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Live Reports :: LYON METAL FEST V

Live report : LYON METAL FEST V

Tous les concerts de Punish Yourself Punish Yourself [Indus]
Tous les concerts de Ultra Vomit Ultra Vomit [Grindcore]
Tous les concerts de Satan Jokers Satan Jokers [Heavy Metal]
Tous les concerts de Cynic Cynic [Metal Progressif]
Tous les concerts de God Damn God Damn [Rock Metal]
Tous les concerts de Loudblast Loudblast [Death Metal]
Tous les concerts de Skox Skox [Thrash Metal]
Tous les concerts de Blackness Blackness [Thrash Metal]
Tous les concerts de The Seven Gates The Seven Gates [Death Metal]
samedi 5 juin 2010 - Transbordeur, Lyon
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Photographe : Guillaume Catella




C’est un long marathon que nous annonce cette 5ème édition du désormais fameux Lyon Metal Fest, ce soir : 9 groupes de confessions metalleuses très différentes, pour 7h de concerts quasiment sans pause.





The Seven Gates - 30min, petite salle

Les portes ouvrent avec un peu de retard, suffisant pour que moi je me sente à l’heure, et hélas pour faire rater le début du premier groupe à ceux qui n’auraient pas acheté leurs billets en prévente. Les 9 groupes se relaieront donc sans interruption en alternant la petite et la grande salle du Transbo (à l’exception des derniers groupes qui seront dans la grande), et la dure tache d’ouvrir le bal revient à The Seven Gates et leur death old school. Le public est d’entrée assez réactif (du moins une petite part), et l’étroite scène rapprochant le groupe du public y est certainement pour quelque chose. Le son est hélas mauvais, la voix peu audible, et les le son des guitares peu net et assez brouillon, mais ce n’était pas très gênant. The Seven Gates est un groupe invitant plus au headbang qu’à la contemplation passive. Leur prestation confirme que The Seven Gates en ouverture est un bon calcul et que leurs rythmes et la très efficace double pédale de Kévin chauffent à souhait le public. Un (trop) simple « bonne soirée » lancé par le chanteur et le groupe repart, la foule migrant rapidement vers la grande salle.





Blackness - 30 min, grande salle

C’est alors aux Lyonnais de Blackness d’ouvrir la grande salle, décorée au fond d’un grand drap aux couleurs de « Dawn of the new Sun ». Pedro, le chanteur fou et survolté rugit et semble y prendre son pied, tout en jouant de sa basse sans tête. Steven, le jeune guitariste semble tout à fait à l’aise et le quatuor délivre un thrash metal très puissant et énergique, qui à mon goût passe mieux qu’en album. Comme à leur habitude apparemment, ils reprennent « Bark at the Moon » du bon vieux Ozzy Osbourne, et finissent sur G.T.H (Go to Hell). Côté scène, le jeu de lumières est bien sûr plus élaboré que dans la petite salle (à noter que de toute la soirée les ingés lumières feront un excellent travail, que ce soit dans la grande salle ou dans la petite malgré ses plus faibles moyens). Le public répond volontiers au groupe, et se donne facilement aux pogos, même si la distance au groupe implique forcément moins d’interaction avec le public par rapport à la petite salle. Après avoir joué leurs 30 minutes réglementaires, le groupe s’efface et le public retourne en masse vers l’autre scène tandis que les cadavres de bières commencent déjà à joncher le couloir.





Skox - 30 min, petite salle

Skox ouvre son set avec « Come with me » et son gros riff de guitare … inaudible. Le groupe joue de malchance et souffre pendant les 10 premières minutes de mauvais réglages son. La guitare de Vince est quasiment inaudible, et le chant de J.C est brouillon. Quelques larsens se font aussi entendre. Ca n’empêche pas au groupe de bien chauffer, et bien que le chanteur ne communique hélas qu’assez peu avec le public, les survoltés s’en donnent à cœur joie (avec même un petit slam).
Setlist :
Come with me…
March of the Dead
Internal Burns
Bestial
Under God’s Illusion
Destruction





Loudblast - 45 min, grande salle

Loudblast, vieux des vieux, groupe mythique du Thrash Français débarque avec à leur tête le tout aussi grand Stéphane Buriez, mais moins reconnaissable, le crâne complètement rasé et le long bouc buissonneux, lui conférant une aura bien plus agressive et féroce. C’est que ça impressionne de l’avoir en face, vous dévisageant comme s’il allait vous dévorer en entrée, tout en maniant sa Flying V telle une arme de guerre. « Je crois qu’on va passer une bonne soirée » dit-il en souriant. Le fond est décoré du logo Loudblast sur fond rouge, éclairé par des lumières bien plus sophistiquées que pour les précédents groupes. Le groupe et ses 25 ans de carrière assure un set très pro et carré, et M. Buriez harangue volontiers la foule, d’ailleurs très réactive. Le groupe termine sur leur très gros « Taste Me », avant de plier bagage.

Setlist :
Steering for Paradise
Flesh
Presumption
Wisdom...Farther On
The Horror Within
Cross The Threshold
No Tears to Share
Malignant Growth
Taste Me





God Damn - petite salle, 45 min

Au tour de God Damn, groupe de stoner Lyonnais que je découvrais alors, qui investit la petite salle encore un peu éclairée par la lumière de dehors, et assurera certainement la meilleure prestation de la petite salle. Extrêmement proche du public, Renat en véritable frontman se démène comme un diable, chauffant la salle quand il n’est pas en train de sauter de tous côtés. Ils s’éclatent complètement, et éclatent le public. C’est leur dernier concert avant 2011 et la sortie de leur prochain album et ils entendent bien passer une soirée de folie, « bordel de merde ! » Car « la dernière fois, ici à Lyon, c’était déjà la folie, mais là c’est encore mieux » (bordel de merde). Mais non, tous les honneurs n’en reviennent qu’à vous, God Damn ! L’ambiance est à la fois survoltée et très bon enfant, Renat faisant monter sur scène ou chanter les fans du premier rang, ou encore trinquant avec eux. Et tant qu’à faire, il lance un wall of death. Et même deux tiens, et qui réussit bien malgré l’étroitesse des lieux. Un roadie monte sur scène pour tenir la grosse caisse qui fiche le camp, mais c’est pas ça qui va arrêter nos hommes. Le groupe reprend Big Gun d’AC/DC pour remercier le public, et termine avec leur « Landing for My Pride » sur un final de folie alors que la scène est investie de plus d’une dizaine de metalheads. Une symbiose entre le public et le groupe, et une heureuse découverte pour beaucoup de gens dans la salle !

Setlist :
No Hopes Ahead
Datincore
90’s
Old Days
Big Gun
Dying in a Hole
When I Used To Have a Kingdowm For My Own For Myself
Nothing
Landing for my Pride





Cynic - 45 min, grande salle

Voici le premier choc. Alors qu’on a encore du mal à se remettre du stoner gras, transpirant et festif de God Damn, s’ensuit le metal progressif aux relents atmosphériques des Américains de Cynic (seul groupe étranger de la soirée d’ailleurs). Alors que le fest gardait une unité musicale jusqu’à présent, il tourne court brutalement pour virer à l’éclectisme en enchaînant Metal Prog, Hard Rock, Metal Parodique et Indus.
En entrant dans la grande salle, le public s’immerge dans un océan de fumée déchiré par les lasers bleus émis par deux boules sur la scène. Le groupe monte sur scène dans cette atmosphère calme et étrange, alors que les photographes s’arrachent les cheveux pour tirer quelque chose de correct. Seules les silhouettes avec leurs guitares sans tête se détachent de cette fumée bleu-violet qui perdurera durant toute leur prestation, ne laissant au mieux entrapercevoir qu’un bout de visage. Le public est très statique, et hélas, rare comparé aux autres groupes de la grande salle. Beaucoup sont assis au fond, car Cynic en live est plus proche d’un spectacle son et lumière qu’un véritable concert : ça se regarde plus que ça ne se « vit ». Le contraste avec God Damn est donc flagrant, et ça aurait été mieux d’éviter cet enchaînement trop cassant. Leur prestation en soi est pourtant réussie. On se sent basculé dans un monde étrange du fait du peu de visibilité, des lasers parcourant la salle, des effets sur la voix. Le son est remarquablement bien réglé, les guitares sont incisives et on ne peut pas perdre une note. La voix de Paul Masvidal se fait angélique, même quand il s’excuse de ne pas parler Français, mais précise qu’il sait parler espagnol, demandant presque timidement s’il y en a dans la salle. Le contraste avec les growls de Tymon Kruidenier en est d’autant plus fort. Cynic nous invite donc un monde merveilleux, poétique, où les guitares et chants clairs l’emportent un temps dans la soirée sur le défoulement. Mais justement, si l’initiative de proposer un tel groupe dans un festival est intéressante, elle réussit peu lorsque mal intégrée.





Satan jokers - 1h, petite salle

De retour dans la salle du bar, l’ambiance change à nouveau avec la venue de Satan Jokers, rockeurs Parisiens menés par Renaud Hantson et avec le célèbre Pascal Mulot à la basse. Le groupe est très proche du public, et la petite salle lui sied à merveille à ces fins. Le public semble s’être métamorphosé pour afficher quelques groupies, des femmes dans la fleur de l’âge, et des vestes en jean clouté. Le tout est extrêmement « rock n’ roll », et Renaud me fait d’ailleurs fort penser au Johnny national même si la comparaison est mal venue. Le public « spécial Satan Jokers » côtoie les jeunes qui continuent en pogos (et même parfois en slams), et tous sont visiblement enchanté de la présence du groupe. Renaud le chauffe régulièrement, ou raconte simplement des anecdotes. Il commence à expliquer qu’il aime la télé réalité, et Loana dans la piscine pour introduire leur « Ephémère », suivi de « L’enfer c’est ici », tous deux du dernier album. Pascal Mulot en rajoute aussi, faisant des grimaces tout en jouant bras tendus au dessus de la tête. Nos musiciens aguerris ont très bien réussi leur performance, savant mélange de Rock, Heavy, Hard Rock voire même Fusion comme Renaud nous le rappelle, devant un public visiblement acquis à leur cause.




Setlist :
Silicone Baby
Fetish X
Satan
Pas Fréquentables
USA
Sorcier
Ephémère
L’Enfer est ici
Get it on
En Partance pour l’Enfer
Les Fils du Metal





Ultra Vomit - 1h, grande salle

On passe au sérieux (enfin…) avec Ultra Vomit dans la grande salle, qui commencent à déconner dès les soundcheck. Le groupe se met en place, prosterné devant Manard à la batterie alors que l’intro débute, et donne sur « Quand j’étais petit » imitant Motorhead. La foule déjà ultra compacte est survoltée et scande les paroles qu’elle connaît par cœur, et tente de sauter en même temps que Flockos. La salle n’aura jamais été aussi comble de la soirée, et aussi … heureuse. Tous les visages affichent un sourire béat devant le metal parodique bon enfant et l’humour très second degré de Flockos et Fetus à la voix aigüe. Les morceaux sont courts et une bonne partie de leur discographie y passe donc, tous faisant écho parmi le public. Alors que la grande salle rime souvent avec « distance » entre le groupe et le public, Ultra Vomit s’en joue et se montre très proche du public. « On est super sympa d’être venu ! » lance-t-il souvent. Il défit le public en le trouvant mollasson, demande en chuchotant à ce qu’il fasse le plus de bruit. Un deuxième essai, et ça part pour « C’était mieux là ? C’est pas mal là ». Un peu après, Fetus et Flockos cherchent quelqu’un pour chanter « Une Souris Verte », et choisisse Lapin, un gars à la tête recouverte d’une tête de lapin, qui monte et chante le morceau entier, avant de se faire casser par le groupe, qui le traite de Pauv Connard et enchaîne sur le morceau du même nom. Il nous fait aussi découvrir leur nouvelle « Super Sexe » née au Canada, dans un bar où ils pouvaient toucher des fesses pour 10 dollars. Autre inédite des albums, Calojira prend les paroles de « Face à la Mer » de Calogero sur le son de Gojira, growls y compris. On aura même droit à un Pokerface, reprise de Lady Gaga.
Au final, un délice et un délire pendant une heure avec des refrains que tout le monde connaît et une rythmique facile et étonnamment efficace. Peut être moins bien à voir une deuxième fois, vu que leur setlist reste très semblable.




Setlist :
Intro
Quand j’étais petit
Darry Cowl Chamber
Les Bonnes Manières
Chiwawa
Gremlins at the Gates
Je Ne T'est Jamait Autans Aimer
Mountains of Maths
Super sexe
Souris Verte
Pauv Connard
Boulangerie Patisserie
Predator
Medley
Calogira
Solo batterie
Judas Prost
I Like to Vomit
Motus
Vilpesh
Outro
Canards





Punish Yourself - 1h, grande salle

Ce marathon de 7h30 arrive enfin à sa fin, avec le dernier groupe Punish Yourself. Les deux têtes d’affiches jouant dans la grande salle, il faudra attendre 30 min de préparation entre Ultra Vomit et Punish Yourself, le seul moment de répit de la journée.
Je me délecte d’avance de l’ambiance electro préparée par nos Toulousains barrés. Deux colonnes sur chaque côté de la scène projettent des lignes de lasers horizontaux. Au fond, deux squelettes fluos sont assis sur les baffles. Miss Z arrive, le corps vert fluo barré de rouge, rejoint par les autres. Le public du Transbordeur est en liesse, et sait accueillir Punish Yourself malgré la fatigue. Pendant que les hommes continuent de headbanguer ou de pogoter, les femmes se mettent volontiers à danser, invitées par l’ambiance très electro, et c’est la première fois que je vois ça dans un concert de metal. Vx invite même plusieurs fois les gens à monter danser sur scène. Seules deux filles (et Lapin) osent, et on peut voir leurs silhouettes dansantes se détacher devant les lumières. Les jeux de lumière sont d’ailleurs excellents, souvent dans les tons verts ou bleus. Beaucoup de flashs rendent les photos difficiles, mais accentuent l’ambiance electro. Vx, en rouge fluo avec quelques marques imitant des cicatrices se déhanche tout du long. Il demande si il y a des homosexuels dans la salle, et répète « Y’a des pédés dans la salle ? » avant de lancer Gays in Bondage alors que la moitié de la salle lève le bras.




Fafa le danseur (non, on n’aura pas eu le droit à Klodia) revient tout au long de la soirée, une première fois en faisant du ruban telle une majorette avec un pantalon laissant voir juste ses fesses, puis dansant avec des torches enflammées, ou avec une disqueuse qu’il met en marche sur son plastron de métal pour faire de grandes gerbes d’étincelles. Il revient encore avec un masque à pics sur la tête rappelant les cénobites sado-masochistes de Hellraiser et recouvert d’une combinaison de latex, et plus tard projetant de la mousse sur le public à l’aide de deux machines.
Leur prestation est aussi excentrique (et rare dans un concert de metal) que complètement folle et déjantée. On se sent libéré, les règles volant quand Vx simule l’acte en prenant le danseur alors en bas résilles par derrière. Un véritable exutoire en tout cas.





Conclusion

Au final, une excellente soirée, un long et éreintant festival de 9 groupes d’horizons divers. Parmi le public, les connaisseurs des groupes ont pu retrouver leurs idoles (Satan Jokers, Cynic…), d’autres ont fait d’heureuses découvertes (m’est avis que God Damn a du remporter un bon nombre de nouveaux fans), tous se sont marrés sur Ultra Vomit, et beaucoup ont dansé sur les rythmes technos de Punish Yourself. Une soirée très haute en couleurs, et une organisation au poil, carrée mais humaine (les groupes respectant au poil leur temps imparti, mais sans que ça fasse trop « je joue je pars »). Un excellent Lyon Metal Fest dont on ressort en morceaux et très satisfaits.



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le 12 juin 2010 par NanoRoux
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Commentaires


Voir les 4 commentaires précédents
Exact. Excellent report, très fidèle à la réalité, et très bonnes photos. Bravo!
mer. 16 juin 10- 05:37  
Merci ^^
C'était mon deuxième shoot en tant que photographe ! Ptet la chance du débutant (ou de simples statistiques : sur autant de photos, y'en a forcément des bonnes haha)

mer. 16 juin 10- 15:08  
Jviens de voir le rapport,effectivement,très très bon concert. Je suis arrivé juste pour God Damn,et pour les avoir vu une fois,c'était encore mieux ici. Peut être la proximité avec le public. J'ai pas eu le courage d'aller voir Cynic,on en a profité pour se reposer avant Ultra Vomit et Satan Jokers (que je découvrais d'ailleurs,vraiment bien).
Et Punish Yourself quoi... Un vrai spectacle.

mar. 22 juin 10- 15:41  
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