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Live Reports :: Savage Butchery

Live report : Savage Butchery

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dimanche 26 septembre 2010 - Le Klub, Paris
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Soirée de bouchers

C’est en ce dimanche pluvieux de début d’automne que je me dirige vers la petite salle du Klub, dans le 1er arrondissement de Paris. Ce soir à l’affiche, le Savage Butchery. Une mini affiche spéciale proposée par l’équipe des acteurs de l’ombre. J’en profite pour remercier la présidente de l’association, Marie, de m’avoir accepté sur la liste des invités.
C’est aux alentours de 19h que j’arrive sur les lieux. Ayant eu un planning chargé durant l'après-midi, je n'ai pas pu me rendre à la salle avant. J’ai donc raté le premier groupe de la soirée, Praetoria. Désolé pour eux.





Insain

Je suis donc à l’heure pour les petits novices de la soirée, Insain. Menés par son jeune chanteur Louis, les parisiens délivrent un set carré, malgré les approximations et la nervosité palpable. Le leader rappelle rapidement à la foule qu’il s’agit du premier concert du groupe. Malgré tout, ils tentent de communiquer avec le public sous l’effet de leur brutal death metal pur et dur. Le combo met en scène son premier album, Spiritual Rebirth, sorti le jour même (un dimanche hein). On salue la prestation du jeune quinquet parisien, qui quitte la salle sous les applaudissements avec une reprise d’une des icônes du metal extrême polonais, Vader. Des musiciens techniques et un chanteur puissant, voilà ce qu’il me fallait pour démarrer cette soirée « metal de la mort ». Bravo à Insain, et je suis persuadé que l’on retrouvera cette sympathique petite bande dans le futur.





Criminal Slave

Après la mythique « pause clope », tout le monde s’agglutine dans la salle pour suivre Criminal Slave. En fait, c’est faux et c’est bien dommage. En effet, le public, qui a suivi le groupe précédent, ne s’est pas tenu en face des mecs d’Angoulême. Une route longue et difficile pour voir une moitié de salle. Et même si leur second guitariste, Simon, n’est pas là pour cause de blessure, le quatuor décide d’envoyer la sauce. Un death metal agrémenté de passages plus thrash, voilà ce qu’on mange. Et même si le frontman paraît quelque peu déçu du léger accueil pour sa troupe, il montre une certaine aisance à growler comme un forcené. L’alternance vocale avec le guitariste, Alex, est d’autant plus intéressante, cela offre beaucoup de fraîcheur et de variation à la musique proposée, et les gaillards en profitent pour saluer le boulot des organisateurs entre les chansons. On peut vite avoir cette impression que le groupe a perdu espoir en voyant le peu de monde dans la fosse, et c’est bien normal. Un set vite écourté en l’absence de leur gratteux, avec le titre éponyme de leur nouvelle démo, Jugular Atrocity. Malheureusement pour eux, Criminal Slave est le seul combo à bénéficier d’un accueil si peu chaleureux dans la capitale.





Whispering Tears

C’est au tour des parisiens de Whispering Tears de fouler la scène du Klub. La populace est de retour, et on se demande bien où ils ont pu aller vu le torrent qu’il y avait dehors. Formé début 2007, les parigots fournissent un set professionnel, avec une mise en scène mieux préparée. C’est sans compter l’énergie déployée par Eric, l’impressionnant chanteur de la bande. Encore un groupe qui déploie son death avec la force du désespoir. Limite psychotique, les riffs de la paire Nicolas / Bruno font leur effet auprès d’une foule beaucoup plus expressive et moins coincée que lors des deux premiers sets. On remarque vite un combo à l’aise sur scène, remerciant la masse, qui lui rend bien. Les trois quarts d’heure défilent dans une atmosphère conviviale. Le quinquet repart avec la faveur d’un public réceptif. Sans aucun doute, le combo le plus carré de la soirée et on est en droit de se demander pourquoi ils n’ont pas assuré la tête d’affiche de la soirée.





Congenital Displasy

La tête d’affiche, la voilà. Le groupe parisien mené par sa chanteuse, Léa, démarre rapidement son set après quelques balances. Il faut toutefois annoncer que le combo produit alors son dernier concert, cela étant annoncé avant la soirée. Ce point est rapidement à mettre en évidence.
Déjà, dès les premières notes de son set, on note les difficultés de la vocaliste à hurler. Buvant inlassablement de l’eau entre, et même pendant les titres, on sent vite une formation lassée à la vue de son leader. Cette dernière parvient avec mal à s’imposer auprès de ses compères. Les parisiens essayent tant bien que mal à assurer leur setlist aux relents deathcore. Le public, majoritairement des proches de la bande de fou furieux, s’en donnent à cœur joie. Mais je dois avouer avoir beaucoup de mal avec leur musique, surtout avec la voix de growleuse. Un chant linéaire, sans variation, sans aucune inspiration, avec des successions d’hurlements de cochon. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit du dernier show et que le groupe n’essaie même pas d’y aller au max. On a plus l’impression d’être autour d’une répèt' qu’à un concert. Le plus problématique, c’est qu’il s’agit d’une tête d’affiche.

Pour faire court, la soirée aurait pu être une bien meilleure réussite si la tête d’affiche s'était donnée à fond. Congenital Displasy ne me manquera pas. Je suis navré d’avoir loupé le premier combo en scène, Praetoria. Les petits d’Insain auront montré une facette intéressante de leur musique, à l'univers américano-polonais. Beaucoup de regrets pour les sympathiques Criminal Slaves qui auraient mérité une bien meilleure audience. Une vraie grosse tarte avec les très pros Whispering Tears.
Une bien bonne soirée, en somme, proposée par les acteurs de l’ombre. Un dimanche soir brutal et axé vers les plus bouchers d’entre nous. Grosse déception néanmoins pour la tête d’affiche de la soirée.



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le 29 septembre 2010 par Choko
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