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Live Reports :: Savoie Rock Fest

Live report : Savoie Rock Fest

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vendredi 9 juillet 2010 - Stade de la Bathie, La Bathie
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Le Savoie Rock Fest au Parc Olympique d'Albertville

Parmi les festivals d'été fleurissant ces mois-ci se tient la 2ème édition du très jeune Savoie Rock Fest, festival metal / punk, que tout bon savoyard devrait connaître.
Peu avant le début du festival, les organisateurs rencontrent un problème et le site doit être déplacé du stade de la Bathie au Parc Olympique d'Albertville, mais qu'à cela ne tienne, le cadre n'en est que plus sympathique.

On arrive donc près du célèbre stade olympique ayant accueilli les JO d'hiver en 1992, avec sa flamme olympique (enfin, le porte flamme), et le grand stade à l'architecture audacieuse (enfin, pour l'époque en tout cas), enfermant une grande patinoire. Dehors, quelques tentes sont dressées pour héberger les festivaliers campeurs. Et dedans, ... seule une petite partie a été réservée pour l'évènement, à savoir l'espace longeant la patinoire, et abritant notamment un mur d'escalade. Bref, un cadre atypique pour un concert de metal. Au fond est dressée une scène, et un espace pour les techniciens. Mais à part ça et la horde de metalleux habillés de noir sous le soleil, le site ne laisse pas penser qu'il abrite un festival de musique extrême.

Je rectifie d'ailleurs pour le "habillés de noir", car le festival touche effectivement le double public punk et metal, et cette première journée assure le côté "punk". Bref, peu de T shirts noirs finalement, mais pas mal de crêtes et de jeunes keupons.
Etant donné que je suis peu porté sur le punk (et connais peu les groupes passant ce soir), veuillez m'excuser d'avance pour le manque de technicité musicale de ce rapport.





Burning Heads, 18h15 - 19h

Avec un chouilla de retard, le festival ouvre les portes à 18h15, alors que la file d'attente de festivaliers est finalement assez mince. Et Burning Heads démarre immédiatement, si bien qu'il n'y a quasiment personne quand ils débutent. Le groupe annonce très bien la couleur de cette première journée : "vieux groupes" et "contestation". Le groupe d'Orléans entame effectivement sa 3ème décennie d'existence, et n'a plus à prouver son énergie sur scène (d'où le "vieux"), et enchaînera les titres de contestation : du FN bien sûr (en évoquant la fille de Le Pen), du nucléaire ou du football ("un sport à la con, une équipe à la con, un entraîneur à la con"), ou tout simplement encourageant à "cracher sa haine", contre culture oblige, et n'en déplaise à ceux qui attaquaient le Hellfest il y a peu.
Le groupe va notamment jouer "Fuck You on & on", "No Way" et bien sûr leur déjà vieux single "Hey You", pour finir sur une touche plus bourrine. Malgré le vide dans l'assistance, le groupe ne manque pas d'énergie, notamment le bassiste assez déchaîné.

Bref, une première partie faisant face à un grand espace assez vide, mais qui en a certainement souvent vu des pires. Efficaces comme première partie en tout cas !





Banane Metalik, 19h25 - 20h15

Une demi heure après les Burning Heads, c'est au tour des fiers inventeurs du "Gore 'n Roll", les Banane Metalik, toujours en tournée pour défendre leur dernier album "Nice to Meat You". Le groupe, formé en 1992, s'était dissous une dizaine d'années avant de revenir hanter les salles de leurs shows mêlant "sexe, sang et gore 'n roll".
Leur set débute par une petite intro alors que monte sur scène leur "go-gore danseuse", titubant et s'aidant de sa béquille, et petite tenue sexy mais sanguinolente. Elle est rapidement rejointe par le groupe et le chanteur, Ced666 avec son chapeau melon et batte de baseball à la "Orange Mécanique". La scène est décorée d'une toile aux couleurs du groupe, et des accessoires gores (des membres, une tête etc) sont placés sur les côtés. Mais le plus marquant est bien sûr les masques de latex de tous les membres du groupe (dont quelques lambeaux tomberont à cause de la chaleur d'ailleurs), et le look "zombie sexy" de leur répugnante et attirante danseuse "Sushie".
Les textes et l'esprit collent au visuel très poussé. Le groupe joue notamment Opus 666, Strip or Die, Nice to Meat You, 666% Gore and Roll, ou encore Marche Macabre. Le public adhère largement, il a d'ailleurs doublé depuis les Burning Heads et commence à remplir l'espace (même si c'est loin d'être assez dense pour les slams). Ced666 descend d'ailleurs de scène sur "Strip or Die", pour se mettre à la barrière au contact des festivaliers.

En bref, très bon set, très visuel, avec un chanteur (et une danseuse!) sachant chauffer une salle. Le son est bien dosé, les rythmes et paroles abordables, et le concept "gore" amusant.





Born From Pain, 20h45 - 21h25

Après les deux groupes Français, place maintenant aux étrangers, avec pour commencer les Hollandais coreux de Born From Pain. Une intro débute, continuant dans la soirée "provocation" en disant qu'il faut réduire le nombre d'Hommes sur la planète, de 6 à 1 milliard d'individus. Le groupe déboule ensuite sur scène, et déballe leur puissant hardcore. Le chanteur (ils ont eu tellement de changements ces dernières années que je ne sais plus qui c'est) harangue régulièrement le public, demande qui les a déjà vu, et qui était au Hellfest pour leur dernière prestation. Il invite également au circle pit, qui prend relativement bien même si le public n'est toujours pas très dense. Tout comme le chanteur de Banane Metalik, il va descendre de scène, venir au contact de quelques coreux. Parmi les mieux reçus par le public figurent "This is the new age" et bien sûr "Stop at Nothing", pour laquelle le chanteur rappelle aux metalleux de ne pas se laisser dicter sa conduite, de ne pas écouter ceux qui n'aiment pas les coiffures, vêtements ou attitudes des autres. Et finalement "Don't love people that don't love you !".

Born From Pain assure un set très puissant, au son fort mais bien équilibré, et reste proche du public.





Sick of it all, 22h05 - 23h

Après les 30 min de pause habituelle, et maintenant que la nuit est bien tombée, à mon grand étonnement ce n'est pas un drapeau "Anti Nowhere League" mais "Sick of it All" qui orne la scène. Il semble qu'il y ait un changement de programme puisque la tête d'affiche et maîtres du punk / hardcore new yorkais tout bodybuildés jouent en fait en 4ème. Ca leur permettra d'avoir le public le plus important de la journée, d'ailleurs. Le public est acquis à la cause de leur hardcore explosif. Pete Koller, le fameux guitariste à la crête blonde et bandeau noir est fidèle à sa réputation et ne cesse de courir partout, sauter le plus haut possible, ou même faire de 360° tout en continuant de triturer sa guitare. Son frère, Lou Koller, demande de faire un grand circle pit, pour englober toute la scène, passant derrière la zone des techniciens son/lumière. Et moi je suis tout fou d'être sur la scène, juste à côté de Pete Koller, pour pouvoir le photographier à ma guise (mais j'ai peur de me prendre un coup de manche :-p). A noter qu'un fan montera d'ailleurs sur scène, sans être stoppé par la sécurité, et restera de longues minutes avant d'être sorti gentiment par un gars accompagnant le groupe.

En bref, un set extrêmement énergique et puissant, ayant le plus fait vibrer les festivaliers. Une chance de voir ce groupe dans le cadre de ce festival (peu cher), mais au public restreint, et donc avec possibilité d'être plus proche du groupe.




Setlist :
Good
Death
Uprise
Divide
Aimer
Built
Clob
LCD
Step
Month
TNO
My life
Wait
Die
Dominated
Bust
Mach
Scratch
Injust
Us





Anti-Nowhere League, 23h35 - 00h15

Les British de Anti-Nowhere League prennent donc le relai sur la scène, après Sick of it All. Ce groupe pluri-décennaire (formés en 1980 !) n'a pas perdu de sa gniaque, mais a gagné en kilos ! Malgré ça, le message reste le même, et Nick Culmer ne lésine pas sur les gestes obscènes, suçant régulièrement ses doigts ou faisant semblant d'honorer une femme. Leur musique est très punk, (au bord du metal), mais l'attitude est très rock 'n roll. Culmer en particulier arbore des lunettes noires classes, une veste en jean, et mime régulièrement de rouler sur une Harley. Les chansons, elles, restent bien sûr très punk et contestataires, et le chanteur en profite pour le rappeler au public avec le fameux "I Hate People".
Côté son, comme d'habitude pour ce soir, il est très bon, mais ma mention spéciale va aux lumières, variées et bien gérées sur ce set. Un plaisir pour les photos ;-).
Le groupe finit le set sur "So What" demandée plusieurs fois par le public, et qui conclut avec brio un set bien ficelé et efficace.




Setlist :
We are
At the End
We Will Survive
I Hate People
Animal
Skull 'n' Bones
Break the law
Talk Dirty
Pig-Iron
My Gods
Woman
St of Condon
For You
Unwanted
Fucked
Waited
So What





Discharge, 00h40 - 1h25

Enfin, le dernier groupe de cette journée "punk / hardcore", Discharge s'occupe de fermer le bal alors que le festival a démarré depuis près de 7 heures. On dirait qu' on est remonté de plus en plus loin chronologiquement, pour aller chercher un des pionner du punk britannique, créé en 1977, et toujours actif et revendicateur.
Par contre, une grande partie du public est rentrée (il ne reste d'ailleurs que peu de photographes), et le public restant semble fatigué. Si on ajoute à ça que ce que joue le groupe n'est pas ma tasse de thé, je ne saurais être objectif pour décrire leur set. Pour ma part, j'ai trouvé le son fort (la fatigue ?), et la batterie à la caisse claire ultra répétitive m'a hélas gonflé rapidement. Une fois le set terminé, quelques "encore" se font entendre, mais relativement peu. Bon enfant, le groupe revient quand même rapidement jouer son dernier morceau, et relance finalement beaucoup l'intérêt du public.

Un final peut être un peu décevant, mais il fallait mieux garder le puissant Sick of it All pas trop tard dans la soirée effectivement.




Setlist :
Hear Nothing
Nightmare Continues
CCTV
No Feeble Bastard
Corpse off Decadence
Blood of the Innocent
Beginning of End
Protest and Survive
Hype Overload
Fight Back
Realities of War
Take Part / Create System
Look at Tomorrow
Cries of Help
Hell on Earth
You Deserve Me
War is Hell
Never Again
Deecontrol

Bis :
Lifes Destruction
State Violence State Control
The Blood Runs Red




En conclusion, peu de cheveux longs ou de T shirts noirs aux logos déstructurés. Cette première soirée du festival était plutôt sous le signe des crêtes, et la salle principalement remplie de keupons et coreux. Une première découverte en live des grands noms du punk british pour les non initiés comme moi, ou une aubaine pour aller voir ses groupes fétiches pour les afficionados. En tout cas une très bonne soirée, avec des groupes très proches du public, et une petite ambiance sympathique, dans un cadre finalement original !

Demain sera le deuxième volet avec des grands noms du metal, tant international (Di Anno, Gwar, Obituary), que national (Zuul FX, The ARRS). Il faut maintenant bien dormir et récupérer, avant de se re-casser quelques vertèbres en headbanguant.



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le 10 juillet 2010 par NanoRoux
(0)

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Commentaires


Bravo Nano. Belles photos !!
mar. 13 juil. 10- 18:54  
Merci ^^

Ca en fait une floppée pour alimenter l'encyclopédie en images !

mer. 14 juil. 10- 02:13  


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