Retour à l'accueil
Live Reports :: Orphaned Land

Live report : Orphaned Land

Tous les concerts de Orphaned Land Orphaned Land [Doom Metal]
Tous les concerts de Suidakra Suidakra [Melodic Death Metal]
Tous les concerts de Arkan Arkan [Melodic Death Metal]
samedi 15 mai 2010 - Ferrailleur, Nantes
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Dark Momo de Metalstorm




C'était bieeeeen, chez....

Pfiou quelle occasion de rêve, Orphaned Land à Nantes, jouant dans ce bon vieux Ferrailleur, 1h30 de route pour une soirée qui s’annonce riche en bonheur. Me voilà embarqué avec mon frère et deux de mes amis pour le concert du mois, avec des étoiles plein les yeux, n’arrivant pas à croire que je vais voir Orphaned Land, l’un des groupes qui m’a bercé dès la classe de seconde. Des perturbations liées à la route vont quelque peu changer la donne et c’est donc avec tristesse que nous arrivons au Ferrailleur, où la dernière note du set d’Arkan résonne de son plein. Tout le monde s’extirpe de la salle et un de mes amis présents me garantiera bien que Arkan a joué superbement bien et qu’il était fort surpris de ce qu’il écoutât. Raison de plus pour être dégouté du retard…





Suidakra

Ayant raté Arkan, il était hors de question d’arriver en retard pour le second groupe de la soirée, aussi je me poste comme une statue au milieu de la salle en attendant l’ouverture du rideau qui laissera apparaître Suidakra, groupe allemand officiant dans un Pagan Metal efficace. Je ne peux savoir si Arkan avait reçu cet accueil mais le Ferrailleur semble déjà enflammé, la salle est bondée et le groupe ne tarde pas à nous abreuver de son Metal-je-te-brise-la-nuque. La musique de Suidakra, si elle ne semble point originale, a ce quelque chose qui fait qu’elle est décuplée par la scéne : le tout sonne plus puissant, les allemands rivalisent d’aisance pour haranguer la foule, le chanteur (le Sarko du groupe, ridicule à côté du bassiste, géant à l’air niais) se plaisant à inviter la foule à lever les bras et à gueuler des « hey hey ! » sur quasiment tous les morceaux.
Ce qui aurait pu être bien pénible à la longue devient en fait un concert dynamique qui n’agace guère, Suidakra semble être à sa place sur scéne et le contact avec le public est particulièrement bon et étonnament fonctionnel. Le groupe me rappelera par moment des formations comme Amon Amarth pour le coup « je te démarre un riff à une gratte et tout le reste suit avec de surcroit des bons vieux circles à te faire décoller le chapeau de Geneviève » d’autant que sa musique est foutrement épique et propice à du pogo en pagaille (le chanteur ne se privera pas de lancer un circle pit qui se révelera dévastateur, et pour les pauvres mecs placés juste devant la scéne, et pour mon frère, ce jeune imprudent prit en sandwich entre deux Pat Hibulaire.
Suidakra achévera son set en remerciant tout le monde et en adressant à tous des « merci » avec un accent à te découper une brique en deux et n’hésitera pas à dire que nous avons été le meilleur public de leur tournée (le coup classique).





Orphaned Land

Curieusement (ou pas), très peu de personnes n’osérent partir de la salle pour attendre l’entrée des israëliens, chacun préférant se trouver une place bien confortable et surtout bien avancée pour saisir la moindre bribe de ce qui s’avérera être un concert magistral.
L’ouverture de rideau se fait donc lentement, avec une ambiance orientale collant évidemment à merveille avec le ton. Comme l’on pouvait s’y attendre, le groupe est déguisé, un peu comme sur les flyers promotionnels annonçant la sortie de leur dernier album, l’énorme The Never Ending way of OrWarrior. Le chanteur est déguisé en Jésus-Christ, le gratteux de gauche en rabbin (mais sans les rouflaquettes, dommage !), le bassiste et le batteur en musulman et le gratteux de droite porte la toge chrétienne. Passé un bon moment pendant lequel le groupe ne fera que taquiner le public par un jeu de regards (mais bon sang vous allez jouer meeeeeerde !!!!!!), « Birth of the three (the unification) », de Mabool, fait son entrée, provoquant des cris dans le public et laissant découvrir ce qui va être toute la suite du programme : un public qui chante tout, et presque tout le temps, mais aussi des problèmes technique regrettables qui commencent dès ce morceau d’entrée.
La première surprise fut de voir la chanteuse absente (snif) ce qui en soit n’est pas dramatique, le groupe ayant prévu des samples comblant toutes les parties externes à une formation Metal basique. La deuxième surprise fût de découvrir (et pour le groupe et pour la foule) que les samples ne marchaient pas. Heureusement, ce soucis ne dura que durant les deux premiers titres, le tout étant dû à l’ordinateur du rabbin, apparemment configuré sous Vista (je dis ce que je vois, je n’accuse pas !) mais, blague à part, souffrant surtout de connection filaire, si bien qu’il fallait redémarrer le tout. Aussi, les deux premiers morceaux paraissèrent bien fades sans tout le charme oriental des instruments classiques (le deuxième était « Saparai ») mais l’inquiétude disparût bien vite quand le tout revint et Orphaned Land put commencer à tout envoyer.





Rock Attitude

En dehors de Gojira, c’est bien la première fois que j’assiste à un concert où le public est aussi connecté avec un groupe, et étranger de surcroit. Durant tout le show d’Orphaned Land, c’est à un véritable déferlement d’hystérie et de joie auquel nous allons assister, pour notre plus grand bonheur. Le moindre lever de main de Kobi Farhi entrainera des cris, des chants suivis par tous, des clapements de mains en rythme ou, sur « Norra el norra » (divine par ailleurs), des transformations en lapin. C’est bien simple, le tout sentait le Rock, le tout respirait Rock, transpirait Rock et Jack Black n’aurait pas renié l’impact du groupe (et surtout de son leader) sur la foule, incroyablement puissant et surtout très Rock star. Ce n’est donc pas à un simple concert de Metal que j’assistais mais bien à un concert Rock dans toute sa fureur et son entrain. La présence affirmée, c’était musicalement que le combo se devait de convaincre, et là, autant dire tout de suite que c’était une baffe, magistrale. La setlist était déjà fantastique, composée de perles vite magnifiées par la scéne et propice à la participation du public (je pense à « Disciples of the sacred Oath II » ou « Norra el Norra » par exemple) mais le tout était surtout joué à merveille. Les doutes que j’avais quant à la justesse du chanteur sur scéne furent vite dissipés tant il chantait bien, malgré un brin de fatigue dans sa voix Death qui la rendait bizarre.
Heureusement que tout le monde participait avec entrain car les problèmes techniques n’étaient hélas pas terminé. Notre bon vieux rabbin se vit en effet dépossèder à plusieurs occasions de son, cela étant certainement dû à son kit sans fil. Lors de ses parties, il était alors surprenant de voir comme le public aimait et connaissait Orphaned Land sur le bout des doigts, tous chantaient à l’unisson ses parties de guitare tandis qu’il continuait désespérement et souriait, adressait des « merci beaucoup » génés mais plein de sincérité. La fin du concert sera marqué par encore plus d’enthousiasme, le groupe s’en va, tout le monde hurle, refuse de sortir, et pas une personne semble avoir quitter le Ferrailleur, scandant le nom du groupe qui reviendra au bout d’un certain temps (et c’est rare de voir ça de nos jours) pour interpréter deux morceaux supplémentaires, entrainant la frénésie du public. Lors du dernier titre, on aura le droit à une surprise amusante : tout le staff d’Orphaned Land mais aussi certains des musiciens des premières parties, venant sur scéne pour tous chanter avec le public, sautant, l’un jouant du derbouka, l’autre serrant le chanteur dans ses bras, et une fille dansant à l’orientale devant des metalleux que jamais la culture orientale n’avait autant intéressés qu’à ce moment précis. Ce débordement de joie était en fait dû au fait qu’Orphaned Land jouait là sa dernière date de sa tournée européenne (ce que je ne savais pas). L’allégresse était à son sommet, ils remercient tout le monde, ils serrent des tonnes de mains, presque comme un départ définitif.





Y'a d'la joie!

Sorti de la salle, je m’en vais avec une boule au ventre. Je viens de voir un groupe pronant la paix et l’amour dans sa musique, un groupe que l’on pourrait croire inefficace, et pourtant, c’est bien à un concert de partage auquel je viens d’assister, que des cris de joie, des femmes en pleurs, des sourires éclatants. Un peu comme si Orphaned Land agissait sur les gens, qu'il pouvait en effet transmettre ce message que l'on croit utopique. Pour moi, l'attente va être longue avant de revoir les Israëliens mais la nuit est très belle en ce 15 mai 2010, et c'est tout ce qui suffit à un mélomane conquis.



Signaler un article incomplet Signaler une erreur
le 27 mai 2010 par Prométhée
(1)




Rapport précédent

Tout

Rapport suivant


Commentaires


Voir les 1 commentaires précédents
...oula ça me dit rien mais en même temps un peu ^^ ton nom?
sam. 29 mai 10- 20:44  
J'crois pas te l'avoir dis x) j'étais avec 2 gars un peu foufou...
Bon live report sinon, à chaque fois que j'écoute OL, c'est comme si j'y étais!

dim. 30 mai 10- 00:19  
Merci beaucoup! Je me rappelle de ton t-shirt mais je me souviens pas t'avoir parlé. Enfin bref, ouais un concert magique malgré les problèmes techniques.
dim. 30 mai 10- 10:25  
En raison du spam, l'écriture de commentaires est suspendue.

Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de The Never Ending Way Of ORwarriOR
The Never Ending Way Of ORwarriOR
2010

Orphaned Land
Orphaned Land
Voir la page du groupe
Création : 1991
Genre : Doom Metal
Origine : Israël

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Book of Dowth
Book of Dowth
2011

Chronique de Book of Dowth
Book of Dowth
2011

Suidakra
Suidakra
Voir la page du groupe
Création : 1994
Genre : Melodic Death Metal
Origine : Allemagne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Salam
Salam
2011

Arkan
Arkan
Voir la page du groupe
Création : 2005
Genre : Melodic Death Metal
Origine : France

Rapports de concerts:

Amon Amarth
Amon Amarth
Voir la page du groupe
Création : 1992
Genre : Melodic Death Metal
Origine : Suède

Rapports de concerts:

Gojira
Gojira
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Death Metal
Origine : France

Rapports de concerts: