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Live Reports :: The Dillinger Escape Plan

Live report : The Dillinger Escape Plan

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vendredi 22 octobre 2010 - Rock School Barbey, Bordeaux
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The Dillinger Escape Plan arrivent en France, sur la fin de leur grande tournée Européenne en compagnie des Canadiens Punk/Hardcore de Cancer Bats, et des Allemands de The Ocean, pour une soirée forcément très agitée.
Avant d'enchaîner avec Nantes, Poitiers et Lille, ils sont ce soir à la Rock School Barbey de Bordeaux, pour un concert organisé par l'association Ter à Terre.





The Ocean

Le public est présent pour The Ocean, à qui incombe la dure tâche d'ouvrir pour deux groupes scéniquement puissants. Mais, heureusement pour eux, The Ocean n'est pas en reste. Servis par un jeu de lumières efficace, le groupe se déchaîne. Guitariste puis chanteur viennent taquiner la fosse, tandis que le bassiste explose littéralement le micro dont il se sert parfois. The Ocean mouille le t shirt, et les membres du groupe sont en nage, se donnant à fond. Le public, lui profite du concert, plutôt sage, mais pas bégueule.

Malheureusement, le son n'est pas tout le temps au rendez-vous : si la batterie est parfaitement audible, le reste pêche un brin. On a l'impression que l'une des guitares s'est perdu en chemin, n'arrivant pas à s'extraire du mix. Et la basse est tantôt invasive tantôt aux abonnés absents, dommage... Car les gusses connaissent leur job et l'assurent bien. Passant de moments débridés à des ambiances planantes, ils délivrent un set quasiment sans fausse note. Quasiment, car Loïc Rossetti, le chanteur, s'en sort nettement mieux quand il crie qu'en chant clair. Mais ne boudons pas notre plaisir, The Ocean s'est donné à fond, et a assuré nettement plus que le minimum syndical.

Ecrit par : Fendragon





Cancer Bats

Les Canadiens de Cancer Bats, très connus du milieu punk, déboulent sur scène, entamant les hostilités avec We Are the Undead. Le groupe est d’emblée très dynamique, en particulier Liam le frontman, courant en tous sens et vidant toute son énergie dans son micro. La voix est hélas assez mal calibrée et on ne l’entend que peu, ce qui n’empêche en rien Liam d’enflammer ses troupes. Il s’adresse de nombreuses fois à la fois à la foule, tout autant qu’il peut en un Français teinté d’accent canadien, remerciant le public de nombreuses fois « you blow up my mind ». Le public est en effet présent en nombre et est en forme, avec apparemment pas mal de fans acquis au groupe.




Le jeu de lumières est très simpliste, naturel pourrait-on dire, comme le groupe, dans le sens où ils nous délivrent une énergie brute, sans artifice. Les « motherfucking » Cancer Bats défendent sur cette tournée leur dernier album « Bears, Mayors, Scraps & Bones » et jouent principalement les morceaux de celui-ci, même si « Hail Destroyer » est également à l’honneur, avec en particulier le morceau éponyme en conclusion.
En résumé, les Canadiens sont très à l’aise sur scène et en forme, nous livrant un set à l’énergie communicative, malgré le nombre de dates qu’ils ont menées les semaines précédentes. Une très bonne découverte pour beaucoup !




Setlist :
We are the Undead
Trust No One
Pray for Darkness
Lucifer’s Rocking Chair
Scared to Death
Pneumonia Hawk
Sabotage
Darkness Lives
Sleep This Way
Sorceress
Hail Destroyer

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The Dillinger Escape Plan

Après une nouvelle pause de 30 min pour que le groupe s’installe et que le public remette tous leurs os en place, les très attendus The Dillinger Escape Plan, vénérés pour leur prestation scénique depuis leurs premières années, montent enfin sur scène. Option Paralysis (leur nouvel opus de mars 2010) oblige, le set commence sur le violent « Farewell, Mona Lisa », mettant instantanément le public en branle.




Comme espéré, c’est un déluge de violence qui se libère, et déchaîne le groupe autant que le public. Greg Puciato, hystérique, semble en compétition avec Liam de Cancer Bats pour le titre de « celui qui bouge le plus vite ». Les lumières crépitent, les panneaux de néons derrière le groupe flashent le public. La scène n’est quasiment pas décorée, seules deux lampes suspendues jusqu’à hauteur de tête, crépitent inlassablement, et servent de punching ball à Greg qui les fait balancer dangereusement. La voix du frontman, bien que peu discernable sur les premiers morceaux, est juste dans les envolées claires (comme sur Black Bubblegum, dont les aiguës sont repris en chœur par la foule), et acérée dans les screams. Les guitares sonnent juste, les riffs joués en accélérés font de toute façon effet : rendre épileptique le public. Et le calme revient régulièrement, brusquement, permettant au groupe et à la foule de reprendre son souffle, pour que la reprise paraisse d’autant plus enragée.




Les vieux titres sont à l’honneur avec Sugar Coated Sour, When Good Dogs do Bad Things, Lurch, Black Bubblegum, Milk Lizard, ou encore Panasonic Youth et 43% Burnt pour la fin. Le groupe qui quitte la salle se fait prier quelques minutes sous un « encore » qui ne faiblit pas. Et il revient alors asséner le dernier coup fatal, encore plus furieusement. La fin du set des américains timbrés se termine dans une cacophonie et un bordel innommable, chacun shootant dans ce qu’ils peuvent, caisses de rangement, baffles, tout en sautant hystériquement. Greg Puciato plonge d'ailleurs dans la fosse, et continue ses screams entourés des fans. Ben Weinman, dernier membre fondateur encore présent, se déchaîne furieusement, et termine le show en jetant sa guitare, voulant la faire tourner sur son bras, pour en fait l’exploser au sol (volontairement ou pas ?), le manche fendu en deux.
Puis la tempête s'arrête, et on peut reprendre ses esprits. Greg, proche du public, reste serrer les mains de tous ceux qui s’approchent.




Comme d’habitude pour Dillinger, le public en ressort les os rompus, la sueur perlant, et le sourire aux lèvres, avec cette impression de s’être pris un défilé de 33 tonnes sur le corps, et de s’être en tout cas bien vidé.

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le 24 octobre 2010 par NanoRoux
(1)




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Commentaires


Voir les 2 commentaires précédents
La même.
mar. 26 oct. 10- 09:24  
Et , si j'ose le rajouter, The Ocean, malgré un son perfectible, était sur scène comme un poisson dans l'eau.
mar. 26 oct. 10- 19:03  
haha alors tu l'as finalement placée ^^
mar. 2 nov. 10- 00:00  
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