Live Reports ::
VANS WARPED TOUR 2010Live report : VANS WARPED TOUR 2010
After Midnight Project
Agent Orange
Alamance
Alesana [Autre]
Alkaline Trio
AM Taxi
American Sixgun
Anarbor
Andrew W.K
Artist VS Poet
Bring Me The Horizon [Metalcore]
Enter Shikari [Hardcore]
Every Time I Die [Metalcore]
Eyes Set To Kill [Metalcore]
Parkway Drive [Metalcore]
Pennywise [Hardcore] ... samedi 10 juillet 2010 -
Parc Jean-Drapeau,
MontréalVoir toutes les infos de ce concert
Photographe :
Unfurl
On y arrive frais et clinquants et on en ressort crasseux, fatigués, et brûlés.
Mais parlons de tout ce qui s’est passé entre temps!
...Le Warped Tour, est un festival itinérant exclusif à l’Amérique du Nord réunissant tous les groupes «à la mode» sur la scène punk rock/alternative/emo/HxC, qui sillonne le continent pendant presque tout l’été.
Et cette année, 10 juillet 2010, j’ai enfin l’occasion de pouvoir y assister! Un passe photo en poche en plus...
Bienvenue dans l’antre infernal de ce festival «plus-à-l’arrache-tu-meurs» en direct [ou presque] de Montréal City!
Me voilà donc dans le métro, à 11h du matin, pensant arriver pile à l’heure pour l’ouverture des premiers groupes, à midi.
Le site, à savoir le Parc Jean Drapeau est transformé en un immense labyrinthe, où des millions de scènes se chevauchent et où il est difficile de prendre ses repères. Des petites «galeries» extérieures abritent chaque merchandising de tous les groupes présents sur le Warped Tour cette année (ce qui fait un shit load de petites tentes). La chaleur est accablante et la file d’attente pour rentrer sur le festival et proportionnelle à l’ampleur du dit-festival.
Première erreur de la part de l’orga, les premiers bands prendront place sur les scènes dès...11h15. J’arrive donc en trombe après avoir acheté un pauvre programme bidon 2$, au pied de la main stage où,
The Dillinger Escape Plan va bientôt faire grimper la température.
11h45, pas de retard.
The Dillinger Escape Plan sont dans la place, mais je m’attendais à une prestation au moins aussi musclée que celle que j’avais vu au Hellfest en 2008, ce qui malheureusement ne sera pas le cas.
The Dillinger Escape Plan envoie la marchandise mais je me bénis d’avoir eu l’occasion de voir la tornade qui s’était abattue au Hellfest pendant leur passage!
Pas le temps d’assister à la prestation complète de
The Dillinger Escape Plan, il faut que je prenne mes marques et que j’essaye de savoir où se trouve chaque scène afin de ne rien manquer de ce que j’avais prévu.
Me voila donc en chemin vers l’autre extrémité du fest pour avoir la possibilité de photographier Suicide Silence, qui réunit un bon gros nombre de kids nerveux et impatients de voir le groupe jouer devant eux.
Les boules quiès sont de sortie, mon cerveau est comprimé par le son lourd et agressif dont profite Suicide Silence. Leur jeune chanteur, au corps couvert de tatouages hurle de toutes ses tripes. Et les kids du premier rang se démontent.
Il est déjà temps pour moi de retourner à mon point de départ, à savoir la main stage pour avoir le plaisir de shooter les supers Every Time I Die!
Performance carrée, set impeccable et gros gros gros son. Le groupe balance, et les fans qui se trouvent dans la fosse pour Every Time I Die seront aussi présents pour le groupe suivant, à savoir
Bring Me The Horizon!!
Oli Sykes et sa bande sont venus nous en mettre plein la gueule. Chelsea Smile, Pray For Plagues, Diamonds Aren’t Forever, et THE SADNESS WILL NEVER END!! Hourra!
C’est bon, le set-list de BMTH a fait ma journée!
Une fois encore, je suis émerveillée par la violence du set des britanniques ainsi que la violence et la brutalité de leur musique qui est pour autant concoctée suivant une recette miracle qui fait de cette infâme bouillie, quelque chose de terriblement accrocheur, voire addictif.
Après avoir couru dans tous les sens pour voir différents petits groupes çà et là, mon amie et moi décidons de nous offrir une petite pause à l’ombre, histoire de recharger un peu les batteries avant la suite!
Bring Me The Horizon a disparu vers 2h30... ce qui me laissait une heure avant le début du set de Parkway Drive, vers 3h40.
La faim nous tiraille le ventre et l’eau dans les sacs à dos est plus proche de la soupe que de la boisson rafraîchissante. Une frite = 5$. Une petite bouteille d’eau = 3.75$. On trinquera donc à la santé des organisateurs qui semblent prendre un malin plaisir à se faire du fric sur les kids assoiffés et au bord de l’insolation.
Prenant notre petit break proche de la Bernie jsais pas quoi stage, j’en profite pour jeter un oeil à The Prestige, petit groupe de Montréal, arrivé sur la scène du Warped Tour grâce à un Battle Of The Bands. Le public est peu nombreux, la scène est toute petite, mais le groupe se démène et envoie la purée. Deux chanteurs tiennent la scène, et l'un d'eux nous fait part du plaisir que le groupe éprouve à participer à l’expérience Warped Tour parmi tous les «esti de bon bands» qui se trouvent sur l’affiche.
Ma pause est terminée et je repars de bon train vers la «scène du fond» pour assister à la performance de Parkway Drive. Le public est totalement dévoué et le groupe en profite. Leur chanteur court dans tous les sens et est difficile à photographier. Mais cette performance énergique me redonne la motivation pour re-retourner à l’autre bout du fest pour avoir le plaisir de shooter The All American Rejects.
Leur chanteur, tout de blanc vêtu, fera crier les filles. Le groupe entame son «hymne aux salopes», Dirty Little Secrets, après un petit discours de la part de leur chanteur, aidé par le claviériste, originaire de Montréal.
Le chanteur tentera de faire du lip-sync pendant que leur claviériste s’adresse au public en français. L’humour est de bon ton, et l’attitude à la fois hautaine et cynique du groupe marche parfaitement avec la musique des Rejets de l’Amérique.
The All American Rejects sortent de scène sous les acclamations d’un public ravi, et je prends 5 minutes pour shooter Alkaline Trio... qui m’ont profondément déçu. Très peu communicatif avec le public, Alkaline Trio semblait blasé et peu enthousiastes.
Ce qui me conforta dans mon idée de me rendre rapidement vers la «Glamour Kills Stage» qui accueille nul autre que le groupe canadien Sum41!!
Là encore, énorme coup de gueule. Qui est l’abruti qui s’est dit «tient on va faire jouer le plus gros groupe du festival sur la plus petite scène» ????!!!! L’espèce de recoin où se trouve la scène est NOIR de monde et il est impossible de se frayer un chemin pour avoir la chance d’y voir quelque chose.
Je suis obligée de faire tout le tour des scènes pour accéder au photo-pit! Et là aussi, la 3ème guerre mondiale. Tellement de photographes que la sécurité nous virera à la fin de la deuxième chanson, We’re All To Blame.
Par la suite ce sera le classique In Too Deep qui retentira, mais je me dois d’abandonner l’idée de voir l’un des groupes qui a bercé ma «jeunesse» compte tenu du fait qu’il est impossible d’apercevoir le moindre recoin de la scène tant il y a du monde!
Je lâche les armes et décide d’aller rire un bon coup en me rendant à la scène qui laisse place aux fameux Attack Attack, inventeurs du Crabcore. À ma grande surprise, pas de trolls dans le public, juste des fans qui sont là parce qu’ils aiment le groupe.
Et puis là aussi, surprise, Attack Attack, ça poutre bien en fait. Beaucoup moins «crabeux» que dans leur clip que tout le monde a vu, bien plus agressifs et efficaces qu’ils n’y paraissent!
Je me remets alors en chemin, après 3 chansons d’Attack Attack, vers la scène où j’avais laissé Sum41, pensant que j’aurais encore la possibilité de voir une ou deux chanson. Mais ma soeur et mon amie m’apprendront que les canadiens sont partis comme des voleurs, sans dire aurevoir et sans prévenir, juste après le morceau Fat Lip. Dommage.
Par la suite, ce sera au tour d’Alesana de grimper sur scène. Le groupe est «plus dark que la mort» et l’ambiance est lourde. Le chanteur a l’air d’un hystérique et court dans tous les sens, passant son micro sous son t-shirt et se tordant les mains, en s’égosillant, faisant vrombir le public qu’il avait entre les mains. Les fans se délectent mais moi je suis pas vraiment fana...
Nous nous offrons alors une nouvelle petite pause. La fin de la journée approche et la fatigue commence à se faire sentir.
J’irais jeter une oreille et un oeil à We The Kings, puis ma meilleure surprise musicale de la journée, à savoir Enter Shikari, que je n’avais pas écouté depuis longtemps, sur la scène où jouait Alesana quelques instants auparavant.
Le son heavy, electro et «screamo» des anglais tombe à pique en cette fin de journée épuisante pour donner un dernier petit boost d’énergie qui nous permettra de rentrer à la maison sans être totalement vidé.
Le chanteur d’Enter Shikari grimpe partout, le guitariste saute dans tous les sens et depuis n’importe quoi et tout le monde suit. Nous sortons de là juste à temps pour aller voir Hey Monday, qui m’horripilent rien que par le fait qu’ils soient une affreuse copie râtée de Paramore.
Il est temps pour nous de rentrer. Un dernier petit coup d’oeil à Motion City Soundtrack, et au Warped Tour qui est déjà presque totalement démonté. Les camions chargent les scènes qui ne servent plus. Le site est un champs de déchets, les bouteilles d’eau, des chaussures, de tout et n’importe quoi traine par terre.
Nous quittons le Parc Jean Drapeau sous un magnifique coucher de soleil, soleil qui n’aura pas manqué à l’appel et qui nous aura même laissé des souvenirs sur les épaules mais qui aura fait de ce Warped Tour 2010 un bon moment!
Eh oui... malgré de nombreux défauts qu’on pourrait reprocher aux organisateurs, le Warped Tour reste un concentré de bonne humeur où les kids sont vraiment là pour s’amuser et voir des groupes qui font tout pour que ça marche.
Pour les gens comme moi (un peu plus vieux que la majorité du public présent) pour qui ce genre de musique n’est pas forcément une prédilection mais qui est plutôt liée à une forme de nostalgie, c’est une garantie d’esquisser des sourires qui disent «ahhh j’ai l’impression d’avoir 15 ans à nouveau»
Grosse mention pour
Bring Me The Horizon, qui, une fois de plus ne m’auront pas déçu, pour Sum41 rien que pour le fait d’avoir été là, pour The All American Rejects pour l’ambiance de malade qu’ils ont mis, pour Enter Shikari pour m’avoir mis une belle grosse claque, et pour tous les kids pour leur bonne humeur et pour avoir été sages.
À l’année prochaine!
le 13 juillet 2010 par
Unfurl4604 lectures
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