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Live Reports :: Ozzy Osbourne

Live report : Ozzy Osbourne

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lundi 20 septembre 2010 - AccorHotels Arena - POPB, Paris
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Photographe : Jacques Panizzoli




Danko Jones, Korn et Ozzy Osbourne ! Une affiche pour le moins hétéroclite, ce qui a sans doute valu le faible succès de ce concert (des places étaient encore en vente le soir même, du rarement vu pour un concert de ce type !)… Et les rumeurs concernant les brûlures d’Ozzy dans un four à UV n’ont sans doute pas précipité la foule vers les billetteries en ligne…

C’est donc devant un Bercy au tiers rempli (que dis-je, un Bercy ? Une fosse au tiers rempli, les gradins étant complètement vides !) que Danko Jones ouvre le bal avec son Rock bien puissant et vraiment sympathique ! Malgré le faible nombre de spectateurs, les mecs se sont donnés à fond, communicant sans cesse avec le public. Pour tout dire, le chanteur a passé quasiment autant de temps à « discuter » qu’à chanter ! En tout cas, on pourra dire qu’il était fier d’ouvrir pour Ozzy parce qu’il n’a cessé d’encourager les gens à crier son nom ! A la surprise générale, c’est au bout de quatre ou cinq titres seulement (peut-être six), que les canadiens quittent la scène, devant une foule un peu plus conséquente qu’au départ. La prestation aura été courte, pas ennuyeuse et énergique, c’est ce qu’on était en droit d’attendre, et Danko Jones a relevé ce défi avec des musiciens motivés, dynamiques et sympathiques !




Après un entracte de vingt minutes, la salle redevient entièrement sombre, puis, lumière sur la scène, on voit un gratteux, puis arrivant en petite foulée, le célèbre Jonathan Davis qui est revenu juste à temps de son petit footing parisien. Il n’a pas eu le temps de se changer, et c’est donc dans son immonde survet’ qu’il fera son chaud (et non pas son show). On dit qu’un groupe est toujours mieux en live, j’ai donc mis de côté mes mauvais souvenirs pour apprécier pleinement la prestation des papys du néo-metal qui, pour l’occasion bénéficient d’un public bien plus conséquent que Danko Jones parce qu’une foule de fans (dont la moyenne d'âge avoisine les 16/19 ans) s’est agglutiné dans la fosse pour headbanguer ! Malheureusement, le groupe n’a réussi qu’à faire bouger que ce public de jeunes, les personnes venues pour Ozzy n’étant que peu réceptives... Pourtant, le groupe a bénéficié d’un très bon son et d’une puissance certaine ! Mais le jeu de scène de l’ami Jonathan se limitant à des gesticulations incroyables et des headbanging, on l’aurait confondu avec un poulpe trisomique (j’aime beaucoup cette image parce que ses bras faisaient vraiment penser à des tentacules !). Seuls quelques morceaux (Blind par exemple) sortent légèrement du lot, mais dans son attitude de rock star, le leader du groupe n’a jamais adressé un seul message à son public, n’a même pas incité à accueillir le Prince des Ténèbres comme il se doit, rien, il est parti comme il est venu, mais en marcel ! Pourtant, pour la petite histoire, il faut savoir que si Korn est reconnu aujourd’hui, c’est grâce à Ozzy qui les a fait découvrir via ses éditions de la OzzFest ! Notons tout de même des riffs qui m’ont à plusieurs reprises fait penser au Roots Bloody Roots de Sepultura, notamment dans le groove des guitares qui se veut puissant et bien rythmé. Autre point positif, des vocaux tout de même intéressants lors de certains titres dans lesquels Davis montre une certaine variété de chants. Entre chant aliéné (à ne pas prendre négativement ici) et un chant plus moderne, certains titres ont quand même réussi à motiver le pit. Mais les rythmiques hardcore et l’attitude de rappeur des mecs n’ont pas vraiment emballé les vieux de la vieille venus pour le père du Heavy Metal. En fait, j’irais même jusqu’à dire qu'une des rares choses qui les aient intéressés, c’était le pied de micro dessiné par Gigger. Au-delà de ça, on retiendra surtout une prestation peu convaincante, à sens unique, sans communication, ce qui fait que même certains fans ont été assez déçus. Mais après plusieurs dates de cette tournée, le groupe en avait aussi peut-être marre de jouer devant un public à 80% pro-Ozzy, et donc peu réceptif à sa musique...




Après une demi-heure de pause, l’extase est à son comble, les fans de Korn se font rares, les fans d’Ozzy envahissent la fosse, au final, Bercy est rempli rempli rempli ! La pression monte, et sans comprendre ce qui se passe vraiment, le Prince des Ténèbres est là, sur scène, devant nos yeux ! Dans l’euphorie la plus totale, la foule est en délire, le son n’est pas au top, mais c’est très très vite corrigé par les ingés son, le show a véritablement commencé, c’est incroyable ! A quelques mètres de nous se trouve la légende (presque encore) vivante ! Dans sa tenue vampirique, il a dû avoir chaud (à cause d’un public chauffé à bloc ?) puisqu’il se retrouve très vite sans sa cape légendaire. Il se fout la gueule dans un seau d’eau, et on enchaine avec Let Me Hear You Scream, titre phare du nouvel album (album qui a d’ailleurs reçu un accueil assez mitigé…) mais le public est réceptif, ça bouge plutôt bien et le vieux fou semble content de son public puisqu’à plusieurs reprises on a eu droit à des « you’re number one ! » ou encore « I love you all, you’re fuckin’ crazy ! ».




Et, pas venu dans l’unique but de promouvoir son nouvel album, sa tracklist se constitue surtout de vieux titres, la plupart issus du fabuleux Blizzar Of Ozz, et même de Black Sabbath ! Ainsi, il nous gâte à coup de Crazy Train, de Mr Crowley, War Pigs (dont le public semble avoir légèrement oublié les paroles…), Paranoid (lors d’un rappel), I Don’t Know, etc, etc. Le public est comblé, et il lui rend bien. Et l’osmose entre le Prince des Ténèbres et son public est parfaite, il aime qu’on l’acclame ! D’ailleurs, il sortira souvent une lance à incendie pour asperger le public avec de la mousse (en guise de remerciements), et il ne manquera pas non plus de s’en recouvrir lui-même la tronche !




Photo
Ozzy Osbourne: Gus G., guitariste d'Ozzy
Les titres s’enchainent à une vitesse folle, avec parfois une baisse de tension dans la fosse en fonction des morceaux, avec parfois de petits déraillement du vocaliste qui ne chante pas toujours très juste. Ozzy en profitera d’ailleurs pour présenter les musiciens qui l’entourent, et d’ailleurs, sacré prestation de son guitariste, Gus G. (Firewind, Dream Evil, Nightrage…) ! Un petit solo en plein milieu du show nous a montré de quoi il était capable ! Et même si beaucoup de fans auraient aimé voir un Zakk Wylde, il a prouvé qu’il méritait largement sa place aux côtés d’Ozzy ! Mais le batteur lui aussi assure un max derrière ses fûts ! Au même titre que Blasko, son bassiste ! Bref, une belle brochette qui y est aussi pour quelque chose dans la réussite de ce spectacle ! Oui, tous les honneurs ne vont pas uniquement à Ozzy car sans ses musiciens, le show aurait une autre saveur.




Photo
Ozzy Osbourne: I can't fuckin' hear you !!!
Mais pour résumer, le groupe d’Ozzy est tout simplement énorme et magique ! Le personnage charismatique a su s’entourer de supers zicos, et le tout a mis la foule dans l’hystérie la plus totale ! Et alors que l’on croyait que tout était fini, un rappel a inévitablement eu lieu, même s’il a fallu insister auprès du personnage pour qu’il ne nous lâche pas comme ça ! Après deux titres de rappel, le salut final, très beau, qui montre une équipe soudée ! Les musiciens balancent les peaux de batterie, les médiators, les baguettes, etc, ça sent véritablement la fin…
Mais comme le Ozzman a plus d’un tour dans son sac, il nous surprend jusqu’au dernier instant avec un second rappel de deux titres ! Au final, Paranoid, Mama I’m Coming Home auront vraiment été les moments forts des derniers instants, déchainant la foule au maximum pour enfin quitter définitivement la scène… La scène se rallume, le monde grouille vers la sortie, des étoiles dans les yeux.

Du haut de ses 62 ans, celui qui est souvent comparé à une épave a su se montrer sous son plus beau jour pour nous délivrer bien plus qu’un concert : un véritable spectacle ! Même s’il ne coure plus dans tous les sens, même s’il chante parfois faux, même s’il peut être casse-couille avec sa lance à incendie, même si le son peut parfois être un peu criard, les personnes présentes ce soir-là garderont sans aucun doute un excellent souvenir du passage du Prince des Ténèbres à Paris !






N.B : Je n’ai pas parlé de l’organisation du concert, mais un pass photo nous a été refusé, puis dans la matinée de ce même concert, alors que nous étions sur la route, j’ai reçu un mail confirmant le pass photo, mais je ne l’ai vu qu’en rentrant du fameux concert. Les photos qui illustrent ce live report sont donc celles de Jacques Panizzoli qui, depuis la fosse a pu faire quelques clichés, et je le remercie d’en faire bénéficier Metalship !



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le 21 septembre 2010 par Pit
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Commentaires


Voir les 3 commentaires précédents
Ahah ! Merci ! Sincèrement, j'ai tout de suite pensé à ça en le voyant se déchainer avec ses mains, ses bras...
ven. 24 sept. 10- 23:34  
TRès bon report. bravo Pit!
dim. 26 sept. 10- 06:47  
Merci bien !
lun. 27 sept. 10- 00:27  
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