Ce sont les jeunes
36 Crazyfists qui débarquent sur la Terrorizer Tent en cette fin d’après-midi. Connu pour ses prestations carrées et énergiques, c’est avec une certaine attente que le combo venu d’Alaska était accueilli par un public déjà chauffé à blanc. Et ce ne sont pas les premières notes du set qui vont changer la donne, bien au contraire ! En effet,
36 Crazyfists a délivré là un show rôdé, puissant et véritablement entraînant. Les tubes fusent, Brock (chant) invite le public à s’adonner joyeusement à des circle-pit et autres wall of death, le tout dans une bonne humeur communicative.
Le public du Hellfest se laisse mener aux sons d’un ‘’The Heart and the Shape’’ destructeur, avant de se faire gentiment lessivé par un ‘’The Black Harlow Road’’ attendu. Si les balances étaient plutôt bien réglées, on regrette juste que la totalité des morceaux joués l’aient été à un tempo plus élevé que sur album. Le résultat ? Un set explosif, mais qui occulte les parties mélodiques des tubes du groupe.
Quoiqu’il en soit,
36 Crazyfists nous a servi du gros son, et a su mettre le feu dans cette Terrorizer Tent ! Rien que pour ça, ce concert valait le détour !
Setlist :
In The Midnights
We Gave it Hell
I'll Go Until My Heart Stops
Ateoa
Elysium
The Heart and the Shape
Installing the Catheter
Phoneline
Death Renames The Light
The All Night Lights
Rapport : Kumelia, photos : Nanoroux
Après leurs compatriotes
36 Crazyfists, ce sont les gars d’Unearth qui investissent la Terrorizer Tent, très attendus par un public impatient. Et pour cause, c’est avec près de vingt minutes de retard que le combo américain commence son set. Logiquement, c’est avec des morceaux issus de The March (2008) que le tout débute, et ce pour près de 30 minutes. L’énergie d’Unearth est palpable, et à l’image du set de
36 Crazyfists, le public du Hellfest sera régulièrement convié à des circle-pit.
Unearth sur scène, c’est un peu à l’image de l’Amérique : démesuré ! Tout est mis en place pour retourner le public, les solos sont joués avec passion et surtout avec une grande maîtrise, et la puissance du show ne désemplit pas un instant. Par contre, les balances ont été réalisées tardivement et ont dues être écourtées, et cela se ressent au niveau de la double-pédale, puisqu’une seule des grosses caisses ressort.
Un peu dommage, mais la fougue d’Unearth et son leader auront su faire oublier ce désagrément. Puissant je vous dis !
Rapport : Kumelia, photos : Nanoroux
Le metalcore californien était représenté au Hellfest par
As I Lay Dying cette année, avec toujours un très bon live set. Un son carré, peut-être un peu trop. Aucune place à quelque chose d'un peu plus personnellement adressé au public du Hellfest. Quoi qu'il en soit, les christians font gueuler joyeusement une tente remplie de jeunes filles qui leurs sont dévouées corps et âme! C'était à se demander s'il n'y avait pas un membre de Tokio Hotel quelque part sur la scène...
Un set sans surprise donc, avec un tracklisting déjà bien connu, et des productions toujours propres et entrainantes.
Photos : Nanoroux
This is New York HxC ! Et ça, les membres d’
Agnostic Front ont pu le chanter haut et fort sous la Terrorizer Tent, devant un public complètement sous ses ordres puisque beaucoup étaient allés jeter un coup d’œil du côté d’
Immortal. Un show toujours roots, avec des tracks inusables comme « Gotta go », «
Riot,
Riot Upstart », « Peace », et évidemment la très fédératrice (dans le public comme sur scène)« For my family ». Malheureusement, les new-yorkais n’ont pu aller bien plus loin, puisque leur batteur Pokey Mo était absent suite à une urgence médicale. C’était Roy Moonen de Born From
Pain qui se chargeait de l’intérim, en faisant l’effort d’assurer du mieux possible la setlist des titres anthologiques. Une scéance de hardcore east coast accouchée dans la douleur, mais complètement validée par le public, avec un son bien mixé et un jeu de scène très gang (tous les potes sur scène, comme toujours !)