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Interviews :: Interview de Eyeless

Interview de Eyeless


The Diary va sortir d'ici peu de temps en France (le 30 Novembre), mais Eyeless a la capacité de taper un grand coup dans la fourmilière à grand renfort de riffs musclés dopés par des mélodies ravageuses. Et si Eyeless n'en est plus à son galop d'essai, il est bon de voir que le groupe ne prend pas la grosse tête et qu'il est toujours animé par la même passion, celle de la bonne musique.


Metalship : Votre album va sortir lundi (30 novembre) et se voit distribué en France par Listenable. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Nous n’étions pas forcément arrêtés sur un distributeur après l’enregistrement de l’album. Nous avons fait ce que tout groupe fait en demandant à plusieurs labels. Listenable nous a soutenus tout de suite. Nous sommes très fiers que notre album soit distribué par eux.


Metalship : Alors, c’était comment aux States ?

C’est pas comme ici^^…Je ne m’attarderai pas à parler du soleil et des palmiers de Floride mais juste de la façon dont nous avons été accueillis par Jason Suecof et son crew.
Nous avons passé deux semaines dans son studio. Ole et Moi sommes arrivés une semaine avant le reste du groupe, nous avons passé nos journées avec Jason. Il était impensable pour nous de perdre une seconde de notre temps à l’hôtel donc je peux dire qu’on a vécu avec lui pendant 15 jours, nous nourrissant de son humour, des anecdotes secrètes sur les groupes et VIP qui sont passés chez lui…et du putain de son qu’il nous mettait dans la tronche toute la journée. J’ai personnellement une partie de moi qui est restée là bas.


Metalship : Pour le moment, chacun de vos albums a un producteur différent. Vous êtes du style à ne pas vouloir vous enfermer dans une routine, ou vous cherchez encore le producteur qui vous comprenne instantanément, votre Martin Birch personnel ?

The Diary n’est pas Path to the Unknown ou The Game Of Fear… Chacun de ces albums nécessitait un son et un producteur différent. Je ne crois pas qu’Eyeless cherche à se caser dans un style de son particulier. Nous faisons en fonction de ce que nous créons et c’est impossible pour nous de choisir le producteur alors que rien n’est fait sur l’album.


Metalship : Parlons un peu de ce nouvel album. Que cherchez-vous à faire passer à travers The Diary ?

The Diary est un journal de bord, il récapitule toutes les guerres présentes dans nos vie et dans nos têtes. Le message est violent mais ne reste pas moins positif, ce n’est pas un appel à la violence mais juste à une prise de conscience. La vie n’est pas évidente pour tout le monde et chacun a connu une période sombre. Certains n’en sortent jamais et c’est un peu pour eux que cet album a été fait.


Metalship : Encore une fois, on retrouve des invités, et pas des moindres ! Ont-ils répondu à une invitation de votre part ou ont-ils été « appelés » par Suecof qui produit également leurs groupes respectifs ?

Tout d’abord, nous sommes extrêmement fiers d’avoir ces guests sur notre album. Mark Hunter (Chimaira) et Doc Coyle (Dod Forbid) ont immédiatement répondu positivement à notre demande. Ils se sont vraiment impliqués dans le projet et de les voir aussi excités nous a totalement mis le feu au cul. D’autres guests s’étaient même joints à eux… nous avons pris la décision de ne pas faire un All Star CD ^^ mais nous avons vraiment halluciné sur les VIP qui ont demandé d’eux-mêmes à participer à l’aventure…je pensais même à une blague de Fred avant de voir certains mails.
Inutile de préciser qu’il a été plutôt facile de tout mettre sur pied après ça vu les relations que Jason entretenait déjà avec Mark et Coyle.


Metalship : Vous semblez également privilégier une certaine forme de mélodie à la violence brute, non ?

Nous écoutons tous du Metal dans le groupe, mais chacun est bien dans son style à l’intérieur de la grande famille du Metal. Certains portent plus d’importance à la mélodie, d’autre se chargent de la violence rythmique. Ole et moi avons composé les squelettes des morceaux et chacun a apporté sa touche perso. Il est évident pour nous que la meilleure façon de faire ressortir un plan agressif ou violent c’est de le coller à un plan mélodique. L’un fait ressortir l’autre et on a donc eu besoin des deux pour cet album.


Metalship : J’ai défini votre musique comme étant du « thrashcore ». Mais si vous deviez l’expliquer à quelqu’un, comment la définiriez-vous ?

Nous n’avons pas composé l’album en pensant aux styles, deathcore, thrashcore, metalcore …tu t’en sors pas si dès que tu fais un plan y’a quelqu’un pour te dire "non mais la c’est trop death, ou la j’aurai vu un passage plus thrash…" Si le plan le fait je me fous de savoir à quelle sous-catégorie de Metal il appartient. Notre musique est clairement issue du metal core, il y a des plans death, des plans thrash, des plans heavy…
Nous voulions juste que chacun mette son âme dedans et c’est peut être pour ça que certains titres sont aussi violents. Quand Fred a enregistré Fuck You, il a mis toute sa haine dans le morceau, je crois que pas mal de gens l’ont ressenti comme ça.
C’est la guerre sur chacun de ces morceaux. Nous ne nous enfermons pas dans un style de Metal précis. Nous faisons du Metal parce que chacun de nous à les boules et a un message violent à faire passer…basta !


Metalship : La pochette est moins « brutale » que celle de Game Of Fear, mais elle n’en demeure pas moins glauque. Qui en a eu l’idée ?

Elle représente bien ce que nous voulions, c’est la guerre, même ton putain de bunker ne t’as pas sauvé, et t’es mort seul comme une merde mec. La pochette insiste plus sur la guerre telle qu’on la connait via nos super JT. Tous ces cons qui vont se battre pour un pays, qui se contre-foutent de leurs destins et qui crèvent seuls loin de chez eux.
Mais comme je le disais également précédemment , et ça transpire moins sur la pochette, nous parlons de toutes les guerres, et surtout celle que chaque personne à dans la tête, créée par l’argent, le pouvoir, les obligations de la vie…c’est toujours la guerre.


Metalship : Quel pays se montre le plus réceptif à la musique de Eyeless ? Etes-vous prophète dans votre pays (la France pour les lecteurs qui ne suivent pas) ou au contraire, connaissez-vous une meilleure fortune à l’étranger ?

« Prophète » dans notre pays je ne crois pas, ça serait prétentieux même si c’était vrai, en plus le côté religieux de ce mot ne me plaît pas. Je pense qu’Eyeless a prouvé qu’il avait sa place dans les groupes leaders de metal français. Après une chose est sûre, c’est que nous nous étions pas préparés à l’accueil des States. En Floride tous les groupes de metal savent qu’un groupe français est passé chez Jason Suecof. Est-ce que ce dernier a suffisamment bien fait son travail pour qu’on reçoive des messages de soutien de partout aux USA ? Les Gojira nous ont confirmé ça lors de leur retour en France…ça parle d’Eyeless outre atlantique…et c’est très bien comme ça.


Metalship : 2009 touche à sa fin. Quels sont les événements, musicaux ou non, qui vous ont le plus marqués/plus déçus ?

Evénement musical : c’est certain que nous attendions tous la sortie de « the Diary » dans de bonnes conditions, voilà chose faite.
Evénements qui nous ont déçus… Je crois que t’auras pas assez de place sur ta page pour en parler avec moi. Allume TF1, refais ça tous les jours, note bien tous les points où t’as l’impression qu’on t’enfile profond, va faire tes 35h de taf et galère pour payer ton loyer… Inutile de préciser qu’est-ce qui nous déçoit…c’est la guerre partout.


Metalship : Quels sont vos souhaits et vos projets pour 2010 ?

Une bonne tournée nous ira très bien, des tas de projet sont en marche mais je ne peux malheureusement pas en parler aujourd’hui…juste que ça va être gros ;-)


Metalship : L’interview touche à sa fin. Souhaitez-vous ajouter quelque chose pour les lecteurs de Metalship ?

Merci à Metaship et à son équipe. Merci à tous ceux qui supportent Eyeless et qui réfléchissent à cette guerre…« see you in hell »

EYELESS


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ajouté par Elric des Dragons, le 29 novembre 2009 pour Metalship

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