du metal qui participa aux trois premiers albums de Tristania, et vient d’opérer son grand retour dans Rubicon ! Pour une surprise, elle est excellente, d’autant que la salle a à peu près réussi à équilibrer les balances, et que le son du violon n’est pas trop noyé. Le faire participer à la tournée est une excellente idée, d’autant que de toute évidence il est heureux d’être là et a envie de le faire partager.

Et quand, après une chanson de Rubicon, Kjetil annonce que la suivante sera Beyond the Veil, que demander de plus ? Merveilleux retour de l’ancien Tristania et de la force des débuts… En tout cas, Pete Johansen se donne à fond, et manie son instrument avec une virtuosité spectaculaire. Lui non plus, le public restreint ne semble nullement le déranger, et d’ailleurs ce dernier apprécie la performance à sa juste valeur et fait du bruit comme mille.

Une dernière chanson, et il abandonne la scène, longuement applaudi. Et bien, ce nouvel album se présente tout compte fait sous d’assez bons aspects ; reste à voir ce que donnera le chant féminin sur un enregistrement correct.

Suivent d’anciens titres d’Ashes et World of Glass, puis un rappel, deux titres dont Angellore, et c’est la fin. Un dernier moment de rêve avant le dur retour aux réalités, et le moment d’affronter l’innommable pagaille parisienne des jours de grèves…


Set list :
1. Year of the Rat
2. Protection
3. Mercyside
4. Sirens
5. Down
6. The Passing, with Pete Johansen in the violin
7. Beyond the Veil, with Pete Johansen in the violin
8. Amnesia, with Pete Johansen in the violin
9. Circus
10. Shadowman
11. Tender Trip on Earth
Rappel :
1. Exile
2. Angellore



Signaler un article incomplet Signaler une erreur
le 30 octobre 2010 par Ouraz
(0)




Rapport précédent

Tout

Rapport suivant


Commentaires




Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Darkest White
Darkest White
2013

Chronique de Rubicon
Rubicon
2010

Chronique de Beyond The Veil
Beyond The Veil
1999

Chronique de Widow weeds
Widow weeds
1998

Tristania
Tristania
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Gothique Metal
Origine : Norvège

Rapports de concerts:

Asrai
Asrai
Voir la page du groupe
Création : 1985
Genre : Gothique Metal
Origine : Pays-Bas

Rapports de concerts:

Unsun
Unsun
Voir la page du groupe
Création : 2006
Genre : Gothique Metal
Origine : Pologne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Imaginaerum
Imaginaerum
2011

Chronique de Dark Passion Play
Dark Passion Play
2007

Chronique de Dark Passion Play
Dark Passion Play
2007

Chronique de Once
Once
2004

Nightwish
Nightwish
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Metal symphonique
Origine : Finlande

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de The Unforgiving
The Unforgiving
2011

Chronique de Mother Earth
Mother Earth
2001

Chronique de The Dance
The Dance
1998

Chronique de Enter
Enter
1997

Within Temptation
Within Temptation
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Metal symphonique
Origine : Pays-Bas

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Delirium
Delirium
2016

Chronique de Broken Crown Halo
Broken Crown Halo
2014

Chronique de Dark Adrenaline
Dark Adrenaline
2012

Chronique de Shallow Life
Shallow Life
2009

Lacuna Coil
Lacuna Coil
Voir la page du groupe
Création : 1997
Genre : Rock Metal
Origine : Italie

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de The Never Ending Way Of ORwarriOR
The Never Ending Way Of ORwarriOR
2010

Orphaned Land
Orphaned Land
Voir la page du groupe
Création : 1991
Genre : Doom Metal
Origine : Israël

Rapports de concerts: