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Live Reports :: Savoie Rock Fest

Live report : Savoie Rock Fest

Tous les concerts de Paul Di'Anno Paul Di'Anno [Heavy Metal]
Tous les concerts de Obituary Obituary [Death Metal]
Tous les concerts de Gwar Gwar [Thrash Metal]
Tous les concerts de Benighted Benighted [Death Metal]
Tous les concerts de Nightmare Nightmare [Heavy Metal]
Tous les concerts de The ARRS The ARRS [Metalcore]
Tous les concerts de Zuul FX Zuul FX [Thrash Metal]
Tous les concerts de Suicidal Angels Suicidal Angels [Thrash Metal]
samedi 10 juillet 2010 - Stade, LA BATHIE
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Deuxième journée du Savoie Rock Fest avec aujourd’hui le côté metal, et en particulier death-thrash, avec Obituary, Di’anno, Gwar, ou encore Nightmare, The ARRS et Zuul FX côté français.





Zuul FX, 17h00 - 17h50

Alors que je m’attendais à Suicidal Angels en première partie, je suis étonné de voir les chevelus de Zuul FX et leur leader Zuul, toujours reconnaissable avec ses gants. Comme hier, ils commencent alors que les premiers festivaliers passent l’entrée, et le groupe de death officiant depuis 2004, et qui a assuré des concerts devant des milliers de personnes commence ici devant une dizaine de metalleux tout juste. Il faut cependant plus pour décourager le groupe, qui sait parfaitement s’y prendre pour chauffer une salle. « Albertville ! » tonne le grand Zuul, qui harangue et motive les troupes metalleuses sans relâche. Et il sait s’y prendre, Zuul FX est une bête de scène qui a prouvé le fait qu’ils peuvent mener en tête de grandes dates sans problème. Le public, qui commence à grossir (200 personnes environ) est réactif sur le puissant « Strength Beyond Strength », reprise de Pantera, que le groupe s’approprie très bien. Et comme à son habitude, ils terminent leur set sur « I 8 You », toujours très efficace en concert. Les rythmique et refrains sont basiques, mais dévastateurs.
Une excellente première partie, qu’on aurait préféré voir plus tard dans la soirée. Cette bête de scène qu’est Zuul FX semble effectivement un peu gâchée. Mais aujourd’hui, ce ne sont pas les grands noms du metal qui manquent, et il en faut bien un pour commencer à chauffer le public, et ça, Zuul FX le fait à merveille.





The ARRS, 18h15 - 18h55

Une demi heure après Zuul FX, le son hardcore brutal Français continue sur scène avec les Parisiens de The ARRS. La même puissance que Zuul FX, la même rage sur scène, et les mêmes dreads du chanteur qui fouettent l’air sur des mètres. Mais là ils sont 5, et ça fait d’autant plus d’énergie sur scène. Les flashs crépitent sans arrêt à vous rendre épileptique, appuyant le rythme endiablé et la double pédale. Le son est encore une fois très bon, … sauf sur l’avant dernière, Ennemis, où tout se coupe d’un coup, sauf la batterie. C’est l’affaire de quelques minutes, et la dernière « Ma Miséricorde » achève le puissant set. Le public est très réactif, avec 300 personnes environ très clairsemées dans cette grande « salle », pas assez pour permettre de vrais slams, mais suffisant pour les pogos, et un petit cricle pit dès le début. The ARRS joue lui aussi la proximité « ça se joue ici » lance le chanteur en montrant le public, et en invitant les dames à la luxure. « On est séparés par ces putins de barrières », et on sent qu’effectivement il n’hésiterait pas à serrer quelques mains et rejoindre le public.
Tout comme Zuul FX, un énorme et très puissant set pour démarrer ce début de soirée avec du pachydermique.

Setlist :
Cannibale
Sombre Univers
L'emprise
Heros
Originel
Sanctuaire
Ennemis
Ma Miséricorde





Nightmare, 19h30 - 20h15

Stop au brutal, maintenant vient le heavy de la légende Française Nightmare, toujours sur scène avec des dizaines d’années d’expérience derrière eux. Le show change bien sûr radicalement, par rapport aux deux précédents groupes. Les lumières sont douces, très colorées, le chant est clair, les guitares acérées, le ton très souriant et bon enfant (voire gentillet), et on rencontre les premiers soli de la soirée. Les 4 hommes de scène (chant, basse, 2 guitares) sont complétés ce soir par Kevin le batteur de Benighted, qui accomplira donc deux sets de suite. Joe Amore, toujours tout sourire, lui rend hommage et à ses 4h de répétition pour assurer ce set. Il me fait d’ailleurs fortement penser à feu Ronnie James Dio, avec sa petite taille enfin, quoique...), le visage ridé de sourires, les cheveux noirs crépus et l’œil pétillant. Ils lui jouent d’ailleurs la célèbre Holy Diver, en hommage à son immense talent et tout ce qu’il a légué. Amore nous étonne à jouer les Joel O'Keeffe de Airbourne, en escaladant le pilier droit de la scène, tout en continuant à chanter. Comme les lumières (un plaisir pour les photos), le son est parfaitement réglé, le chant clair incisif se détache parfaitement. Les soli sont précis … enfin les « duos », puisque les musiciens s’amusent tout du long à s’épauler les uns les autres.
Un groupe mythique qui fait un set très bon enfant et agréable. Ils prennent apparemment grand plaisir, et le partagent avec le public. Et bravo pour cette formidable cohésion de groupe. Ils n'hésiteront d'ailleurs pas à passer le reste de la soirée dans la salle, à la rencontre des fans, et ça aussi ça fait plaisir.




Setlist :
Intro
Eternal Winter
Gospel of Judas
3 Miles Island
Holy Diver
Secret Rules
Legions Rising Sun
Heretic





Benighted, 20h45 - 21h30

Après un intermède « Nightmare », retour à la brutalité sans vergogne avec le grind dégueux des Stéfanois de Benighted, venus déverser leur violence sur Albertville pour la première fois. Les flashs crépitent à nouveau, comme sur The ARRS, mais le set se rapproche tout autant de la pure folie des Dillinger Escape Plan sur scène : déluge de notes, chaos sur scène, les membres du groupe sautent, courent, headbanguent à s’en briser la nuque, avec une violence bestiale gratuite mais assumée. Le bassiste présente bien le deuxième degré du groupe, puisqu’il arbore de jolies tennis roses bonbons, un T shirt moulant, un tatouage bourricot (sisi !) et un protège poignets rose. Il descend de scène deux fois, à la rencontre des fans contre la barrière, puis en allant carrément dans la fosse, tout en continuant de jouer bien sûr, et alors qu’un mini circle pit se forme autour de lui. Le groupe ne se repaît d’ailleurs que lorsque le public enchaîne pogos sur slams, sur circle pits. Il nous gratifie de quelques morceaux de leur prochain album, à sortir à la fin de l’année. « Répétez après moi : Slut ! » et le public crie en chœur pour annoncer le final de leur set.
Un set extrêmement défoulant, et sans prétention catharsique, il n’a pour but que de se dérouiller les os et perdre le plus de sueur. Et c’est diablement efficace.




Setlist :
Intro Mourning
Collapse
Grind Wit
Intro + The Twins
Saw it All
Forsaken
Intro + Nemesis
Asylum Cave
Iscarioth
Swallow
Invoxhate
Underneath
Intro + Foetus
Slut





Obituary, 22h00 - 23h00

Tout comme hier, les étrangers jouent en dernier, et après les 4 Français c’est Obituary, un des groupes précurseurs du death metal, qui ouvre le bal des grosses pointures internationales.
La scène porte la toile à l’effigie de leur dernier album Darkest Day. Pour moi, la fatigue commence à se faire sentir, mais c’est apparemment l’inverse pour le public, venu en masse pour l’occasion. La première ligne contre les barrières est enfin remplie à bloc, et la foule est assez dense, et très réactive au death Floridien.
La voix grave et forte de John Tardy tonne même quand il motive les troupes, entre chaque morceau. Le son est bien calé, le groupe un peu statique (forcément, après Zuul FX, The ARRS et Benighted …), mais n’a rien perdu de sa superbe. A part pour le guitariste Ralph Santolla, difficile d’apercevoir leurs visages, cachés sous un bon mètre de longue chevelure blonde, ondulant au rythme posé de leurs morceaux.
Un set qui en impose, par la réputation et le charisme d’un des groupes phares du genre, et qui satisfait largement son public.





Gwar, 23h45 - 00h30

Au tour des américains de Gwar de prendre place, avec 15 petites minutes de retard sur l’horaire … largement compréhensibles quand on voit l’étendue de leur show déjanté, et la préparation que ça devait demander. Car c’est bien un spectacle, et non plus un concert, à ce stade là. Petite explication pour ceux qui ne connaissent pas encore, Gwar sont des aliens mutants, les guerriers du chaos bannis sur Terre pour leurs méfaits intergalactiques.
Vous le devinez, la scène est déjà couverte des accessoires Gwar pour un show entre science fiction et horreur : toiles et pans entiers recouvrent la scène … et des bâches en plastique sur les enceintes ! Et on comprendra très vite pourquoi. Le groupe monte sur scène, et on a beau savoir qu’ils portent des costumes, je ne pensais pas que c’était juste pour le haut du corps. Même les jambes et pieds (même pour le batteur) imitent des pieds de bêtes. A ça on ajoute les jambes et sorte d’échasses pour le guitariste Balsac the Jaws of Death. Et ça ne concerne pas que le groupe, des personnages font aussi irruption, et on se retrouve transportés dans une grande pièce de théâtre sur fond de metal (mais la musique dans Gwar devient presque optionnelle !).




Photo
Gwar: Le pape Ratzinger aux couleurs nazies
Acte 1, un personnage se fait décapiter par l’immense épée d’Oderus Urungus, et le sang gicle à profusion sur le public ! Et il va continuer tout le long du show, au rythme des décapitations, éventrements, écorchements et amputations de membres, couvrant de cette eau colorée (et qui part difficilement, sigh) le public et la fosse aux photographes, désertée par peur d’abîmer les appareils photos. Un double personnage arrive alors, arborant Hitler d’un côté (affublé d’un phallus particulièrement long), et Jesus Christ de l’autre, se chamaillant. Hitler finit par se masturber en éjectant toujours plus de litres (cette fois verts) sur le public. Après Hitler et Jésus, c’est au tour de Saddam Hussein et son anus béant de se faire empaler de bout en bout. Suivra encore le pape Ratzinger, et un gigantesque monstre de l’espace, le tout bien sûr mis en scène, avec leurs propres histoires adaptées à la France avec des « Suce ma bite ! » ou « I want to eat cheese ».
En conclusion, Gwar nous a servi un spectacle, voire une pièce de théâtre dans la lignée des grands shows américains aux grands moyens, tout comme Alice Cooper (pour le côté théâtral), voire Kiss (puissance 10). Gwar est une troupe de guignols pour jeunes avides de sang et sexe à profusion, très deuxième degré. Les festivaliers et la salle en sont en tout cas marqués, ressortant couverts de faux sang.




Setlist :
Metal Metal
Lords
Saddam
Ham
Tormentor
Apes
Womb
Slay
Maggots
Immortal
Price
Lust
Encore : Bomb
Sick





Suicidal Angels, 1h00 - 1h45

Voici l’étrangeté de la programmation. Suicidal Angels, groupe grec annoncé en bas sur l’affiche, car relativement peu connu en France se retrouve entre Gwar et Paul Di’Anno. Peut être que c’est juste pour calmer le jeu après le difficilement oubliable Gwar, avant Di’Anno. Ca se ressent sur le public en tout cas, très clairsemé sur Suicidal Angels. Il ne reste plus qu’une centaine de personnes, dont la moitié endormie et quelques uns encore très motivé et motivant, heureusement pour le groupe. Enfin … quand le chanteur s’adresse au public « How the fuck are you ? », seuls quelques cris peu convaincants sont donnés comme réponse, et le chanteur en a l’air assez blasé. Il continue cependant de motiver le public, de son accent grec hachant les mots agressivement tout comme leurs compatriotes de Rotting Christ.
Ils assurent en tout cas un bon set, qui serait passé pour un très bon live en début de soirée par exemple, mais qui semble extrêmement plat après Gwar.





Paul Di'Anno, 2h30 - 3h20

Et voilà le dernier des 8 groupes de la soirée, la tête d’affiche Paul Di’Anno, principalement connu pour avoir été le premier chanteur d’Iron Maiden, sur les deux premiers enregistrements studio du groupe légendaire, avant d’être évincé car son absorption d’alcool contrevenait à sa voix.
Après une intro impérieuse, le leader et son énorme ventre montent sur scène, démontrant l’ampleur de son charisme auprès de la foule. Le ton est assez posé (à part pour les guitaristes/bassistes qui bougent bien et son énergiques) et très heavy. Di’Anno apostrophe souvent la salle, commençant à raconter l’histoire derrière ses titres, et blaguant avec le public, notamment à propos de son ex-femme. Di’Anno va bien sûr jouer du Maiden, notamment Killers et Phantom of the Opera, même si ça n’a forcément pas la carrure d’un vrai Iron Maiden. Le public semble conquis à la cause de Di’Anno … mais voilà, il est bien moins nombreux que pour Obituary et Gwar. L’heure est effectivement très tardive, le groupe est d’ailleurs un peu en retard sur le timing (à cause de Gwar ?), et nombre de festivaliers a déjà dû rentrer. A cause de l’heure, justement, Di’Anno quitte la scène mais ne revient pas pour le traditionnel « encore ». La foule s’époumone, un guitariste revient pour dire « désolé les gars ».
Un final un peu gâché par ce déboutement, mais un set qui aura comblé les amateurs de heavy.




Setlist :
Ides of March
Wrathchild
Prowler
Marshal Lokjaw
Murders in the Rue Morgue
The Beast Arises
Remember Tomorrow
Killers
Phantom of the Opera
Running Free




Le Savoie Rock Fest termine donc sa deuxième édition avec une affichage des plus attrayantes, de grands noms, voire très grands noms internationaux, que ce soit côté punk avec la première journée (Sick of it All, Discharge, Anti-Nowhere League), hardcore-death brutal avec Zuul FX, The ARRS et Benighted, ou heavy avec Nightmare et Di’Anno, et enfin le spectacle théâtral de Gwar. De grands noms dans un grand parc olympique, et devant … une petite assemblée ! Le public n’était hélas pas vraiment au rendez-vous, peut être en raison de l’éloignement aux grandes villes. Il semblerait que les groupes ayant le plus amassé de fans soient Sick of it All pour le premier jour et Obituary et Gwar pour le deuxième, mais même dans ces cas la foule n’avoisinait que les 500 personnes environ. Espérons que le Savoie Rock Fest ne soit pas trop dans le rouge et que ça ne remette pas en cause une prochaine édition, car tant du point de vue de l’affiche que de l’organisation, le festival était une réussite !



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le 11 juillet 2010 par NanoRoux
(3)

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Commentaires


Putain, ils ont fait une reprise de Pantera, Zuul FX ? Enorme ! Ils font encore Demanufacture ou pas ?
(c'est "I 8 U" mais on va pas chipoter ^^)

Elles sont sympas ces petites affiches n'empêche, c'est assez éclectique ;)

dim. 11 juil. 10- 16:31  
Non, pas Demanufacturate ! (ou alors j'iapas rôdé)

Et merci, je corrige pour le nom de la zik ;-)

mer. 14 juil. 10- 03:13  
Demanufacturate


:nerd:

mer. 14 juil. 10- 10:33  


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