Retour à l'accueil
Live Reports :: SEPULTURA

Live report : SEPULTURA

Tous les concerts de SEPULTURA SEPULTURA [Thrash Metal]
Tous les concerts de CROWBAR CROWBAR [Sludge Metal]
Tous les concerts de HAMLET HAMLET [Heavy Metal]
Tous les concerts de Armed for apocalypse Armed for apocalypse
samedi 3 avril 2010 - Chateau Rouge, ANNEMASSE
Voir toutes les infos de ce concert

 

Photographe : Nanoroux




Intro / Armed for Apocalypse

Nos chers Brésiliens de Sepultura reprennent la route pour une tournée Européenne d’envergure, totalisant près de 70 dates aux côtés de Crowbar, Hamlet et Armed for Apocalypse, et débutant en ce samedi pluvieux au Château Rouge d’Annemasse. Parfaite occasion pour dégainer pour la première fois mon reflex en concert en en appelant à votre indulgence ;-).
Les groupes et l’organisation respectant rigoureusement le timing, le premier groupe a déjà débuté depuis 10 minutes lorsque je me présente pour recevoir mon beau carton d’invitation. Je n’aurais donc vu que le dernier morceau (We Fell From the Bottom, il me semble) des Américains de Armed for Apocalypse, délivrant leur sludge metal devant une salle peu remplie puisque la moitié du public traîne encore dans l’accueil ou en dehors de la salle. Nick, le grand black, martèle ses fûts pendant que Cayle le guitariste lance sa guitare à quelques mètres dans les airs avant de reprendre de plus belle. La scène reste sobre, simplement décorée d’une gigantesque bannière aux motifs du dernier opus des brésiliens, A-lex, qui ne sera éclairée que pendant leur set.





Hamlet

Après une pause d’une bonne demi-heure pour installer leur matos, Hamlet prend la relève devant une salle déjà plus remplie et réceptive. Le jeu de lumières est simpliste, surtout durant les 3 premiers morceaux durant lesquels les espagnols sont constamment baignés dans une lueur rouge, mais le son est bien équilibré et la voix heavy de J.Molly se détache nettement. Ils seront principalement venus défendre leur dernier album, puisque de la dizaine d’albums à leur actif, seuls Revolución 12.111 et leur dernier en date La Puta Y El Diablo sont à l’honneur. Leur set ouvre sur leur ancien ‘Egoismo’ fétiche, avant d’enchaîner les titres de La Puta Y El Diablo. Un problème sur la grosse caisse limite Paco Sanchez, alors qu’un technicien essaie de le régler pendant que le groupe joue, sans succès. Une petite pause pour lui permettre de corriger ça, pendant que le chanteur nous remercie de notre présence, et le batteur peut enfin s’en donner à cœur joie sur la grosse caisse. Le groupe termine enfin sur leur titre phare Siete Historias Diferentes, qui clôture également leur album.

Setlist :
Egoismo (Revolución 12.111, 1996)
El Hábil Reino Del Desconcierto (La Puta Y El Diablo, 2009)
La Tentación (La Puta Y El Diablo, 2009)
El Traje del Muerto (La Puta Y El Diablo, 2009)
Creerse Dios (Revolución 12.111, 1996)
Siete Historias Diferentes (La Puta Y El Diablo, 2009)





Crowbar

Après l’Espagne, retour aux USA avec Crowbar, qui investit la scène sous les encouragements du public et ouvre avec Burn Your World. L’imposant Kirk Windstein et sa bonne barbe mènent la foule sous les relents tantôt lancinants, tantôt agressifs de leur sludge metal. Patrick Bruders restera tout du long caché sous sa longue chevelure, tel un Chewbacca armé de sa basse. Petit détail linguistique/tatouique, le guitariste Steve Gibb semble être épris d’arts martiaux puisqu’il s’est fait tatouer Hapkido en coréen (합기도) sur une jambe, et Ju-Jitsu en Japonais (柔術) sur l’autre (et non, je ne suis pas obsédé des jambes des beaux guitaristes metalleux, mais quand vous avez que des jambes devant votre nez…). Sauf erreur, leur set se terminera sur l’envoûtant Planets Collide, en n'ayant pas oublié de jouer I Feel The Burning Sun également. La foule se redisperse alors, passant rapidement par le merch, où quelques gars d’Hamlet et de Armed for Apocalypse sont présents.

Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo



Sepultura

Après une nouvelle demi-heure d’attente, la tension monte d’un cran lorsque les lumières se tamisent. Pour intro, les douces notes et l’ambiance mystérieuse de Alex IV se font entendre avant de laisser place à l’angoissante Alex I, parfaite pour faire venir les musiciens au compte goutte. Jean Dolabella, endiablé, frappe à tout va et de toutes ses forces sur sa batterie. Moloko débute alors en trombe, alors qu’un Derrick Green complètement déchaîné déboule tel un lion, fort de ses 200 kg de muscles, sur scène. La salle est survoltée, et j’essaie de viser du mieux que je peux le fauve « Green », le mitraille de clichés, sans succès tant il ne tient en place. Pas de répit puisque le groupe enchaîne immédiatement sur le cultissime Arise, que Derrick s’approprie avec brio. Je n’ai certes pas connu de live de Max Cavalera, et son charisme devait effectivement se faire ressentir en live, mais la fureur de Derrick Green, ses yeux écarquillés foudroyant la scène et sa prestation vocale balaient les souvenirs de Max et ne nous fait rien regretter. Côté public, la salle est cette fois pleine à craquer, avec son lot de doyens, les rides marquant les visages du fond de la salle. Les jeunes sont cependant aussi au rendez vous (le public me semble en moyenne plus jeune que pour un Slayer). Tous répondent avec joie au chanteur, les bras et les cornes se lèvent jusqu’au fond de la salle, ponctuant les courtes prises de parole de Derrick. Ce dernier, de sa voix extrêmement grave, nous emmène vers des albums toujours plus vieux, nous demandant si on reconnaît le début de tel morceau. ‘You liars, you don’t know this one’. Après le duo Arise / D.E.C, suivront Refuse/Resist, Attitude, et carrément Troops of Doom et Septic Schyzo de leurs tout premier albums. Leur dernier album sera cependant également largement représenté, bien amené au milieu de ces classiques. Le son est au poil, les guitares précises et incisives, même sur les solos. La voix de Derrick ne flanche pas (ou presque pas) et reste fidèle à son illustre prédécesseur. Il s’essaie même de temps en temps sur des fûts (perdant même sa baguette sur Inner Self, haha). Le jeu de lumières est également excellent, leur ingé lumière brésilien pianotant avec frénésie sur le clavier de contrôle.




Leur set est long, très long, et après avoir joué une bonne heure, Sepultura quitte la scène à la fin d'Inner Self. La foule hurle pour les rappeler, pendant que je triche et regarde la set list que j’avais prise en photo pour vérifier quels sont les morceaux qu’ils vont jouer en rappel. Ils reviennent effectivement bien vite pour jouer ‘Conform’ de leur dernier album, et concluent comme à leur habitude (mais c’est ce que le public attend) sur le culte des cultes Roots … Bloody Roots ! Les brésiliens tout neufs avec leur première date de la tournée (vu le rythme des concerts qu’ils ont, avec quasiment un par jour pendant 3 mois, je n’ose pas imaginer ce qu’ils seront devenus sur la fin de la tournée) épuisent ici toutes leurs forces, et montrent que Roots est bien indémodable. Le groupe épuisé par près d’une vingtaine de morceaux quitte alors la salle après quelques derniers saluts. Quelle soirée. Voir un groupe qui a fait suer tant de metalheads dans le monde entier pendant près de 30 ans passer près de chez vous, quel bonheur. Essayez de ne pas les rater lorsqu’ils passeront près de chez vous.

Pour finir, petite précision sur les photos : au moment de l’entrée sur scène de Sepultura, les photographes (tiens, on est passé d’une petite dizaine pour Crowbar à 4 seulement ?) commencent à se faufiler devant la scène, et là, petit couac : on nous dit qu’on n’aura pas accès à la fosse aux photographes. On y a finalement effectivement accès, mais que pour quelques minutes (heureusement, j’avais mitraillé !), puisqu’on nous amène finalement sur la passerelle. Tout content d’avoir apporté mon zoom dans la poche, j’en profite pour sortir de jolis clichés en hauteur, mais on en est encore vite délogés, par le responsable de la salle (semble-t-il) qui nous dit que la production de Sepultura ne veut personne sur les passerelles. Alors finalement, où pouvait-on prendre nos photos ? Pas depuis la salle non plus, en tout cas. Content d’avoir mitraillé de photos tant que je pouvais en tout cas !

Setlist :
Alex IV
Alex I / Moloko (A-lex, 2009)
Arise (Arise, 1991)
Dead Embryonic Cell (Arise, 1991)
Refuse/Resist (Chaos A.D., 1993)
Filthy Rot (A-lex, 2009)
What I do (A-lex, 2009)
Convicted in Life (Dante XXI, 2006)
Attitude (Roots, 1996)
We’ve lost You (A-lex, 2009)
A-lex II / The Treatment (A-lex, 2009)
Troops of Doom (Morbid Visions, 1986)
Septic Schyzo / Escape (Schizophrenia, 1987)
Sepulnation (Nation, 2001)
Slave New World (Chaos A.D., 1993)
Territory (Chaos A.D., 1993)
Inner Self (Beneath the Remains, 1989)
Conform (A-lex, 2009)
Roots Bloody Roots (Roots, 1996)

Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo Photo

Signaler un article incomplet Signaler une erreur
le 6 avril 2010 par NanoRoux
(1)




Rapport précédent

Tout

Rapport suivant


Commentaires


Voir les 1 commentaires précédents
Merci, content qu'elles te plaisent, pour ma première fois ^^.
Et ouais, bien rentré en France ! J'ai raté Arch Enemy justement le soir de mon arrivée, à cause de l'avion, mais j'ai pu me rattraper sur ce concert !

mer. 7 avril 10- 03:23  
Derrick Green a le charisme d'une huitre,et son chant est d'une pauvreté par rapport à Max cavalera SEPULTURA n'est plus qu'un bateau ivre depuis ROOTS ,et c'est bien dommage.
dim. 28 nov. 10- 17:30  
Tiens, j'avais pas fais gaffe à un détail Nano. Ce n'est plus Steve Gibb le guitariste de Crowbar (d'ailleurs, c'est le fils d'un mec des Bee Gees), il a été remplacé depuis 2009 par Matt Brunson. Et je crois bien qu'il est amateur d'art martiaux, ouais. ;)

Pour le commentaire au dessus...
Derrick Green a un énorme charisme sur scène, je pensais comme toi auparavant, mais quand je les ai vu, ça m'a mis sur le cul. Max Cavalera n'est plus que l'ombre de lui-même désormais. Il a toujours une voix, mais son corps le lâche.

dim. 28 nov. 10- 19:31  
En raison du spam, l'écriture de commentaires est suspendue.

Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Machine Messiah
Machine Messiah
2017

Chronique de Kairos
Kairos
2011

Chronique de A-Lex
A-Lex
2009

Chronique de Dante XXI
Dante XXI
2006

Sepultura
Sepultura
Voir la page du groupe
Création : 1984
Genre : Thrash Metal
Origine : Brésil

Rapports de concerts:

Crowbar
Crowbar
Voir la page du groupe
Création : 1989
Genre : Sludge Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Hamlet
Hamlet
Voir la page du groupe
Création : 1987
Genre : Heavy Metal
Origine : Espagne

Rapports de concerts:

Slayer
Slayer
Voir la page du groupe
Création : 1981
Genre : Thrash Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Metallica
Metallica
Voir la page du groupe
Création : 1981
Genre : Thrash Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Megadeth
Megadeth
Voir la page du groupe
Création : 1983
Genre : Thrash Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Seven Years...
Seven Years...
2009

Chronique de Beyond the Mirrors
Beyond the Mirrors
2008

Broken Mirrors
Broken Mirrors
Voir la page du groupe
Création : 2007
Genre : Thrash Metal
Origine : France