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Live Reports :: Kamelot

Live report : Kamelot

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mercredi 31 mars 2010 - Elysée Montmartre, Paris
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Montmartre sous l'assault des hordes noires

Salle comble ce soir à l'Elysée Montmartre. Les chevelus vêtus de noir ont envahi les abords populeux de la colline parisienne, attendent en longue file devant les portes de l'antre. C'est que l'affiche est d'importance ce soir : Adagio, Leave's Eyes, Kamelot !

Malgré son âge vénérable, la salle est l'une des mieux agencées de la capitale ; c'est à peu près ce qu'un groupe de metal peut espérer de mieux.





Adagio

Adagio ouvre le bal. Pour ceux qui n'ont pas suivi le feuilleton, le groupe, prévu de longue date pour accompagner Kamelot dans sa tournée américaine, s'était retrouvé devant un problème de taille : le départ de son chanteur, Christian Palin, quelques mois avant le début de la tournée. Au pied levé, un remplaçant avait été trouvé : Mats Levén, ancien chanteur de Therion.
Cette nouvelle formation n'ayant eu guère qu'un mois pour se préparer, on est en droit d'avoir quelques inquiétudes...
De fait, leur performance souffre de quelques faiblesses, notamment d'un léger manque de coordination. Mais le groupe fait face avec énergie, compense le manque de préparation par la concentration et la technicité. Derniers membres fondateurs, Stephan Forte et Franck Hermany semblent décidés à assurer le show. Mats Levén n'est pas en reste ; techniquement, il n' a de toute façon plus à faire ses preuves.
Le public apprécie ces efforts ; plus encore, il apprécie de voir un groupe français jouer aux côtés de deux groupes aussi prestigieux. Même amputé, il reste l'un fleuron de la scène nationale, l'un des rares ayant réussi l'exploit de conquérir une certaine popularité à l'étranger. Ne l'oublions pas...
Leur prestation sera courte d'ailleurs : une demi-heure à peine, et déjà ils quittent la scène. Peut être ont-ils fait le choix de travailler à fond un nombre restreint de chansons, pour fournir un show aussi impeccable que possible ? Choix payant dans ce cas, car la salle ne leur ménage pas ses applaudissements.
A l'interlude, le groupe est au stand pour rencontrer ses fans. Un moment de partage avec le public parisien...





Leaves Eyes

L'ancienne égérie de Theatre of Tragedy et son groupe les remplacent sur scènes. Un chevelus, deux, une chevelue munie d'une guitare, un énorme chevelu, des riffs... Et enfin une silhouette blonde, vêtue d'une robe rouge et d'un corset. La salle éclate en rugissements, et Liv Kristine la salue en s'inclinant gracieusement, et lui décoche un baiser. Humph... On imagine mal Simone Simons ou Anette Olszon faire ça, mais enfin, chacun son style.
Le show commence. Njord, de l'album éponyme... Le chant s'élève, aérien, un peu trop léger parfois : il est vite noyé sous les basses. Quand à Alexander Krull, chanteur du groupe à l'impressionnant physique, il se contente d'aller et venir sur scène en secouant sa magnifique chevelure, de soulever la foule (ce qui ne nécessite pas trop d'effort) et de lâcher de loin en loin un hurlement dans le micro. Bref, il se charge de la figuration, et la puissance de son physique n'est pas le moindre atout pour occuper la scène.
Quand à Liv Kristine, elle chante, danse gracieusement, remercie la foule entre deux chansons. Celle-ci, en effet, l'apprécie et le proclame haut et clair. Pour ma part, je ne peux m'empêcher de la trouver légèrement... minaudière. Son sourire quelque peu figé, sa façon de prendre la pause et de se trémousser sur scène, me dérangent légèrement. Une fois encore, j'imagine mal Simone Simons -ou tout autre chanteuse de metal- faire ça. Peut être est ce dû au côté « poupée barbie » qu'on pourrait lui faire grief de cultiver, et qui fait irrésistiblement penser à certaines idoles américaines...
Peu importe au fond, car sa prestation vocale est magnifique. D'ailleurs, plus le show avance, plus elle semble se détendre et gagner en naturel. Quand à son chanteur, il continue de se démener, de secouer sa superbe chevelure, et hurle parfois une phrase ou deux d'affilée.
Le show culmine avec Elegy, leur ancien triomphe, peut être la plus connue de toute leur chanson grâce à son célèbre clip. Une dernière chanson, et c'est fini. Le groupe salue longuement un public qui n'aura pas été avare de son enthousiasme. Performance relativement courte là encore, un peu moins de trois quart d'heure. Il est vrai que le répertoire du groupe n'est pas non plus particulièrement fourni, mais ceci est un autre débat.
Pour eux aussi, passage au stand après le show.

Setlist:
1. Intro
2. Njord
3. My Destiny
4. Emerald Island
5. Take The Devil In Me
6. Ragnarok
7. Elegy
8. Froya’s Theme





Kamelot entre en scène...

A peine la scène libérée, techniciens et assistants commencent à la préparer. De toute évidence, Kamelot a l'intention de soigner la mise en scène. Une estrade est installée sur la scène ; planté au milieu, l'instrument un peu particulier que Casey Grillo est connu pour utiliser : une batterie à double grosse caisse, dont les cymbales ne sont pas sur les côtés mais devant, fixés à une barre horizontale. Sur l’estrade, deux perches à micro ont été installées, de chaque côté.

Puis un rideau blanc est tendu, venant masquer le reste des préparatifs. Ceux-ci se font longs. Dans la foule, l'impatience est à son comble.

Soudain, des mouvements derrière le rideau. Et le voilà qui tombe enfin, dévoilant au public le groupe tant attendu ! Tonnerre d'applaudissement et de hurlement pour Thomas Youngblood, fidèle et emblématique guitariste, Sean Tibetts, le nouveau bassiste, et Oliver Palotai, claviériste lui aussi nouveau venu dans le groupe.

Enfin, une longue silhouette sanglée dans un manteau noir apparaît, et la salle redouble de hurlement. Roy Khan en personne, enfin ! Immédiatement, il se lance dans Ghost Opera, emblématique de leurs derniers albums. Au micro à gauche de la batterie, à demi dissimulée dans l’ombre, je remarque une silhouette féminine blonde, le visage masqué. Tiens, Kamelot comporte une chanteuse maintenant ? Mari Youngblood, sans doute. Depuis le temps qu’on la voit chanter ou jouer dans les clips en compagnie du groupe de son époux, elle mérite amplement de partager leur gloire d’un soir.
Au micro de droite, une silhouette masculine fera également son apparition dans la soirée : il est chargé d’assurer les duos avec Roy Khan.





... et fait sa démonstration

Suivent Eden Echo, elle aussi tirée de Ghost Opera, puis Pandemonium : la chanson inédite, qui a donnée son nom à la tournée…
Lost And Damned et Center of The Universe viennent ensuite porter un comble à l’enthousiasme de la salle. De fait, dans le milieu du metal, rarement il m’a été donné de rencontrer un public aussi fanatique, aussi extrême dans l’admiration porté au groupe. Quelqu’un va jusqu’à offrir un bouquet de roses rouges à Roy Khan, chose que je n’avais vu qu’une fois auparavant… à l’opéra de Paris !

L’intéressé à l’air heureux, plus de l’enthousiasme de la foule que des fleurs. Il affiche un sourire qu’on ne lui connait guère, bien loin de la dureté qu’il affiche souvent sur les photos de promo. Calmement, il annonce que la chanson suivante fut écrite pour la naissance de son fils. Quelqu’un sait-il de quel titre il s’agit ? Bien sur, une bonne partie de la salle le sait et le hurle. C’est Anthem. Les deux guitaristes quittent la scène, et Roy s’accroupit pour chanter, accompagné du seul clavier. Il le fait avec un certain recueillement, mais sans pathos ni débordement d’émotion ; bref avec sobriété.

Puis, c’est lui qui abandonne la scène à ses deux guitaristes. Thomas Youngblood ouvre le bal et soulève la foule, pendant que Sean Tibetts reste légèrement en retrait. Puis, il lui fait signe et les rôles s’inversent. L’ancien présente le nouveau membre au public, et le laisse faire ses preuves, prouver sa maitrise et son talent, bref prouver qu’il n’est pas un usurpateur, qu’il est digne de succéder à Glenn Bary, avec lequel il a d’ailleurs une forte ressemblance physique. Il n’a nul besoin de cela pour prouver son talent de bassiste, et pour s’attirer les acclamations de la foule. Examen réussi !

Revoila Khan, avec The Pendulous Fall et When the Light Are Down. Décidément, les deux derniers albums sont à l’honneur ! Puis encore un solo… de clavier. Au tour d’Oliver Palotai de passer l’examen de la foule ! Et il le fait avec non moins de brio, faisant preuve d’une véritable virtuosité de pianiste. Il ne recueille pas moins d’applaudissements que ses comparses, qui reviennent sur scène pour eux aussi le féliciter .





Une bien belle surprise

Soudain, une mince silhouette féminine, une longue chevelure de feu, ce pourrait-il ? Oui ! La foule explose tandis que Simone Simons fait son entrée, galamment saluée par Khan. Les voila une fois de plus associés pour The Haunting ! La jeune femme semble en pleine forme, bien plus que lors de la dernière tournée d’Epica. Le duo fonctionne parfaitement, l’entente entre les deux chanteurs semble parfaite… On peut dire que Roy en profite !
Cette apparition met un comble à l’enthousiasme du public. La chanson finie, elle s’en va prestement, sous les applaudissements et les hurlements qui n’en finissent pas. De quelle galaxie vient donc Kamelot, pour se permettre de s’assurer les services d’une telle chanteuse pour une seule chanson ?





Une autre...

Le show continue. Deux chansons, et au tour de Casey Grillo de conquérir le public. Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa maitrise de la batterie est impressionnante.

Quelles autres surprises vont réserver la soirée ? D’abord, une danseuse persane vêtue de rouge, en entrée de Karma. Puis un long silence. Est-ce la fin ? Pas tout à fait…Une silhouette fantomatique, dissimulée par un long manteau blanc, vient errer sur scène, pendant que retentit (en play back) le chant de la bohémienne Un Assassinio Molto Silenzioso l’un des interludes de The Black Halo.





... et la fin.

Une chanson, un nouvel arrêt, le temps d’apporter sur scène deux timbales. Deux demoiselles masquées viennent les faire résonner pour l’entrée de March of Mephisto, bouquet final du show. Les musiciens sont longuement applaudis. Kamelot aura longtemps occupé la scène ce soir, les deux autres groupes faisant un peu figure de pièces rapportées, à la présence anecdotique. Peut-être un seul des deux, avec un show un peu plus long, aurait suffi… Mais ne râlons pas. La soirée fut magnifique, elle aurait même été parfaire sans les (habituelles) fantaisies du métro parisien, au retour.

Setlist:

1. Ghost Opera
2. EdenEcho
3. Pandemonium
4. Lost and Damned
5. Center of The Universe
6. Anthem
7. (Instrumental) solo des guitares
8. The Pendulous Fall
9. When The Lights Are Down
10. (Solo clavier)
11. The Hauting
12. Hunters Seasons
13. Rule the World
14. (Solo batterie)
15. Forever
16. The Black Halo
17. Seasons End
18. Karma
19. intermède
20. March of Mephisto
21. Death



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le 3 avril 2010 par Ouraz
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Commentaires


Voir les 1 commentaires précédents
Merci Blacki :)
J'avais fait plein de photos, mais avec mon petit appareil, ça a pas donné grand chose... J'en rajoute deux trois qui sont pas trop ratées.

dim. 4 avril 10- 18:41  
tu te les gardais pas toi les photos de simone p'tit salopiaud!!..nan c'est top.
dim. 4 avril 10- 19:24  
Mon Dieu je suis démasqué ! J'avoue, j'avoue, je suis trop jaloux de Khan !!
dim. 4 avril 10- 19:35  
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