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Interviews :: Interview de Sybreed

Interview de Sybreed


Après avoir chaudement sorti son dernier né, The Pulse Of Awakening, le groupe Sybreed s'est prêté au jeu du question-réponse. Le chanteur Ben et le guitariste Drop se sont montrés disponible et à l'attention pour parler et faire découvrir le combo suisse.


Metalship : Salut, question un peu bateau, quelles sont les origines de Sybreed ?

Drop : Sybreed s’est formé en 2003. Nous avons enregistré et sorti le premier album Slave Design en fin 2004 sur le label américain Reality Entertainment, ce qui nous a permis de tout de suite embarquer sur une tournée US, puis quelques shows en Europe. Notre batteur de l’époque est parti, et nous avons fait appel à Dirk Verbeuren de Soilwork pour enregistrer les batteries sur notre 2ème album Antares, sorti fin 2007 sur le label Listenable Records. Nous avons ensuite été rejoins par Kevin, notre nouveau batteur et nous avons pris la route des pays d’Europe jusqu’à ce que nous nous mettions à la composition de The Pulse Of Awakening fin 2008, pour l’enregistrer pendant la première moitié de 2009. Il est sorti en novembre en Europe et il sortira en février 2010 aux USA.


Metalship : Question assez intrigante en fin de compte, comment qualifier le style du groupe ?

Drop : Pour faire plus simple, et suite à une « private joke » nous avons convenu que le terme « Death Wave » était celui qui collait le mieux. Pour résumer, un mélange entre du Death Metal et de la New Wave.


Metalship : Parlons du dernier album sortit chaudement, « The Pulse Of Awakening ». Pourquoi avoir choisis ce nom ?

Benjamin : tout simplement en référence à son fond conceptuel. C’est album très nietzschéen dans les thèmes abordés notamment en ce qui concerne l’idée de remise en cause permanente des normes et des valeurs morales. Pour faire simple, Le titre reflète tout simplement un processus de destruction et de reconstruction de soi, ainsi qu’un état transitoire entre la dépendance aux représentations symbolique des autres, et la capacité à justement créer sa propre vision du monde et ses propres symboles tout en se libérant de la peur. Cet album est une étape, autant musicalement que conceptuellement, et le titre reflète cette notion.



Metalship : Avec cet opus vous donnez l’impression de savoir ce que vous voulez, d’avoir comblé les défauts présent sur les précédentes sorties. Est-ce un aboutissement musical ? Est-ce que c’était réellement ce que vous vouliez ?

Benjamin : disons que c’est un processus naturel que de vouloir toujours faire mieux, album après album. Rien ne peut-être parfait d’entrée de jeu, et donc on se nourri forcement des réussites comme des erreurs de chacune de nos productions. Alors, dans ce cadre, The Pulse of Awakening montre une certaine maturation issue de plusieurs années de travail, c’est sûr, mais dire que l’on a cherché sciemment à obtenir ce résultat serait erroné : on a juste cherché à se faire plaisir et à composer la musique nous voulions composer sur le moment. Au-delà d’être un aboutissement, ce nouvel album est une étape, importante c’est vrai, dans le cadre d’une démarche artistique que l’on envisage à long terme.


Metalship : Côté compositions, comment vous y prenez vous ? Vous basez vous sur un riff, sur les paroles ou sur des samples ? Comment arrivez-vous à obtenir ce son ?

Drop : Pour The Pulse Of Awakening, on s’est retrouvés avec Benjamin et Kevin dans mon studio The Drone, nous avons composé l’album à trois. On s’est vraiment bien amusé, et surtout c’était assez facile, tout est venu naturellement. Il n’y a pas d’ordre précis, ça peut partir d’un beat de batterie à Kevin, d’une ligne de chant de Benjamin ou encore d’un riff de guitare ou d’un son de synthé, on se sent vraiment très libres, et on y va principalement au feeling. Le plus souvent, un morceau est terminé en une journée.


Metalship : Le chant clair, qui était moins présent sur les deux premiers albums, fait presque preuve d’une omniprésence. Avez-vous décidé de mettre le growl de côté pour tenter une expérience ou est-ce venu naturellement ?

Benjamin : en fait la seule contrainte que je me suis imposé sur The Pulse of Awakening était de suivre strictement mon inspiration, sans me demander si je devais privilégier un style de voix par rapport à l’autre. De plus, je voulais m’extraire gentiment du sempiternel schéma de l’alternance couplet hurlé/refrain chanté qui est devenu une norme plus qu’une marque d’originalité aujourd’hui. Donc, sur cet album, ma voix s’adapte à la musique et si les voix claires dominent c’est tout simplement que les morceaux s’y prêtent. Personnellement, je ne m’impose aucune règle, et si notre dernier album en date est orienté « voix claire », je peux très bien revenir à quelque chose du plus extrême dans le futur : cela dépendra de la musique que nous composerons à ce moment là.


Metalship : Vous avez travaillé avec Rhys Fulber, qui a notamment joué avec Fear Factory. Comment vous êtes-vous rencontré ?

Drop : Nous lui avons envoyé un e-mail lui demandant de mixer l’album, il a donne son accord et on a convenu d’une période. J’ai exporté toutes les pistes et lui ai envoyé le tout, il avait carte blanche. Le mix s’est étalé sur tout l’été, on s’échangeait des e-mails, des idées, c’était vraiment cool. On aimerait vraiment travailler avec lui à nouveau pour le prochain album, en l’incluant cette fois d’avantage dans la phase de production.



Metalship : D’ailleurs, côté line up, on peut constater que Kevin est entré dans les rangs du groupe depuis moins d’un an. Comment s’est passé son intégration ? Et est-ce une bonne première année ?

Drop : Euh, Kevin joue dans le groupe depuis trois ans. Il a rejoins nos rangs en début 2007, pendant le phase de post-production de Antares. Il s’est très vite intégré, d’abord humainement, car c’est un type vraiment génial et nous sommes très vite devenus de très bons amis, et ensuite avec le temps il a commencé à de plus en plus être en phase musicalement avec nous. A présent il apporte vraiment son style, ce qui a fait évoluer le groupe, on sent clairement son influence sur The Pulse Of Awakening.



Metalship : Burn n’est plus dans le groupe également. Il a été remplacé par Steph, pourquoi l’avoir choisit lui plutôt qu’un autre ?

Drop : Oui Burn a quitté le groupe avant la tournée aux USA cet été. Nous avons contacté Steph car s’est un ami de longue date, qui travaillait de temps en temps avec Sybreed comme technicien sur scène. Il joue de la guitare dans des formations de métal depuis 20ans, et comme c’est moi qui jouait les basses sur les albums, quoi de mieux qu’un guitariste qui joue de la basse pour remplacer Burn. Nous somme très contents qu’il ait rejoins nos rangs, il s’est déjà extrêmement bien intégré au groupe.


Metalship : Lors de cette année 2009, vous êtes partis en tournée avec Threat Signal, The Autumn Offering et The Agonist sur les terres américaines. Le bilan de cette épopée ?

Drop : Vraiment bien, on a passé un super mois, tout s’est déroulé à merveille. Le public a vraiment bien réagi, on était d’ailleurs surpris qu’autant de fans nous attendent sur place. On a partagé le tour bus avec Threat Signal qui sont des gars merveilleux, on est devenu vraiment potes, ainsi the The Agonist et The Autumn Offering, les deux autres groupes de l’affiche. Nous avons pas mal appris, notamment dans le relationnel, c’était la première fois qu’on croisait autant de fans en si peu de temps, on a beaucoup discuté, bu, fait n’importe quoi avec eux et le courant est toujours bien passé. On a rencontré beaucoup de gens cools. On a aussi appris sur l’endurance, ou comment faire la fête après les lives jusqu’à l’aube et être prêt à envoyer la sauce le lendemain, et souvent pendant 10 dates d’affilée ! On s’est surpris nous même d’avoir tenu le rythme, en augmentant carrément en endurance de soir en soir. Ça nous a rendu plus confiants sur scène.


Metalship : Plus récemment, vous avez suivi In Flames lors de plusieurs concerts européens. Est-ce la première fois que vous rencontriez le groupe suédois ? Quels sont vos impressions après cet évènement ?

Drop : Oui c’était notre première rencontre avec In Flames. La tournée s’est bien déroulée à tous les niveaux : tout d'abord parce que le fait de pouvoir partir en tournée avec un groupe de cette trempe est déjà super pour nous, nous étions vraiment contents, mais aussi parce que nous avons découvert qu'il s'agit de gars hyper sympas, que tous leurs techniciens sont vraiment cools, nous ont pas mal aidé, nous prêtaient carrément du matériel lorsque nous avions des problèmes ! En plus de ça, ils ne nous ont pas fait chié pour le temps que nous jouions... De plus, ils nous ont bien apprécié, ce qui est un bon point; nous avions vraiment une liberté qui n'est pas toujours existante pour un groupe de première partie. Sachant que nous allions tourner avec un groupe comme In Flames, nous nous attendions à des conditions du genre «Les backstages sont dehors, vous jouez sur les 1mètres qui vous reste devant la scène, et vous mangerez la fin de nos chips » et au final, nous nous sommes retrouvés avec des conditions carrément excellentes. Il y avait un très grand nombre de fans, pas mal de gens venus nous voir, et globalement le public de chaque ville dans lesquelles nous avons joué ont vraiment bien réagi.



Metalship : La scène metal suisse a souvent dégorgée de groupe de talents comme Celtic Frost ou Samael. Est-ce que vous recherchez une notoriété qui s’étale au-delà de l’Europe, comme par exemple faire comme Gojira, et conquérir les Etats-Unis ?

Drop : Bien sûr, mais d’ailleurs actuellement c’est aux USA que nous avons le plus de succès, même si l’Europe commence à bien nous suivre, depuis quelques mois, cela fait un moment que nous avons une fanbase grandissante aux USA. Lors de notre tournée cet été nous étions agréablement surpris du nombre de fans venu expressément pour nous, et l’ambiance qu’ils mettaient pendant nos shows, certains soirs ont été vraiment magiques. Nous recherchons avant tout à vivre de notre musique et pouvoir jouer le plus possible partout. Même si nous adorons les USA et que nous nous réjouissons d’y retourner, nous voulons aussi jouer dans les pays d’Europe dans lesquels nous ne nous sommes pas encore produis.


Metalship : D’ailleurs, en parlant de Gojira, est-ce que les suisses sont très regardants de ce qu’il se passe en France ?

Drop : Oui, du moins je crois. Pour être honnête je ne regarde pas vraiment ce qui se passe en Suisse, et je pense que les autres suisses sont pareils. Mais je sais que la scène Française est assez suivie ici, notamment car nous avons la même langue, et aussi car toutes les tournées françaises passent par la suisse ou juste à côté. Par exemple quand Gojira vient jouer à Genève, c’est sold out.


Metalship : Quels sont vos projets pour l’avenir ? Est-ce que Sybreed prévoit de filmer un concert pour un DVD ?

Drop : Alors nous sommes actuellement activement à la recherche d’une tournée en Europe pour ce printemps, et pourquoi pas une autre aux USA. Nous allons faire quelques festivals cet été, et nous allons nous remettre à la compo, nous aimerions bien enregistrer le prochain album fin 2010, pour une sortie au printemps 2011, on verra si on garde notre planning, l’avenir nous le diras. Pour le DVD, non, ce n’est absolument pas notre kiff de sortir un DVD live, du moins pas avant un bon moment. S’il y a des images live de bonne qualité qui sont tournées, nous allons les inclure dans une édition limitée d’un prochain album, quelque chose comme ça. Mais pas de DVD prévu pour le moment.


Metalship : Voilà les gars, j'ai fini mon interrogatoire, comme il se doit, je vous laisse le mot de la fin !

Drop : YeYeah !!
Benjamin : Pamplemousse !


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ajouté par Choko, le 10 janvier 2010 pour Metalship

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