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Interviews :: Interview de The Beverly Secret

Interview de The Beverly Secret


Interview des Beverly Secret au Lyon's Hall juste avant leur concert, dans une petite salle avec les murs recouvert de graffiti ainsi que des autocollants de groupe.
Nous prenons place dans un canapé jaune et l'interview débute.


Metalship : D'où vient l'idée du nom Beverly Secret ?

Victor : Beverly, c’est notre ancien guitariste qui l’avait trouvé sur un livre dont l’héroïne s’appelait Beverly.

Bert : Il n’y a pas vraiment de raison particulière.


Metalship : Votre line up a connu pas mal de changements ?

Bert : En fait le groupe a été formé à la base par moi, le premier guitariste (Ben) et le premier bassiste (Ben). Ensuite on a intégré Yohann et Victor environ 1 mois après. Les deux ben (guitariste et bassiste) sont partis car ils ne voulaient pas adoucir le son, ils sont partis d’eux même, à l’amiable après la tournée d‘Espagne. Ensuite on a recherché des nouveaux membres pour remplacer les 2 Ben en faisant une audition. Ça a collé dès la première répétition, du coup au lieu de prendre 1 guitariste et 1 bassiste, on a pris 2 guitaristes (Anthony, Jeremy) et 1 bassiste (Mike).

Victor : je fais chant et synthé au lieu de chant, synthé et guitare.

Bert : en novembre dernier nous nous sommes séparés d’un dernier membre (Yohann) car tout le groupe avait progressé mais lui n’avait pas progressé techniquement. On c’est rendu compte que Victor était meilleur que Yohann.


Metalship : Dans vos chansons, vous parlez de quoi ?

Anthony : L’important dans nos chansons, c’est surtout d’apporter une ambiance froide. (rire)

Bert : On a pas vraiment de thème récurant, après les paroles parlent d‘elles même, on parle des choses qui nous touchent au moment ou l’on écrit et après il y a aussi des histoires de cœur, on va pas sans cacher.


Metalship : Pas de message politique ?

Bert : Non il n’y a pas de message politique, pas de parole vraiment engagée.

Victor : On ne fait pas de la musique engagée, on fait de la musique pour la musique, on cherche pas à faire passer un message.

Bert : On garde nos idées pour nous.


Metalship : Qui compose les chansons ?

Bert : Surtout Victor.

Victor : Chacun amène sa partie, on part d’une base chacun de son coté, et une fois en répétition nous travaillons ensemble.


Metalship : Pourquoi avoir choisi l’anglais pour vos textes, alors que vous êtes Français ?

Victor : Pour s’internationaliser

Anthony : La qualité des mots en anglais est tellement plus énorme, et toutes nos influences sont des groupes américains.

Bert : On est passé direct à l’anglais, on a suivi nos influences.


Metalship : En parlant de vos influences, qu’elles sont t’elles ?

Tous : Nos grosses influences sont The Devils Wears Prada, Underoath, Drop Dead, Gorgeous, Enter Shikari (le plus connu)…

Anthony : toutes nos influences sont passées (ou sont toujours) par le label Rise Records


Metalship : Que pensez-vous de la scène française ?

Bert : La nouvelle scène française, nous sommes tous devenus amis ce qui a comme avantage, c’est que ça commence juste à ce développer, cela nous permet de nous entraider. Le seul problème c’est qu’il y a peu de soutien au niveau de la presse qui reste concentrée avec des groupes plus connus comme Eths… Pour nous ce sont des groupes qui sont excellents, mais ils ont passé leurs temps.

Victor : La presse reste bloquée sur la scène neo-metal.

Bert: Ils ne laissent pas beaucoup de chance à la relève, aux jeunes groupes qui veulent vraiment se démarquer. Par exemple, nous avons plus de chance en Angleterre, en Italie, en Espagne qu’en France. C’est quand même incroyable.

Anthony : En Europe on trouve facilement des dates, alors quand France on a vraiment du mal à trouver trois dates en deux mois.

Bert : Mais ça bouge petit à petit surtout au niveau des organisateurs mais c‘est encore un peu lent.


Metalship : Comment définissez-vous vôtre style musical ?

Bert : On a jamais su le définir exactement en fait. On va dire que c’est rock, métal, on peu pas le qualifier hardcore.

Anthony : En fait, il y a des parties violentes (métal) et il y a des parties mélodiques (chanter) et tout est lié par le synthé et le piano.

Bert : Après beaucoup de gens regroupent dans le style emocore. On n’est pas contre, mais on se revendique pas emo, mais on ne le refuse pas.


Metalship : Que pensez-vous d’ internet et des mp3 ?

Bert : Nous on est pas contre, on fait partie de cette génération, c‘est ce qui nous a fait connaitre. On est un pur produit internet, sur Myspace.

Anthony : On est des enfants du téléchargement.

Bert : Oui mais il faut éviter les téléchargements sur les petits groupes comme nous.


Metalship : Où l’avez-vous enregistré votre Ep ?

Bert : On l’a enregistré à Paris, au Hybrid studio, produit part Androo G.


Metalship : Comment voyer vous l‘avenir ?

Anthony : On a pour projet de faire un album dès le retour de tournée.

Bert : On a des gros contacts, mais nous ne pouvons pas vous en dire plus, j’espère que notre travail va aboutir.


Metalship : Avez-vous un conseil à donner au groupe qui débute ?

Bert : Faire un maximum de concerts, ça reste la meilleure école. Et les groupes de notre genre, ne pas se laisser abattre par les critiques.

Anthony : Garder les pied sur terre.

Bert : Bien garder la tête froide.


Metalship : Avez-vous une anecdote sur votre parcours ?

(Rire)
Bert : On est allé jouer en Autriche à Vienne, les organisateurs nous avaient promis 500€, donc après le concert on est allé lui demander notre cachet et ils nous a dit qu’ils ne pouvaient pas nous payer.

Anthony : C’est pas qu’on est des « rats » et qu’on veut de l’argent, c’est juste qu’on pouvait pas rentrer en France.

Bert : Donc là on avait plus rien pour rentrer.

Anthony : Du coup l’organisateur appelle son meilleur ami qui habite à l’autre bout de la ville, le mec se pointe et dit « il est où le problème »
Le mec appelle sa mère en lui disant « maman il y a un groupe qui est là, ils viennent de Paris et ils ne peuvent pas rentrer, donc il me faudrait 250€.

Victor : On a pris le métro viennois vers 1H du matin pour aller chez ce mec, 1H de trajet.

Anthony : Et le mec réveille sa mère pour prendre 250€ en liquide.

Bert : On reprend le métro en sens inverse et on rentre en France, on est arrivé à 18H le lendemain.

Anthony : Bertrand était dans un état, tu l’aurais vu!!! Énervé comme jamais!!! Et aujourd’hui ça nous fait marrer.


Metalship : Un mots pour la fin ?

(Gros trip)
Bert : Continuer à venir à nos concerts, chaque entrée, c’est de l’argent qui nous permet de faire d’autres concerts.

Anthony : Qui nous permet d’enregistrer un album.

Victor : Merci de votre soutien c’est grâce à vous public, que l’on vit.


Metalship : Merci pour cette interview et bonne chance pour le concert de ce soir.


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ajouté par Iceman39, le 25 avril 2008 pour Metalship

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